
Après la liste des 10 meilleurs jeux d’Essen et
voici nos 10 pas coups-de-cœur
Mercredi soit-disant journée pro: éditeurs tendus, stands pas prêts, jeux pas dispo, au final, peu d’intérêt. Comme journaliste, à éviter les prochaines années.
Diamonds. un jeu de cartes chez Stronghold, gros gros « cul-de-chouette » (cf. Perceval dans Kaamelott).
Les jeux Queen Games, éditeur en grosse perte de vitesse depuis quelques années, aux jeux moyens et aux règles calamiteuses, alors que cet éditeur nous a proposé tant d’excellents titres au début des années 2000.
La réédition hideuses de Sankt Petersburg. La toute première édition comportait des illustrations originales, particulières. Celles de la version 2014 sont juste… laides, plates et aux couleurs criardes inutiles et au plateau terne fini à la va-vite. Gros fail.
La grosse déception de la version jeu de plateau de Magic, une pâle copie de Heroscape, également propriété de Hasbro. Gros buzz avant le salon, le jeu ne présente au final que très peu d’intérêt et d’originalité. Ou comment (mal) exploiter une grosse licence. Photos et compte-rendu ici.
Halle 4 vide de chez vide. Les organisateurs avaient annoncé ouvrir cette halle supplémentaire pour sortir des chiffres de surface impressionnants alors qu’en réalité il n’y avait que 3 éditeurs qui se couraient après et que les 97% de la halle étaient fermés. Et pratiquement aucun visiteur. Déprimant. Je plains sincèrement les éditeurs qui s’y trouvaient…
Ok j’exagère, mais pratiquement un éditeur sur deux profitait du salon pour faire sa pub pour son prochain Kickstarter à venir. Oui, Kickstarter s’est décidément bien implanté dans le monde du jeu de société. Et moi le crowdfunding, je trouve ça très moyen, pour trois raisons:
- on achète un produit avant qu’il n’existe, et qui peut très bien ne jamais exister si le responsable décide de se barrer avec la caisse, et c’est déjà arrivé
- déjà que les magasins de jeux ont de la peine à tourner, avec le crowdfunding ils sont tout simplement écartés de la chaîne de distribution puisque le jeu passe de l’éditeur à l’acheteur, et souvent au même prix que dans un magasin. Alors oui, on pourra dire que Kickstarter permet à de nouveaux jeux d’être produits, jeux qui pourront ensuite connaître une commercialisation via boutiques, mais de nombreux acheteurs auront déjà obtenu leur jeu via crowdfunding. Et tous les jeux ne connaissent pas le même succès que Zombicide (en actuelle perte de vitesse commerciale). D’autant que notre loisir est extrêmement mal connu, et en lançant ainsi des jeux en court-circuitant les canaux traditionnels, on ne rend pas service aux jeux de société qui ont besoin des boutiques pour se faire connaître auprès du public. Une fausse bonne idée, somme toute.
- la qualité ludique n’est pas nécessairement au rendez-vous. Comment savoir si le jeu est bon sans l’avoir vu ou essayé au préalable?
Des dés, partout: El Gaucho, Panamax, Nations version dés, Pandémie version dés, Panthalos, Marvel Dice Masters, Dice Brewing, Ciub, etc etc etc ad nauseam. Effet loupe ou réelle tendance?
Certains jeux très… misogynes, présentant des décolletés généreux, notamment Lap Dance des grecs d’Artipia. Peut-on jouer de tout? Nous en avons déjà parlé il y a quelques temps.
Plusieurs éditeurs peu inspirés qui ne faisaient que proposer extensions et rééditions: Matagot (extension Cyclades, réédition Sun-Tzu), Repos Prod (extension 7 Wonders, extension Mascarade, réédition Cash n’Guns hyper-laide formatée pour le marché US), Mac Gerdts / PD Verlag (réédition Antike, extension Concordia), Friedemann Friese / 2F (réédition Funkenschlag, réédition FrischFisch), Martin Wallace / Treefrog (Mythotopia, adaptation pour 4 joueurs de A Few Acres of Snow), Ignacy Trzewiczek / Portal (Imperial Settlers, reboot réussi de 51e Etat), Moonster Games (Choson, reboot ultra léché et un poil plus complexe que Koryo, mais ultra quand même la même chose)… Et il y en a certainement d’autres.
Bref, service minimum, sortir quelque chose à Essen pour sortir quelque chose à Essen. Sans compter les quelques éditeurs qui présentaient le même jeu qu’en 2013.
Et vous, quel pas-du-tout coup de cœur avez-vous eu?








