Critique de jeu : Colonial

Temps de lecture: 4 minutes

Cette critique a été écrite par notre ami Didi qui rejoint la Gus&Co Team. Merci et bienvenue à lui!

Présentation

Colonial : Europe’s Empires Overseas est un jeu pour 3 à 6 joueurs d’une durée de 2h paru chez Stratagem Games.

Colonial m’a tout de suite donné envie de chanter l’hymne de mon Helvétie Natale …

Et pour cause !

Il s’agit du 1er jeu d’un auteur Suisse qui risque bien de faire parler de lui : Christophe Pont, lui-même éditeur de son jeu et gérant de la boutique spécialisée de jeux à Genève Xénomorphe.

Thème

Colonial est un jeu qui retrace l’expansion des pays européens entre le début du 15éme et la fin du 18éme siècle. Vous pourrez d’ailleurs découvrir l’Amérique, prouver que la terre est ronde et même abolir l’esclavage (Toussaint Louverture, mon ami.)

Le but du jeu est très simple, atteindre 10 points de prestige afin de démontrer que votre nation est la plus puissante et ainsi graver son nom à jamais dans les livres d’histoire, car les autres sont tous des vilains et des nuls … Et PAF !

Pour recevoir du prestige, il vous faudra découvrir de nouveaux pays, les coloniser, construire des cités, gérer les dettes de votre nation tout en évitant les rebellions et les corsaires.

Mais aussi pratiquer l’art de la diplomatie afin d’éviter la guerre avec les autres joueurs… Où au contraire la provoquer tel un gros fourbe, car gagner la guerre permet de voler 1 point de prestige.

Vous serez rapidement immergé dans Colonial, le jeu est riche et à un (petit) coté “JunkYard” très sympa que les hardcore-gamers remarqueront, je reviendrais sur ce point un peu plus tard…

Dernier détail, il est important de rembourser vos emprunts car il est impossible de gagner le jeu dans le cas contraire.

 Matériel

Le matériel est de toute beauté, les illustrations des cartes et du plateau sont riches, mais restent très lisibles. Même à 6 joueurs avec un plateau blindé de pions, on comprend tout ce qui se passe. Même la boite du jeu est très belle.

Petit moins, le plateau et les cartes sont intégralement en anglais, bien que les règles du jeu soit proposées en français et en anglais.

 Mécanique

La mécanique principale est simple est bien huilée, vous avez le choix entre 6 cartes personnages, seulement 5 seront mise en jeux à chaque tour dans un ordre prédéterminé. Il est toujours possible d’adapter votre stratégie au fur et à mesure du tour de jeu car chaque cartes comporte 2 personnages. Attention il n’est pas possible de joueur les 2 personnages d’une même carte … Les dilemmes sont donc nombreux, car vous ne pourrez utiliser que 5 personnages sur 12.

Chacun d’entre eux offre une capacité unique, voici donc quelques exemples :

– Le scientifique améliore votre capacité de transport (marchandise, troupes ect.)

– Le financier vous prête de l’argent.

– L’explorateur découvre de nouveaux pays.

– Le marchand transporte vos ressources.

– Le missionnaire converti les peuples afin d’éviter les rebellions.

– Le diplomate, qui vous permet de vous prémunir de la guerre tout en gardant la capacité de la déclencher…

Après avoir joué vos 5 cartes le tour se fini sur la création de navires de renforts pour votre flotte. Vous avez aussi la possibilité d’enrôler des Corsaires afin de botter les fesses les navires marchands de vos camarades… Bon je sais un navire, n’a pas de fesses, mais façon de parler.

Le joueur disposant du plus de monopole commerciaux (or, argent, tabac, coton etc.) sera désigné 1er jouer du tour suivant. Durant le jeu il est d’ailleurs possible de casser des monopoles, mais on descend automatiquement dans l’échelle diplomatique…

Interaction

Le sel  du jeu réside dans les interactions entre les joueurs.

Il est possible de transporter ou de vendre les produits des autres joueurs et donc de négocier une rétribution ou des avantages.

Mais aussi d’envahir ou de déclencher des rebellions sur leurs territoires, d‘envoyer des corsaires histoire de filocher un peu leurs pacifiques navires marchands et carrément de leurs faire la guerre !

Conclusion

Quel plaisir de jouer à Colonial ! ce n’est clairement pas un jeu familial,

mais on ne voit pas passer les 2h à 3h de la partie !

Pour paraphraser mon ami Rocco dans le film Le facteur avait un gros colis => “Ca peut sembler énorme, mais ne t’inquiètes pas, ça va passer comme une lettre à la poste”.

Le jeu m’a un peu fait penser à “JunkYard” un flipper des années 90 qui reprenait des routines et décors d’autres flippers tout en les détournant et en se créant un identité propre…

Désolé de cette référence de vieux GEEK, mais c’est exactement le cas de Colonial, le jeu pourrait faire un peu penser à Endeavor, Risk, Puerto Rico ou même Citadelle (pour les personnages) mais finalement le jeu à vraiment son identité, forte et prenante.

Il aurait encore tellement à dire, mais le plus simple reste de le découvrir par vous même.

Pour conclure … Et bien ma bonne dame, c’est un gros HIT que voilà !

Ce que j’ai beaucoup aimé

Les interactions entre les joueurs

La qualité des illustrations

Les lancés de dés apportent juste ce qu’il faut de hasard

Certaines idées surprenante, comme les rebellions ou les colonies autonomes

Découvrir l’Amérique en position de vigie sur ma chaise, tout en fredonnant du Vangelis (1492)

Ce que je n’ai pas apprécié

Le jeu est intégralement en anglais

Christophe Pont aurait pu être une jeune fille célibataire et sexy ?

Les règles du jeu peuvent être téléchargées ici

Dernières info

Le jeu s’est extrêmement bien vendu à Essen 2011 pour sa sortie officielle (nous en avions déjà eu l’exclu au Bar à Jeux le 17.9). L’auteur / éditeur a donc décidé de relancer une 2e édition, avec quelques mini-changements. Une extension est d’ailleurs prévue pour dans pas longtemps.

3 Comments

  1. Note que je suis sexy en principe!

    C’est le chapeau de cavalerie qui ne te plaît pas ?

    Note que l’on avait une hôtesse de charme à Essen 🙂

    Merci Gus pour ta critique bien faite et qui me va droit au coeur.

  2. Bonjour Christophe, content que savoir que 1. tu es sexy 2. la critique te plaît.

    Ce n’est toutefois pas moi qui l’ai écrite mais Didi, aka David A, un fidèle de la Gus&Co Team qui fréquente le Bar à Jeux à ses heures perdues et qui joue le reste du temps à Colonial.

    Encore BRAVO pour ta création / production. On se réjouit déjà pour l’extension.

  3. Alors Bravo Mr. Pont, me confondre avec Gus, nous avont la même coupe de cheuveux, mais quand même ! De plus les « hot »esses à Essen c’est bien… Mais à Genève, cela serait bien mieux 🙂

    Je tiens à signaler que je ne passes pas tout mon temps sur Colonial, mon car j’ai un emploi aussi (enfin un peu !)

A vous de jouer! Participez à la discussion

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