Puerto Rico 1897 : Nouveau visage, mêmes problèmes ?
🎨 Comment Puerto Rico 1897 tente de rectifier le passé colonial mais rate l’inclusion véritable. Entre tentative de réparation et réalités.
Refonte ou défaite ? Le paradoxe de Puerto Rico 1897
Avez-vous déjà ressenti cette excitation à l’idée de redécouvrir un jeu classique, remodelé pour mieux refléter les valeurs contemporaines ? C’est ce que promettait Puerto Rico 1897, une refonte audacieuse du célèbre jeu de société Puerto Rico, initialement sorti en 2002. Mais, comme souvent, le diable est dans les détails, et la réalité peut s’avérer plus complexe et moins idyllique que ce que l’on imagine.
Un contexte historique (lourd)
Le jeu original de Puerto Rico plonge les joueuses et les joueurs dans les rôles de gouverneurs coloniaux espagnols, cherchant à maximiser leurs profits via l’exploitation de plantations. Du 15ème au 19ème siècle, Puerto Rico a été une colonie espagnole, marquée par une oppression brutale : dépossession des terres, travail forcé, et introduction de maladies infectieuses par les Européens, suivie par l’importation forcée d’Africains asservis pour travailler sur ces mêmes plantations.
Dans cette première édition, les travailleurs étaient représentés par des disques en bois… marron, nommés « colons » plutôt que « esclaves », une manière de détourner le regard des atrocités de l’époque, favorisant un gameplay orienté vers la construction d’un empire sans se soucier des implications morales. Rappelez-vous, le jeu Mombasa a lui aussi été rethématisé en une version moins… problématique.
La naissance de Puerto Rico 1897
Avec Puerto Rico 1897, l’éditeur a tenté de rectifier le tir. Le jeu se déroule après l’indépendance de l’île, libérée du joug de l’empire espagnol. Les joueurs et joueuses incarnent désormais des fermiers portoricains qui aspirent à bâtir leur propre succès en cultivant et vendant des produits agricoles, tout en participant à l’édification de l’infrastructure urbaine.
Cette refonte a été marquée par la participation de Jason Perez, critique et auteur de jeux portoricain, en tant que consultant culturel. Cependant, peu après sa sortie, Perez a publié une vidéo sur sa chaîne Youtube, vidéo qu’il a depuis retirée. Il vient tout juste de s’exprimer hier sur son compte X à ce sujet, en disant, et je le cite : « J’ai créé le thème de Puerto Rico 1897. Maintenant, je le rejette » , exposant les failles et les déceptions ressenties lors de son travail sur ce projet :
Notre traduction :
« Yo, mes amis, quoi de neuf ? Il y a peu de temps, j’ai posté une vidéo décrivant toute mon expérience avec la réalisation de Puerto Rico 1897. J’avais besoin de faire cette vidéo, et je suis heureux que les gens l’aient regardée et qu’ils l’aient soutenue. Cependant, je la retire à présent. Certaines interprétations erronées se sont révélées frustrantes et dérangeantes. Bien que j’apprécie normalement l’engagement, la discussion et le désaccord dans mes autres vidéos (bienvenue sur l’internet), le travail émotionnel a été beaucoup plus intense ici en raison du sujet traité. Il est temps de recalibrer. De plus, on m’a demandé de poster quelque chose de plus court. Une pierre deux coups.
Mes sentiments n’ont pas changé. J’ai créé le thème de Porto Rico 1897, et maintenant je le rejette. En élaborant la nouvelle histoire de « 1897 » pour le jeu, je voulais aller au-delà d’une simple correction du problème de relations publiques de l’ancien thème (jeu de mots). J’étais animé par une vision plus large de l’inclusion qui s’adressait aux joueurs existants, aux nouveaux joueurs et à mon propre héritage portoricain. Cependant, il s’est avéré que ce n’était pas la bonne approche.
Pour moi, une seule question me tient à cœur : qu’est-ce qu’une véritable inclusion ? Une véritable inclusion signifie que l’on élève les créateurs, et pas seulement leurs créations. Dans le cas présent, le créateur et la création ont été séparés d’une manière que je n’ai jamais souhaitée. Bien que les entreprises puissent faire ce qu’elles veulent avec leurs produits, je suis fermement convaincue que ce n’est pas la voie à suivre pour créer des produits dignes des termes que j’apprécie tels que « inclusion », « authenticité » ou « représentation ». Je suis attristée de constater que ma nouvelle histoire thématique, à mon avis, ne répond pas à ces critères. L’aspect culturel – un Portoricain qui a essayé d’apporter quelque chose de nouveau et d’authentique à un jeu appelé Puerto Rico – ne fait qu’ajouter de l’ironie et de la déception. Je pense que notre industrie a encore un long chemin à parcourir.
Ce qui est fait est fait, il est temps d’apprendre et de passer à autre chose. En ce qui concerne le jeu lui-même, on y joue et on l’achète depuis plus de 20 ans et on en profitera probablement encore pendant plus de 20 ans. Bien que j’aie entendu des collègues joueurs qualifier le thème de « réparé », j’invite les gens à réfléchir à ce que cela signifie vraiment. Je continuerai également à plaider en faveur de l’authenticité et de l’inclusion partout où je le pourrai.
Paix à tous. À bientôt.
Jason »
Une refonte critiquée
Perez a expliqué que malgré ses efforts, le jeu ne représente pas une inclusion authentique. Selon lui, le processus créatif contenait des pièges, des enthousiasmes aveugles face à des compromis douteux, et un décalage entre la création et les créateurs qui n’aurait jamais dû se produire. Cette critique nous amène à nous interroger : qu’est-ce que cela révèle sur l’inclusion dans la création de jeux ?
La question soulevée par Perez est cruciale : qu’est-ce que la vraie inclusion ? Pour lui, cela signifie valoriser les auteurs et autrices autant que leurs créations, un principe qui semble avoir été malmené ici. Il souligne que le terme « fixé », souvent utilisé pour décrire le thème de Puerto Rico 1897, demande réflexion. Est-ce qu’une simple correction de surface peut réellement guérir les blessures d’une représentation historique faussée ?
Inclusion : Vers une société où chaque voix compte
L’inclusion, d’un point de vue social et culturel, est un principe fondamental qui vise à garantir que chaque individu, quels que soient son origine, son identité, ses capacités ou ses croyances, puisse participer pleinement à tous les aspects de la vie sociale, économique et politique. Cette approche cherche à éliminer les barrières qui excluent certaines populations des opportunités et des interactions qui définissent notre vie en société.
Sur le plan culturel, l’inclusion implique la reconnaissance et la valorisation des diverses cultures, langues et expressions artistiques, promouvant un environnement où la diversité est perçue comme une richesse et non comme une division. Cela signifie créer des espaces où les différences ne sont pas simplement tolérées, mais activement célébrées, où les voix marginalisées sont écoutées et où les identités sont respectées.
En pratique, cela se traduit par des politiques et des pratiques qui adaptent les environnements éducatifs, professionnels et récréatifs pour être accessibles et accueillants pour tous et toutes, reflétant ainsi un engagement envers l’équité et la justice sociale.
Analyse d’un échec d’inclusion
Un manque de profondeur
Le principal écueil de Puerto Rico 1897, tel que Perez le décrit, est un manque de profondeur dans l’approche de l’inclusion. Transformer des gouverneurs coloniaux en fermiers indépendants sans changer la structure fondamentale du jeu semble être une solution de facilité, qui évite de s’attaquer aux racines du problème.
L’importance de la consultation culturelle
Perez, malgré son rôle de consultant, a senti que ses contributions étaient plus cosmétiques qu’essentielles. Cela soulève une question pertinente : comment les jeux de société peuvent-ils intégrer des consultants culturels de manière à ce que leur influence soit réellement significative et pas seulement symbolique ?
Vers un avenir plus inclusif
Écouter et apprendre
Pour avancer, l’industrie du jeu doit apprendre de ces erreurs. Écouter les critiques et les consultants, comprendre leur point de vue, et intégrer leurs perspectives de manière profonde et respectueuse est essentiel. Cette démarche est indispensable pour que les jeux de demain soient conçus avec une conscience claire de l’histoire et de la culture qu’ils représentent.
Créer. Oui, mais avec conscience !
Les créateurs de jeux doivent travailler avec une conscience claire de l’histoire et de la culture qu’ils représentent. Cela implique un engagement à ne pas seulement « réparer » les erreurs passées, mais à construire de nouvelles narrations qui respectent et célèbrent les peuples représentés. En intégrant les perspectives de divers experts et membres de la communauté portoricaine, les créateurs peuvent enrichir leur vision et produire des jeux qui sont véritablement inclusifs.
Puerto Rico 1897 en mode « woke bait » ?
Avec cette tentative, ratée, selon Perez, de rethématisation et inclusion du jeu, doit-on y voir du « woke bait » ? Pour rappel, le « woke bait, » ou l’appât woke, est une stratégie marketing ou narrative qui consiste à utiliser des messages progressistes, des symboles de la diversité ou des thèmes sociaux sensibles pour attirer l’attention et susciter l’intérêt, sans pour autant s’engager véritablement dans la cause qu’ils prétendent soutenir.
Cette approche est souvent critiquée pour son manque de sincérité et perçue comme une exploitation superficielle des mouvements sociaux pour le gain commercial ou médiatique. Dans ce contexte, les entreprises, les créateurs de contenu ou les marques adoptent des postures inclusives ou « woke » pour plaire à une audience qui valorise l’équité et la justice sociale, mais ne mettent pas en œuvre de changements substantiels qui reflètent ces valeurs.
Le « woke bait » peut ainsi créer une dissonance entre les messages véhiculés et les actions réelles, menant à une méfiance et à une critique de la part des consommateurs et des militants qui y voient une forme de cynisme plutôt qu’un engagement authentique envers l’inclusion et la diversité. Alors, Puerto Rico 1897, du « woke bait » ?
Conclusion : Un dialogue nécessaire
Puerto Rico 1897 a ouvert un dialogue nécessaire sur ce que signifie vraiment refaire un jeu pour corriger ses erreurs passées. Le rejet de Perez de sa propre création est un puissant rappel que l’inclusion ne doit pas être un vernis superficiel, mais une restructuration profonde des principes de création.
Alors, chère commu, la prochaine fois que vous découvrirez une refonte de votre jeu favori, demandez-vous : cette transformation est-elle vraiment fidèle à l’esprit d’une inclusion authentique, ou n’est-elle qu’une correction superficielle destinée à apaiser une conscience collective, en mode « woke bait » ?
Notre engagement et notre sens critique sont plus que jamais nécessaires pour guider cette industrie vers un avenir où chaque jeu est une fenêtre ouverte sur la compréhension et le respect mutuel. Sommes-nous prêtes et prêts à redéfinir nos jeux préférés pour qu’ils soient véritablement inclusifs, ou sommes-nous satisfaits de solutions temporaires ? Notre voix compte !
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15 Comments
Philippe Galland
Personnellement, je trouve absolument ridicule cette mode qui consiste à réécrire l’histoire ou la voiler en la travestissant.
Que l’esclavage ait existé, ainsi que la traite des noirs qui va avec, est un fait.
Quand un jeu traite de l’époque historique où il avait cours, il me semble normal qu’on trouve dans le jeu des esclaves… Et c’est vrai pour tous les arts ! Regardez le ridicule de ces nouveaux films et séries dans lesquels l’aristocratie européenne est représentée comme multiraciale ! Ce travestissement me semble aller dans le même sens que celui qui conduit à l’interdiction de livres dans les bibliothèques scolaires aux États-Unis au prétexte que certains parents se sentent offensés par le contenu, à la réécriture des manuels scolaires d’histoire en Floride pour y affirmer que l’esclavage y était très minoritaire et qu’il représentait une « chance » pour les noirs.
L’enfer est pavé de bonnes intentions et si on voit où ça commence, on peut craindre là où ça se terminera…
Ainsi la loi française a cherché à se prémunir de telles dérives temporelles en stipulant dès son article 2 du code civil « La loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif ». Que les créateurs de jeu en prennent de la graine et établissent que « Le thème d’un jeu historique doit refléter l’époque représentée et non ce que nos valeurs actuelles aimeraient qu’elle ait été. ».
Que les créateurs de « Mur d’Hadrien », « Puerto Rico 1897 » et autres « Skymines » regrettent leurs choix ! Je continuerai pour ma part à appeler « Esclaves » les « serviteurs » violets, à jouer à « Puerto Rico » et à « Mombasa ».
Blabla Blabla
Merci pour votre message Monsieur Galland.
Sensibiliser, c’est éduquer. Soumettre, c’est effacer. Le révisionnisme de bonne conscience à ça de dangereux qu’ils s’ignorent.
Débattons, parlons, expliquons, éduquons pour faire société. Cessons d’effacer, l’absence qui en résulte devient chaque jour un peu plus notre propre fossée.
Marcias Gonzalez
en espagnol et en anglais Puerto Rico ; en taïno : Boriquén) est un territoire organisé non incorporé des États-Unis avec un statut de commonwealth. Appartenant aux Grandes Antilles, l’île principale se trouve en mer des Caraïbes, sa côte nord étant baignée en majeure partie par l’océan Atlantique (jusqu’à la cabeza Chiquita). Le territoire est constitué de l’île de Porto Rico proprement dite, ainsi que de plusieurs îles plus petites, dont Vieques et Culebra, formant les îles Vierges espagnoles, et Isla Mona. L’ensemble forme l’État libre associé de Porto Rico. Porto Rico a un plus grand degré d’autonomie que les États américains.
Nico974
Hello,
J’aime bien Puerto Rico et joue souvent à l’ancienne version, effectivement basée sur une histoire… chargée.
Après, je fais partie des joueurs pour qui le jeu est une parenthèse dans une vie quotidienne souvent… chargée.
OK pour inclusion, wokisme, dialogue, etc, mais franchement, quand je joue, je laisse ces sujets de côté et me concentre sur le jeu en lui-même et sa stratégie.
Fin de la parenthèse, retour au réel…
patrikcarpentier
Si on doit réécrire l’histoire à chaque fois qu’un fait passé et/ou une mentalité d’avant sont considérés comme « pas bien », alors nous sommes obligés de mettre à la poubelle 95% des jeux existants.
Par exemple, on détruit tous les jeux qui parlent des Grecs et des Romains, car ces vilains-pas-beaux pratiquaient l’esclavage. Que dire du 1000 bornes qui pousse à la consommation de carburant fossile ? Et du Monopoly qui glorifie les propriétaires vis à vis des locataires de passage ? Les Échecs, les Dames, l’Othello etc. avec un affrontement indigne entre Noirs et Blancs ? 🙂
Je pense qu’il faut conserver le contexte d’un jeu « historique » car justement, ça fait office de « mémoire » et qu’avant, ce n’était pas comme maintenant. Et puis, c’est juste un jeu, pas une thèse doctorale.
Julien
Commentaires un peu désolants qui mélangent tout et qui montre que le sujet n’est pas compris. Personne ne parle de nier l’histoire (bien au contraire!!!). Après si vous ça vous amuse de jouer les colonisateurs au bon vieux temps des colonies grand bien vous y fasse! Le problème va d’ailleurs au delà de la question de la présence simple d’esclaves dans un jeu mais aussi de comment l’esclavage et les esclaves sont représentés, de l’intérêt pour le jeu etc. Un sujet complexe que vos commentaires simplistes ne servent qu’à nier et ne démontrent au final que votre ignorance et déni de la réalité de ces questions dans l’histoire humaine et dans notre société actuelle.
patrikcarpentier
Le smiley sert à quoi ?
C’est juste du second degré.
Si on n’est pas d’accord, c’est donc qu’on est un colonisateur (cf un certain Michel Sardou) ? Ceux qui ne sont pas pour moi sont contre moi ?
Je suis un passionné d’Histoire avec des centaines de livres sur le sujet, et des bibliothèques bien pleines (cf mon avatar). Dans certaines civilisations, un esclave était juste une machine animée, jetable et remplaçable. Je n’applaudis pas des 2 mains, je constate, et ça explique certaines choses. Certains jeux sont habillés par des thèmes souvent à côté de la plaque. Plein de choses autour de nous sont mal expliquées, mal comprises, alors qu’il est souvent simple de remettre la locomotive sur les bons rails, avec des exemples simples et limpides.
Mon métier me met souvent en contact avec des personnes qui affirment des choses sans les avoir vraiment vérifiées, genre la terre est plate, c’est écrit dans mon Livre Sacré ou sur mon Réseau Social Divin. Ça me désole, mais je préfère manier le second (ou le troisième) degré, même si, parfois, mes interlocuteurs ne le comprennent pas et prennent tout au pied de la lettre.
J’attends donc de voir arriver sur nos étals un Monopoly, un 1000 Bornes (etc.) réécris dans le « bon » sens (selon certaines personnes +/- wokistes).
gilgam
Un peu simpliste cette critique aussi. Je pense qu’il ne faut pas oublier que l’on est sur un jeu pour passer du bon temps et que vouloir tout réécrire, les jeux, les romans et le passé est un des signes d’une société totalitaire. Vous pourrez voir un formidable guide dans 1984.
Après si je joue un colon espagnol faisant suer de l’esclave suis je pro esclavagisme ? je pense avoir le recul nécessaire et, soyons fous, l’intelligence pour faire la part des choses. Je joue un allemand de la wehrmarcht ou bien de la Waffen SS et je suis un pro nazi ?
Avoir conscience du passé et utiliser les thèmes sans pour autant considérer que nous n’en voyons pas les défauts c’est une insulte à l’intelligence des gens.
Qui n’est pas réservée à certains éveillés 🙂
Blabla Blabla
Vous avez parfaitement raison.
D’aucun pourrait vous retorquerer qu’ici, les commentaires sont un peu désolants, mélangent tout et montre que le sujet n’est pas compris. Personne ne parle de glorifier ou de banaliser l’esclavage (bien au contraire!!!). Après si vous ça vous amuse de jouer le contemporain éclairé au bon vieux refrain éculé du » il fait vivre avec son temps » (comprendre » il fait vivre comme moi » ) grand bien vous y fasse ! Le problème va d’ailleurs au delà de la question de vivre avec son temps dans un jeu mais aussi de comment vivre avec son temps et de comment les contemporains éclairés l’imposent, de l’intérêt pour le jeu etc. Un sujet complexe que votre commentaire simpliste ne sert qu’à nier et ne démontre au final que votre ignorance et déni de la réalité de ces questions dans l’histoire humaine et dans notre société actuelle.
Mais, et c’est HEUREUX, on voit bien qu’il s’agit d’un pavé péremptoire qui se permet en outre d’étalonner votre valeure morale en préjugeant de votre ignorance et de votre déni, et tout cela, sans le moindre soupçon d’argumentation. Vous, vous ne feriez pas ça. Et comme en plus, vous avez raison sans le moindre doute possible, sans le moindre besoin de débattre, alors vous saurez le recevoir celui qui osera un pavé d’une telle vacuité…
Julien
Mon commentaire ne concernait pas Patrick. Mais la aussi un peu un mélange de tout. Bref.
Blabla Blabla
Ah d’accord… C’est sans doute un mélange lié à l’incompréhension et l’ignorance des individus en désaccord avec vous et qui ont déposés ici un commentaire. C’est pourquoi il conviendrait d’ailleurs de nous expliquer en quoi il s’agit » d’un peu mélange de tout » plutôt que de conclure par un » bref » qui nous laisse dans notre ignorance. Vous êtes le seul ici à émettre un jugement de valeur, ad hominem, sur le caractère simpliste des interventions et intervenants. Oui, oui, et re-oui, sans nul doute avez-vous raison puisque vous l’affirmez mais moi, ce qui m’intéresse c’est le pourquoi. Et ce que cache ce » bref » , hors un déficit argumentatif. Développez. Éclairez-nous. Eveillez-nous. Merci.
guillaume
En vrai, je comprend rien aux regrets de Perez. D’un côté, j’ai l’impression qu’il dit que son adpatation n’est que cosmetique et donc je comprends qu’il aurait voulu modifier les mécanismes du jeu en profondeur, et en même temps il dit qu’il faut valoriser les auteur.ices autant que la création.. donc du coup garder les mécanismes du/des createurs/rices du jeu non ?
ludtche
Comment un jeu peut susciter un débat presque politique?!
« Puerto Rico » fait partie de l’Histoire Moderne du jeu de société et grâce à lui, entre autre, fait que la communauté ludique s’est agrandie…
Par exemple, dans « Five Tribes », les « esclaves » ont changé de nom pour le marché américain…
Ouais je veux bien… mais peu importe à mes yeux… le jeu reste excellent, non ?
L’Histoire doit rester l’Histoire et ne sera jamais changée… et ne doit pas l’être…
Donc, si on utilisait le terme « esclave » à une période de l’Histoire, et si cette période est utilisée dans un jeu alors il faut garder ce terme.
Le Devoir de Mémoire doit être respecté.
Je vous souhaite de bons jeux.
Ludiquement.
Ludtche
http://www.facilyjeux.com
Chewa
Mes fils font pan-pan boum-boum alors qu’ils sont pacifistes… c’est un jeu.
Ma fille imite le blessé de guerre à la jambe cassée alors qu’elle n’a jamais été à l’hôpital… c’est un jeu.
Avec mes enfants je fais le taureau et eu les toréadors alors que je suis anticorrida… c’est un jeu.
Mon fils et ma fille se marient et ont dix enfants alors que personne dans la famille ne prône l’inceste et que l’on n’est pas antiavortement… c’est un jeu.
Vive le Monopoly, dans la vie je suis anticapitaliste… c’est un jeu.
Vive Intrique et ses coups fourrés qui pourrissent l’ambiance, je suis un honnête homme… c’est un jeu
J’adore les simulations de course de voiture, alors que je n’ai jamais eu de voiture… c’est un jeu
J’adore coloniser la lune et même Mars, alors que je suis contre la fuite en avant technologique et la course à l’espace m’inquiète… c’est un jeu
Avec ma femme, on se déguise et … c’est un jeu
…
C’est sans fin, car dans ma vie il y a mille jeux.
…
Je ne ferai probablement jamais la guerre mondiale ni celle des religions, je n’aurais jamais de colonies sous ma domination, je ne serais pas chef d’État et encore moins dictateur, je n’aurai pas d’industrie ni de ranch aux États-Unis, je ne serai jamais ni médecin, ni pilote de ligne, ni dompteur d’éléphants, la vie n’est pas un jeu c’est pourquoi nous jouons les dictateurs et les gays, les machos et les diplodocus, les supermen et les pikatchu, les Hitller et ma grand-mère, les Napoleon et les cochons, les Staline et Ronaldo, Schumacher et Shakespeare, les fantômes et les pilotes de ligne, les colonisateurs et les féministes, les racistes et les grands méchants c’est la l’essence même du jeu et si tu n’as pas compris… ne joue pas c’est ta vie.
Macias Marquez
Les 3,5 millions de Portoricains sont des citoyens américains mais Porto Rico a sa propre constitution. Ses citoyens élisent leur gouvernement et gouverneur, et leur commissaire résident (l’équivalent de lieutenant-gouverneur). Toutefois, la défense, la politique étrangère et la monnaie sont assumées par les États-Unis.