Vroom : Le jeu de course qui n’a pas besoin de circuit
🏁 Et si l’arrivée n’était jamais la priorité ? Vroom bouscule les codes du jeu de course et transforme votre table en circuit improvisé. Notre verdict.
Article écrit par :
Laure
Test de Vroom : un jeu de course en roue libre

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
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L’essentiel en 3 points
- Vroom est un jeu de course sans plateau : la table du salon devient la piste, assiettes et verres compris.
- Le but n’est pas d’arriver premier, mais de positionner sa voiture au bon rang en estimant les distances à l’instinct.
- Modules et cartes Événement renouvellent l’expérience sur les trois courses d’une partie, pour un jeu d’ambiance fun mais à la rejouabilité limitée sur le long terme.
Votre voiture vient de franchir la ligne d’arrivée en trombe. Erreur fatale : dans Vroom, arriver premier peut vous faire perdre la course.
Pas de plateau, pas de problème
Avant toute chose, parlons matériel et esthétique. La boîte est sympa et cache quelques petits secrets à découvrir. Les cartes sont particulièrement agréables à manipuler : douces, assez épaisses, et semblent suffisamment solides pour supporter des manipulations répétées sans se plier.
Le design fonctionne également très bien. C’est coloré, lisible, avec une petite touche rétro qui colle parfaitement à l’idée des petites voitures de course. Celles-ci, en bois, sont d’ailleurs très agréables à manipuler. Petit plus : des autocollants permettent de les personnaliser, ce qui devrait particulièrement plaire aux enfants.
Enfin, Vroom a une particularité assez amusante : il n’y a pas besoin de plateau. On place simplement les voitures sur la ligne de départ, on définit une ligne d’arrivée, et on utilise l’espace disponible sur la table pour créer la piste. Inutile de pousser les assiettes et les verres très loin : ils peuvent rapidement devenir des éléments de votre circuit.
Cette liberté apporte un petit côté récréatif très sympathique. On retrouve un peu le plaisir qu’on pouvait avoir, enfant, à faire courir des petites voitures sur n’importe quelle surface disponible.
They see me rollin’, they hatin’
Les règles ne sont pas particulièrement évidentes à comprendre à la simple lecture. Le fonctionnement est pourtant assez simple une fois qu’on a réellement commencé à jouer, mais la première lecture peut faire un peu peur.
Une fois la première course lancée, en revanche, tout devient beaucoup plus intuitif. Les règles supplémentaires introduites au fil de la partie sont également faciles à assimiler, et même bienvenues.
Pour commencer la partie, chaque joueur choisit une voiture et reçoit des cartes Vitesse qu’il garde secrètement.
À son tour, il doit regarder la valeur de sa carte puis faire avancer sa voiture de la distance correspondante. C’est là que Vroom introduit son principal défi : il va falloir faire confiance à votre instinct, et à votre expérience, pour estimer les distances. Une petite valeur ? On avance peu. Une grosse valeur ? Il faut parcourir davantage de chemin. Et évidemment, les erreurs peuvent avoir des conséquences.
Après cinq tours, lorsque chacun a utilisé ses cartes, on révèle les valeurs et on additionne les points de vitesse accumulés par chaque voiture. Le but n’est pas d’être le premier à franchir la ligne : personne ne doit gagner la course avant le cinquième tour, et il faut surtout que les voitures soient positionnées dans le bon ordre par rapport à leurs valeurs cumulées.
Oui, dit comme ça, on dirait un peu le pitch de The Mind. Et c’est normal, parce que Vroom se veut être une sorte de version physique de The Mind. Antoine Boccara, l’un des auteurs, ne s’en cache pas et le raconte en page 7 des règles : « Et un grand merci à Laurent Escoffier, un auteur que j’adore, dont l’adaptation en plein air de The Mind (The Walking Mind) m’a inspiré pour les prémices de ce jeu ». On sent bien l’inspiration dans Vroom.

Pourquoi faire simple quand on peut faire vroum
Une partie se compose de trois courses. Au fur et à mesure, de nouvelles contraintes viennent modifier le déroulement grâce aux cartes Événement et aux différents modules présents dans la boîte.
C’est un bon moyen de renouveler le principe de base et surtout de casser les habitudes. Une fois qu’on commence à prendre ses repères sur la piste, les événements peuvent complètement modifier la façon dont on gère ses déplacements.
Les différents modules sont d’ailleurs assez variés. Certains ajoutent davantage de réflexion, tandis que d’autres assument complètement le côté loufoque de Vroom. Mention spéciale aux modules qui obligent à souffler sur sa voiture pour la faire avancer, ou à produire le bruit du moteur correspondant à sa vitesse.
Ce sont précisément ces petits éléments qui donnent à Vroom son côté créatif et déjanté, qui fait tout son charme.
Les parties sont courtes et dynamiques, ce qui correspond très bien au concept. Même s’il existe évidemment une petite part de stratégie, et qu’on peut essayer de déduire certaines informations au fil de la partie, le plaisir vient surtout de l’estimation, de l’improvisation et de l’interaction.
Bref, un excellent jeu d’ambiance.

Une rejouabilité à voir sur le long terme
Vroom propose plusieurs modules et suffisamment de variations pour donner envie de tester différentes configurations. Mais une fois qu’on a fait le tour de ce que la boîte propose, ce n’est peut-être pas une boîte qui ressortira très souvent en soirée.
Le principe est amusant, mais il reste relativement simple. Et si les pilotes autour de la table ne jouent pas vraiment le jeu de l’ambiance, la partie peut perdre pas mal d’intérêt.
C’est donc typiquement le genre de titre dont l’expérience peut beaucoup varier selon le groupe avec lequel on joue.
Vroom, verdict Gus&Co
Vroom est une très bonne surprise.
Le matériel et l’identité visuelle fonctionnent très bien, et le concept d’utiliser directement la table comme circuit, en demandant aux joueurs d’estimer leurs déplacements, donne quelque chose de différent de ce qu’on a l’habitude de voir.
Les parties sont rapides, dynamiques, et les différents modules permettent d’ajouter progressivement de nouvelles contraintes, mais aussi des tonnes de fun.
Bref, pour réunir des joueurs différents autour d’une table, enfants comme adultes, et provoquer quelques éclats de rire en quinze minutes, il fait très bien le travail.
On a aimé : regarder notre voisin de table rougir à force de souffler sur sa voiture sans réussir à la faire avancer d’un pouce — la roue libre, mais clairement pas dans le bon sens.
On a moins aimé : une fois les modules épuisés, Vroom tourne un peu en rond (sans même avoir besoin de circuit pour ça). Comptez sur quelques soirées de folie avant qu’il ne retourne dormir sur l’étagère.
C’est plutôt pour vous si… vous aimez les jeux d’ambiance rapides, accessibles et un brin déjantés, et que souffler sur une voiture en bois devant vos amis ne vous fait pas peur.
Ce n’est plutôt pas pour vous si… vous êtes du genre à calculer vos trajectoires au millimètre près — ici, le seul GPS, c’est votre instinct, et il n’est pas toujours fiable.
Vroom fait ressortir les âmes d’enfants : il suffit de quelques petites voitures en bois et d’une table pour que la course commence, et que tout le monde autour de la table ait 8 ans.
Très bon !
- Date de sortie : Mai 2026
- Langue : Français
- Fabriqué en : Chine
- ITHEM : 2 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 4 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : C. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Éditeur : Big Moustache Games
- Auteur : Antonin Boccara
- Illustrations : Amélie Guinet
- Nombre de joueurs : 2 à 6
- Âge conseillé : Dès 8 ans
- Durée : Environ 15 minutes
- Thème : Course automobile
- Mécaniques principales : Course, éstimation, gestion de main, parcours, coopération, déduction. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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