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On a survécu à Kanata the First Sacrament, et au livret de règles

Kanata

😱 Transformé en zombie par vos amis, trahi par un jet de dés… Kanata the First Sacrament sait faire monter la pression.


Article écrit par :

Laure

Kanata the First Sacrament : Survivre, c’est déjà pas mal

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • Une ambiance survival horror très réussie, portée par de belles illustrations et une tension qui monte progressivement.
  • Un livret de règles confus et une mise en place longue, alors que le jeu est finalement assez simple une fois lancé.
  • Sympa à trois et à quatre, beaucoup moins à deux et en solo : 3 étoiles sur 5.

On pensait avoir affaire à un jeu compliqué. En réalité, ce n’était que son livret de règles.

Sur le papier, Kanata avait de quoi attirer notre attention. Le jeu nous plonge dans un univers de survival horror où il faut explorer les environs, récupérer du matériel et surtout survivre aux menaces qui vont progressivement envahir le plateau.

Visuellement et mécaniquement, le pari est réussi. Avec des illustrations qui donnent immédiatement une identité à l’ensemble et des mécaniques de survie sympas, on retrouve cette atmosphère de film d’horreur où la situation commence relativement calmement avant de dégénérer progressivement.

Des débuts laborieux, mais de bonnes idées

Le problème, c’est qu’avant de profiter de tout ça, il faut réussir à passer le cap des règles. La première mise en place est assez longue et la première partie est loin d’être la plus agréable. Les règles cherchent visiblement à expliquer beaucoup de choses, mais le résultat n’est pas forcément très clair.

Une fois la partie lancée, en revanche, tout devient beaucoup plus simple. Kanata n’est finalement pas particulièrement compliqué dans son fonctionnement, mais son livret de règles peut donner cette impression.

Côté mécanique, on dispose à la fois du plateau principal et d’un plateau individuel. Si cela nous a paru étrange au départ, comme une couche de complexité supplémentaire difficile à justifier en termes de roleplay, on a fini par l’apprécier. Encore une fois, dans Kanata, beaucoup de choses paraissent compliquées au départ, puis deviennent assez simples une fois la partie bien lancée.

Des dés qui font monter la pression

Le principe du jeu reste assez simple : on explore les différents lieux afin de récupérer les objets nécessaires pour accomplir les objectifs de la partie.

Il faut notamment trouver un extincteur et trois scies pour venir à bout des quatre obstacles présents sur le plateau, tout en choisissant quel objet garder en main, puisque celle-ci est limitée à quatre cartes.

Si on a de la chance, on récupère rapidement ce qu’il nous faut. Dans le cas contraire, il faut continuer à explorer et à fouiller en espérant tomber sur le bon équipement. Ce côté très aléatoire fonctionne plutôt bien avec l’ambiance survival horror, mais peut aussi devenir frustrant selon la répartition de la pioche.

Les déplacements reposent sur des jets de dés. On peut décider de rester sur place ou de lancer un ou deux dés afin de déterminer notre déplacement. Le choix est intéressant parce qu’il ne concerne pas uniquement notre personnage : le nombre de dés choisi détermine également le nombre de dés utilisés ensuite pour déplacer les ennemis. Il faut donc parfois accepter d’avancer moins vite pour éviter de donner trop de possibilités aux adversaires.

Les combats utilisent eux aussi les dés, avec différentes conditions selon les ennemis rencontrés. Le hasard est omniprésent et participe à cette sensation de danger permanent. Le système est plutôt fun une fois les règles bien intégrées.

Et en solo ?

Pas de doute là-dessus : Kanata est sympa à trois et à quatre, mais nettement moins à deux et en solo. À trois et quatre, la coopération devient plus intéressante et on a davantage l’impression que chacun a un rôle dans la progression du groupe. De plus, le fait qu’on puisse être changé en zombie et se retourner contre les joueurs restants ajoute beaucoup au fun. Alors forcément, plus on est de zombies, plus on rit.

Concernant le mode solo, on reste assez sceptique sur l’adaptation : les règles restent les mêmes qu’à plusieurs joueurs, et c’est beaucoup trop compliqué pour être amusant.

Une ambiance qui sent bon le jeu vidéo d’horreur

C’est probablement du côté de l’ambiance et de l’esthétique que Kanata nous a le plus convaincus. Les illustrations donnent immédiatement une identité au jeu et l’ensemble rappelle beaucoup certains survival horror vidéoludiques.

On aurait toutefois apprécié que les composants soient à la hauteur de cette direction artistique. Des ennemis sous forme de figurines 3D auraient notamment apporté beaucoup plus de présence sur le plateau. Pour un jeu qui mise autant sur son ambiance et son aspect visuel, certains éléments paraissent finalement assez simples.

On regrette également la limite de quatre joueurs et joueuses. On aurait aimé pouvoir réunir davantage de personnes autour de la table, d’autant qu’il n’y a pas vraiment de raison évidente qui justifie cette restriction.

Kanata, verdict Gus&Co

Kanata est un jeu que nous avons eu du mal à apprécier immédiatement, mais qui s’améliore nettement une fois les règles assimilées.

Sa mise en place longue et son livret parfois confus donnent une première impression assez laborieuse. Pourtant, derrière cette première couche compliquée se cache un fonctionnement finalement assez accessible, avec de l’exploration, de la fouille, des déplacements et des combats.

Son gros point fort reste clairement l’ambiance. C’est beau, l’univers fonctionne et la montée progressive de la menace donne envie de continuer malgré les petits défauts. En revanche, le manque de variété et le jeu à moins de trois joueurs nous gênent davantage.

Bref, Kanata n’est pas un mauvais titre, mais il est encore loin des rois du genre survival horror coopératif comme Zombicide.

On a aimé :

  • Une ambiance d’horreur en mode Halloween (cette chronique tombe à pic avec aujourd’hui…) qui fait son petit effet (on a même regardé derrière nous en rangeant la boîte).
  • Une tension qui monte comme dans un bon film de série B.
  • Les dés qui font bouger les ennemis : on réfléchit à deux fois avant de lancer le second.
  • Le double plateau, qu’on a d’abord regardé de travers avant de l’adopter.
  • Le coopératif, et le plaisir coupable de se faire croquer par ses amis.

On a moins aimé :

  • Un livret qui transforme la première partie en séance de déchiffrage de hiéroglyphes.
  • Un jeu à deux qui manque de monde… même côté zombies.
  • Un solo aussi compliqué que la version multijoueur, ce qui est un exploit pour un mode censé être plus simple.

C’est plutôt pour vous si…

  • Vous aimez frissonner en équipe (et trahir en équipe, c’est encore mieux).
  • Vous fouillez toujours chaque pièce, même quand tout le monde vous dit de ne pas y aller.
  • Votre table de jeu compte régulièrement trois ou quatre joueurs.

Ce n’est plutôt pas pour vous si…

  • Vous voulez ouvrir la boîte et jouer en cinq minutes chrono.
  • Vous lisez les règles comme d’autres lisent les notices de machine à laver, c’est-à-dire jamais.
  • Vous rêvez de stratégie profonde ou d’une montagne de scénarios.

Kanata, c’est le film d’horreur du samedi soir : pas un chef-d’œuvre, mais on survit, on rigole, et on regarde quand même sous le lit.

Sympa, sans plus.

Note : 3 sur 5.

✍️ Sans compter le podcast (DALIA 4), cet article a un niveau DALIA de 0.


  • Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici. 
  • Création : Iorahkwano Gabriel, Brad Gabriel
  • Illustrations : Diego Sanchez, Carlos Villas
  • Édition : Kanata Studios
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 – 4
  • Âge conseillé : Dès 14 ans
  • Durée : 1 à 2 heures
  • Thème : Survival horror, horreur occulte
  • Mécaniques principales : Coopération, exploration, lancer de dés. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici. 

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