Critique de jeu: Area 51. Taupe Secret

Un jeu inutile. Pas mauvais en soi, mais vraiment pas incroyable non plus. Passez votre chemin.

Area 51 est sorti en mai 2017 créé par Stefan Alexander (King Chocolate. Et c’est tout) et édité par Mücke Spiele. Pour 2 à 6 joueurs, d’une durée de 60 minutes dès 10 ans.

Area 51 est issu du concours organisé par le site de matériel de jeu allemand spielmaterial.de, qui imposait un certain matériel de départ, celui du jeu Giganten, des puis de pétrole, des véhicules de transport. Belle perf de créer un jeu avec un matériel donné.

De quoi ça parle?

Area 51, tout le monde connaît. Il s’agit de la base secrète dans le désert du Nevada, enfin, plus tellement secrète, du coup, de l’armée américaine qui aurait, selon la série X-Files, Jacques Pradel et d’autres théories conspirationnistes à deux balles, caché des aliens. Un vaisseau spatial se serait écrasé dans le désert, ben voyons, et l’armée américaine l’aurait récupéré pour en mener des expérimentations. Roswell, donc.

Si le thème est extrêmement original, pour une fois qu’on ne doit pas construire une ville médiévale ou mettre des bourre-pifs à des figurines pas très très polies, il n’est pas non plus super immersif. On passe sa partie à piocher et à poser des cartes par-ci par-là.

Comment on joue?

A son tour, soit

on pioche 3 cartes artefacts alien sur 6 face ouverte dispo (ou de la pioche si la sélection est moisie)

on pose deux cartes pour construire ou améliorer un bunker

on pose des cartes pour rajouter et déplacer les véhicules de livraison, trains + camions

le cœur du jeu: on charge des cartes dans des bunkers, ce qui rapporte aussitôt des points au joueur qui contrôle le bunker. Sachant que cette action, selon l’orientation des véhicules de transport, camions et trains, risquent aussi bien de donner des points aux autres joueurs.

Le tout est plutôt fluide et simple, on est presque dans du Ticket to Ride. Presque. Comme il s’agit avant tout d’un jeu de gestion de main, il va falloir obtenir les bonnes combinaisons de cartes.

Comment on gagne?

A la fin du jeu, on additionne ses points aux bunkers possédés les plus élevés. Voilà. Pas très compliqué. Pas… assez compliqué?

Interaction?

Oui, plutôt beaucoup. Même si on ne peut détruire le bunker des autres, il va falloir observer les cartes jouées et posés devant le bunker, car elles seront déterminantes pour scorer lors du chargement. Il y a une forte part de guess et de bluff, puisqu’au moment de les jouer, on en pose une face ouverte et l’autre face cachée. Cet élément de gameplay rajoute une inconnue et empêche le calcul des cartes.

A combien y jouer?

Area 51 peut se jouer de 2 à 6. A 2 joueurs, chaque joueur reçoit deux couleurs différentes. Du coup ça devient plus compliqué et tarabiscoté. Laissez tomber. A 6 joueurs, avec cet élément de bluff, ça devient beaucoup trop chaotique et du pur n’importe quoi. A 4, c’est le chiffre idéal, un bon compromis entre contrôle et interaction.

Alors, Area 51, c’est bien?

Non. Pas vraiment.

Même si le thème est original, construire des bunkers pour y cacher des artefacts alien dans le désert du Nevada, on n’y croit pas un seul instant. On passe sa partie à piocher et à jouer des cartes. Mouaif.

Ensuite, dans Area 51 se cache un très vilain complexe du Kingmaker. En effet, lors du chargement des cartes, on risque de favoriser les autres joueurs et de leur octroyer des points. Le Kingmaker, c’est quand suite à une maladresse ou à un choix volontaire, un joueur offre la victoire à un autre. Plutôt moyen et rageant. Soit on joue full-chaos mode et on s’en tape le coquillard des cartes, on verra bien, soit on n’ose pas les jouer de peur d’offrir des points aux autres.

Oubliez les alliances, aussi fugaces qu’elles puissent être, sont difficiles à établir puisque tout dépend de la pioche devant le bunker qui va être chargé et tout dépend de l’orientation des véhicules de livraison.

Il y a du bluff et du guess, mais au final, on en ressort avec ce goût amer de « tout ça pour ça ».

Bref, encore un jeu. Un jeu inutile. Pas mauvais en soi, mais vraiment pas incroyable non plus. Passez votre chemin. De toute façon, la technologie alien, c’est dépassé. On a Snapchat maintenant.

Vous pouvez trouver le jeu chez Philibert.

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