J’ai raison. Vous avez tort

Non, pas facile de convaincre quelqu’un. Nous le voyons tous les jours avec nos critiques de jeux, nos opinions.

Prenez notre critique (dithyrambique) d’Unlock! ou celle (acerbe) d’Adrenaline. Êtes-vous d’accord avec? Qui a raison? Vous? Nous?

Quand quelqu’un n’est pas du même avis que vous, comment faire pour le persuader que vous avez raison? Parce que oui, vous avez forcément raison. Même quand vous avez tort…😝

Le risque de chercher à convaincre quelqu’un, c’est que l’autre campe sur ses positions. Et plus vous essayez de le persuader, et plus il se braquera, et moins il vous écoutera. Et plus vous le conforterez dans son avis. C’est ce qu’on appelle en psychologie le « backfire effect ». Un effet aussi contre-productif que passionnant.

Alors comment faire pour rallier des gens à votre cause? Pour prouver que vous avez raison et que l’autre se trompe? Comment « imposer » votre avis?

Voici trois podcasts extrêmement intéressants qui se penchent sur la question et qui donnent les outils nécessaires pour mieux faire passer ses idées.

You are not so smart

Les trois chapitres sur le Backfire Effect. Et comment l’éviter.

 

 

 

Le lien du podcast

Hidden Brain

 

Le lien du podcast

Sinon, un super TED sur les différences d’attitudes mentales

Et vous, comment faites-vous pour persuader quelqu’un? Vous lancez un dé 20 et vous rajoutez votre modif en charisme?

10 réflexions au sujet de « J’ai raison. Vous avez tort »

  1. Surprenant et révélateur. Pour ma part, je ne veux pas de ces techniques propices à la manipulation d’autrui, je pense que le plus simple est de ne pas chercher à convaincre ! Pourquoi faire un lien entre le « j’ai raison » et le « il a tort » ? Pourquoi placer un objectif, un orgueil, un ego, un défi dans la discussion avec une autre personne ? Cet autre, qui a un peu de « moi » en lui, ne peut-il pas, tout simplement, être respecté pour ce qu’il est : « différent et semblable à la fois » ?
    J’apprécie énormément d’argumenter et de disserter (et même couper les cheveux en quatre s’il le faut), encore faut-il que les intentions de départ, conscientes et inconscientes, soient acceptées lorsqu’elles se révèlent… et laisser la place au débat, y compris face à des argumentations qui dérangent effectivement (dissonances cognitives). Mettre ses émotions de côté, ne pas attaquer, écouter attentivement et ne pas censurer, respecter et comprendre la position adverse (empathie, ô combien tu nous manques), mesurer la portée de ses propos sur l’autre… et une fois l’échange et la discussion terminée, dans tous les cas, se trouver enrichi de la discussion plutôt que « déçu » de ne pas avoir convaincu.

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  2. Ce commentaire vous honore monsieur Guillaume.

    Mais en écrivant ce commentaire, vous cherchez à convaincre que convaincre n’est pas utile.
    🙂

    Vos arguments sont beaux et forts, l’empathie, l’échange, sont des valeurs qui font d’un débat un moment d’enrichissement mutuel. Mettre de côté son ego, accepter aussi que l’autre puisse vouloir notre bien, ait des choses à nous apprendre, en sache plus que nous.

    Mais je crois aussi que convaincre, intelligemment, est une bonne chose. Nécessaire, vitale parfois.
    Tout dépend de quelle sphère parlons-nous.

    Dans un cercle de joueurs, peu de risque que mon monde s’écroule si celui qui a amené sa boite de zombicide décide le groupe à y jouer, alors que je rêvais de faire découvrir Tzolkin.

    Mais dans mon travail, si je ne convainc pas, je ne risque pas de vivre !
    Convaincre par la pédagogie, grâce à des arguments, des éclairages. Voilà ce vers quoi je tends.

    Merci pour vos articles Gus.
    Néanmoins, parlant anglais comme une vache espagnole, un décryptage des podcasts seraient un + !!!

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    1. « en écrivant ce commentaire, vous cherchez à convaincre que convaincre n’est pas utile »

      Y a du niveau 😄

      Je sens qu’on va tomber dans la rhétorique

      « convaincre, intelligemment, est une bonne chose »

      Mais vraiment, vraiment pas facile. Et plus vous cherchez à convaincre, et plus l’autre risque de se braquer… J’ai raison, vous avez tort. Et maintenant?

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      1. Et maintenant ?
        Vous pourriez retranscrire dans la langue de Molière chaque podcast pour le bienfait de la communauté, puis nous irons boire une bonne bière, une belge, une triple, ce sont les meilleures. Êtes-vous convaincu ?

        (Mais diantre, on voit mon vrai nom, sacré wordpress, je suis fait comme un rat, fini l’anonymat)

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    1. Malheureusement pas, justement. Dès que vous essayez de toucher aux convictions personnelles, c’est là que ça devient compliqué. Parce que vous essayez de « démonter » des constructions mentales. Vous êtes de gauche? Non non, vous devriez de droite, parce que… Quoi? Vous ne mangez pas de viande? Je vais vous expliquer que c’est dommageable pour votre santé… etc.

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    2. Ce qui peut s’avérer intéressant est de se pencher sur nos constructions mentales, nos opinions. Leur aspect épistémologique. D’où viennent-elles? Comment nous forgeons-nous nos opinions? Vous votez à droite? Pourquoi? Vous détestez le sport? Pourquoi?

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