Jeux de plateau

Essen 2025 – jour 1 : On y était, et c’était du lourd !

🔥 Compte-rendu Essen 2025. Nos coups de cœur du jour 1 : Feya’s Swamp sold-out en 30 min, Verso de Gigamic, et les flops à éviter !


Essen 2025

Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • Essen 2025 reprend l’organisation gagnante de 2024 avec quelques changements majeurs : plus de billetterie sur place (vendredi et samedi déjà sold-out), et une sélection de jeux plus sage avec moins de grosses boîtes au-dessus de 60€.
  • Les coups de cœur du jour 1 : Feya’s Swamp (sold-out en 30 min, un expert punitif mais prometteur), Mookies Island (le chouchou familial des enfants), et Verso de Gigamic (un jeu de cartes finaud qui devrait cartonner à Noël).
  • Les déceptions : Chichen Itza de Stefan Feld qui s’embourbe dans des combats interminables, même si Bug Run de Bombyx rattrape un peu le niveau avec son côté opportuniste et politiquement incorrect.

Imaginez : vous arrivez à l’ouverture du plus grand salon du jeu du monde, et en 30 minutes chrono, le jeu le plus attendu est déjà en rupture de stock. Bienvenue à Essen 2025.

Après une année 2024 qui nous avait redonné le sourire avec un retour aux chiffres d’avant la pandémie, le plus grand salon du jeu européen (ouais, le fameux Spiele pour les intimes) revient nous en mettre plein la vue.

L’organisation du salon : si ça marche, pourquoi changer ?

Le salon garde exactement la même organisation qu’en 2024, et franchement, on comprend pourquoi : si ça marche, pourquoi changer ? On retrouve donc l’utilisation de tout l’espace du Messe avec les stands regroupés par thématique :

  • Hall 1 : Figurines, cartes à collectionner et JdR
  • Hall 2 : JdR, jeux pour connaisseurs et experts
  • Hall 3 : Connaisseurs et experts
  • Hall 4 : Experts, jeux familiaux et le fameux espace B2B
  • Halls 5, 6 et 7 : Jeux familiaux, enfants et société
  • Galeria : Activités gratuites pour les mômes et le foodcourt (plus quelques stands dispersés ici et là)

Les événements spéciaux de retour

Niveau événements spéciaux, l’édition 2025 reprend tout ce qui avait bien marché l’an dernier :

Des conférences pour les professionnels, organisées en marge du salon. Toujours utiles pour ceux qui bossent dans le milieu.

La journée des Éducateurs le vendredi 24/10 : enseignants, chercheurs, formateurs d’entreprise et autres acteurs du domaine éducatif viennent découvrir comment utiliser les jeux comme outils pédagogiques. Le programme est dense avec des présentations et discussions qui offrent une perspective unique sur l’utilisation des jeux en éducation.

Le Golden Demon fait son retour : ce concours international de peinture de figurines Warhammer qui fait trembler les pinceaux ! D’immenses présentoirs vitrés ont été installés pour valoriser les plus belles créations du public. Les premières pièces exposées déchirent déjà furieusement la rétine, signe que la concurrence va être acharnée.

Le changement qui fâche

Petit bémol cette année : pas de billetterie sur place. Il fallait tout acheter en ligne, et franchement, il fallait s’y prendre à l’avance vu que le vendredi et le samedi sont sold-out depuis deux semaines. Ça annonce la couleur : le public compte bien être au rendez-vous !

Une édition 2025 plus sage ?

Côté sorties, mon impression perso c’est que cette édition 2025 est plus sage que 2023 ou 2024. On voit encore beaucoup de jeux du premier semestre mis en avant, et surtout une grosse baisse des boîtes au-dessus de 60€. À la place, c’est la bataille des jeux à 25-30€ qui doivent rivaliser d’ingéniosité pour proposer du matos canon ou une mécanique bien twistée.

C’est vrai que l’année a été rude pour le milieu avec la disparition de gros noms comme Funforge, Ludonaute, Game Brewer ou Mythic Games. Ça explique peut-être ce recentrage sur des prix plus accessibles.

Bon, assez parlé, place aux découvertes du jour !


Feya’s Swamp – Fractal Juegos

Comme prévu, c’était la course : les 160 copies ont été écoulées en moins de 30 minutes chrono (sold-out à 10h24 précises, on a chronométré !). C’est clairement une stratégie marketing par la rareté, mais est-ce que le jeu vaut tout ce buzz ?

À première vue, Feya’s Swamp va surprendre ceux qui s’attendent à un nouveau Terra Mystica ou Project Gaia. Cette fois, on est plutôt sur un mélange de placement d’ouvriers et de pick-and-delivery. Mais rassurez-vous, on retrouve vite ses marques : le titre reprend énormément d’éléments de ses prédécesseurs.

Ce qui change ? Le plateau bouge énormément en cours de partie, ce qui force à anticiper le déplacement des zones de collecte et de revente. Et attention, c’est punitif : les erreurs se paient cash et les écarts se creusent vite !

Difficile d’avoir un avis tranché sur une demi-partie, mais ça donne clairement envie. Les retours des testeurs qui ont fini leur partie sont plutôt enthousiastes et convergents. On a hâte de le tester en entier ! Le jeu débarque bientôt.


Mookies Island – Scorpion Masqué

On change complètement d’ambiance ! Après le jeu expert, place au familial pur sucre.

Au centre de la table, deux grosses piles de cartes Mookies (les petites créatures qui donnent leur nom au jeu). Chaque carte est recto-verso avec deux familles différentes (parmi 6 au total).

C’est un jeu à deux : chacun son tour, on choisit la première carte d’une pile, on la met sur le dessus de sa pile perso, sur la face qu’on veut. Quand une pile centrale est vide, c’est fini : on regarde famille par famille qui est majoritaire. Chaque famille rapporte entre 2 et 4 points. Y’a quelques cartes brillantes qui comptent double, et des araignées qui font perdre des points à celui qui en a le plus. Et voilà, vous savez jouer !

C’est hyper simple, mais il faut quand même un peu de mémoire pour savoir où on en est par rapport à l’adversaire et rester majoritaire. Mes enfants ont adoré, c’est leur coup de cœur assumé du salon ! Perso je suis moins convaincu, mais bon, c’est eux le public cible.


Verso – Gigamic

La dernière nouveauté de leur gamme « jeux de cartes avec twist sympa », après un Decal que j’adore sortir au club.

Le principe est simple : à chaque tour, le joueur actif prend la première carte de la pile. Elle a 3 infos : une couleur (orange, vert ou bleu), une valeur (de 1 à 6) et des points de victoire (1 ou 3).

À son tour, le joueur actif a deux options :

Première action : piocher une carte. Comme dans Captain Flip, soit il la garde telle quelle, soit il la retourne – mais ce choix est irréversible. L’autre face est forcément complètement différente (couleur, valeur, points de victoire).

Deuxième action : valider une suite d’au moins 2 cartes de la même couleur. Il marque les points et défausse les deux cartes les plus fortes de la suite. Cerise sur le gâteau : ses voisins de droite et de gauche doivent retourner leur carte de la même couleur la plus forte, ce qui peut complètement bouleverser leurs plans !

Le jeu est plutôt finaud, avec un poil de calcul, un poil de chance et un poil d’interaction. Bref, il a tout ce qu’il faut pour cartonner à Noël !

On vous en parlait déjà ici.


City Tour – Blue Orange

On reste dans le familial avec le petit dernier de Blue Orange. Le principe est simple : le joueur actif pioche 2 tuiles de labyrinthe et les pose sur le plateau central dans la continuité du trajet en cours. Ça fait avancer un bus le long du trajet.

Parfois, la tuile va faire monter des passagers de couleur dans le bus, parfois le bus va croiser des arrêts où il faut faire descendre un certain nombre de passagers d’une couleur bien précise.

À la fin du parcours, l’équipe gagne si elle a réussi à faire descendre suffisamment de passagers, sinon elle perd. C’est simple, efficace, coopératif, mignon et coloré.

En revanche, la difficulté monte rapidement avec les différents scénarios fournis dans la boîte. Le succès est loin d’être automatique, il faut clairement travailler dans le même sens. Mes lardons ont aimé, sans être plus emballés que ça.

On vous en parlait déjà ici.


Chichen Itza

Voici le petit nouveau de la série « Cities », avec Stefan Feld qui part complètement en vrille… Oubliez les jeux de placement d’ouvriers avec des dés dans tous les sens, place au jeu d’escarmouche sur le thème des Incas.

Dans Chichen Itza, on place des troupes, on combat des monstres, on collecte des trésors… Et surtout on s’embête copieusement, avec des combats interminables en 2 fois 5 phases. Lorsque vos trois adversaires décident de combattre le même tour, ça vous laisse presque le temps de vous mater une intégrale des meilleurs moments de Derrick.

Je suis peut-être passé à côté du potentiel du truc, mais j’aurais tendance à vous conseiller la plus grande prudence sur celui-là. Vraiment.


Bug Run – Bombyx

Après un Humanity qui n’a pas rencontré le succès escompté (au grand dam de l’éditeur qui avait placé beaucoup d’espoirs sur le titre), voici un titre au sujet beaucoup plus léger : un porte-monstre-trésor familial et gentiment puputte, idéal pour apprendre les bonnes manières à vos charmantes têtes blondes.

Le principe est simple : on achète du matériel (des épées, des arcs, des munitions, des consommables), puis on part à l’aventure dans les souterrains du donjon. Il y a des salles comportant des épreuves et/ou des récompenses, et des monstres qu’il va falloir occire.

Le truc amusant ? Une fois qu’un monstre est vaincu, la répartition des récompenses ne dépend pas de qui a le plus frappé la créature, mais de qui a porté le dernier coup. Inutile de vous dire que le jeu favorise l’opportunisme le plus fourbe.

Le premier tour manque clairement de fluidité, la faute à une mécanique un peu trop lourde et descriptive, mais les choses s’arrangent largement dès la seconde manche. Pas eu l’occasion de finir une partie, mais l’ensemble s’est révélé assez agréable – et surtout gentiment politiquement incorrect.


À demain pour de nouvelles aventures !

Le jour 1 est déjà bouclé, et on a plein d’autres jeux à tester dans les prochains jours. Restez connectés pour la suite de nos aventures à Essen 2025 !

Essen 2025, c’est le retour en force du plus grand salon européen : de la hype assumée, des pépites bien réelles, et ce petit frisson du sold-out qui nous rappelle pourquoi on aime tant ce hobby… même si ça nous fait parfois perdre la tête à 10h24 du matin pour un jeu qu’on n’a même pas encore testé ! 🎲✨

Galerie du jour 1 à Essen 2025

Voici quelques photos du jour 1 à Essen 2025 :


Rejoignez notre chaîne WhatsApp


Gus&Co : 100% Indépendant, 0% Publicité

Vous avez aimé cet article ? Depuis 2007, nous faisons le choix difficile de refuser la publicité intrusive pour vous offrir une lecture confortable. Mais l'indépendance a un prix (hébergement, temps, achat de jeux).

Pour que cette aventure continue, vous avez deux moyens de nous soutenir :

Le soutien direct : Rejoignez nos mécènes sur Tipeee pour le prix d'un café par mois.

☕ Soutenir Gus&Co sur Tipeee

Votre réaction sur l'article ?
+1
11
+1
7
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0

4 Comments

À vous de jouer ! Participez à la discussion

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Gus & Co

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture