Dossier spĂ©cial Emotions. Pourquoi jouer nous rend heureux 💓

Voici donc le tout dernier chapitre des dossiers Émotion et jeux de sociĂ©tĂ©.

AprĂšs:

L’Emerveillement

La Peur

La Frustration

Et sur quelle émotion finir pour clore en beauté ce dossier spécial jeux et émotions? Le bonheur bien sûr. Le bonheur et les jeux de société.

Mais au fond, c’est quoi le bonheur?

Certainement la question la plus Ă©pineuse de l’univers. S’il y avait une recette facile et universelle, tout le monde pourrait l’appliquer. Le tout petit souci avec le bonheur, c’est qu’il est personnel. Ce qui rendra quelqu’un heureux ne fonctionnera pas pour quelqu’un d’autres. Et que souvent, on atteint, ressent cette Ă©motion s’en mĂȘme s’en rendre compte. Et qu’on aurait tendance Ă  la rechercher alors qu’on la vit dĂ©jĂ .

Déjà, de un, oui, le bonheur existe. Quand des émotions positives sont vécues, et on peut le voir, certaines parties du cerveau sont activées.

Ensuite, comme vu plus haut, et comme la plupart des Ă©motions, le bonheur est une expĂ©rience extrĂȘmement personnelle. Certains Ă©valueront une expĂ©rience comme positive, d’autres pas. Dans son livre De Chair et d’Âme (2006), le psychologue Boris Cyrulnik avance la thĂ©orie que pour ĂȘtre heureux, il faut avoir souffert. L’un ne va pas sans l’autre, une dualitĂ©, une respiration bonheur-malheur. C’est le retour Ă  la sĂ©curitĂ© qui rend heureux. Soit. Mais pas seulement.

Le bonheur est une Ă©motion tellement recherchĂ©e parce que positive qu’on tend à courir aprĂšs. C’est tout le sens du poĂšme de Paul Fort. Le bonheur. Ecrit en 1917 quand mĂȘme. Aucun rapport avec la PremiĂšre Guerre Mondiale (ou pas, puisque le poĂšte s’adressait d’abord aux Poilus et Ă  leur expĂ©rience dans les tranchĂ©es).

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.

Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite,

dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite,

sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite,

sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite,

de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite,

saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé!

Bref.

Le bonheur nous est vital, le bonheur nous motive. Il nous pousse Ă  rĂȘver, Ă  imaginer, Ă  espĂ©rer. Sans bonheur, et sans sa recherche, nous ne serions que des carcasses crasses, vides et froides. C’est peut-ĂȘtre encore ce qui manque aux robots et aux IA, cette ambition du bonheur.

Pour frĂŽler le bonheur, encore faut-il profiter de l’instant prĂ©sent. Le fameux Carpe Diem.

Et justement, mauvaise nouvelle, et c’est prouvĂ©, le bonheur ne dure pas. C’est ce qu’on appelle l’adaptation hĂ©donique. Qu’importe le plaisir ressenti, d’emmĂ©nager dans une nouvelle, grande et belle maison, d’avoir un nouveau vĂ©lo tout pimpant, de partir en vacances ou d’avoir reçu un nouveau jeu. Ce plaisir va ensuite diminuer pour revenir « Ă  la normale ». Parce que nous nous habituons. Parce qu’au bout d’un moment, nous ne considĂ©rons plus ces incroyables Ă©lĂ©ments comme incroyables, justement. Ils deviendront acquis, intĂ©grĂ©s et normalisĂ©s dans nos vies. Et Ă©galement parce que nous voudrons avoir toujours plus, ce qui risque de crĂ©er une disposition Ă  l’insatisfaction, Ă  une certaine forme de tristesse et de malheur.

Le bonheur est dans le jeu

Le jeu est liĂ© au bonheur. Et recto verso. Le jeu peut provoquer cette Ă©motion de deux maniĂšres: l’expĂ©rience endogĂšne et exogĂšne. L’expĂ©rience endogĂšne, c’est quand l’activitĂ© est pratiquĂ©e. ExogĂšne, c’est tout ce qui est liĂ© au jeu, mais pas Ă  sa pratique directe. IntĂ©ressons-nous aux deux.

EndogĂšne

Jouer nous rend heureux pour plusieurs raisons:

But

Tout d’abord, jouer nous donne un but. On vise la victoire bien sĂ»r, et pour y arriver on doit passer par plusieurs Ă©tapes : attaque & dĂ©fense, recherche & acquisition de ressources, etc. Tous ces stades rendent le jeu captivant, car il nous donne une mission, nous savons quoi faire et oĂč aller, ce qui n’est pas toujours le cas dans la vie en gĂ©nĂ©ral. Dans un jeu, tout devient beaucoup plus simple. On sait quoi faire et comment y arriver. En toute simplicitĂ©, une certaine forme de bonheur.

RĂ©solution

Les jeux nous demandent de rĂ©soudre des dĂ©fis, des Ă©nigmes, des difficultĂ©s. Nous les apprĂ©cions, car ils nous font croĂźtre. Ils nous Ă©puisent, nous fragilisent, mais nous rendent au final grandis. Et il y a quelque chose de l’ordre du bonheur d’avoir Ă©tĂ© capable de comprendre un jeu et sa mĂ©canique, d’ĂȘtre arrivĂ© au bout. Qu’on ait perdu ou gagnĂ©.

ContrĂŽle

Jouer nous donne la possibilitĂ© de contrĂŽler. Nos dĂ©cisions. Nos actions. MĂȘme si les rĂšgles sont lĂ  pour cadrer le jeu, notre contrĂŽle s’exprime justement en dĂ©veloppant des stratĂ©gies pour parvenir Ă  la victoire dans un cadre donnĂ©. La vie ne nous offre pas toujours autant de contrĂŽle. Nous la subissons en partie : santĂ©, lois physiques, travail, etc.

Le jeu nous permet justement de « tordre la réalité » comme il nous paraßt approprié. Cela nous donne une sensation de liberté. De puissance. De bonheur.

Progression

Le jeu nous permet de progresser, comme discutĂ© plus haut dans l’aspect « objectif ». Mais le jeu nous donne surtout la possibilitĂ© de visualiser cette progression. Il nous donne un sentiment d’accomplissement, d’élĂ©vation, puisque souvent des niveaux supĂ©rieurs sont atteints. Des feedbacks constants. NĂ©cessaires. C’est tout le plaisir des jeux vidĂ©o, qui nous rendent un feedback immĂ©diat.

Cette recherche d’amĂ©lioration et de progression est importante, car elle tĂ©moigne de notre avancĂ©e, de nos accomplissements. Dans la vraie vie, ce feedback n’est pas toujours obtenu.

Legacy

Comment expliquer le succĂšs des jeux Ă  format Legacy (PandĂ©mie, Risk, SeaFall, bientĂŽt Charterstone)? Ils surfent sur le concept de l’adaptation hĂ©donique. Au bout d’un moment, plus ou moins long, les parties d’un jeu finissent par se ressembler. Et le plaisir de la dĂ©couverte, le bonheur ressenti tend Ă  s’amenuise. D’oĂč le plaisir ressenti avec un format Legacy. Car le jeu se rĂ©invente Ă  chaque partie. Il Ă©volue. Comme notre bonheur. Impossible de tomber dans l’habituation.

Neurosciences

Les neurosciences et les hormones ont un rĂŽle extrĂȘmement important Ă  jouer dans cette question. Entre la dopamine et l’ocytocine, certaines situations ludiques libĂšrent des hormones puissantes qui agissent sur notre humeur et Ă©motions pour nous faire du bien. Comme l’endorphine. Ceux qui pratiquent des sports d’endurance (running…) connaissent ce shot.

Un prochain dossier spéciale neurosciences en préparation sur Gus&Co? Pas impossible trois petits points

Gloire

Les hommes et les femmes se sont toujours mesurĂ©s Ă  leurs compatriotes. En entrant dans une piĂšce, on jauge les personnes prĂ©sentes pour se dire qu’on est plus beau / grand / fort / intelligent que les autres : joutes, compĂ©titions, jeux. Se faire sa place est important.

Ce besoin de nous détacher de « la meute » est certainement un réflexe animal qui remonte à loin dans notre évolution. Supérieur aux autres, nous prouvons notre valeur, mais surtout notre capacité à survivre.

Le jeu nous permet justement de nous mesurer aux autres et de connaßtre la « gloire » par la victoire.

Encore faut-il rajouter que pour se sentir supérieur, on a besoin de la reconnaissance des autres. Tout seul, toute affirmation est caduque.

Flow

Le jeu est une formidable machine Ă  voyager dans le temps. On peut passer 4h sur un jeu et ne pas avoir vu le temps passer. C’est d’ailleurs bien pour cela qu’il n’y a jamais de fenĂȘtres dans les casinos, l’extĂ©rieur est toujours occultĂ©. Pour que les joueurs ne remarquent pas le temps passer et continuent Ă  jouer (et Ă  dĂ©penser…).

Jouer nous transpose dans une réalité temporelle virtuelle, et jouissive. Plus une activité est fun, plus le temps passe vite. Le contraire est aussi vrai, rappelez-vous vos cours de maths / allemand / visites chez le dentiste / les trois (cochez la bonne proposition).

C’est tout le concept du Flow, dĂ©veloppĂ©e en 1975 par le psychologue MihĂĄly CsĂ­kszentmihĂĄlyi. Bien souvent, un jeu, ou toute autre activitĂ©, dĂšs qu’il s’avĂšre suffisamment prenant et passionnant il place l’utilisateur dans une zone particuliĂšre qu’on appelle le Flow, « la zone ». Un certain Ă©quilibre entre compĂ©tences, niveau de difficultĂ© et progression, qui est source de trĂšs grande satisfaction. En français, on appelle ça la ZPD, la Zone Proximale de DĂ©veloppement.

Si la difficultĂ© d’un jeu est trop Ă©levĂ©e par rapport aux compĂ©tences requises, le sentiment d’échec et l’anxiĂ©tĂ© ressentis seront plus importants, entraĂźnant un effet nĂ©gatif. Si la difficultĂ© est trop faible par rapport aux compĂ©tences, le joueur ressentira un ennui, Ă©galement dĂ©sagrĂ©able.

Le Flow. Un intense bonheur. Qui fait que le temps passe extrĂȘmement vite. Les 4h qu’on n’a pas vu passer. Ecrire, faire du sport, lire, Ă©tudier, passer du temps avec ses amis, jouer. Toutes ces activitĂ©s qui peuvent nous plonger dans la zone.

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Ensemble

Le jeu est avant tout social. MĂȘme les jeux vidĂ©o d’aujourd’hui sont devenus en rĂ©seau, MMO, sur rĂ©seaux sociaux pour comparer ses rĂ©sultats, etc.

L’homme est un animal grĂ©gaire. Il faut se faire violence pour rester solitaire. Nous avons besoin des autres, d’ĂȘtre en sociĂ©tĂ©. Nous avons, pour la plupart d’entre nous, beaucoup de difficultĂ©s Ă  accepter la solitude.

Jouer, c’est ĂȘtre entourĂ©, partager du temps Ă  plusieurs, ensemble. Tout est dans le titre. Jeux de sociĂ©tĂ©. De sociĂ©tĂ©.

Meilleur

Le jeu nous permet Ă©galement de projeter une meilleure image de soi, de se transposer et de se transfigurer.

Le cas est flagrant dans les jeux de rĂŽle, vidĂ©o ou papier, lorsque nous nous crĂ©ons un alter ego, souvent plus rapide, plus beau, plus fort, souvenez-vous de Jake Sully dans Avatar par exemple. Ou de Wade Watts dans l’excellent roman Ready Player One, dont l’adaptation cinĂ© est justement en train d’ĂȘtre tournĂ©e par Spielberg pour une sortie prĂ©vue l’annĂ©e prochaine. Un personnage obĂšse et pas trĂšs beau qui se crĂ©e un avatar charmant dans la rĂ©alitĂ© virtuelle d’OASIS. Cela nous permet de nous Ă©chapper de nous-mĂȘmes. De nous imaginer ailleurs. Meilleur. Une source de bonheur.

Fun

La derniĂšre raison qui nous pousse Ă  jouer est bien Ă©videmment le fun que nous ressentons en jouant. Fun = plaisir.

L’ĂȘtre humain est hĂ©doniste. Il apprĂ©cie s’adonner au plaisir, cela lui confĂšre bonheur et soulagement dans une vie pas tous les jours facile. Le jeu est un exutoire, une parenthĂšse bienfaisante. Nous jouons pour oublier, pour voir autre chose.

ExogĂšne

Le jeu peut Ă©galement rendre heureux, mĂȘme quand il n’est pas pratiquĂ©.

Nouveautés

Entre euphorie, saturation et « infobĂ©sitĂ© », avec 4’000 jeux sortis en 2016, la nouveautĂ© s’est presque affirmĂ©e en culte. Tant de jeux. Tant de bons jeux. C’est statistique. Plus il y a de jeux, et plus la proportion de bons jeux est Ă©levĂ©e. Imaginez la situation il y a vingt ans, en 1997 et ses 200 jeux. 200. 😆

Du coup, suivre les nouveautĂ©s s’est aujourd’hui transformĂ© en chasse au trĂ©sor. DĂ©couvrir LA perle. Et qu’importe la destination, ce qui compte c’est le voyage. L’excitation et l’alacritĂ© ainsi provoquĂ©s. Ne serait-ce pas cela justement qui meut chaque annĂ©e des milliers de passionnĂ©s sur les salons? FIJ bientĂŽt, PEL, Gen Con, Essen? Cet explosif mĂ©lange entre fĂ©brilitĂ©, impatience, exaltation et plaisir de la dĂ©couverte.

Ouverture

Haaaaa, l’ouverture d’une nouvelle boĂźte. Une expĂ©rience sensationnelle, sensorielle, sĂ©millante, presque sensuelle. D’abord ce dĂ©chirement souple du blister. Puis cette boĂźte qu’on soulĂšve, tout anxieux et excitĂ©. L’odeur de la nouveautĂ© qui nous arrive aux narines. Puis les punchboards dont on s’empare comme un suave sacerdoce. Et enfin, tout ce matĂ©riel qu’on Ă©tend devant soi, hĂątif ou langoureux, c’est selon. On frĂŽle le bonheur. ExagĂ©rĂ©? Pas pour tous.

Possession

Quelle est la toute premiĂšre Ă©motion qui vous vient quand vous regardez votre collection de jeux? De la fiertĂ©? Du bonheur? Ou de la honte d’avoir autant de jeux?

Notre besoin d’acheter, de possĂ©der est pur vacarme atavique. Notre passĂ© nomade de chasseur-cueilleur nous pousse Ă  accumuler. Impulsion VS Compulsion. Passion VS Raison. Besoin VS DĂ©sir. Bonheur VS Malheur. Acheter, possĂ©der nous rend heureux. Pas longtemps, certes. S’ensuit alors cette malĂ©diction de l’adaptation hĂ©donique. Et au 21e siĂšcle, en pleine crise environnementale, pas certain que le (sur)consommation soit une rĂ©ponse adaptĂ©e et durable. Voire plus bas le TED de Graham Hill.

Et vous, qu’est-ce qui vous rend heureux dans les jeux?

Mais encore

A Ă©couter:

Future Tense, un rĂ©cent podcast rĂ©cent australien qui parle du culte du bonheur au travail. Qu’il est surfait et pas gage de productivitĂ©.

A voir:

C’est quoi, le secret du bonheur? LE TED sur la question. Dan Gilbert nous prĂ©sente « tous » les « secrets » du bonheur. La science du bonheur, en somme. Édifiant.

Un autre TED. Le Carpe Diem du 21e siĂšcle.

Est-ce que possĂ©der moins d’objets / de jeux vous rendrait plus heureux? Et pas le contraire?

Le tout dernier Ted Ed sorti le 7 fĂ©vrier. Est-ce que gagner Ă  la loterie vous rendrait plus heureux? Mmmmh? Vous diriez quoi? ExtrĂȘmement intĂ©ressant. Qui reprend le concept de l’adaptation hĂ©donique.

A lire:

CitĂ© dans l’article, l’excellent livre de Boris Cyrulnik, De Chair et d’Âme, sorti en 2006.

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A fredonner:

Les deux chansons les plus cultes sur le bonheur…

Here’s a little song I wrote
You might want to sing it note-for-note
Don’t worry, be happy
In every life we have some trouble
But when you worry, you make it double
Don’t worry, be happy Don’t worry, be happy now

Ooo-oo-hoo-hoo-oo hoo-hoo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Woo-oo-woo-oo-woo-oo-ooo Be happy
Woo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry, be happy

Ooo-oo-hoo-hoo-oo hoo-hoo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Woo-oo-woo-oo-oo-oo-ooo Be happy
Woo-oo-woo-oo-ooo Don’t worry, be happy

Ain’t got no place to lay your head
Somebody came and took your bed
Don’t worry, be happy
The landlord say your rent is late
He may have to litigate
Don’t worry, (ha-ha ha-ha ha-ha) be happy (look at me, I’m happy)

Ooo-oo-hoo-hoo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Be happy
Oo-oo-oo-oo-ooo (Here, I’ll give you my phone number. When you’re
Worried, call me. I’ll make you happy.)
Ooo-oo-hoo-hoo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Woo-oo-oo-oo-oo-oo-oo Be happy
Woo-oo-oo-oo-ooo

Ain’t got no cash, ain’t got no style
Ain’t got no gal to make you smile
But don’t worry, be happy
‘Cause when you’re worried, your face will frown
And that will bring everybody down
So don’t worry, be happy Don’t worry, be happy now

Ooo-oo-hoo-oo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Be happy
Woo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry, be happy

Ooo-oo-oo-oo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Woo-oo-oo-oo-oo-oo-oo Be happy
Woo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry, be happy

Now there, is this song I wrote
I hope you learned it note-for-note, like good little children
Don’t worry, be happy
A-listen to a-what I say
In your life, expect some trouble
When you worry you make it double
Don’t worry, be happy, be happy now

Ooo-oo-hoo-hoo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Be happy
Oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry, be happy

Ooo-oo-hoo-oo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Woo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Be happy
Woo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry, be happy

Ooo-oo-hoo-oo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry, don’t worry
Oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t do it, be happy
Oo-oo-oo-oo-ooo Put a smile on your face
Don’t bring everybody down like
This
Ooo-oo-hoo-hoo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry
Ooo-oo-oo-oo-oo-oo-oo It will soon pass, whatever it
Is
Ooo-oo-oo-oo-ooo Don’t worry, be happy

Ooo-oo-hoo-hoo-oo oo-oo-oo-oo-oo-oo-ooo I’m not worried
Ooo-oo-oo-oo-oo-oo-oo I’m happy
Ooo-oo-oo-oo-ooo

Written by Robert Mcferrin Jr.
Si vous ne parlez pas l’anglais, la chanson veut dire, en gros, si ça chie dans ta vie, t’en fais pas et sois heureux.

Alors, pour vous, qu’est-ce qui vous rend le plus heureux dans les jeux?

3 rĂ©flexions au sujet de « Dossier spĂ©cial Emotions. Pourquoi jouer nous rend heureux 💓 »

  1. Je crois que ce qu’il y a de plus magique dans le jeu, c’est sa capacitĂ© Ă  nous focaliser sur l’instant prĂ©sent. Quand je joue, le passĂ© et le futur n’existent pas, ils n’ont plus d’importance. Du coup mon cerveau est libĂ©rĂ© de toute pression nĂ©gative extĂ©rieure.

    Merci Gus pour ce chouette article.

    Aimé par 1 personne

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