Les types de joueurs de jeux de société, chapitre 3, suite et fin. Vous vous reconnaissez?

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Flickr, Game Seeds, Alex Crowe

Dans le chapitre 1 & chapitre 2, nous vous avons présenté différents types de joueurs de société, tel le Critique, le Râleur, le Paralyseur, et bien d’autres. Voici les derniers profils. Derniers, vraiment?

Alors, vous vous reconnaissez dans certains d’entre eux?

Le Pipôle

Ce qui motive ce joueur, c’est de connaître personnellement tous les auteurs, illustrateurs, éditeurs, distributeurs, vendeurs, graphistes. Un week-end sur deux on peut le trouver dans des foires / conventions / salons / réunions (rayez la mention inutile, s’il y en a). Le jeu de société n’est qu’une excuse pour rencontrer du monde, et de tout savoir sur les mycoses aux pieds d’un auteur, le nom du chien d’un éditeur et le plat préféré d’un distributeur.

Le Compareur

Ce joueur ne peut s’empêcher de comparer tous les jeux à d’autres jeux, en se trompant parfois / souvent. Impossible de sortir un nouveau jeu sans que ce joueur ne ressente le besoin profond de le comparer avec d’autres, plus anciens, et forcément mieux (d’après lui bien sûr). Il est par conséquent très difficile de le surprendre et il a tendance à jouer les blasés.

Le Zappeur

Il ne peut pas finir un jeu. Il en commence un, et après quelques tours, l’interrompt pour passer à un autre. Il est l’expression extrême de l’Impatient (cf chapitre 2), voire même du Bouché.

La Pieuvre

Avec le développement des technologies, ce joueur est constamment en train de faire 2’000 choses en même temps à la table : téléphoner, envoyer des textos, lire ses mails, surfer sur le web, lire ses tweets (Twitter et les jeux de société, qui suivre). Et évidemment, quand c’est son tour, il lui faut à chaque fois un moment pour se remettre dans la partie. Il est l’ennemi juré de l’Impatient. Mais le meilleur ami de son fournisseur d’accès internet.

Le Tricheur

Faut-il réellement le présenter? Il triche, consciemment ou pas, en changeant les règles à sa faveur, en modifiant des valeurs, en se servant dans la banque, etc. Et il finit d’ailleurs souvent par gagner.

Le Correcteur

Ce joueur revient toujours sur son coup. Il joue, et reprend à chaque fois ce qu’il vient de faire, au tour du joueur suivant ou même plus tard. Il est l’ennemi juré du Psychorigide.

Le Fourbette (Merci à Fendoel pour la proposition)

Aussi communément appelé le Traître, ou, plus vernaculairement, l’enfoiré. Ce type de joueur adoooore les jeux d’enfoirés (la liste des jeux d’enfoirés ici) dans lesquels il peut trahir à tire larigot (j’adore cette expression, ici son étymologie). Coups dans le dos, alliances, mensonges, bluff, diplomatie, le Fourbette se délecte de manigances, manipulation, et tromperie. Ses jeux préférés : Diplomacy, BSG, Rencontre Cosmique, REX, Loups-Garous et consœurs (un comparatif de tous les Loups-Garous-like). Son joueur préféré, le Caliméro (cf ci-dessous). L’excellent podcast ludique Proxi-Jeux parle également de jeux d’enfoirés ici.

Le Calimero (Merci à Sébastien Volle aka Seboss sur Twitter)

Ce joueur se plaint tout le temps et a l’impression que la Terre entière s’en prend toujours et uniquement à lui. Dès qu’un autre joueur lui fait une « crasse », ce joueur se braque pour le reste de la partie et a presque envie de quitter la table. De toute façon, tout le monde est contre lui. Son ennemi juré, le Fourbette, qui adore du coup s’en prendre à lui, la « victime » toute trouvée.

Le Triple-Lames

Au début, il n’y avait qu’une seule sur les rasoirs. Puis, une deuxième, et une troisième, etc. Quel est le rapport avec les jeux de société? Comme avec les rasoirs, il y a constamment des nouveautés. Ce joueur les apprécie tout particulièrement. Il a toujours besoin d’acheter tout ce qui sort, même sans y jouer, juste pour se sentir à la point de l’actu ludique. Le Triple-Lames est bien souvent également un Encyclopédiste.

Conclusion

Pour rédiger ces 3 chapitres de types de joueurs de société, je dois avouer m’être largement inspiré des joueurs que je côtoie, ils se reconnaîtront aisément. Mais l’inspiration première, c’est moi-même, que je retrouve bien évidemment par-ci par-là, je ne vous dirai pas lesquels mais vous pouvez facilement le deviner si vous êtes fidèles lecteurs de notre site ludique Gus&Co.

J’en ai oublié ? Vous en verriez d’autres ? Vous vous reconnaissez ? Et oui, on peut être « multi-classé » ;-)

Bien sûr, tout ici est réducteur et simpliste, mais il faut le prendre à la légère. Ou pas.

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  1. Noter que par chez nous, le Calimero n’est pas tant celui qui se braque, mais celui qui chouine toute la partie, du coup inspire la compassion des autres et/ou les endort et qui à la fin… gagne !

  2. Alors moi je suis clairement multi classé et je dois correspondre à peu près à toutes les catégories à 4 ou 5 près :) (je ne suis définitivement pas un Zappeur, Paralyseur, Pieuvre, Tricheur)

  3. évidement qu’on est multiclassé… je ne me reconnaissez dans aucune du dernière article, mais je suis représentatif de presque tous dans celui là !

    sinon tu as peut être oublier le/la maitre chanteur, celui qui fait du chantage à la victoire. Lors d’une convention, une fille s’était entichée d’un joueur, nommons le Vincent… c’est son vrai nom, mais vous ne le connaissez pas. La fille, que nous nommerons la grosse lulu (c’est pas son vrai nom) propose de montrer ses seins si Vincent gagne la partie. N’étant pour ma part pas satisfait du marché je décide de m’en prendre directement à Vincent pour lui donne rune leçon, en espérant les males de l’assistance assez malin pour repérer que la grosse lulu nous menait en bateau.. et bien, flop! tous les males en rut (autre catégorie de joueur qui ne sait pas jouer de la meme manière contre un homme ou contre une femme) s’en sont pris à moi pour pas que j’elimine leur chance de voir un nichon (au moins un dans l’année) et bien, elle les a bien tous fumés, elle a retiré son haut, et elle avait un sous-pull presque transparent, soit, mais aussi un gros soutif bien bien epais et bien pas glamour. Bien fait.

    donc je vous ai présenté : la maitre chanteuse et le male en rut.

    Pour ma part, je suis aussi dans la catégorie des « perdant avec panache » je me fous de perdre vu que je perds tout le temps, mais je dois faire au moins un acte de jeu formidable, un bon coup ou un echec critique pour perdre en paix.

  4. Personnellement, j’aurais bien vu un autre type de personnalité, une sorte de version positive du Changeur. A savoir ‘l’amateur de goodies’ ou l’Imaginatif, lequel sera toujours susceptible de proposer une aide de jeu, un goodies, ou quoique ce soit susceptible d’améliorer l’expérience de jeu.

    A noter également que l’on pourrait rajouter Chevaliers de la Table Ronde dans les ‘jeux d’enfoirés’.
    Spéciale dédicace à notre félon ;)

  5. Je suis Gameur à tendance Fourbette (mon surnom a longtemps été Fourbos, niark)
    Un jeu de moins d’1h30 c’est pas un jeu… Et un jeu ou on peu pas pourraver, c’est moins drôle ;)

  6. Il me semble qu’il manque une catégorie essentielle à cette liste, qui correspondrait assez bien à son auteur:

    LE PROFESSEUR, également connu sous le nom LE PEDAGOGUE

    Si la plupart des joueurs prennent leur pied à jouer, le pédagogue, lui, prend son pied à parcourir les règles de centaines et de centaines de jeu, à les apprendre… pour pouvoir les expliquer à d’autres joueurs. Vous l’aurez compris, le pédagogue est une sorte d’archiviste à la différence près qu’il ne participe que très rarement à des parties. Non, il préfère clairement sauter d’une partie à une autre et leur expliquer (en quelques minutes montre en main) des règles de jeu qui tiennent sur une trentaine de pages par jeu. Et si vous avez la chance de jouer avec lui, ce sera presque tout le temps à un jeu auquel vous n’avez jouer (pour qu’il puisse vous expliquer les règles pardi!!!)

    Pour le pédagogue, aucun jeu n’est trop complexe ou inabordable. On lui reconnait le défaut de minimiser le temps de durée des parties et, parfois, leur difficulté.

    Enfin, le pédagogue organise régulièrement des soirées où il invite plein de monde (plus il y en a, mieux c’est) pour pouvoir leur expliquer les dizaines et les dizaines de nouveaux jeux qu’il a achetés et dont il a forcément lu et appris les règles par coeur.

    • Encore pire, je connais pas mal d’exemples de mauvais pédagogues, les Profs, ça irait bien comme nom (même si je n’ai rien contre ce sympathique métier, je précise). Ils sont pareils que les Pédagogues, à la différence près qu’ils ne savent pas expliquer les règles des jeux. Même l’explication d’un jeu fun et rapide devient aussi longue et complexe que pour expliquer Through the Ages. Ce type de joueur commence généralement par expliquer les stratégies gagnantes et les exceptions avant même d’avoir d’avoir évoqué le but du jeu. On le reconnaît généralement à la tête que font ses partenaires de jeu pendant les explications. Parfois pénibles quand on connait soi-même très bien le jeu, ça peut en devenir crispant…

  7. Waow le pédagogue est bien pratique.. j’ai pas mal de règles en retard.. :D

    Une autre catégorie… ceux qui sont motivés pour jouer a autre chose qu’un party game.. mais que dès que tu leur dis que cela prends 1h avec les explications.. oulalalalaa c’est trop long…
    En général à ceux la je propose une bataille.. :D

  8. J’en connais un (pédagogue) et j’en suis très heureux…Moi je me retrouve dans au moins 5 catégories dont « correcteur », mais promis, je vais faire des efforts…

  9. Hahaha, excellents posts Gus ! J’ai bien ri car j’ai aussi pas mal pu mettre des ami-gamers sur tes étiquettes.
    Tu penses bien qu’avec toutes les extensions à la noix que je fais, je me vois obligé d’être catégorisé comme Changeur (ascendant stratège-encyclopédiste-caliméro…), mais je sais que je ne suis pas le seul, hein ? ;)

  10. J’en ai oublié un autre, le Looney Tunes, le joueur qui ne peut pas rester sérieux 2secondes, qui fait déjà le pitre pendant les explications et qui continue pendant toute la partie. Pour lui, jouer rime avec déconner. L’ennemi juré du Psychorigide. Mais le meilleur ami du Party-Gameur.

    • Et pourtant ce soir là, c’est bien pendant la partie de Funkenschlag qu’il y a eu le plus de larmes. N’empêche que maintenant, t’es encore plus tenté de me pourrir d’entrée de jeu :P

  11. Je dois avouer que je me reconnais bien dans le personnage du fourbe (que je préfère mettre au masculin – je veux bien reconnaître des trucs mais faut pas pousser). Quel plaisir que celui de trahir, manipuler et voir ses plans fonctionner! Et même quand ils ne fonctionnent pas, le simple fait d’avoir pu fomenter/ourdir suffit amplement à me rendre heureux.
    A la question « pourquoi? », je dirais qu’il s’agit de l’essence du jeu de société: on peut faire ce que l’on ne peut pas faire dans la « vraie vie ». Le constat est particulièrement vrai en ce qui me concerne. Je passe mes journées à parler d’éthique, de socialement responsable, de transparence, etc. Alors quand j’ai l’occasion de faire l’inverse – sans que cela ait de conséquence – je ne me fais pas prier!
    L’important est justement de savoir faire la différence entre le moment du jeu et le reste. Et il faut trouver des partenaires de jeu qui ne vous en voudront pas pendant le reste de la soirée. Ce qui n’est pas toujours facile! Don’t hate the player, hate the game!

    • Cher Monsieur Julien,

      Sachez que depuis une fameuse partie de REX dans laquelle vous ne pûtes vous empêcher de la faire (la p….), vous êtes banni à vie du canton de Genève. Ouste, vils crapules de Vaudois ! (ceci s’applique aussi pour des Graf).

      • Allez, sans rancune, c’était pour la beauté du geste! Je propose que l’on règle ça à l’amiable autour d’une partie de Fief/Intrigue/Junta sur terrain neutre (Céligny par exemple)…

  12. Bravo, mais tu à oublier un des pires ennemie du psychorigide et le meilleur ami du joueur qui joue pour jouer et du pédaguogue :L’ étourdie; il adore les gros jeux , mais oublie une fois sur quatre les effets des batiments ou d’appliquer les combos de carte ou encore un pion qu’il à devant soi. En général il jouent pour voyager dans un univer, et même des jeux comme « finca », »les chateaux de bourgogne « ou « megawatt » on des thémes sexy. D »ailleur il adore les jeux à kubenbois car il ne peut s’en prendre qu’à lui s’il perd…et il détestent les jeux ou le cahos est trop présent type « olympos »ou « the island ». En général il ne gagne jamais , mais il jouetelllement souvent qu’il finis avec un score honorable(personellement j’ai finis à trente quatre point en faisant un « olympos » entier qu »avec 3 pions sur le plateaux et j’ais fini un « puerto rico » sans jamais appliquer l’effet de « l’hacienda »…)

  13. Aaah, heureusement qu’il y a le troisième chapitre ! Je suis comparateur-caliméro (au sens de Seb. V.), et d’autres. Je connais un autre type de joueurs : le Paternaliste. Ce joueur donne des conseils, surtout aux gens découvrant le jeu. Associé à une personnalité de fourbette, ça donne des conseils judicieux mais jamais au désavantage de celui qui les donne. Je connais un spécimen très fort au diplomacy : il prend un-e newbie sous son aile, puis le/la trahit!

  14. L’ordinateur qui rame ou le sablier sans fin : le joueur pénible qui calcule TOUTES les possibilités qui lui sont offertes à CHAQUE TOUR DE JEU ! Du coup il met toujours 3 plombes à jouer, décide enfin un coup et… oh et puis non finalement il y’a aussi cette possibilité là… mais si je me place ici alors lui va faire ça et je ne pourrais pas activer ma carte sur le 5 ème tour à moins que le 3 ème joueur place lui-aussi son pion sur cette tuile…

    Bref, avec lui autour de la table, un jeu estimé à 60 minutes initialement atteint au bas mot les 3 heures. La partie a été laborieuse pour tout le monde. Du coup, on en refait pas une autre et personne ne propose un autre jeu car il est déjà 2h00 du mat.

  15. Je suis un digne représentant du mauvais gagnant.Je me la raméne toute la soirée pour bien rappeler que j’ai explosé tout le monde.Quand je suis en forme ,je téléphone pour en rajouter une couche.Insupportable vu que je gagne trés souvent…
    Je suis un pédagogue qui joue à gros penchant calimero-raleur (tjrs ds un esprit fourbe) et , cerise sur le gateau,mauvais gagnant.

  16. Oups, c’est meiux redigé ainsi:

    Je suis un pédagogue qui joue ,à gros penchant fourbe teinté de calimero-raleur (tjrs ds un esprit fourbe) et , cerise sur le gateau,mauvais gagnant.

  17. Oui, le Paternaliste me paraît une bonne catégorie, pour ma part il m’arrive de ne pas faire le coup optimal, juste pour permettre à tous d’avoir encore une chance de gagner, et d’éviter l’apparition de tensions…

    Je rajouterais pour ma part le Petit poney (ou autre machin mignon). Ce joueur joue pour être avec les autres, rien ne lui importe plus. Peut importe au fond qui gagne ou qui perd, du moment qu’on passe un bon moment, qu’on a du fun autour de la table. On peut jouer à des jeux plus longs, mais il ne faut pas de possibilité de coup du genre « je te prends cette action, du coup ben tu n’as rien à faire les trois prochains tours et tu perds ces marchandises », même si c’est l’essence du jeu. Souvent couplé avec l’envie de faire des gros jeux de développement où l’on bâtit un beau projet, mais sans volonté de jouer plus de trois fois en profondeur afin d’apprendre les stratégies pour ne serait-ce qu’espérer gagner. Déteste les façons de jouer qui font du tort aux autres (sauf aux jeux où on peut se mettre sur la gueule, parce que c’est fun !).

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