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Oriflamme Embrasement : 3 choses que nous aimons (et 3 que nous n’aimons pas)

Oriflamme est ce petit jeu de cartes et de bluff qui a raflé l’As d’Or en 2020. Voici Embrasement, le stand-alone, également extension.


Oriflamme, c’est ce tout petit jeu de cartes de bluff qui est sorti en début d’année 2020 chez un tout nouvel éditeur, Studio H, propriété du mastodonte de livres Hachette qui a lui aussi décidé de se lancer sur le marché du jeu de société. Venu de nulle part, sorti quelques semaines auparavant, Oriflamme a surpris tout le monde en raflant l’As d’Or. Nous voici neuf mois plus tard avec Embrasement, un stand-alone qui peut aussi se jouer comme extension et se rajouter au jeu de base.

Voici 3 choses que nous aimons (et 3 que nous n’aimons pas) dans cette nouvelle proposition.

❤️️ 1/3

Un jeu multipass

Oriflamme Embrasement peut donc se jouer comme stand-alone, comme jeu à part, indépendant, ou rajouté au jeu d’origine comme extension, en mélangeant les cartes de l’un et de l’autre. Ce qui augmente encore plus la durée de vie du jeu et sa variété. Pratique !

❤️️ 2/3

Oriflamme Embrasement, on reprend les mêmes et on recommence

Oriflamme Embrasement reprend exactement les mêmes règles que le jeu d’origine.

On pose une carte sur la table, sur la ligne de cartes commune. Et c’est tout.

Que deux choix se posent à nous : quelle carte jouer de sa main, sachant qu’on en dispose de 10 au début du jeu, les 10 semblables par personne. Avec un twist toutefois, puisque avant de jouer, tout le monde défausse trois cartes hasard. Donc au final, on commence la partie avec sept cartes, et par conséquent, pas forcément les mêmes !

L’autre choix, c’est de savoir si on préfère poser à gauche ou à droite de ligne qui se constitue peu à peu au fil de la partie. Sachant qu’une fois que tout le monde a placé une carte, on résout la ligne de gauche à droite. Une fois cette phase de pose, on passe à la révélation. Ou presque.

La toute première carte à gauche est retournée, et on en applique les effets. Ou pas, et on ne fait que poser un jeton « influence » dessus. On passe alors à la carte suivante. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que toute la ligne ait été résolue. La ligne et les cartes encore présentes sont conservées sur la table et on reprend la phase de pose, avec toujours la même ligne de cartes communes. On pose à gauche, ou à droite. Et ainsi de suite pendant six tours en tout. Il ne nous restera donc qu’une seule carte en main que l’on ne joue pas.

Des règles expliquées en une fraction de minute.

Tout le cœur du jeu repose sur ses cartes Personnages. Sachant que chaque personnage, les mêmes pour tout le monde, dispose de son propre pouvoir et effet. Encore une fois, le personnage est activé pour autant qu’il soit révélé. On peut décider de le faire, ou c’est automatique quand une carte adjacente l’élimine. Dans ce cas-là on en prend connaissance et on la défausse.

Les deux Oriflamme utilisent les mêmes règles. Facile et pratique de s’y retrouver, pour celles et ceux qui connaissent le jeu d’origine. On joue en terrain connu. Les deux boîtes sont aussi semblables que différentes.

❤️️ 3/3

Des parties rocambolesques

À la manière de la plupart des jeux de bluff, Citadelles ou Mascarade en tête, dont Oriflamme semble puiser l’inspiration, tout repose sur les épaules des cartes Personnages. Qui fait quoi, quand et comment. Ceux d’Oriflamme Embrasement ne dérogent pas à la règle : attendez-vous à vivre des parties tonitruantes et rocambolesques, pleines de rebondissements.


💔 1/3

Une prise en main rocailleuse

Tout le sel du jeu repose sur les personnages et leurs effets. Si les règles générales du jeu sont expliquées en une minute, prendre connaissance et comprendre tous les personnages prend du temps.

La toute première partie est plutôt lente et confuse. On passe le nez dans les règles, sur le texte des cartes à bien saisir les effets de chacune d’entre elles. C’était déjà le cas dans le jeu d’origine. Comme les personnages d’Oriflamme Embrasement présentent un degré de difficulté supplémentaire, cela devient encore plus touffu.

💔 2/3

Plus de chaos

Les nouveaux personnages dans ce Oriflamme Embrasement sont plus complexes à gérer et rajoutent une solide dose de chaos. La mécanique principale et récurrente de cette (première ?) extension est l’échange. Une fois révélées, plusieurs cartes se substituent aussitôt à d’autres, avec la carte du Jumeau, par exemple, ou avec ses cartes défaussées dans un tour précédent.

Le tout confère au jeu une expérience chaotique, confuse, brouillonne. On peine à avoir une once de maîtrise. Avec Oriflamme Embrasement, on a plus l’impression de subir le jeu que de l’apprécier.

💔 3/3

Moins bon en stand-alone qu’en extension

Oriflamme Embrasement est moins bon pris en stand-alone. Le jeu d’origine est plus fluide, plus limpide. Ce deuxième « chapitre » se la joue plus complexe, plus brouillonne aussi. À ne prendre que pour être rajoutée au jeu de base comme extension.

Une bonne extension, somme toute, qui vient épicer et varier les parties. Vivement la prochaine boîte.


Oriflamme Embrasement, Verdict final

Sympathique.

Plus confus et chaotique que le jeu d’origine, ce stand-alone s’apprécie surtout en tant qu’extension.

Note : 3 sur 5.

Et encore une chose

Pour mélanger les deux boîtes, l’éditeur propose une plateforme pour gérer ses deux jeux et générer une nouvelle partie. Pratique !

L’éditeur propose également un goodie, une carte supplémentaire, La Générale, gratuite, parfois glissée avec la boîte, parfois à « acheter » en plus. Elle peut se rajouter à Embrasement ou au jeu d’origine.

➡️ Vous pouvez trouver Oriflamme, le jeu d’origine chez Philibert ici

➡️ Vous pouvez trouver Oriflamme Embrasement chez Philibert ici

➡️ Et également chez Magic Bazar ici

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  • Auteurs : Adrien & Axel Hesling
  • Illustrateur : Tomasz Jedruszek
  • Éditeur : Studio H
  • Nombre de joueurs et joueuses : 3 à 5 (et aussi à 2, avec la variante officielle, mais capillo-tractée. Mieux à 4 à 5)
  • Âge conseillé : Dès 10 ans (bonne estimation)
  • Durée : 20-30′ (bonne estimation)
  • Thème : Intrigues médiévales
  • Mécaniques principales : bluff, guess

3 Comments

  • Adrian

    Merci pour ce test d embrasement, extension qui aura mis du temps à sortir le bout de son nez.
    Une question annexe : lorsque j ai reçu le jeu (préco en septembre), j ai eu l agreable surprise de recevoir une carte « bonus », la générale. Je ne trouve aucun site parlant de cette carte, et encore moins d infos sur comment l’intégrer dans le pool des 10 (20?) cartes de départ.
    Merci pour les éventuelles lumières !

    • Gus

      Oh oui, merci Adrian vous avez bien fait de nous rappeler la Générale. Nous l’avons rajoutée dans l’article. Elle peut se rajouter dans les 10, ou 20 cartes, de manière naturelle, en en retirant une autre.

      Bonne journée !

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