Voici les pires choses qui pourraient arriver au monde du jeu en 2017

Avertissement: cet article, sur fond de pessimisme et de futuribles (des futurs possibles), ne se veut en aucun cas porteur de valeur ou de jugement. Il tentera de rester objectif et analytique.

Et voici 2016 qui finit. Pas forcément en beauté. Entre attentats terroristes, une situation en Syrie dramatique, l’élection inattendue de Trump, le Brexit, les décès de Prince, de David Bowie, de Leonard Cohen, de Mix & Remix, de George Michael, de Carrie Fisher. On va faire comment maintenant, nous, sans princesse Leia? Une année tragique et funeste.

Et si nous essayions de réfléchir aux scénarios-catastrophes les plus probables pour le monde ludique en 2017? 

Je vous le concède, ce n’est pas forcément une belle façon de finir l’année. Mais entre catastrophisme et pessimisme, l’exercice pourrait finir par s’avérer cocasse.

Peak Games

La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: un ralentissement. Pourquoi?

2016, selon la base de données de BGG, ce sont près de 4’000 jeux qui sont sortis. 4’000. Un record historique. Avec beaucoup, beaucoup de jeux peu originaux, assez peu passionnants, plutôt redondants. A voir les meilleurs jeux de 2016, la liste est extrêmement maigrichonne. Est-ce que nous assistons aujourd’hui à un Peak Games? A une production pléthorique qui va peu à peu s’essouffler pour retomber? Dynamique cyclique.

Si le nombre de jeux augmente, le porte-monnaie du joueur, lui, a plutôt tendance à stagner. Comme le temps à disposition, d’ailleurs. On ne peut pas dire qu’il y a trop de jeux. Bien au contraire. 

Beaucoup de jeux, cela veut dire une plus grande proportion de bons jeux. Une bonne chose. Mais qu’il y a trop de jeux par rapport au temps disponible. Temps passé à lire les critiques, les sites, à regarder des vidéos, à suivre les tendances et sorties. S’il était plus facile de se tenir informé avec 300 nouveautés dans les années 80-90, aujourd’hui, avec 4’000, on fait comment?

A inspecter ces 4’000 titres sortis en 2016 de près, on pourra relever que beaucoup sont des extensions et des rééditions. Plus d’un tiers ne sont pas des jeux originaux. Plusieurs éditeurs se cantonnent en effet à sortir des rééditions, des extensions, des variations, le tout sur fond de starisation. Pas facile de trouver des jeux inédits. La chasse au proto original a commencé, et elle est féroce.

2017 pourrait être l’année du ralentissement. Un Peak Games. Mais est-ce vraiment un mal?

Prix

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La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: des augmentations de prix. Pourquoi?

Aucune étude n’a encore été effectuée sur le sujet, mais comme ça, à vue de nez, depuis quelques années on assiste à des augmentations de prix des jeux de société. Alors certes, on trouve toujours sur le marché des jeux à 10-20-30 euros, mais on peut quand même constater qu’une tendance se dessine depuis 3-4 ans avec des jeux qui dépassent les 80, 90 voire même 100 euros.

Et le phénomène Kickstarter vient alimenter ce mouvement. Le prix de la participation pour Conan s’élevait ainsi à 135 dollars. Qui dépasse les 500 dollars en rajoutant les add-ons, ces suppléments optionnels pas toujours nécessaires et donc indispensables. 480 euros pour un jeu de société… Et Conan ne fait certes pas figure d’exception dans le paysage ludique actuel.

Aujourd’hui, la dépense pour la plupart des locomotives sur KS, les Zombicide et autres CoolMini ou Soda Pop dépassent souvent les 200 dollars. Attention, je ne dis pas que cette surenchère est injustifiée. Le déluge de matériel, le rapport quantité-prix des Conan, Mythic Battles, Ninja All-Stars, ou autres Zombicide, vaut bien ce tarif.

En 2017, cette tendance pourrait se renforcer. Pour deux raisons.

D’une part, parce qu’aujourd’hui, et on l’a vu avec les récents assourdissants succès sur KS, les joueurs, plus de 20’000 pour Zombicide Black Plague, 16’000 pour Conan, 13’000 pour Mythic Battles, sont prêts à investir plusieurs dizaines voire centaines d’euros pour précommander un jeu. Comment expliquer alors ce phénomène? La figurine est devenue le nouvel eldorado des éditeurs. Les jeux s’achètent aujourd’hui plus pour leur matériel au poids et à leur qualité esthétique que pour leur intérêt ludique intrinsèque. Plus il y en a, et plus c’est mieux. Une tendance qui n’est pas prête de s’inverser. Un phénomène qui ne se relègue pas uniquement aux plateformes de précommande participative. Car ces jeux, une fois envoyés (plus ou moins) en avant-première aux backers, connaissent alors une sortie « officielle » publique et retentissante en boutique. Avec des prix qui avoisinent alors la centaine d’euros. Il ne devient par conséquent plus insolite de voir des jeux à 90, 100, 120 euros fleurir sur les rayons.

D’autre part, parce que le prix des matières premières est en nette augmentation. Notamment celui du pétrole. Le 29 septembre et deux mois plus tard le 30 novembre 2016 les représentants de l’OPEP se sont réunis pour trouver un accord historique. Celui de diminuer désormais la production de barils de pétrole. Avec un résultat immédiat sur l’offre et la demande et un impact sur les prix. En une année, le baril a connu une lente augmentation de 20 dollars pour se situer fin-2016 à près de 55 dollars. Un montant toujours bien en-deçà des coûts d’investissement et de rendement pour les pays producteurs de pétrole. Avec ces deux accords signés en septembre et novembre 2016 on peut donc s’attendre à une augmentation logique du prix du pétrole en 2017. Avec peut-être un baril qui s’échangera autour de 80-100 dollars pour revenir à des moyennes qu’on a connu entre 2009 et 2014 avant que les prix ne s’effondrent.

Et quel est le rapport de toute cette situation pétrolière avec le jeu de société, me demanderez-vous? Et vous auriez raison de le faire. Les deux précédentes raisons sont en fait liées. Un baril du pétrole en augmentation en 2017 va forcément avoir un impact sur le coût de fabrication et de transport. Et les figurines ne sont pas (encore) composées en fibre de banane compostables. Peut-être que ça va arriver, si d’autres éditeurs se lancent dans des démarches RSE.

Ces deux raisons nous font donc penser que les prix des jeux augmenteront en 2017. Pas une bonne nouvelle.

Asmodée

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La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: une perte d’originalité. Pourquoi?

Asmodée est devenu en quelques années l’éditeur-distributeur le plus influent du marché du jeu de société moderne. Avec des rachats retentissants et de plus en plus nombreux: DoW et FFG en 2014, Pearl Games, Ystari, Asterion en 2015, Filosofia en 2016. Et peut-être aussi, pourquoi pas, bientôt confirmés EDGE, Heidelberger…

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Sans parler du rachat de Dobble et de la licence des Colons de Catane en janvier 2016, un jeu vendu à plus de 18 millions d’exemplaires, toutes extensions confondues depuis sa sortie en 1995. Bref, Asmodée prend de plus en plus de place sur le marché.

Quelle réaction avoir suite à ces multiples rachats? Deux possibilités:

Business as usual. Ces rachats ne vont rien changer du tout.

Ou

Angoisses et inquiétudes. Asmodée étend son empire et ses tentacules, c’est horrible, ils vont tout bouffer sur leur passage, c’est horrible.

Peut-être que la réaction la plus sensée se situe juste entre les deux, entre complète naïveté et forte agitation.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en plus de racheter d’autres éditeurs, Asmodée a également été racheté. En 2013 par Eurazeo, un fond d’investissement international qui compte 5 milliards d’euros d’actifs. Eurazeo, en plus d’Asmodée, c’est aussi Desigual, AccorHotel, Europcar, les restaurants Léon de Bruxelles, les crèches Les Petits Chaperons Rouges. Bref, tout ce qui est censé rapporter. Le principe-même d’un fond d’investissement. Asmodée n’est donc plus un éditeur « comme un autre ». Il appartient désormais à un grand groupe qui ne poursuit qu’un seul objectif, le rendement. Avec Asmodée nous sommes loin d’un éditeur indépendant, créatif, passionné.

Ce serait faire preuve d’angélisme que de dire qu’un autre éditeur sort un jeu « rien que pour le plaisir », au risque de s’endetter et sans poursuivre de vision de rentabilité. Quand Asmodée décide de lancer un produit, comme éditeur ou distributeur, il doit désormais s’assurer et rassurer ses investisseurs des bénéfices probables. Les capitaux à disposition d’Asmodée sont immenses. Ce qui explique les nombreux rachats entre 2014 et 2016, certainement chiffrés à plusieurs dizaines de millions d’euros.

La situation est déséquilibrée, les autres éditeurs de jeux ne jouent pas dans la même cour et ne peuvent pas compter sur pareille manne. Asmodée est devenue une structure énorme qui peut compter sur des départements et des budgets conséquents: communication, publicité, distribution, logistique, fabrication, événementiel, etc. Au point de représenter une sacrée concurrence pour les autres éditeurs.

Il serait pertinent de relever le pourcentage des jeux Asmodée, édition & distribution, sur la totalité des sorties annuelles, juste pour se faire une idée de son ampleur. Ou autrement dit, quelle place réelle occupe Asmodée sur le marché.

Et alors, quel impact sur 2017?

Un point positif, d’abord. Les jeux Asmodée sont pour leur plus grande majorité de beaux jeux. Aux graphismes et aux illustrations raffinés. Un atout pour le joueur. Et surtout, pour concurrencer, les autres éditeurs s’engouffrent également dans cette qualité esthétique qui n’a de cesse d’augmenter au fil des années avec le benchmark esthétique qui ne cesse de grimper.

Un point négatif toutefois, c’est que la logique de rentabilité passe désormais en priorité. Que sont devenus les jeux Ystari? Les DoW? Les Pearl Games? Absents, ou abonnés aux extensions. Et à présent, que vont devenir les prolifiques Filosofia, Plaid Hat Games, Z-Man, qui font depuis le 24 octobre 2016 partie du groupe Asmodée? On risque d’assister à une diminution de prises de risque. Moins de jeux originaux, plus grands publics, donc plus vendeurs. Pour maintenir la rentabilité du groupe. Car le « too big to fail » n’existe pas. Si Asmodée diminue son chiffre d’affaires, Eurazeo pourrait décider de s’en défaire. Comme ils l’ont fait en juin 2016 avec l’entreprise immobilière française Foncia qu’ils ont rachetée deux ans plus tôt et qu’ils ont revendu cette année. Rappelons qu’Asmodée a également fermé leur studio Marabunta (Mage Wars, Libertalia), un studio d’édition de jeux Core et originaux, pas suffisamment lucratif selon eux.

Donc nous assistons à un éditeur qui perd en originalité pour maintenir la logique de rentabilité, et d’autre part une épée de Damoclès qui leur pend sur la tête pour sortir du chiffre. Deux facteurs qui ne risquent pas de pousser le curseur vers un marché global révolutionnaire.

Mondialisation

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La pire chose qui pourrait arriver au monde du jeu en 2017: des échanges commerciaux plus difficiles. Pourquoi?

Habitant en Suisse, hors UE, je peux vous assurer que commander des jeux à l’étranger, UE ou pas, représente une véritable sinécure. Les boutiques ou éditeurs doivent glisser une facture détaillée et TVA avec l’envoi, et pour des produits de plus de 60 euros, la douane suisse me prélève toujours entre 20 et 30 euros de frais douaniers. Parce que nous ne sommes pas dans l’Union, même si nous avons des accords bilatéraux particuliers.

Avec les élections de Trump et le Brexit, entre populisme et repli sur soi, les barrières douanières et échanges commerciaux vont devenir de plus en plus compliqués ces prochaines années. Et je ne vous parle même pas d’une hypothétique mais peu probable (comme Trump?) élection de Marine en mai 2017, qui s’empresserait alors de sortir de l’Union. Un Frexit?

D’autant que d’autres pays envisagent eux aussi de sortir de l’Union. Les Pays-Bas, avec Geert Wilders, représentant d’un parti d’extrême-droite en passe de devenir premier ministre, a déjà annoncé vouloir quitter l’Union. La Suède, qui comme l’Angleterre a déjà refusé l’euro, et qui à la suite de l’Angleterre pourrait décider elle aussi de quitter l’Union. Les Danois aussi, puis la Hongrie avec leur leader de droite Viktor Orban, très remonté contre l’Union depuis la crise des réfugiés syriens. Ou aussi la Pologne, avec son parti Droit et Justice, le parti nationaliste catholique très anti-Bruxelles. Donc beaucoup de velléités politiques et sociales à se retirer de l’Union Européenne.

Hormis un échec des institutions, ces intentions témoignent d’un désir de repli, de fermeture. Et donc de protections douanières. Maintenant que l’Angleterre ne fait plus partie de l’Union Européenne, les échanges commerciaux, comme en Suisse, vont devenir compliqués. Et certainement plus coûteux en frais douaniers. Un véritable casse-tête pour les éditeurs, distributeurs et boutiques. Demandez aux professionnels suisses de la branche. On peut s’attendre à ce que ces frais vont se répercuter sur le joueur, le dernier maillon de la chaîne. Avec certainement une distribution de certains titres rendue plus compliquée, voire parfois impossible.

Et vous, que craignez-vous pour le monde du jeu de plateau en 2017?

12 réflexions au sujet de « Voici les pires choses qui pourraient arriver au monde du jeu en 2017 »

  1. Pas grand chose. Pour commencer 2017 est un nombre premier. Ce qui n’était pas arrivé depuis 2011.
    2011 c’est l’année de la quatrième édition de Casus Belli (Black Book Ed.). Le coup du phénix fait toujours son effet.
    C’est la victoire de la victoire de la Néerlandaise Els Bulten qui remporte le VIe championnat du monde de Carcassonne à Essen.
    C’est 7 Wonders primé à Cannes (prix du jury) de justesse face à de très bons jeux.
    2017 sera une année aussi bonne voire meilleure. Garanti.

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  2. Je pense que 2017 établira encore un record sur le nombre de sorties de jeux de société. Est-ce que ce sera du qualitatif ? Difficile à dire. Mais sur plusieurs milliers de sorties, lorsqu’on fera le bilan de 2017, je suis sûr de trouver, encore une fois, de nombreux tops de l’année avec des jeux vraiment bons.

    Concernant l’hégémonie d’Asmodée, je partage ton avis sur le fait qu’il ne faut pas rester naïf devant leur politique mais qu’il ne faut pas non plus tirer la sonnette d’alarme. Comme précisé, les fonds très importants d’Asmodée n’empêche pas d’avoir des jeux graphiquement superbes. De plus, cela tire le reste du panier vers le haut sur ce point afin de pouvoir rivaliser sur les étals de nos crèmeries habituelles.
    Ce serait d’ailleurs peut-être le point noir de cette année pour moi. On voit de plus en plus de jeux très jolie mais vide dans leur thématique ou dans leur mécanique.

    Je terminerai en précisant, que malgré le rachat de certains éditeurs, l’arrivée de nouvelles « petites maisons » qui proposent des jeux de qualité, autant sur la forme que sur le fond. Je citerai Pixie Games par exemple. On peut également parlé de la qualité des sorties des Space Cowboys cette année (malgré leur proximité avec Asmodée et le fait que ce soit pas mal des rééditions ou des localisations).

    Sur cette note positive, je vous souhaite une bonne année ludique 2017 !

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  3. Les risques d’avoir un fournisseur qui fait déjà plus de 60% du marché, en plus du risque de perte d’originalité (comme c’est arrivé dans le monde du jeu vidéo il y a plus de 10 après que les éditeurs s’achètent les uns les autres) sont pour les boutiques indépendantes. C’est jamais bon d’avoir un fournisseur aussi puissant qui arive à imposer les conditions commerciales qu’il veut ou presque. Alors vive les petits qui apportent un air de fraîcheur dans le monde ludique. On a déjà cité Pixie Games, n’oublions pas Olympie et Atalia Jeux (avec des jeux comme Argo, Ice Cool, le classique pour gamers Hansa Teutonica, ou les très attendus Vikings Gone Wild ou Lorenzo il Magnifico en VF annoncés pour Février et Mars)…

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  4. C’est vrai que l’impact sur les joueurs peut inquiéter, mais je m’inquiète plus pour les boutique (donc les joueurs évidemment) comme le souligne Cesare Mainardi. Les centrales d’achat n’ont pas l’air d’être la pancée pour des regroupements de boutiques indépendantes. C’est pas leur vocation.

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  5. Bonjour Gus and co !
    Encore un article super intéressant. Ne changez rien en tout cas et restez les mêmes en 2017 !
    Sinon, pour répondre à votre question « Et vous, que craignez-vous pour le monde du jeu de plateau en 2017 ? », chez Mission Selfie London, on est optimiste ! Notre jeu sort de l’ordinaire, son prix sera très largement inférieur à 80€, Asmodée ne s’y intéresse pas et nous ferons tout pour que vous le trouviez sans souci en Suisse.
    Bonne année 2017…

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  6. Un article intéressant Gus, oui, car je suis aussi pessimiste sur la situation mondiale qui ne cesse de se dégrader. Pour notre quotidien pas uniquement ludique.
    L’explosion de l’europe ferait un terrible choc au commerce, et le protectionisme trumpien risque aussi de changer la donne.
    Il manque un déclencheur avant quelque chose de grave, et j’espère de tout coeur que ce ne sera pas pour 2017.

    L’impact des hausses du petrole est évident et risque de grever durablement l’économie mondiale, ça aussi, c’est encore tendu.

    Pour le ludique qui est en plein essor, je ne suis pas inquiet vis a vis d asmo. Ca reste un grand groupe qui simplifie la vie aux boutiques ne pouvant gérer de multiples distributeurs. Quant au prix des jeux… c’est un soucis, pas dire4ctement a cause du prix, mais a cause de la rémunération des intermédiaires. Ici, c’est clairement pas l’auteur qui prend plus… et ça c’est un soucis.

    « Beaucoup de jeux, cela veut dire une plus grande proportion de bons jeux » > je te corrige, un plus grand nombre de bons jeux, mais pas forcément en proportion, au contraire m’est avis.

    Il en reste que dans un monde en crise, nous cherchons a nous divertir toujours plus (on nous motive aussi pour oublier le quotidien), et ça, paradoxalement, cela joue en faveur du hobby.

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    1. Après, Asmo et les distributeurs français, Blackrock, Paille, Morning, IELLO, Attalia, ne prennent pas un risque énorme puisqu’ils fonctionnent tous sur un système de dépôt-vente avec les éditeurs. Avec une marge plutôt juteuse vu le peu de risque encouru. Asmodée prend 35% de marge sur le dépôt-vente. Pour un risque financier minime, hormis les salaires des commerciaux et de l’entrepôt. Donc une affaire plutôt lucrative.

      Maintenant, en ce qui concerne ton opinion sur le divertissement comme escapisme dans les contextes difficiles, je me demande si on ne fait pas fausse route. Est-ce qu’on ne consommerait pas plus de divertissement quand tout va bien?

      Encore une fois, merci Fabien pour ton riche et long commentaire! Et pour ta fidélité à Gus&Co en 2016 🎉

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        1. Ok Atalia avec un seul T 😁

          Merci pour ton retour. J’ai lancé une investigation sur le sujet, autopsie de la distribution des jeux. Us et coutumes et travers et enjeux.

          L’article est prévu tout prochainement. Ça permettra aux joueurs et lecteurs (et moi aussi/surtout) d’y voir plus clair.

          Joyeuses fêtes Cesare!

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  7. Article très intéressant merci.
    En plus de ce qui a été dit, je crains pour 2017 une hégémonie du fameux familial +, qui s’il n’a rien de mal en lui-même (il y a d’excellents jeux dans cette catégorie), ne doit pas à mon sens cannibaliser le marché et la production des éditeurs. Or cela en prend malheureusement le chemin, du moins chez les éditeurs francophones. Cela fait écho à la recherche de rentabilité et au risque de la perte d’originalité dont tu parlais. En tant qu’auteur en herbe, je sais que si j’arrive avec un proto et que j’annonce plus d’une heure de jeu (même une petite heure et demie) dans la plupart des cas j’aurai déjà perdu l’intérêt de mon interlocuteur, que le jeu soit bon ou non. C’est dommage car si c’est une bonne nouvelle que le jeu atteigne un public plus large, il est triste je trouve de ne plus souhaiter proposer à une partie de ce nouveau public des jeux un peu plus complexes, un peu plus longs. La « disparition » d’Ystari est un signe de ce phénomène d’après moi. Espérons que d’autres prennent la relève ou continuent sur leur ligne éditoriale (comme Pearl Games par exemple).

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    1. Merci Mathieu pour votre commentaire.

      Malheureusement, à part une extension, Pearl Games étaient aux abonnés absents en 2016. Le fait comme Ystari d’avoir été annexé par Asmodée? J’espère qu’ils reviendront fort en 2017!

      Bonne année Mathieu 🎉

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