Geralt sur Tinder : Faut-il swiper Reigns: The Witcher ?
đș Geralt sur Tinder ? On a testĂ© Reigns: The Witcher ! Quand le swipe rencontre le rogue-lite narratif, c’est dingue (et trĂšs drĂŽle).
Reigns: The Witcher. Le Sorceleur au bout du pouce
â ïž Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communautĂ©, nous tenons Ă prĂ©ciser que cet article reflĂšte notre opinion personnelle sur le jeu. Nous nâavons reçu aucune contrepartie de la part de lâĂ©diteur du jeu. Nous avons acquis et testĂ© le jeu de façon indĂ©pendante, sans lien commercial avec son Ă©diteur. Les avis prĂ©sentĂ©s ici reprĂ©sentent notre analyse honnĂȘte et impartiale du jeu, basĂ©e sur notre propre expĂ©rience.
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L’essentiel en 3 points :
- Le concept « Tinder » : On swipe Ă gauche ou Ă droite pour prendre des dĂ©cisions, tout en gĂ©rant l’Ă©quilibre trĂšs fragile de 4 factions.
- Jaskier raconte (et invente) vos aventures, ce qui justifie l’humour noir cinglant et vos morts les plus honteuses.
- Un mini-jeu de combat rythmique et des batailles de rimes géniales viennent casser la routine de la formule classique.
Je viens de mourir noyĂ© dans un tonneau d’hydromel, juste parce que j’ai swipĂ© du mauvais cĂŽtĂ©.
Je vous avoue un truc. Quand on m’a dit : « Tiens, ils sortent un jeu vidĂ©o Reigns dans l’univers de The Witcher« , j’ai un peu soufflĂ© du nez. Le mashup de la mĂ©canique Tinder (je swipe Ă gauche, je swipe Ă droite) avec le monde ultra sombre de Geralt ? Franchement, ça sentait le spin-off mobile commandĂ© Ă la va-vite.
Mais voilĂ le truc. Ăa marche de ouf. Et c’est mĂȘme d’une logique implacable.
Le coup de gĂ©nie absolu de Nerial (le studio britannique derriĂšre le jeu), c’est d’avoir filĂ© les clĂ©s de l’histoire Ă Jaskier. Oui, le barde insupportable qui en fait toujours des caisses. Parce que dans Reigns, on meurt. Souvent. En boucle. Et Geralt de Riv, c’est pas vraiment le genre Ă clamser toutes les cinq minutes juste parce qu’un paysan l’a regardĂ© de travers.
Du coup, l’astuce est toute crĂ©tine : on ne joue pas la « vraie » vie du Sorceleur. On Ă©coute Jaskier, complĂštement beurrĂ© dans une taverne, raconter (et inventer) ses exploits. Oui, Jaskier est un gros mytho. C’est JoCo dans sa sĂ©rie YouTube mais en mode The Witcher.
Ce petit dĂ©calage « mĂ©ta » change tout. Geralt meurt noyĂ© dans un tonneau d’hydromel pendant un concours de boisson ? Pas grave, c’est juste le barde qui s’est gourĂ© dans ses rimes. On repart pour une boucle ! C’est malin, ça dĂ©complexe totalement la narration, et ça autorise un humour noir vraiment savoureux.
Swipe, crĂšve et recommence
Sur l’Ă©cran, c’est du Reigns pur jus. Une carte tombe, vous avez deux choix. Chaque dĂ©cision fait bouger quatre jauges en haut : les Humains, les Non-humains, les Mages, et la fameuse « Voie du Sorceleur ». Le but ? Maintenir l’Ă©quilibre. Videz une jauge complĂštement, ou remplissez-la Ă ras bord et bim. ExĂ©cution immĂ©diate. Vous ne pilotez pas qu’un destin, vous jouez les Ă©quilibristes de l’extrĂȘme.
Sauf que cette fois, ils ont balancé deux grosses nouveautés.
D’abord, un mini-jeu de combat. Quand la jauge « monstres » dĂ©borde, vous basculez sur une grille oĂč il faut esquiver les attaques en rythme. HonnĂȘtement ? Ăa amuse cinq minutes. Ă la longue, ça casse un peu le rythme frĂ©nĂ©tique des swipes. Heureusement les devs y ont pensĂ© : on peut carrĂ©ment dĂ©sactiver ces affrontements dans les options. Merci.
L’autre idĂ©e est largement plus cool : les « song puzzles ». Par moments, Jaskier doit sĂ©duire un public hyper exigeant (genre un troll littĂ©ralement sous un pont). Vous devez alors sĂ©lectionner les bonnes cartes pour composer un poĂšme qui fait mouche. Ăa rappelle les duels d’insultes de Monkey Island. Un pur rĂ©gal.
Une cour de récré super bien gardée
Faut pas s’y tromper. MĂȘme si le jeu part parfois dans des dĂ©lires absurdes, CD Projekt RED veillait au grain. Chaque blague a Ă©tĂ© validĂ©e. Le casting est blindĂ© de tĂȘtes connues (Triss, Yen, VesemirâŠ) et de clins d’Ćil obscurs qui feront hurler de rire les fans du jeu de base. Mention spĂ©ciale Ă la quĂȘte dĂ©bile du fromage de tyromancie.
Et parlons du son. Ils ont directement repris la BO de The Witcher 3. Se faire lyncher par une foule en colĂšre sur fond de violoncelles Ă©piques de Novigrad, ça n’a pas de prix.
En bref, Reigns: The Witcher ne rĂ©invente pas la roue. PassĂ© les 10 premiĂšres heures, on commence Ă revoir un peu les mĂȘmes cartes, et le systĂšme d’objectifs peut devenir un poil laborieux si vous cherchez Ă dĂ©bloquer les 51 fins. Mais pour 6 pauvres euros sur Steam ou smartphone ? C’est le petit bonbon cynique parfait en attendant The Witcher 4.
Et oui, Jaskier est toujours aussi relou. Donc parfait.
On a aimĂ© : L’excuse de Jaskier au scĂ©nario (c’est top et ça autorise toutes les folies), la BO Ă©pique de The Witcher 3, et les duels de rimes face aux trolls.
On a moins aimĂ© : Le mini-jeu de combat vite laborieux, et le petit cĂŽtĂ© « farming » en fin de partie oĂč l’on joue les jauges au pif pour forcer l’apparition des fins secrĂštes.
Câest plutĂŽt pour vous si⊠Vous prenez souvent les transports en commun, vous avez un Steam Deck greffĂ© aux mains, ou vous adorez rire des situations ridicules de Geralt.
Ce nâest plutĂŽt pas pour vous si⊠Vous espĂ©riez un vrai monde ouvert en 3D, ou si la mĂ©canique « je swipe, je meurs, je recommence » vous donne de l’urticaire.
Nerial a rĂ©ussi l’impossible : transformer le grand Geralt de Riv en roi du swipe. Toss a coin to your swiper. đȘ
TrĂšs bon !
đ Reigns: The Witcher sur Steam
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