Upper Deck vs Ravensburger
Jeux de plateau

Upper Deck VS Ravensburger : Une partie sans fin ?

⚖️ Bataille juridique sans fin : Upper Deck vs Ravensburger ! 🏛️ Les enjeux du conflit qui s’éternise autour d’un jeu… fantôme.


Le duel juridique Upper Deck-Ravensburger s’éternise

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Dans les coulisses de l’industrie du jeu, une partie d’échecs juridique se joue entre deux géants de l’industrie du jeu de société : Upper Deck et Ravensburger.

Rappelez-vous, c’était la grande affaire de juin 2023. L’éditeur de jeux de cartes (entre autres) Upper Deck accusait Ravensburger d’avoir « volé » Lorcana. Pour résumer. En détail, l’auteur de Lorcana, Ryan Miller, avait travaillé chez Upper Deck en y développant un jeu pour eux, Rush of Ikorr, avant d’aller rejoindre Ravensburger pour y créer Disney Lorcana. Qui, selon Upper Deck, ressemble beaucoup (trop) à Rush of Ikorr.

Une bataille juridique a alors commencé, avec de nombreux épisodes et rebondissements. Vous pouvez suivre les différents épisodes sur le compte X de Paul Lesko. Cette affaire, qui s’apparente à une partie interminable de Monopoly (mais ne le sont-elles pas toutes ? Question rhétorique), continue de nous intéresser. De plus ou moins loin. Elle soulève des questions importantes sur la propriété intellectuelle dans le secteur ludique. Où s’arrête l’inspiration, et où commence le… vol ?

Un nouveau rebondissement dans l’affaire Lorcana

Récemment, ce vendredi 27 septembre 2024, un développement « significatif » est survenu dans le dossier Lorcana. Ravensburger et Ryan Miller ont déposé une nouvelle requête en irrecevabilité partielle et en jugement sommaire. Cette requête indique que les défendeurs cherchent à faire rejeter certaines parties de l’affaire tout en reconnaissant que d’autres aspects devront être traités lors du procès.

Cette manœuvre juridique suggère que les deux parties sont prêtes à passer à l’étape suivante du processus judiciaire. Plus d’une année après le lancement de la plainte auprès d’un tribunal de Seattle. Les avocats de la défense ont notamment qualifié certaines allégations d’Upper Deck de tout au plus à moitié sincères, révélant une certaine frustration face à la longueur des procédures préliminaires.

Une date clé à l’horizon

Le 25 octobre prochain, une audience est prévue pour examiner cette nouvelle requête. D’ici là, Upper Deck déposera une opposition, à laquelle les défendeurs répondront. Cette date pourrait marquer un tournant dans l’affaire, potentiellement ouvrant la voie au début du procès proprement dit. « Potentiellement ». C’est le mot-clé.

Le mystère de Rush of Ikorr. Un élément intrigant de cette affaire reste le jeu Rush of Ikorr d’Upper Deck, censé être au cœur du litige. À ce jour, le jeu n’a toujours pas été publié. Les défendeurs n’ont pas manqué de souligner ce fait, qualifiant le projet de « toujours en cours de développement ». Cette situation soulève des questions sur la nature exacte du conflit et les preuves sur lesquelles Upper Deck fonde ses allégations.

Upper Deck prétend que l’implication de Miller dans Rush of Ikorr a permis à Ravensburger d’obtenir un avantage concurrentiel. La société affirme avoir été lésée par le comportement de Ravensburger, notamment par le fait que le marché a pu supposer à tort que Rush of Ikorr était une imitation de Lorcana, alors que c’est le contraire qui s’est produit. Si le tribunal se prononce en faveur d’Upper Deck, la société demande des dommages-intérêts généraux et spéciaux, y compris l’interdiction pour Ravensburger de diffuser publiquement Lorcana. Donc si le tribunal donne raison à Upper Deck, Lorcana pourrait (pourrait, on a dit) devoir s’arrêter. Gloups.

Les enjeux pour l’industrie du jeu

Ce conflit juridique prolongé a des implications importantes pour l’ensemble du secteur. Il soulève des questions cruciales sur la protection de la propriété intellectuelle dans un domaine où l’inspiration et l’innovation sont étroitement liées.

Cette affaire pourrait établir des précédents importants sur la façon dont les concepts de jeu sont protégés légalement. Cela pourrait avoir un impact significatif sur la façon dont les éditeurs développent et commercialisent de nouveaux jeux à l’avenir. Si la plainte est acceptée.

Selon vous, qui est le plus susceptible de gagner ce procès ?

Vers une résolution (ou pas) ?

Alors que l’affaire continue de se dérouler, l’industrie du jeu attend avec impatience une résolution. Une conclusion rapide permettrait aux entreprises de recentrer leurs efforts sur la création et le partage de nouveaux jeux.

Mais bon. Est-ce que cette affaire change quelque chose, pour nous, joueurs, joueuses ? Je ne pense pas. Quelles que soient les batailles juridiques en cours, notre amour pour les jeux et le plaisir qu’ils nous procurent restent intacts.

L’audience du 25 octobre pourrait marquer un tournant dans cette affaire complexe. D’ici là, l’industrie du jeu et ses adeptes restent en attente, espérant que cette partie juridique trouvera bientôt sa conclusion, nous permettant de nous concentrer à nouveau sur ce qui compte vraiment : créer et partager des expériences ludiques extraordinaires. Surtout à J-4 avant Essen !


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