Avant-première Dice Forge. Du Dice-Crafting? Du Dice-Building? Du Dice Forging

Un beau pied de nez au hasard. Une expérience ludique au parfum d’exception dont on aurait tort de se priver. Un pur concentré de plaisir ludique.

Dice Forge, c’est la nouvelle bombe ludique de Libellud. Le jeu va sortir le 23 juin. Pour 2 à 4 joueurs, d’une durée de 40 minutes (pas 39 ni 41), dès 10 ans. Et nous avons déjà pu obtenir une boîte.

Mais comment c’est possible?

Aujourd’hui, les éditeurs font preuve d’ingéniosité pour s’assurer d’un buzz pré-sortie, le nouveau combat pour ne pas rater une fenêtre de tir qui se réduit de plus en plus dû aux incessantes sorties, aux fracassantes campagnes de préco participatives et à une économie de l’attention de plus en plus précieuse. Dice Forge presqu’un mois avant sa sortie, c’est comme Star Wars et ses BA ad nauseam qui tombent plusieurs mois (années?) avant sa sortie. En envoyant le jeu en avance aux blogueurs, aux influenceurs, les éditeurs espèrent un pourléchage de babines généralisé.

Mais alors, sommes-nous instrumentalisés? Des hommes/femmes-sandwiches numériques? Oui, peut-être. Mais pas dupes pour autant. Et extrêmement reconnaissants slash flattés que certains éditeurs nous fassent suffisamment confiance pour que l’on traite leur produit avec pertinence avant sa sortie officielle. Un article d’un jeu en avant-première, donc, honnête et indépendant. Pas juste de la comm (mais où s’arrête la comm, et quand commence le journalisme?).

Ca parle de quoi?

Une hermétique histoire de héros, d’exploit et de tournoi. Les illustrations de Biboun sont tellement somptueuses qu’on se sent catapulté dans un nouvel univers fantastique cher à Libellud (Xidit, Dixit, Seasons). Même si au final, on passe sa partie à lancer les dés.

Même les règles tentent d’évacuer des termes techniques pour en adopter d’autres plus immersifs, plus cohérents, plus narratifs (exploits, au lieu de cartes. Bassins, au lieu de réserve). Au risque de les rendre parfois touffues à la limite de l’incompréhension voire de l’indigeste.

On joue comment?

Au tour d’un joueur, tous en simultané lancent leurs deux dés et reçoivent les ressources associées au tirage: PV, or, fragments lunaires ou fragments solaires. 4 ressources à gérer.

Puis, le joueur tout seul peut soit acheter de nouvelles faces de dés, soit acheter de nouvelles cartes. L’un comme l’autre engendre des coûts spécifiques en ressources.

Voilà, c’est tout. Facile. A son tour, le cas échéant, on peut également utiliser les pouvoirs pérennes de ses cartes.

Et en fin de tour, mais une seule fois, on peut dépenser deux fragments solaires pour rejouer encore une fois.

Acheter des quoi?

Oui, vous avez bien lu. Acheter de nouvelles faces de dés.

Mais comment c’est possible?

Tout est dans le titre du jeu. Dice Forge. On va pouvoir modifier les faces de ses dés, les pimper, les upgrader, surtout. A choix. Sachant que plus une face est lucrative et plus elle sera chère. Grâce à un malin et original système de dés en plastique vide, on va pouvoir y « coller » slash insérer de nouvelles faces offrant plus de ressources au tirage.

Interaction?

Beaucoup d’interaction. Surtout par les cartes, certaines plus interactives slash agressives que d’autres (le Minotaure, les Satyres, le Sanglier Acharné).

Mais Dice Forge est surtout un jeu de course. Course aux PV, aux meilleures cartes, aux meilleures faces de dés. Et la chasse (voir plus bas).

A combien y jouer?

Tout est adapté en fonction du nombre de joueurs. Le nombre de cartes dispo, les faces de dés dispo, les ressources de départ, même le nombre de tours de jeu. Mais à 4 joueurs, c’est le must.

Pourquoi? Parce que pour acheter une carte, on doit déplacer son pion. Et que si on veut prendre une autre carte au même endroit, on va devoir dégager le pion d’un autre joueur. Ce qu’on appelle la chasse.

Et?

Le joueur chassé va revenir à la baraque et pouvoir lancer ses deux dés et ainsi en obtenir les bénéfices en ressources. Donc en chassant un joueur, on lui octroie une faveur. Attention à l’effet Kingmaker, donc.

Alors, Dice Forge, c’est bien?

Dice Forge, c’est un banal jeu de gestion de ressources et deck dice-building. On commence avec des cartes dés tous moisis qui nous confères peanuts en ressources, puis on upgrade, pour finir par réaliser des combos dévastateurs avec les cartes achetées.

Un jeu banal, vraiment? Dans sa grammaire, peut-être. Dans sa réalisation, vraiment pas.

Pour deux mille raisons:

Les illustrations, superbes. Biboun s’est surpassé.

Le thermo, la boîte de rangement. Libellud propose un jeu abouti en terme de rangement qui respecte vraiment ses joueurs / clientèle (et pas juste une boîte fourre-tout toute dégueu).

La mécanique. Simple d’accès, et pourtant extrêmement riche en choix cruciaux et douloureux qui risquent fort d’engendrer de l’analysis-paralysis chez certains: quelle face acheter mais surtout quelle face remplacer? Et quelle carte acheter?

Un hasard maîtrisé. Mais vraiment. Puisqu’on choisit le hasard qu’on est prêt à encaisser.

Un jeu certes extrêmement tactique, puisque le tirage aléatoire des dés va impacter sa partie et prises de décision opportunistes, mais également stratégique en fonction des cartes et des combos possibles qui en résultent.

Le mode noob-débutant, avec des cartes tranquillou, qu’on va pouvoir ensuite remplacer dans les prochaines parties pour rendre le jeu plus riche, plus complexe, plus exigeant. En un mot: plus intense (ha ben non ça en fait deux).

Au final, un beau pied de nez au hasard. Une expérience ludique au parfum d’exception dont on aurait tort de se priver. Un pur concentré de plaisir ludique.

Comme Seasons auquel il emprunte quelques mécaniques (cartes, dés, ressources), et la très très grande majorité des titres de Libellud, Dice Forge s’annonce déjà comme un gros gros hit. Tout ce que touche Libellud se transforme en or. Plutôt que de sortir des jeux à la kala, et tant pis si certains déçoivent, l’éditeur poitevin préfère peaufiner ses jeux, ses univers. Et ça se ressent. Dice Forge, l’une des sorties les plus tonitruantes de 2017.

Et comme avec Seasons, Dixit ou Mysterium, on peut déjà s’attendre à des extensions qui rendront le jeu encore plus profond. Un mode deck building personnel à la Magic?

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L’Open-the-box. Avec un chat et un Suisse. Aucun rapport.

Vous voulez essayer le jeu en avant-première? Rejoignez-nous au prochain pop-up Bar à Jeux de Genève le 10 juin. Nous aurons une boîte en démo à vous proposer.

Vous pouvez d’ores et déjà précommander votre boîte chez Philibert,

Chez Ludibay,

Chez Ludikbazar,

Et si vous habitez en Suisse, chez Helvétia Games Shop.

9 Comments

  1. J’ai eu le plaisir de le tester en début d’année sur un salon, et ce fut un gros coup de ♥. Diantre moi aussi j’aimerais bien l’avoir en avant prems.^^ Bon, plus longtemps à attendre car on va l’acheter pour le club de jeux. 🙂

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  2. bonjour Je ne connais pas votre organisation, mais vous avez un talent digne d’un journaliste pour réaliser vos blogs, je vous admire, peut être qu’un jour vous aurez l’occasion d’ évoquer mes deux jeux que je mets actuellement en présentation vidéo animées pour un futur crowdfunding. Mes productions originales : plateau et digitalisables sont orientées sur les  »grands classiques » qui dépoussière l’existant en l’absence de renouvellement. (18 ans de recherches)

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  3. Pas pour jouer les pessimistes mais un ami l’ayant testé sur un festival de jeu m’a expliqué qu’en seulement 2 parties il avait remarqué que l’équilibrage était fait à la truelle et qu’il y avait un potentiel de snowball énorme sur un tirage de dés spécifique au premier tour. A voir si ces défauts on été corrigés depuis, car un jeu joli et innovant c’est bien mais si c’est pour le ranger au placard après 3 parties…

    Aimé par 1 personne

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