Le blues post-Essen et le pouvoir de la validation sociale 

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Voilà, c’est fini. On a tant ressassé les mêmes théories.

Jean-Louis Aubert. 1989.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi et comment parmi tout le déferlement de nouveautés certains titres parvenaient à se démarquer? A devenir des succès? Tandis que d’autres étaient à la traîne et restaient plus discrets?

Le calme après la tempête

Essen 2015, c’était il y a quelques jours. Un mois, presque. Et maintenant? Maintenant, le blues. Tant de nouveautés présentées. Tant de réjouissances vécues. Maintenant, le calme.

Mais surtout, maintenant que la lame de fond s’est déroulée, à quoi jouer? Quels sont les jeux découverts à Essen qui méritent notre attention? Notre affection? Comment faire pour trier le bon grain de l’ivraie ludique?

Coco

Laissez-moi vous raconter une petite histoire qui nous est arrivée à mon épouse et à moi il y a quelques semaines.

Juste après le salon du jeu nous sommes repartis en Allemagne pour le salon du végétalisme qui se déroulait à Düsseldorf tout près d’Essen. Ben oui. Y a pas que le jeu de société dans la vie.

A peine entrés dans le salon que nous avons pu remarquer un visiteur agrippant un gros objet blanc et rond d’où émergeait une paille. Interloqués, nous avons poursuivi notre chemin à la découverte du salon. Quelques minutes plus tard nous croisâmes un autre visiteur accroché à l’une de ces grosses sphères. Puis plus loin, rebelote. Et ainsi de suite.

La grosse mode du salon du végétalisme en 2015? Plusieurs stands qui vendaient des noix de coco entières et bio dont on pouvait siroter le lait, l’eau plutôt, au moyen d’une paille. Pour vanter les mérites diététiques de cette noix. Même si bon, il faut le reconnaître, il y a assez peu de noix de coco qui poussent dans la Ruhr en octobre.

Après la cinquième ou sixième personne sirotant sa noix de coco, qu’avons-nous fait, selon vous?

Spoiler: il y aura de la noix et de la paille.

Zéro originalité

Et oui, comme de nombreux visiteurs, nous avons acheté une noix de coco pour la goûter. Pour faire comme les autres. Pas pour copier parce que nous n’avons aucune originalité (enfin, ça se discute), ou parce que nous voulions faire partie du « troupeau », mais parce qu’on s’est dit que si beaucoup de gens le faisait, ça devait être bon et que ça valait la peine d’essayer. Oui, nous sommes faibles.

Faibles? Vraiment?

C’est ce qu’on appelle en psychosociologie la validation sociale. Si d’autres le font, c’est que ça doit être bien. Plus il y a de gens qui s’adonnent à une activité et plus d’autres seront enclins à reproduire le même comportement, la pratique, l’achat.

Et tout commence avec la

C’est l’histoire de la petite graine. Quand pour la toute première fois vous entendez parler d’un objet, d’une pratique ou d’un lieu, votre intérêt pour cette toute nouvelle information est alors extrêmement faible. Mais la petite graine vient d’être plantée.

Quand plus tard vous en entendez à nouveau parler, par une autre source, la petite graine est arrosée et se met à pousser. Votre intérêt, votre curiosité grandissent.

Puis plus tard se produit peut-être l’effet tunnel, ou également appelé l’effet loupe. Une fois la graine germée, vous voyez l’élément un peu partout. Soit pour confirmer votre attrait, soit pour en apprendre davantage parce que vous êtes encore en plein doute sur l’avis à vous faire. Et vous ne voyez que ça. Tout le monde en parle sur les réseaux sociaux: des tweets, des statuts FB, des photos sur Instagram. Des articles dans la presse, sur des blogs. Même vos amis en discutent. Vous tombez sur des publicités dans la rue, sur internet. Vous êtes peu à peu entouré par cet élément que vous retrouvez alors partout.

Evidemment, il ne s’agit que de l’effet tunnel ou de l’effet loupe. Tout est question de focus, d’impression et non de pure réalité. Votre intérêt est tellement porté sur l’objet que votre cerveau choisit de ne voir que ça. Par intérêt ou habitude, le reste disparaît. C’est également ce qu’on appelle en psychologie l’attention sélective.

Vous connaissez certainement ces deux vidéos. Dans la première, comptez le nombre de passes effectuées par les joueurs habillés en blanc.

Dans cette deuxième, tentez de résoudre le crime

Toute votre attention est focalisée sur un seul élément, vous ne voyez que ça et plus le reste.

Et j’achète quoi pour Noël?

Vous me voyez arriver avec mes gros souliers. Maintenant qu’Essen est passé, à quoi jouer? Quel jeu acheter?

Spoiler: il y aura des réseaux sociaux.

Vous tombez sur une photo sur Twitter, Instagram ou FB qui montre vos amis en train de jouer à un jeu, encore inconnu. Puis vous découvrez plus tard ailleurs une autre photo du même jeu. Puis par hasard vous lisez un article dessus. Puis un autre. Puis une autre photo apparaît. Les avis foisonnent sur la plupart les sites et vidéo ludiques. Le jeu est mis bien en évidence dans votre boutique. A force, vous allez être peu à peu persuadé que si vous voyez autant ce jeu, c’est qu’il doit être bien puisque tout le monde en parle, tout le monde y joue.

C’est l’effet tunnel. A force de ne se concentrer que sur un élément on a l’impression qu’il est partout. Effet loupe qui va finir par engendrer une validation sociale. Et générer un effet de mode. Je ne vois pas d’autres explications pour la Macarena.

7 Wonders Duel, chronique d’un succès assuré

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Pour illustrer le fonctionnement de la validation sociale, prenons un exemple récent, 7 Wonders Duel (7WD), ou la chronique d’un succès assuré. Et j’en suis conscient, rien que le fait de parler de ce jeu dans cet article participe également à renforcer cet effet de validation sociale.

Notez bien que le but ici n’est pas d’avancer les défauts ou qualités du jeu. Nous allons plutôt tenter d’illustrer et de démystifier le pouvoir de la validation sociale au travers de la sortie, et du succès, du jeu.

7 Wonders Duels. Pour peu que vous vous intéressiez un tantinet à la chose ludique, vous en avez déjà entendu parler. Peut-être même à moult reprises. Un jeu qui est promis à un avenir radieux. Une adaptation uniquement à deux joueurs de 7 Wonders et sorti à Essen en 2015 chez Repos Prod. Il a été co-créé par Antoine Bauza et Bruno Cathala, les deux auteurs de jeux parmi les plus bankables du moment. Depuis sa sortie en 2010, le 7 Wonders « normal » d’Antoine Bauza a déjà été vendu à près de 400’000 pièces, toutes extensions confondues.

7 Wonders Duel est un petit jeu de cartes qui reprend le thème du « grand frère », la construction de merveilles. Avec de nouvelles mécaniques qui accentuent les interactions pour rendre l’adaptation plus subtile et sournoise.

Et si le jeu est promis à un beau succès, que vaut-il?

Spoiler: on s’en bat les steaks (végétariens).

7 Wonders Duel, c’est bien? Encore une fois, là n’est pas la question. Le but de cet article est de se pencher sur les raisons d’un succès assuré. Pour analyser la validation sociale.

Car en terme de qualité ludique, de nombreux autres jeux mériteraient également de connaître une carrière similaire. Mais très peu y parviendront. Alors pourquoi 7WD et pas d’autres?

1. Noms

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Un film avec Daniel Craig sera forcément plus vendeur qu’un film avec Jean-François Oberson. Les deux sont acteurs. Pour être honnête, Jean-François est d’ailleurs meilleur acteur. Mais personne ne le connaît (et pour cause, il n’existe pas je viens de l’inventer), le public ne va pas se ruer dans les salles, au contraire d’un film avec Craig. Ou Brad Pitt. Ou Ben Affleck. Ou (dans une moindre mesure, sauf en France) Kev Adams.

Pareil pour 7WD. Cathala-Bauza. La dream team. Avec une production pléthorique, qu’on aime ou qu’on aime pas leurs précédents jeux, on connaît les noms des deux auteurs qui s’affichent très souvent sur le devant de la scène ludique. Ces deux game designers français ont vu leurs noms élevés au Panthéon des auteurs reconnus. D’en parler ici renforce leur statut.

Par conséquent, un jeu qui réunit les deux est comme un film avec deux acteurs mondialement connus. Imaginez un film avec Brad Pitt et George Clooney. Ne me dites pas que vous ne seriez pas intéressés. Même si placer Bruno Cathala et Antoine Bauza dans le même paragraphe que Brad Pitt et George Clooney paraît quelque peu incongru.

De par la reconnaissance publique des auteurs, le jeu connaît une validation sociale. Si c’est signé par eux deux, le jeu doit forcément être bien. C’est en tout cas l’impression qu’on en aura. Une vue de l’esprit.

2. Fandom

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Pour faire écho au chapitre précédent, intéressons-nous un instant aux fans.

Les deux auteurs sont des icônes du jeu de société moderne. Des égéries, même. A travers un jeu il ne faut pas oublier qu’on consomme aussi Cathala. Et grâce à une communication bien maîtrisée et à leur personnalité sociable et sympathique, années après années les deux auteurs sont parvenus à se construire une véritable fanbase.

Quel que soit leur jeu, les deux auteurs peuvent compter sur des achats presqu’à l’aveugle par un parterre de joueurs conquis. Pour témoigner de leur fidélité, ces joueurs vont alors publier photos, tweets, statuts, qui vont proliférer sur le net. On ne va bientôt voir que ça. Et notre curiosité sera piquée à vif. Le pouvoir de la validation sociale. Il s’agira ici d’une validation sociale en « bottom-up », i.e. venant de la « base », des gens eux-mêmes.

3. Terreau

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7WD, c’est une réadaptation de 7 Wonders. 400’000 boîtes vendues. Un succès. Surfer sur une licence populaire est souvent gage de succès.

Fear the Walking Dead. CSI New York. Better Call Saul. Fargo. Des spin-offs qui reprennent des séries, des univers existants, pour les conjuguer autrement. Ni tout à fait réchauffés, ni vraiment innovants, ces spin-offs, comme 7WD, se sont taillés un beau succès car poussant en terreau connu. Validé. Et je ne vous parle même pas de la licence Star Wars qui ces jours est déclinée ad nauseam.

4. Communication

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En ce début de 21e siècle il est de plus en plus mal vu de parler de publicité. Elle a mauvaise presse car on l’associe souvent à une certaine forme de manipulation. Aujourd’hui on préfère parler de communication, un terme beaucoup plus lisse, social et porteur.

7WD est édité par un éditeur belge, Repos Prod, l’un des plus gros acteurs du marché ludique francophone. Avec des titres à fort revenu comme Time’s Up, Concept ou 7 Wonders, Repos Prod s’est taillé une part du lion dans ce marché extrêmement concurrentiel qu’est le jeu de société. Les éditeurs sont parvenus à se constituer une image de marque attachante et drôle, à coup de de sombreros et de communication marketing décalée.

Repos Prod dispose des capitaux nécessaires pour lancer une communication massive et virale. A notre époque des réseaux sociaux, la viralité est une nécessité pour générer la validation sociale. Bien maîtriser la communication 2.0 est devenu un véritable cheval de bataille déterminant pour l’implantation de son produit.

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A cela s’ajoute son distributeur principal, Asmodée, l’un des plus gros distributeurs de jeux de société au monde. Asmodée, dont le chiffre d’affaire annuel se compte en plusieurs dizaines de millions d’euros. Asmodée, qui fera évidemment tout pour pousser le jeu: communiqués et envois à la presse, communication généralisée, boutiques bien alimentées.

La machine bien huilée est lancée et les médias s’emballent. Tous ces rouages économiques vont propulser le jeu au firmament des titres incontournables et nécessaires en cette fin d’année 2015. Partout où son regard se porte, le joueur va tomber sur ce titre.

Au contraire du processus généré par les fans, le « bottom-up », cette validation sociale-ci viendra d’en-haut, le « top-down ». Éditeur et distributeur chercheront à multiplier la visibilité de leur jeu par la communication.

Le constat est sans appel, avec 2’000 jeux qui sortent chaque année, pour exister et se vendre, un jeu doit habiter les vecteurs médiatiques et s’assurer d’une certaine emprise sur les convoitises du public. Autrement dit, pour faire simple, plus un jeu est vu et plus il sera vendu.

Panurge

C’est parc’ qu’ell’ veut être à la page,
Que c’est la mode et qu’elle est snob.

George Brassens

Expression tirée de l’oeuvre de Rabelais, le mouton de Panurge est un autre phénomène qui renforce le succès d’un jeu. Si la validation sociale en est l’un des facteurs, l’effet de mode en est un autre.

J’achète un jeu parce que tout le monde le fait, il doit donc être bien. Mais également, si je ne le fais pas, je vais forcément rater quelque chose. Je vais perdre une excellente opportunité. C’est l’aversion de la perte, le loss aversion, un principe psychologique bien connu.

Cette validation sociale pourra ensuite exercer une pression sur l’individu puisque parfois exacerbée en pensée de groupe, en pensée collective. Le groupthink. Tout dissident pourrait alors se voir puni de soutenir une autre opinion. Nous l’avons appris à nos dépens lors du « dinettegate », quand nous nous sommes permis de remettre en question les choix discutables et douteux des SG de Conan en pleine campagne millionnaire sur Kickstarter. Un véritable crime de lèse-majesté qui nous a attiré les foudres d’un public conquis.

Ce qui est drôle, c’est que pris individuellement, chacun d’entre nous affirmera avec véhémence ne pas céder aux effets de mode et ne pas être un mouton. Nous ne pouvons admettre que le groupe aura raison de sa propre volition. Et pourtant, nous continuons à acheter les mêmes jeux, à utiliser les mêmes marques de téléphones portables, à voyager aux mêmes destinations, à manger dans les mêmes restaurants. Nous sommes toujours déchirés entre instinct grégaire et individualité. Par opposition à l’effet de mode, on pourra parfois nourrir une réaction de circonspection ou de rejet pour affirmer son originalité, se démarquer. C’est ce qui alimente la guéguerre futile entre Apple-addicts et détracteurs.

PS et au final, est-ce que c’est vraiment bon l’eau de noix de coco? Non, pas terrible. C’est juste de l’eau avec un léger goût. De noix de coco. Pas de quoi se relever la nuit et qui pourrait changer votre vie. Mais on en a acheté, on en a bu. Comme tous les autres visiteurs du salon.

Et tiens, toute cette discussion me rappelle le film La Famille Jones de 2009 avec David Duchovny, dans lequel une famille de banlieue américaine bien propre sur elle est en réalité une façade censée faire la promotion discrète et insidieuse de certains produits. La validation sociale au cinéma.

Et vous, quand vous achetez un jeu, vous sentez-vous captés par cet effet de validation sociale?

12 réflexions au sujet de « Le blues post-Essen et le pouvoir de la validation sociale  »

  1. Je ne m’inscris pas trop dans la panurgie car ayant fait des études aux beaux-arts avec de la « réclame » dedans, je me méfie comme de la peste des effets de mode. De ce fait, je laisse les autres essuyer les plâtres, ce qui me permet souvent d’échapper à un achat idiot et onéreux, puis ensuite, attendant un peu, je m’offre parfois le luxe de racheter l’objet en question pour une bouchée de pain. Peu importe si je suis dans le vent ou pas 🙂

    De plus, je sais attendre… Les divers éléments de mes collections en témoignent pour moi 😀

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Patrick.

      C’est ce que je soulève dans l’article. Et moi le premier, on préfère se lever en « héros stoïque » et clamer haut et fort sa résistance vigoureuse. Et pourtant, je crains que ça ne soit pas aussi simple que cela.

      Quels jeux as-tu acheté cette année? Pourquoi?

      Quelle marque de téléphone utilises-tu? Pourquoi?

      etc etc etc.

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      1. Les personnes qui me connaissent préfèrent éviter de me poser ce genre de question 🙂
        Pour les jeux, j’attends sagement de me les acheter + tard pour pas grand chose.
        Quant au téléphone, du moment que je puisse joindre mon correspondant et lui parler, ça me convient très bien.
        Bref, je suis assez imperméable à la mode. D’ailleurs, je n’ai même pas de télé chez moi pour que les pubs se rappellent à mon bon souvenir. Quant à la radio, je coupe quand elles surviennent.

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        1. Respect Patrick.

          Mais je crains que ça ne soit pas aussi simple que cela. Eviter télé et pubs radio n’empêchera pas les canaux de diffusion des annonceurs en top-down et les enthousiasmes en bottom-up. Rien que le fait de surfer sur le net, et sur Gus&Co, risque de t’exposer à la publicité d’une manière ou d’une autre. Mais encore une fois, appelons cela de la communication en 2015. Elle est partout, nous y sommes exposés toute la journée. Comme toi, je n’ai pas la télé et je n’écoute que les émissions de radio en podcast sans aucune pub. Et pourtant. Je suis persuadé que certains de mes choix s’opèrent sous influence.

          Il serait extrêmement intéressant de compter le nombre de publicités communications que nous entrapercevons chaque jour et à chaque heure. Nos choix de consommation sont-ils aussi indépendants que nous l’espérons, ou sommes-nous bel et bien influencés d’une manière ou d’une autre? Autrement dit, volition VS manipulation.

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          1. J’ai un petit avantage sur toi : on m’a expliqué en long et en large les techniques liées à la pub et la com. Donc connaissant les mécanismes sous-jacents, je suis + détaché… Parfois je m’amuse à décomposer une pub pour ma femme ou d’autres personnes 🙂

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            1. Cela reste non conscient pour 50% de la publicite, donc personnellement, je pense que la moindre des choses est de savoir, mais que ca ne fait clairement pas tout. Il y a toujours un type d’objets pour lequel on est moins sensibilise et pour lequel on tombe dans le panneau. On connait toujours tres bien ce qu’on apprecie ou qui nous passionne, moins le reste. (La bouffe, les voitures, les services, l’informatique par exemple) …

              Un peu defaitiste, plutot realiste !

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  2. Article societal et consumeriste fort interessant Gus !!

    Pour ma part, je suis un anti pub, voila pourquoi je n’ai achete a essen aucune grosse berta. Ca me donne des boutons. Je sais que je ne suis pas la majorite.

    En ce moment je me dis que j’aurais du acheter un automania, je n’en trouverai pas avant un ou 2 ans.

    Je suis par contre attire par l’effet loupe quand un jeu me branche, j’ai vraiment l’impression de le voir partout meme si c’est un jeu intimiste, meme si c’est une bouze. Mais je me soigne !

    Au passage, l’effet noix de coco c’est l’effet patate ehlicoidale a Essen 😀

    Bref, la societe de consommation est partout, et le jeu de societe n’y echappe pas le moins du monde. (Ca m’arrange je peux aller jouer chez les coreens serein, et laisser la masse se ruer sur 7WD et TS)

    Aimé par 1 personne

  3. Quand j’achète des jeux c’est souvent pour soutenir un éditeur ou un auteur. Ceux de l’éditeur flatlined game http://www.flatlinedgames.com/fr par exemple, je suis fan de « rumble in the house » et de « twin tin bots » et j’attends le prochain avec impatience 😉 On peut dire que je collectionne ses jeux 😉

    J’ai acheté aussi pas mal de jeu pour ma formation en sciences et techniques du jeu.

    J’aime bien acheter des jeux pour les offrir comme cadeau de retraite, de mariage, de naissance ou pour noël bien sûr.

    7 wonders duel, je vais l’acheter parce que j’aime bien le jeu de base mais qu’à la maison on est souvent que tous les 2 (et encore j’ai la chance d’avoir une moitié qui aime jouer 😉 ) En plus j’ai eu l’occasion de le tester au bar jeu de Namur en Belgique (http://www.aux3d.be/) et que j’ai beaucoup aimé 😉

    Mais sinon j’essaye d’acheter moins, à quoi bon si ça reste sur l’armoire à prendre la poussière! je préfère aller à des we jeu ou en organiser à la maison et je profite de la ludothèque des potes (en plus souvent ils sont capable d’expliquer les règles 😉

    On se marre aussi en ressortant les vieux jeux des années 60-70, il y parfois des pépites ludiques dedans

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  4. Pas de télé non plus, des choix de consommation globale plus modérés et pensés, eh bien comme dit dans ce bon article, parfois, je me laisse gagner par la fashion fever ludique, principalement en allant en boutique, ce qui est fort rare, mais il faut bien faire vivre ces gens si sympathiques, et ces auteurs tout de même bien cool 🙂
    Par contre, je note que bien moins de ludophiles consomment tout ce qui sort, la plupart de ceux que je fréquente, tout comme moi, préfèrent se tourner vers des titres plus anciens, sur lesquels ils ont des retours exempt des effets de comm du début.

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  5. Juste pour commenter : 7WD est AUSSI un très bon jeu, ça aide quand même pas mal.
    ça serait une grosse bouse, il s’en serait vendu nettement moins (un certain nombre quand même, en effet, mais beaucoup moins).

    Je prends un exemple au hasard avec le cinéma : un blockbuster potentiel sur médiatisé mais qui est mauvais fait souvent un flop (genre « les bronzés 3 » y’a qq temps) alors que des films plus modestes mais qui ont un très bon bouche à oreille peuvent cartonner et battre des records (« bienvenue chez les ch’tits »)

    Donc oui, la validation sociale sociale, c’est indéniable, mais y’a pas que ça tout de même, une qualité minimum est aussi nécessaire

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    1. Malheureusement, non.

      Merci pour ton commentaire Mitch, mais je dois me mettre en porte-à-faux. Regarde le nombre de « bouses » culturelles (jeux, films, jeux video) qui connaissent un certain succès, juste avec la validation sociale. Quand je prends les derniers gros buzz ludiques, pas tous ne valaient la peine d’être achetés. Et pourtant ils l’ont été. Grâce à une comm maîtrisée et des noms d’auteurs (plus ou moins) connus.

      Non, la qualité n’est pas un gage de succès. La preuve? Le cas contraire. Quand d’excellents jeux connaissent un succès timorés alors qu’ils mériteraient amplement d’être plus et mieux vendus.

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