Critique de jeu : Sherlock

Présentation

Sherlock est un petit jeu de cartes pour 1 à 5 joueurs, d’une durée de 15 minutes, dès 5 ans, créé par Arnaud Urbon (Monte Cristo, Utopia).

Thème

Un collier a été volé, Moriarty est évidemment fortement soupçonné, mais en tant que Sherlock, il va falloir retrouver son complice : grenouille, chien, buffle, rhino.

Le thème est du grand n’importe quoi, mais plutôt léger et cocasse avec les jolies illustrations qui servent bien le jeu.

Sherlock est avant tout /surtout un jeu pour enfant, dès 5 ans, le thème n’a pas besoin d’être extrêmement bien intégré, exploité et cohérent, du moment que le tout soit fun et drôle.

Mécanique

Sherlock est du pur memory. On doit retourner non pas 2 cartes semblables, mais 3. Non, absolument rien d’original dans la mécanique.

Les seuls intérêts du jeu, ce sont les deux modes : un mode coopératif, dans lequel les joueurs jouent ensemble, et un mode compétitif.

Dans le mode coopératif, on joue « contre le temps ». Chaque fois qu’un joueur se trompe, on avance dans les tours. Au 10e tour, si l’on n’est pas parvenu à résoudre l’enquête et trouver le complice de Moriarty, i.e. laisser 3 cartes semblables sur la table, on a perdu la partie.

Dans le mode compétitif, le joueur actif retourne 2 cartes, et si elles sont semblables, les autres joueurs indiquent la localisation probable de la 3e. Si un joueur a raison, la carte lui est alors remise, et les deux premières cartes sont acquises par le joueur actif. En fin de partie, les cartes ainsi gagnées rapportent des points de victoire.

Dans le mode compétitif il y a même deux variantes, dont une à objectif secret, puisque chaque joueur reçoit  des points supplémentaires en fin de partie en fonction de son objectif.

Conclusion

L’auteur cite et remercie de nombreux noms d’auteurs de jeux confirmés pour les tests, le nounours vaudois Pauchon, l’astucieux Bruno Cathala, le délirant Roberto Fraga, mais au final, Sherlock ne se montre ni excessivement intéressant ni nécessaire.

Certes, l’auteur Urbon réinvente le memory, mais cela reste du memory, même si quelque peu survitaminé et avec plusieurs modes de jeu.

Si vous avez des enfants, et beaucoup d’argent à dépenser en jeux, faites l’acquisition de ce Sherlock. Sinon, faites l’impasse.

Ce que j’ai beaucoup apprécié

Les illustrations, cocasses

Les différents modes de jeux

Un memory avec un thème

Ce que je n’ai pas tellement apprécié

La mécanique principale, du memory copié-collé, même si amélioré. Est-il véritablement nécessaire de faire des soupes dans de veilles marmites?

L’obsolescence du jeu. Une fois acheté, puis joué à 2-3 parties, on n’y reviendra pas forcément régulièrement.

Petit conseil tactique

Co étant une grande experte tactique en memory, et moi pas, elle propose de retourner carte après carte sur la matrice de 5×6 plutôt que de retourner n’importe quelle carte n’importe où. Ce modus operandi permettra ainsi de mieux retrouver les cartes similaires. Ben oui, facile.

3 Comments

  1. Je me permets de remarquer qu’il n’ai fait aucune mention de la partie déduction dans cette critique du jeu. Si le reste du jeu est un mémory classique le fait que le dos des cartes ne soit pas semblable le distingue notablement du pur mémory. En effet, on ne retourne plus les cartes sur la simple base du hasard ou de sa mémoire mais également de sa déduction (pourcentage de chance, pas deux fois le même témoins, si le témoin pigeon a déjà innocenté le rhino, le buffle, la souris et le chien c’est que le pigeon encore caché innocentera la grenouille,…). Toute l’originalité du jeu est là, ne pas la mentionner c’est être passé complètement à côté du sel jeu, de son originalité et de sa rejouabilité je pense. L’adulte trouvera son compte dans cette déduction et pourra ainsi coopérer efficacement avec la mémoire de sa progéniture 😉

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