Eila et l’Éclat de la Montagne : Jeu triste, mais brillant !
🐰🌟 Eila et l’Éclat de la Montagne, un jeu solo narratif et immersif qui nous plonge dans un univers féerique aux accents sombres.
Eila et l’Éclat de la Montagne
⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
Qui aurait cru qu’un jeu aux illustrations si mignonnes pourrait cacher une histoire si sombre ?
Celui-ci, cela faisait longtemps que j’attendais de mettre mes mains dessus ! Sélectionné à nos Gus&Co Awards comme meilleur jeu solo de 2023, j’attendais avec impatience de pouvoir partager avec vous ma chronique.
Eh bien aujourd’hui, bim, le grand jour est arrivé. Le jeu vient enfin de re-re-re-resortir chez IELLO. Suivez-moi, je vous emmène explorer ensemble les méandres d’Eila et l’Éclat de la Montagne, un jeu narratif solo ou coopératif qui a su nous charmer par son style visuel enchanteur et son histoire vraiment, vraiment, vraiment prenante.
Mais attention, ne vous fiez pas à son apparence innocente. Car croyez-moi, sous une DA toute cute un brin cucul, ce jeu réserve bien des surprises !
Un jeu aux multiples facettes
Eila et l’Éclat de la Montagne est un jeu qui se démarque par sa capacité à marier habilement narration et mécanique de jeu. Chaque chapitre introduit de nouvelles cartes et règles, maintenant ainsi un gameplay frais, fluide et fun ! Les choix que vous ferez auront un impact significatif sur la progression et les dénouements de l’histoire, vous offrant une expérience véritablement immersive.
Le matos du jeu est de haute qualité, avec des illustrations mi-chatoyantes, mi-charmantes, mi-cute, qui contribuent à créer une atmosphère envoûtante. Cependant, ne vous laissez pas berner par son apparence innocente, car l’histoire peut prendre des tournures inattendues et sombres, rendant ce jeu peu / pas adapté aux jeunes enfants malgré son esthétique mignonne.
Une mécanique de jeu ingénieuse
Le jeu utilise astucieusement les cartes pour faire avancer la narration. Vos décisions peuvent mener à différentes fins, ajoutant ainsi une rejouabilité intéressante. La gestion des ressources comme la nourriture et la magie est cruciale pour naviguer à travers les défis présentés dans chaque chapitre.
Eila et l’Éclat de la Montagne est particulièrement recommandé pour ceux qui apprécient les jeux solo avec une forte dimension narrative et une prise de décision stratégique. Honnêtement, j’ai kiffé sa capacité à mêler habilement la narration à un gameplay passionnant.
Et ajoutez à cela un défi croissant au fil des chapitres. Si le scénario d’introduction peut sembler facile, ne vous y trompez pas ! La difficulté augmente significativement dans les chapitres suivants. Les chapitres 3 à 5 peuvent s’avérer particulièrement ardus à surmonter. Vous devrez faire preuve de perspicacité et de stratégie pour venir à bout de ces défis (à moins de… pougner. Mais qui le fait dans les jeux solo ? Qui ? Levez la main. C’est la honte ! Vous m’entendez ? La honte ? Qui gardait un pouce et un index entre 2-3 pages dans les Livres dont vous êtes le Héros pour éviter de mourir ou de faire un mauvais choix ? Qui ? OK, moi, j’avoue).
Rejouabilité : Explorez de nouveaux zorizons
L’un des atouts d’Eila et l’Éclat de la Montagne réside dans sa rejouabilité. Vous pouvez revenir en arrière et faire des choix différents pour tenter d’obtenir de meilleurs résultats. Cependant, cela nécessitera de rejouer depuis le début. Mais bon. Soyons lucides deux secondes. Une fois que vous aurez découvert l’histoire dans son intégralité, vous serez peut-être moins motivé pour refaire toute la campagne.
Chaque chapitre, une expérience unique
Le gameplay implique de faire des choix sur des cartes narratives qui affecteront ce qui se passera lors des jours/tours suivants. Il y a également quelques mécaniques légères autour de la gestion des ressources, de l’exploration, de la mémoire et des lancers de dés dans certains chapitres.
Chaque chapitre se distingue par l’introduction de nouvelles mécaniques. La plupart durent entre 30 et 45 minutes, mais les chapitres suivants peuvent prendre plus de temps, surtout si vous devez les recommencer.
Eila et l’Éclat de la Montagne : Une expérience narrative de ouf
L’histoire, les thèmes et les illustrations sont très bien réalisés et captivants, même si le jeu devient d’une difficulté redoutable vers la fin. Il offre une expérience unique de jeu de cartes narratif en solo ou en coopération. Même si, selon moi, c’est en solo que le jeu prend son envol. Tel un roman d’aventure, on a du plaisir de le lire, de le faire, d’y jouer, de le vivre en solo.
Selon moi, Eila et l’Éclat de la Montagne se présente comme une créa impressionnante et innovante, mais qui se prête davantage à une expérience narrative unique plutôt qu’à un jeu que vous voudrez rejouer à l’infini pour optimiser votre parcours. La difficulté croissante peut diviser les opinions. Mais si vous appréciez les jeux narratifs et que vous ne cherchez pas nécessairement à « gagner », il vous offrira une aventure franchement passionnante ! Une expérience mémorable plus qu’un jeu infiniment rejouable, en somme.
Des illustrations qui donnent vie à l’univers d’Eila
Un des aspects les plus saisissants d’Eila et l’Éclat de la Montagne est sans conteste son esthétique visuelle. Les illustrations, à la fois charmantes et détaillées, vous transportent instantanément dans l’univers féerique d’Eila. Chaque carte est une œuvre d’art en soi, racontant une partie de l’histoire et donnant vie aux personnages et aux lieux que vous rencontrerez au cours de votre aventure.
Mais ne vous laissez pas tromper par l’apparente douceur de ces illustrations. Au fil des chapitres, vous découvrirez que l’univers d’Eila recèle aussi des zones d’ombre, des dangers cachés et des révélations… troublantes. C’est cette dualité, ce contraste entre la beauté et les ténèbres, qui fait toute la richesse et l’originalité de ce jeu.
Une narration qui nous tient en haleine
Eila et l’Éclat de la Montagne excelle dans l’art de la narration. Chaque carte, chaque choix, chaque chapitre ajoute une nouvelle couche à l’histoire, vous entraînant toujours plus loin dans les méandres de cette quête mystérieuse. Les rebondissements sont nombreux, les révélations souvent surprenantes, et vous vous surprendrez à vous attacher aux personnages et à leur destin.
Si vous flânez souvent sur Gus&Co et que vous lisez mes chroniques, vous savez que ma came, ce sont les jeux de rôle et les jeux narratifs. J’aime quand un jeu me raconte une histoire. M’en fait vivre une. Et c’est exactement ce que j’ai trouvé dans Eila.
C’est cette qualité de narration qui distingue Eila et l’Éclat de la Montagne de nombreux autres jeux. Ici, vous n’êtes pas simplement en train de jouer, vous vivez une véritable aventure, avec ses moments de triomphe et ses instants de doute. Une expérience qui, une fois terminée, vous laissera avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’unique.
Eila et l’Éclat de la Montagne, verdict : Une pépite narrative à découvrir
En conclusion, Eila et l’Éclat de la Montagne est un jeu qui mérite amplement votre attention si : vous aimez les jeux solo, vous aimez les jeux narratifs, vous aimez les jeux qui vous triturent le bide, vous chatouillent les émotions. Avec ses mécaniques ingénieuses, ses illustrations cute et son histoire passionnant, il vous offrira une expérience de jeu franchement, franchement inoubliable !
Certes, sa difficulté croissante pourra en rebuter certains, et sa rejouabilité n’est peut-être pas infinie. Mais celles et ceux qui se lanceront dans l’aventure avec un esprit ouvert et une soif de découverte en ressortiront assurément ravis et enrichis.
Si vous cherchez un jeu qui vous transporte, vous surprend et vous fait vibrer, ne cherchez plus. Eila et l’Éclat de la Montagne est le compagnon idéal pour vos soirées de jeu solo ou en coopération. Laissez-vous envoûter par son charme, relevez ses défis, et découvrez les secrets que recèle son univers. Une aventure inoubliable de ouf vous attend !
Grandiose !

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4 Comments
ddexert
Tres difficile de noter ce jeu. Pour sûre c’est un coup de coeur de l’année ! Mécaniques simples, permettant un jeu narratif passionnant en 45 min !! Le hasard du brassage de cartes peut amener un peu de frustration. Mais surtout, j’aime les aventures, les jeux qui me transportent, qui font vivre des émotions… Eila, c’est une magnifique aventure !
On s’attache à cette lapine et chaque décision me semblait alors importante pour sa vie.
Merci d’apporter cette poésie, cette douceur, cette beauté et émotion au jeu de société. Ce jeu qui porte sur les lapins a quelque chose de très humain 😊, ce qui est précieux. Ce sont des choses que j’attends depuis longtemps dans le JDS et que l’on trouve parfois, ici et là.
Pourtant je lui mets la note de 1 sur bgg… Cela me semble important d’expliquer pourquoi ds ces commentaires, mais cela pourrait gâcher l’experience, donc ne lisez la suite que si vous avez déjà fini Eila 😊
Attention SPOIL SPOIL SPOIL SPOIL SPOIL
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En effet, au delà de la bonne intention louable de ce jeu plein de valeurs humaines et d’émotions, la psychologie ça ne s’invente pas sur un coin de table de jeu, et malheureusement, le seul chemin qui mène à la véritable « bonne » fin du jeu, révèle une morale terrible !
Etre gentil c’est bien et te guideras dans la vie. Voici la morale à retenir. Lors de ma partie, j’ai aidé l’ours, je n’ai pas répondu aux sirène du pouvoir et des privilèges de la mine, j’ai tenté coûte que coûte de sauver mon ami au château, et de faire la lumière sur la situation, mais… j’ai choisi que Eila ne se laisse pas faire à l’usine devant l’intimidation des gangs et cet unique choix (1 carte à ne pas avoir) m’a amener à l’ombre terrible des « mauvaises » fins. Etre gentil, c’est mignon, mais l’assertivité est tellement importante. Avec toutes ces histoires de harcèlement scolaire, être dans un jeu où la bonne chose à faire et de ne rien faire, pire de se laisser faire, quand on est agressé par un groupe, quand le supérieur pratique le harcèlement, c’est terrible.
Porter un si beau projet, avec toute sa dimension humaine et psychologique, c’est magnifique, mais ça demande au minima, un regard extérieur connaisseur, surtout quand le jeu peut-être joué à partir de 12 ans.
Enfin pour terminer : L’amour des parents et leur encouragements ne sont pas le résultats de bons ou mauvais choix. Aimer ce n’est pas « être fier de « . Et se construire, ce n’est pas faire les « bons » choix. Chaque choix à différentes implications qu’on ne peut pas maîtriser. Se construire, c’est vivre avec toute l’ambivalence de cette expérience humaine.
lithrac
DDEXERT, Je suis ravi de voir que je ne suis pas le seul de cet avis. Le jeu est encensé par la critique, pour tout un tas de bonnes raisons, mais pour moi le message que tente de transmettre ce jeu est effectivement problématique. Je n’aurais pas su le mettre en mots aussi bien que vous. Merci.
Morlockbob
Merveilleuse expérience que ce jeu et je ne joue jamais solo. Je l ai fait deux fois et c était différent, pas répétitif. Quant à la fin oui elle est cul cul, prenons ça comme la conclusion d un bon sitcom pétri de bons sentiments
Jem Jaime
De mémoire (mais je peux me tromper, je n’ai plus le jeu en ma possession), on peut résister au harceleur et lui administrer une bonne correction. Par contre il ne faut pas le poursuivre pour l’achever. Si c’est bien cela, le propos se tient.