Affaire Lorcana : Un nouveau rebondissement !
⚖️ Secrets volés et concurrence déloyale : Upper Deck ne lâche rien dans l’affaire Lorcana. Ravensburger est-il vraiment tiré d’affaire ?
Affaire Lorcana : Upper Deck refuse la défaite et relance la guerre juridique
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L’essentiel en 3 points :
- La justice américaine a rejeté les accusations de plagiat contre Ravensburger, jugeant que les mécaniques de jeu ne sont pas protégeables par le droit d’auteur.
- Upper Deck contre-attaque immédiatement avec une nouvelle plainte pour « détournement de secrets commerciaux » afin de maintenir la pression sur l’éditeur de Lorcana.
- Seul l’auteur Ryan Miller reste poursuivi pour rupture de contrat, avec un procès prévu en novembre 2025.
On pensait l’affaire enterrée, le verdict tombé, mais non : le feuilleton judiciaire le plus dinguissime du monde ludique vient de connaître un énième rebondissement !
Si vous suivez l’actu des jeux de cartes à collectionner (JCC), vous connaissez le drame entourant Disney Lorcana. Depuis 2023, c’est un combat de titans en coulisses : Upper Deck accuse Ravensburger (l’éditeur de Lorcana) et l’auteur Ryan Miller d’avoir purement et simplement plagié un de leurs jeux inédits. Le dernier chapitre de cette affaire remonte à septembre 2024. Et là, bim ! Un nouvel rebondissement.
Le 3 octobre 2025, coup de théâtre : Upper Deck vient de déposer une nouvelle plainte, quelques jours seulement après que la justice américaine a démonté toutes ses accusations initiales.
Retour sur une saga qui secoue l’industrie et qui pose une question cruciale : peut-on vraiment voler l’idée d’un jeu ? Et surtout, est-ce vraiment un vol ?
Un auteur, deux jeux
Pour comprendre le conflit, revenons en 2020. Ryan Miller, un game designer talentueux, travaille en freelance pour Upper Deck sur un projet secret nommé Rush of Ikorr. Fin 2020, il quitte Upper Deck pour rejoindre Ravensburger, où il co-développe ce qui deviendra le phénomène Disney Lorcana.
Coïncidence ? Upper Deck n’y croit pas une seconde. En juin 2023, juste avant la sortie triomphale de Lorcana, ils dégainent l’artillerie lourde. L’accusation est grave : Miller serait parti avec les plans de Rush of Ikorr sous le bras et Ravensburger aurait utilisé ces concepts pour créer Lorcana. Upper Deck crie au vol et demandait même l’interdiction du jeu !
Une victoire cruciale pour la création
La juge fédérale Kymberly Evanson tranche en faveur de Ravensburger. Toutes les accusations de violation de droit d’auteur, de fraude et de concurrence déloyale sont rejetées.
Pourquoi cette décision ? C’est là que ça devient passionnant pour nous qui naviguons sur la mer du jeu.
La juge a rappelé un principe fondamental : on ne peut pas protéger une idée ou une mécanique de jeu par le droit d’auteur.
Oui, Lorcana et Rush of Ikorr partagent des similitudes (gagner des points, utiliser des ressources pour jouer des cartes). Mais ces mécaniques sont génériques. C’est ce qu’on appelle des « scènes à faire », des concepts standards présents dans d’innombrables JCC. C’est comme essayer de breveter le fait de lancer un dé !
Pour qu’il y ait plagiat, il faut copier l' »expression » (les illustrations, le texte exact des règles), pas le « système ». Et là, Upper Deck n’a apporté aucune preuve de copie illicite.
Concernant Ryan Miller, la justice a aussi été claire : en tant que freelance sans clause de non-concurrence, il était tout à fait normal qu’il travaille sur plusieurs projets.
C’est une victoire majeure pour Ravensburger, qui estime avoir « protégé les game designers à travers toute l’industrie » en confirmant que l’inspiration fait partie du processus créatif.
Upper Deck sort une nouvelle carte
On pensait le dossier clos ? Raté. Upper Deck est coriace.
Quelques jours après ce revers cinglant, ils reviennent à la charge et changent d’angle d’attaque. Ils accusent désormais Ravensburger et Miller de « détournement de secrets commerciaux« (misappropriation of trade secrets).
En clair, Upper Deck ne dit plus « Vous avez copié notre jeu », mais « Vous avez volé notre recette secrète ». Ils soutiennent maintenant que la combinaison unique des mécaniques de Rush of Ikorr constituait une information confidentielle qui aurait été volée. C’est une tentative de contourner l’échec du droit d’auteur.
Et maintenant ? Le procès de Ryan Miller
Si Ravensburger (l’entreprise) est écarté de la procédure initiale, Ryan Miller (l’homme) n’en a pas fini avec la justice.
Une seule accusation subsiste contre lui personnellement : la rupture de contrat. Upper Deck lui reproche d’avoir violé ses accords de confidentialité en partageant des éléments de Rush of Ikorr avec Ravensburger alors qu’il était encore sous contrat.
Même si les idées ne sont pas protégeables par le droit d’auteur, elles peuvent l’être par un contrat bétonné. Ce point n’a pas été tranché. Un procès devant jury est programmé pour novembre 2025.
L’affaire Lorcana est loin d’être terminée. Elle illustre parfaitement la frontière ténue entre inspiration et plagiat dans le game design. Ce duel judiciaire laissera des traces. Au final, cette affaire confirme que dans le jeu de société, l’inspiration est reine, mais que le contrat est roi.
Affaire (Lorcana) à suivre…
FAQ : L’affaire judiciaire Disney Lorcana expliquée
Pourquoi Upper Deck a-t-il attaqué Ravensburger ?
En juin 2023, Upper Deck a accusé le designer Ryan Miller d’avoir utilisé des idées développées pour un ancien projet (Rush of Ikorr) afin de créer Disney Lorcana chez Ravensburger. L’éditeur a parlé de “vol de concepts”.
Qui sont les acteurs de l’affaire ?
- Upper Deck : plaignant, accusant Ravensburger de plagiat.
- Ravensburger : éditeur de Disney Lorcana, visé mais blanchi.
- Ryan Miller : le designer au centre du conflit, ancien collaborateur d’Upper Deck.
Pourquoi la plainte initiale a-t-elle été rejetée ?
La juge a rappelé que les mécaniques de jeu ne sont pas protégées par le droit d’auteur. Seule “l’expression” d’un jeu (textes, visuels, règles précises) peut l’être. Les idées générales comme “gagner des points” ou “utiliser des ressources” appartiennent au domaine public.
Qu’a retenu la justice ?
Le tribunal a confirmé un principe clé : un concepteur indépendant peut travailler sur plusieurs projets similaires tant qu’il ne copie pas des éléments concrets. Une victoire pour la liberté de création dans l’industrie du jeu.
Upper Deck a-t-il abandonné ?
Non. Après ce revers, l’éditeur a reformulé sa plainte en octobre 2024, cette fois pour détournement de secrets commerciaux. Upper Deck affirme que Miller aurait utilisé des informations confidentielles protégées par contrat.
Ravensburger est-il encore concerné ?
Non. L’entreprise a été écartée du dossier. Seul Ryan Miller reste poursuivi, pour “rupture de contrat”.
Que risque Ryan Miller ?
Le procès prévu pour novembre 2024 décidera s’il a violé ses engagements de confidentialité envers Upper Deck.
Pourquoi cette affaire est-elle importante ?
Elle trace une ligne claire :
- Les idées appartiennent à tous.
- Les contrats, eux, engagent.
Cette affaire servira de référence sur les limites entre inspiration créative et plagiat dans le monde du jeu de société.
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