
Un gros gros salon cette année. Un jeudi plutôt calme pour trois autres jours bien remplis. On n’a pas encore les chiffres exacts de fréquentation mais comme ça, à vue de nez, à comparer aux autres années, on n’est clairement pas dans une diminution.
Et vous avez déjà vu les 10 meilleurs jeux d’Essen?
Voici 10 de mes coups de cœur: jeux, ambiance, expériences, en vrac et pas classés:
Rencontrer Ted Alspach, géant sympathique: l’auteur et éditeur de Bézier Games est décidément une personnalité extrêmement touchante.
Qu’il soit en plein montage de son stand, croisé dans les couloirs (même du parking) ou en train d’expliquer des règles, Ted prend toujours le temps de vous serrer la main de sa paluche d’ours pour vous remercier de vous être arrêté pour discuter avec lui. Chaque rencontre avec Ted vous laisse tout plein d’étoiles dans la tête.
Et les trois jeux qu’il présentait cette année sont très bons: One Night Ultimate Wereworf, un Loup-Garou minimaliste extrêmement concentré qui dure… 15 minutes à peine. Subdivision, reprenant quelque peu Suburbia pour en proposer un autre gameplay. Et bien sûr Castles of Mad King Ludwig faisant partie de notre TOP 10 des meilleurs jeux d’Essen 2014. Trois belles sorties (enfin, surtout Castles).
Le stand et l’accueil extrêmement sympathique de Blue Orange, avec deux bons jeux toniques et rafraîchissants, Dragon Run et King’s Gold (bientôt la critique sur notre site).
Rencontrer des gens, auteurs, éditeurs, blogueurs, twitteurs, tous ces noms qu’on lit/entend/voit toute l’année et qui se retrouvent et se concentrent à Essen. Avec une myrtille d’enfer (pourquoi une banane et pas une myrtille?).
Très bien manger pendant toute la durée du salon. Vegan. Hors du salon.
Les Allemands sont bien étranges, autant c’est la patrie de la saucisse, autant on trouve extrêmement facilement des alternatives végétariennes et vegan succulentes. Haaaaa, si nos pays francophones pouvaient en prendre de la graine (bio)…
Le jeu World of Yo-Ho à sortir en 2015 (GenCon?), uniquement composé d’un plateau et se jouant au moyen de smartphones.
Gadget pour simuler les combats? Non, car les smartphones permettent d’effectuer des actions dans les ports, et le jeu propose tout un aspect narratif intéressant avec des missions à effectuer, différents scénarios. On se croirait dans Fortunes de Mer, mais en beaucoup mieux. On pourrait même, pourquoi pas, exploiter ce jeu comme support pour du jeu de rôle, et on peut facilement imaginer de nouveaux scénarios disponibles au téléchargement.
Bref, une véritable innovation et pas qu’un simple gadget.
Suivre les tribulations et tourments de l’éditeur d’Helvetia Games lançant à Essen son tout premier Kickstarter pour de nouvelles équipes pour Helvetia Cup et comptant chaque pledge. Non, décidément, le métier d’éditeur n’est pas de tout repos.
J’ai pu visiter certains backstages, mais c’était à peine la pointe de l’iceberg. Comme visiteur, on ne se rend pas du tout compte qu’il existe un Essen public, et un autre plus… Feutré et confidentiel. VIP comme on dit.
La plupart des grands éditeurs de la halle 3, Asmodée bien sûr, Kosmos, DoW, Gigamic, possède en réalité des espaces cachés dans lesquels se déroulent toute une partie pro totalement invisible aux yeux des visiteurs : signature de contrats de distribution, rencontres avec des auteurs, interviews, etc.
Avoir ENFIN pu récupérer deux jeux financés sur Ulule il y a plus de deux ans aux éditeurs… Comment dire…
Passer un petit moment survolté avec Dennis Kirps, cet auteur Luxembourgeois extrêmement sympathique et méconnu qui avait 4 (!) jeux édités sur le salon. 4 (presqu’autant qu’un Cathala). Souvenez-vous de son nom, Dennis Kirps pourrait bien un jour prochain rejoindre l’Olympe ludique aux côtés des Feld, Bauza, Rosenberg, Faidutti, Knizia, Cathala…
Me rendre compte que notre loisir / hobby / passion est toujours en effervescence. Avec un salon ultra-plein, c’est pure jubilation que de savourer les jeux de société en société.
Et vous, quel était votre coup de cœur cette année?









