Jouer augmente le QI

Une étude américaine d’une neuro-scientifique qui remonte à 2009 prouve que jouer augmente les facultés mentales.

Le Dr. Silvia Bunge, de l’université de Berkeley en Californie, a mené une étude sur de jeunes élèves américains en difficulté scolaire.

En utilisant des jeux de société, tel que Qwirkle ou Rush Hour, ainsi que des jeux vidéos, elle a pu observer que leur QI augmentait jusqu’à 32% après plusieurs sessions de jeux pour un total de 20h, pour un gain de 13 points de QI, alors qu’une année scolaire rapporte en moyenne 12 pts.

Ils ont également poursuivi leur recherche en essayant d’observer l’augmentation de rapidité mentale, avec des jeux tel que Speed. Ils ont constaté que les enfants avaient amélioré leur capacité de rapidité de 27%.

J’avoue avoir été toujours sceptique quant à la validité du QI. Peut-on en effet mesurer l’intelligence? Et après tout, qu’est-ce que l’intelligence? La faculté de raisonnement? La mémoire? La culture? Un peu de tout ça?

Quoiqu’il en soit, quand les neuro-scientifiques s’intéressent aux jeux, ils parviennent à prouver que jouer est bénéfique pour les facultés mentales.

Donc JOUEZ avec des enfants, et FAITES jouer.

A ce propos, l’excellent podcast Proxi-Jeux vient juste de sortir un dossier spécial jeux pour enfants ici.

Pour lire toute l’étude parue dans Newsweek en anglais.

Que pensez-vous de cette étude?

7 Comments

  1. Des chiffres intéressants, quand bien même je partage ton scepticisme sur la notion de QI. Je pense que l’intelligence est un mélange de QI et de QE, ce qui est d’ailleurs bien illustré dans l’image que tu utilises pour ton article: le cerveau gauche (QI) et le cerveau droit (QE) doivent être en étroite collaboration!
    A lire à ce propos l’excellent ouvrage de Dan Pink, « L’homme aux deux cerveaux », et notamment son chapitre sur les jeux!

  2. Le cerveau est un muscle comme les autres : plus on s’en sert et plus il est efficace ! Et quelle meilleure façon de le faire que par le biais du jeu de société moderne : on entraine sa logique, on s’entraine à compter, (il est rare de voir une calculatrice sur une table de JDS (sauf pour pour un 1830 ;-). On entraine aussi son esprit d’analyse et on doit souvent réfléchir vite. Et on est forcé à négocier et donc à s’exprimer …
    Bref, c’est une excellente chose et ça ne m’étonne pas que ça amène de meilleures performances aux tests cognitifs !

  3. Jouer à des jeux de plateau augmente les automatismes mesurés par le test de QI, mais pas la créativité, l’esprit critique, la déduction, l’analyse et moult qualités indispensables à mon sens pour définir un être intelligent.

    C’est très bien démontré dans un reportage M6 sur les mamans tigres il y a 3 semaines : les enfants sont surdoués en maths, mais nuls en dissertation. Cad que sans écheveau ou sans pattern à décrypter, leur productivité s’effondre à zero, réduits à copier sur le voisin pour bien faire.

    D’ailleurs Le prof de français dans le reportage, tue pour de bon le concept de performance :  » pour produire de la réflexion, il faut s’ennuyer, laisser le cerveau cogiter de lui même et non à marche forcée « .

    Le recul qui amène le discernement, s’il fallait résumer.

  4. Excellent commentaire. En effet, la créativité fait aussi partie de l’intelligence. Encore une fois, le QI est une notion difficilement qualifiable, et comme le dit si bien Julien, il est composé de plusieurs aspects.

    Suivre des règles de jeu ne font pas de nous des créatifs, plutôt des suiveurs, mais notre esprit d’analyse, d’adaptation et de stratégie développent nos facultés mentales.

  5. Je dirais que l’intelligence ludique serait de créer une variante d’un jeu, ou du moins de corriger ses défauts subjectifs : esprit d’analyse, créativité.

    Bien sur, à négocier hors partie avec des joueurs confirmés, sinon on devient un horrible « changeur » ^^

    J’aime bien par exemple, la variante grecque pour Mare Nostrum, permettant le blockus maritime, rehaussant l’intérêt de ce peuple dans l édition Descartes.

    Dans le même ordre, Alvin & Dexter : aventuriers du rail. Les 2 personnages manquent de personnalité et dans les couleurs et dans les pouvoirs (ils ont les mêmes). Un dinosaure beige clair , que c’est triste …

  6. Selon moi, dans la structure, il y a de la liberté et de la spontanéité. De même, je pense que les contraintes peuvent être libératrices.
    En ce sens, je pense que les jeux de société favorisent tout à fait la créativité. On nous dit « Tu peux faire ça, ça et ça; et tu ne peux pas faire ça, ça et ça. Maintenant que tu connais les règles, débrouille-toi pour faire mieux que les autres joueurs, qui sont soumis aux mêmes contraintes que toi. ». Je crois que c’est justement parce que l’on doit suivre des règles que l’on est créatif.
    Même un jeu comme Rencontre Cosmique pose un certain nombre de limites, à géométrie variable certes, qui établissent un cadre dans lequel peut s’épanouir notre créativité pour arriver à nos fins.
    A titre de contre-exemple, je ne pense pas qu’une partie de « Simple comme bonjour » ou de « Kamoulox » favorise la créativité, puisqu’il s’agit de faire et dire n’importe quoi, en dehors de tout cadre pré-établi!

  7. Distinguons les contraintes techniques, le manque de moyens qui stimulent la creativité, des contraintes imposées par d’autres qui stimulent la volonté d’arriver à un but, l’ambition (typiquement le rat dans un labyrinthe). Dans le 2eme cas ce n’est pas de la creativité, uniquement le besoin d’en finir. Un jeu inutilement compliqué, au hasard Le Havre, m’a surtout motivé à finir 1er, mais ça ne m’a pas rendu plus créatif.

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