Critique de jeu : Jack à New York

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Mr Jack à New York

Mais ?

Après Mr Jack à Londres sorti en 2006, après l’extension sortie en 2007, voici un tout nouveau jeu, un « stand alone » comme on dit dans le milieu ludique, i.e. une boîte qui peut s’utiliser toute seule, sans besoin de la boîte de base, ce qui n’est souvent pas le cas pour les extensions en règle générale.

Bruno Cathala et son compère Ludovic Maublanc (déjà partenaires pour Londres, Dice Town, Cyclades) avaient sans doute envie de proposer une nouvelle façon de jouer tout en gardant la même soupière.

Mais pourquoi est-il si méchant ?

Mr Jack à NY reprend tous les mêmes ingrédients de la recette précédente : jeu à 2, plateau et jetons ronds que l’on déplace et active selon les caractéristiques spécifiques à chacun, règles similaires, l’un joue l’inspecteur l’autre Mr Jack. L’inspecteur doit retrouver dans un temps limite sous quel personnage se cache le tueur et avant que celui-ci ne prenne la poudre d’escampette.

On    pourrait    presque comparer    Mr    Jack    aux    échecs    dans    son    équation déplacement-pièces.

Bref, rien de franchement nouveau à New York. Ou presque. Ce qui change c’est la difficulté augmentée du jeu. Honnêtement pas franchement fans de la version à Londres que nous trouvions parfois un peu trop simplette, cette version américaine se révèle être beaucoup plus riche, aboutie, profonde et difficile.

Ce qui change de prime abord, avant la découverte des différents nouveaux personnages, c’est bien évidemment le nouveau plateau. Mr Jack a gagné en puissance puisqu’il lui sera donné la possibilité de s’enfuir plus facilement par bateau, NY oblige.

Le plateau est de plus bien plus vide que son prédécesseur, donc plus ouvert, plus stratégique également puisque certains personnages viendront peu à peu le remplir (tel Alfred qui y place des nouvelles stations de métro, Cloud Rider qui y construit des chantiers, ou encore Lewis Latimer qui y place des lampadaires).

Pas gentils du tout

Deux personnages s’avèreront bien méchants et à utiliser à bon escient:

1. Monk Eastman, à la place de son déplacement, il est capable de déplacer un autre personnage n’importe où sur le plateau, du moment qu’il possède le même statut que lui-même (visible ou invisible). Ce pouvoir permettra donc à Jack ou à l’inspecteur de placer un personnage pas activé ce tour dans la lumière ou l’obscurité.

2. Francis Tumbley (c’est ce personnage historique qui a inspiré les auteurs pour développer cette version à NY) qui peut interchanger deux personnages, du moment que Tumbley est adjacent à l’un des deux. Grâce à ce pouvoir finalement assez important, la donne pourra être assez rapidement changée.

Bref, nous n’allons pas présenter les différents personnages, le manuel de règles et d’autres sites l’ont déjà fait.

Alors ?

Que vous ayez aimé Mr Jack à Londres, ou pas, nous vous conseillons sincèrement d’essayer la version à NY, bien plus riche et aboutie que son prédécesseur. Sachez toutefois que cette version est bien plus difficile, à ne pas mettre dans toutes les mains de néophytes. Un joueur qui n’aurait en effet jamais joué à la version de Londres risquerait en effet de trouver le niveau de difficulté quelque peu trop élevé de prime abord.

Enfin

A rajouter encore que les illustrations de Piero sont comme d’habitude une merveille ! Bravo à lui, et aux deux auteurs pour avoir créé cette mouture qui va sans doute relancer le jeu (qui risque peut-être même de se voir transposer en application-jeu iphone dans un quelconque avenir).

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