Si vous avez, comme moi, passé 40 ans, votre toute première rencontre avec le jeu de société moderne a été avec les Colons de Catan en 1997 voire un poil après
Perso, je pense que j’ai dû aligner les parties non-stop pendant pratiquement une année. Bon, à l’époque, il n’y avait pas autant de jeux qu’aujourd’hui. Quand les Colons sont sortis en français en 1997 (le jeu est sorti en Allemagne en 1995 et décroche le prestigieux Spiel des Jahres la même année), il n’y a eu que… 200 jeux publiés cette année-là, dix fois moins qu’aujourd’hui. Donc côté choix, on ne faisait pas les malins, même si 1997 était une grande année ludique, entre Jungle Speed, Twilight Imperium première édition, Elixir, Bohnanza, etc…
Mais surtout, les Colons proposaient une expérience ludique innovante: des parties (plus ou moins) courtes, en tout cas pour l’époque, des règles plutôt simples et fluides, et une forte interaction à coup d’échanges
Quand son auteur Klaus Teuber, aujourd’hui âgé de 67 ans, a créé le jeu, il n’aurait jamais pensé que 24 ans plus tard, le jeu serait toujours et encore joué et vendu à 27 millions d’unités, toutes extensions confondues. 27 millions quand même, de quoi faire rêver tout auteur, tout éditeur en 2019
Nintendo Switch
Depuis ce jeudi 20 juin, le grand-papa du jeu de société moderne est désormais disponible sur la Nintendo Switch pour le prix de 20 euros. Cette adaptation sur console inclut également l’extension Marins, et pour 6 euros supplémentaires, vous pouvez faire péter l’extension Villes & Chevaliers (la meilleure, toutes extensions confondues)
Le jeu propose un mode campagne avec plusieurs scénarios aux difficultés variables. Vous pouvez même y jouer online jusqu’à quatre, de quoi échanger « en live » vos moutmout et de la brique
