Critique de jeu : Starfighter. Magic, mais dans l’espace

starfighter

avant-propos

Un exemplaire du jeu nous a été offert par l’éditeur Ystari pour test et critique sur notre site.

presentation

Starfighter est un jeu de combats spatiaux uniquement pour 2 joueurs. Sorti en juin 2015 chez Ystari et créé par Stéphane Boudin d’une durée de 45′.

On connaît tous l’engouement de l’éditeur Ystari pour la SF : Asteroydz, les trad d’Eclipse et de Race for the Galaxy. Spyrium, pour son côté steampunk-retrofuturiste. Avec Starfighter, ils persistent et signent. Pour notre plus grand plaisir de fan de SF. Parce que le jeu déchire.

theme

Je me souviens du mois de décembre 2012. Cyril Demaegd, l’éditeur d’Ystari, était venu à Genève pour participer à notre 3e Sherlock Holmes Live. Oui, en décembre, on trouvait ça très londonien d’organiser une enquête sous la neige. Sauf que finalement il aura fait beau et… chaud. Mais c’est une autre histoire.

Et pourquoi je vous raconte tout ça ici, maintenant? Parce que juste après l’enquête, Cyril m’a convaincu d’essayer le jeu de figurines X-Wing. Nous sommes alors vite allés « dévaliser » la boutique Xenomorphe à Genève, à 23h. En compagnie de Max son gérant quand même, je précise. Et que nous avons ensuite passé la soirée à s’envoyer des missiles balistiques dans les gencives et à faire des manœuvres spatiales à filer la nausée à un bébé wookie. Démentiel.

En découvrant Starfighter, j’ai eu presque l’impression de me sentir à nouveau plongé dans une partie de X-Wing. Mais sans les figurines et tout le bouzin. Car oui, le thème est bien exploité. On prépare son escadron pour protéger son vaisseau-mère tout en échafaudant de viles attaques sournoises contre son adversaire. Et le tout, sans un festival de plastique chinois. Quelques cartes, quelques pions en bois, et voilà. Ça suffit parfois.

Mais sur ce coup-là, je trouve quand même qu’Ystari a fait un peu cheap avec Starfighter. Ils auraient pu inclure avec le jeu une machine pour zérograviter les joueurs (je zérogravite, tu zérogravites, nous zérogravitionnions). Et là oui, le thème aurait encore plus collé.

Mais sinon c’est dingue de réaliser que quelques cartes suffisent à plonger les joueurs dans une aventure et des batailles épiques et spatiales. A quoi c’est dû?

materiel

Quelques cartes, des plateaux personnels, quelques jetons en bois. C’est tout. Le tout dans une petite boîte simple sans thermo de la même taille que RFTG. Ca ne casse pas trois pattes à un ewok, mais le tout est fonctionnel. Les illustrations sont simples mais efficaces, et l’ergo, les picto, très clairs.

plateau

mecanique

Et comment on joue?

Starfighter est un jeu à deux joueurs uniquement (pour l’instant, ça pourra peut-être changer à l’avenir?). Le but étant d’être le premier joueur à infliger 20 points de dégâts au vaisseau-mère de son adversaire.

On commence par tirer 5 cartes. A son tour, on peut passer ou poser une carte sur son plateau personnel. Chaque carte représente des vaisseaux. Ces vaisseaux ont un niveau, et le plateau personnel des joueurs peut accueillir les cartes selon des niveaux croissants.

On commence par une carte de niveau zéro, et soit on commence une nouvelle section à zéro, soit on monte plus tard dans la même section avec une carte de niveau supérieur. Sachant que 1. les cartes de niveaux supérieurs sont plus puissantes 2. on est obligé de placer une carte équivalente exactement au niveau sur son plateau.

Mais alors, me direz-vous, et si on ne possède AUCUNE carte correspondante aux niveaux dispo sur son plateau, on est bloqué? Un hasard beaucoup trop important et rédhibitoire? Et non, et c’est là que Starfighter fait fort.

Exactement comme dans Magic, le but est d’infliger 20 points de dégâts à son adversaire. Qui va placer des vaisseaux pour attaquer ET servir de boucliers. Exactement comme dans Magic. Mais pas du tout comme dans Magic en fait. Car si dans Magic vous êtes dépendant de ce foutu mana pour pouvoir poser des cartes, dans Starfigther vous ne serez JAMAIS bloqué.

Jamais?

Non, jamais.

Vraiment jamais?

Non, vraiment jamais. Parce que toutes les cartes vaisseaux peuvent également s’utiliser au verso. Comme de simples jokers, elles peuvent alors se placer sur n’importe quel niveau. Juste. Génial.

Ou pas.

Car il faut quand même savoir que les versos sont moisis. Absolument pas balaises, elles dévalorisent le recto. Du coup, même si dans Starfighter on n’est jamais bloqué et pas tributaire du hasard, on sera toujours amené à opérer des choix cruciaux, stratégiques et douloureux. « Sacrifier » un recto pour poser un verso joker pour poser ensuite une carte trapue et surpuissante de niveau supérieur? Commencer une autre section en évitant de jouer des versos « pitoyables »? Choix douloureux. Plaisir ludique élevé.

Bon, présenté comme ça, on a quand même un peu l’impression que Starfighter est un Solitaire, on pose des cartes en rangée par niveau. Mais ça serait nuire à la richesse et aux mille subtilités suaves du jeu.

Tel que. Les cartes, posées, recouvrent la moitié des cartes inférieures. Et qui dit recouvrir, dit annuler son pouvoir. Subtil.

Tel que. Les cartes possèdent pour la plupart des symboles spéciaux, puissants, supplémentaires, joués immédiatement au moment de la pose. Une action bonus à bien maîtriser. Subtil.

Tel que. Les joueurs ne sont pas vraiment en affrontement direct simple, sections frontales contre sections frontales immobiles, avant d’attaquer ils peuvent encore se déplacer d’une section pour affronter l’ennemi. Subtil.

interaction

L’interaction est évidemment extrêmement forte puisqu’on passe sa partie à envoyer des tatanes à son meilleur ami d’enfance. Ou son épouse. Ou son fils qui a oublié de ranger sa chambre. Ou son patron.

Et non seulement il faudra réussir à infliger le plus de dégâts à son ennemi juré en optimisant le positionnement de ses cartes, mais il faudra bien observer le jeu de l’autre pour y repérer les points faibles et forts. Pour profiter des premiers et éviter les seconds.

Bref, une très forte interaction, on ne joue pas seul dans son coin. Ce qui a été reproché à l’époque à Race for the Galaxy. Tsssss, grossière erreur de débutant.

cartes

public

Famille & Casual: alors non. Parce qu’il faut bien rentrer dans le jeu, maîtriser les picto, les stratégies. Et le jeu est extrêmement violent, ne vous imaginez pas y jouer avec votre mamie. Elle risquerait bien de vous mettre la pâtée à Starfighter.

Party Gamers: sérieux?

Hobby et Core Gamers: oui, clairement. C’est d’ailleurs à ce type de public que la grande majorité de jeux Ystari s’adresse. Et tant mieux. Car années après années, je constate un processus de « dégeekisation » du marché du jeu. De plus en plus d’éditeurs visent le familial+, un compromis courtois entre le familial gentil, et bankable, et le Hobby Gamer qu’il faut quand même brosser dans le sens du poil. Parce que c’est lui qui détient les poches les plus profondes. Et parce que c’est aussi lui qui est au front de l’actu et de la com. Même en faisant partie de l’écurie Asmodée depuis quelques années, Ystari continue à proposer des titres forts, courageux, Core. Certains diraient geeks, mais on en a gros de sortir ce mot à chaque coin de phrase. Bref.

conclusion

Starfighter est un excellent jeu. Et je ne dis pas ça parce que j’aime la SF. Et je ne dis pas ça parce que j’aime Magic. Et je ne dis pas ça parce que j’aime jouer à deux. Et je ne dis pas ça parce que j’apprécie les jeux Ystari (pas tous non plus, Witness ne m’a pas du tout plu par exemple). Et je ne dis pas ça parce que le jeu nous a été offert.

Non.

Juste parce que Starfighter est un très très bon jeu.

Violent. Rapide. Tendu. Efficace. Addictif. Tactique ET stratégique.

En même temps tactique, avec des cartes à poser de sa main à son tour, mais également stratégique puisqu’on construit peu à peu sa flotte et qu’il est vital de bien prendre le temps de réfléchir pour préparer tout ça. Et bien observer le jeu de l’autre pour tirer parti de ses fragilités notoires ou embusquées. Tactique ET stratégique.

Starfighter se situe entre Magic, pour la gestion de l’attaque et de la défense, et des échecs, dans son aspect épuré dynamique et synergique. Que du bon. Avec des parties extrêmement courtes et tendues du slip.

Ystari est assis sur une véritable mine d’or. A eux maintenant d’exploiter le filon pour en faire un titre encore plus fort. A la manière d’un JCE d’Edge / FFG (FFG qui appartient comme Ystari à Asmodée, au passage), Ystari pourrait proposer des boosters d’extension plusieurs fois par année. Ils le font déjà avec des scénarios pour leur Sherlock, pourquoi pas Starfighter? Avec un mode en deck-building. J’ai même entendu dire que l’auteur, Stéphane Boudin, en avait déjà de prévu.

Vous pouvez trouver Starfighter sur Philibert.

Ou aussi sur Ludikbazar.

Ou aussi sur Ludibay.like

Un jeu de SF. J’aime la SF. Et le thème est bien intégré, on a vraiment l’impression d’être immergé dans un combat spatial. Juste avec quelques cartes et non pas avec 217 figouzes.

Des règles simples pour un jeu complexe. Complexe, pas compliqué. Complexe parce que riche, subtil.

Comme Magic. Mieux que Magic? Moins cher, surtout.

Qu’années après années Ystari nous propose des titres pour un public de joueurs avertis, passionnés, fidèles (pour ne pas dire geeks).

Un jeu de combat dans l’espace. Sans figurines. C’est original. Et ça fait du bien, surtout à son porte-monnaie.

Des mécaniques fluides, ripolinées et subtiles: les versos-joker, les cartes recouvertes, le déplacement, la pioche, le premier joueur (à la Caylus).

Un jeu en même temps tactique ET stratégique.

Un hasard omniprésent. Mais en réalité totalement absent grâce aux versos.

Un excellent jeu à 2.

Un prix doux. A peine plus de 20 euros. C’est raisonnable.

Un jeu addictif. On a envie d’y rejouer pour parfaire sa maîtrise.paslike

Qu’années après années Ystari nous propose des titres forts. Laissez-en un peu aux autres les mecs. Et leur Shakespeare ne va pas du tout arranger les choses en 2015.

Le côté un poil chaotique avec les bonus qui réapparaissent quand une carte supérieure disparaît. Ca peut rapidement devenir le foutoir. L’aspect qui m’a le plus déplu dans le jeu. Pas au point de vouloir brûler le jeu non plus, mais ça peut déstabiliser.

L’analysis-paralysis. Mais est-ce dû au jeu en soi, ou parce qu’on a juste envie d’optimiser son tour et sa flotte? D’ailleurs, au passage, quelques idées pour ne pas en souffrir.

Qu’Ystari laisse « mourir » son jeu s’ils ne décident pas rapidement de proposer des boosters. Pour insuffler encore plus de vie à leur titre. Mais plus facile qu’à dire. Le « problème » d’Ystari, même s’ils appartiennent au groupe Asmodée, c’est qu’il s’agit d’une nano-structure avec 2 personnes et demi. Quand tout le monde est là. Ils sont loin d’avoir les mêmes ressources que FFG ou Edge pour gérer un suivi JCE robuste. Et ça serait vraiment vraiment vraiment dommage. Imaginez Wizards of the Coast abandonner Magic juste après sa sortie en 1993. Le lol du jour. Aujourd’hui Magic est joué par des milliards d’invidus, au bas mot.

mais

Je ne peux que vous conseiller de lire Plato Magazine et son dossier spécial dédié à Starfighter dans le numéro 79 de septembre 2015. Dossier dans lequel l’auteur donne des conseils pour bien débuter.

Ystari vous propose une petite appli Android pour compter les points de dégâts. Sinon sur iOS, il y a toujours celle de Magic Life Counter, toute simple et aussi gratuite.

Concours

Et une toute dernière chose, un petit jeu, rien que pour vous. Fan de Sherlock, Ystari a crée une petite énigme pour décoder le nom de la pilote sur la couv. Vous avez trouvé?

Laissez-nous un petit commentaire ici en bas, tout en bas, là. On connaît la réponse officielle, on vous dira si c’est juste. Offert par Ystari, le vainqueur remportera un voyage intersidéral pour 2 personnes pour Tatooine pendant la saison des pluies.

Et puisque Starfighter se passe dans l’espace, on vous laisse avec une vérité vraie.

giphy

11 réflexions au sujet de « Critique de jeu : Starfighter. Magic, mais dans l’espace »

    1. Bravo Stefou, c’est ça en effet. Comment avez-vous trouvé?

      C’est sur son casque en fait : Tsih

      Le logo représente Cassiopée et l’étoile centrale se nomme Tsih (ce qui signifie « le fouet » en chinois).

      Votre billet pour Tatooine offert par Ystari vous attend à votre nom au quai d’embarquement. Quai 29. A côté du parking à X-Wing. Demandez Lando.

      J'aime

      1. Je suis parti de l’inscription sur l’arrivée d’oxygène (gamma-cas) et des inscriptions sur la structure du cockpit (Tsih’s in da place). Mon insondable culture et -un peu- Wikipedia ont fait le reste 🙂

        Merci à Ystari! Mos Eisley en octobre cela vaut largement la Grande-Motte paraît-il !

        Aimé par 1 personne

  1. Il va falloir que je trouve l’occasion de l’essayer ce jeu, il a tout l’air de correspondre à ce que j’apprécie dans un thème bien différent d’où je vais d’habitude.

    Sinon je ne suis pas un expert en SF mais pour le pilote de la couverture je dirais Cassiopeia ? D’après les inscriptions de son arrivée d’oxygène et les inscriptions sur les armature du cockpit Gamma.CAS. S’il y a un lien avec le reste des inscriptions (Space Kittenz, , c’est obscure pour moi ^^

    J'aime

  2. Ce jeu est une tuerie. Mon mari et moi sommes fans de jeux de plateau, sauf que ce n’est pas toujours facile de trouver des joueurs. Or la plupart des jeux sont équilibrés à 4. Il y a bien des jeux à deux, dont de très bons, mais j’avoue que j’étais souvent frustrée parce que je ne retrouvais pas le plaisir que j’avais sur les jeux à plus. Bref, Starfighter a rempli ce vide. Il est épuré avec une maquette hyperefficace et, comme dit dans l’article, le hasard de la pioche est très bien compensé par les mécanismes de pose. D’ailleurs, ce n’est pas que le verso des cartes qui sert de « joker », mais toutes les cartes sans niveau (nous avions fait l’erreur sur nos premières parties avant de vérifier la règle… ce qui diminue encore plus l’aspect aléatoire).

    J’aime particulièrement (outre le jeu de façon générale, vu que je me retrouve globalement dans cette critique) :
    – l’équilibrage qui évite le win to win et permet d’avoir des parties tendues tout du long : sauf effet supplémentaire, on ne pioche des cartes que si les premiers niveaux de pose sont libres (en résumé, mais ça dépend des vaisseaux). Donc plus on a une grosse puissance de feu, moins on piochera de cartes pour le prochain tour.
    – le fait que c’est le premier qui passe qui choisit le mouvement des vaisseaux-mère (arg, je pose cette dernière carte au risque qu’elle ne serve à rien vu qu’elle ne sera plus dans l’axe ou je passe tout de suite pour maximiser mon positionnement ?). Et encore plus subtil, c’est lui qui choisit l’ordre de résolution des colonnes, ce qui peut tout changer en fonction des pouvoirs qui s’enchaînent.
    – les vaisseaux différents qui modifient la pioche et augmentent l’importance du positionnement des vaisseaux-mères l’un part rapport à l’autre.
    – les règles à deux niveaux. Pour les premières parties, on n’utilise qu’une partie des cartes (clairement identifiées) puis quand on est à l’aise, on passe au paquet entier, ce qui ajoute des effets supplémentaires.
    – le système des bonus qui réapparaissent (je ne rejoins pas du tout la critique sur ce point). Je trouve qu’une bonne partie de l’intérêt du jeu est là: c’est juste excellent et absolument pas bordélique grâce aux pictos qui rappellent sur une moitié de la carte ce qu’il y a sur l’autre moitié de la carte. C’est notamment ce qui fait une partie de l’intérêt des effets de pivotement des cartes (je pose une carte, applique l’effet, puis je la recouvre, puis je la pivote et banco, encore l’effet) et ça fait partie de la stratégie de construction des colonnes (je recouvre cette carte avec une qui sera forcément détruite par mon adversaire pour avoir droit à l’effet une deuxième fois lors de la bataille). Inversement, les cartes puissantes ont souvent une partie supérieure pénalisante. Donc quand on les pose soi, faut prévoir de les retourner avant de les recouvrir pour ne pas avoir l’effet une deuxième fois lors de la bataille ou lors de déplacements de cartes, ou encore évaluer le risque de les recouvrir malgré tout. Et inversement viser exprès ces colonnes chez l’adversaire. Ou encore, quand je détruis/déplace des cartes chez l’adversaire, je vais gaffe aux effets que je pourrais déclencher. Etc. Bref, j’ai l’impression que c’est ce mécanisme qui fait une bonne partie des stratégies du jeu et qui apporte une grosse touche d’originalité. Par contre, il me semble que ça rend le jeu impossible à étendre à plus de 2 joueurs, parce que là ça devient improbable de suivre toutes les cartes en jeu.
    – la couverture de la boîte avec une pilote badass, ainsi que la page de background dans les règles pleine de clins d’œil.

    Ce que j’aime moins :
    – la frustration de ne pouvoir faire de la construction de deck qu’avec deux boîtes (mais bon, vu le prix du jeu, ils n’allaient pas mettre le double de cartes),
    – que j’ai gagné toutes les parties que j’ai faites (une dizaine) ce qui ôte un peu du challenge. Va falloir qu’on ressorte Myrmès pour que mon cher et tendre se venge.
    – l’effet de retournement des cartes : parce qu’il n’y a pas de picto (forcément), donc on se retrouve à vérifier régulièrement ce qu’il y a de l’autre côté de nos cartes.

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    1. Eh eh.
      Bon, étant allergique au sable, je veux bien laisser tomber le voyage intersidéral pour 2 personnes pour Tatooine pendant la saison des pluies et me contenter d’une boite de jeux 🙂

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