Super Fantasy Kingdom : Le roguelite qui dévore nos nuits
🏰 Un city-builder roguelite qui ferait un bon jeu de société ? On décrypte Super Fantasy Kingdom, la surprise indé qui cartonne sur Steam !
Super Fantasy Kingdom : Quand SimCity rencontre Vampire Survivors, nos nuits sont foutues !
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L’essentiel en 3 points :
- Super Fantasy Kingdom est un jeu indé addictif qui mélange brillamment city-builder, tower defense, autobattler et roguelite dans un univers pixel art charmant.
- Le gameplay repose sur un cycle jour/nuit intense : on construit le jour, puis on défend la nuit, chaque défaite permettant de devenir plus fort.
- Avec son casting déjanté et ses mécaniques profondes, le jeu est une réussite en accès anticipé et possède un fort potentiel pour une adaptation en jeu de société coopératif.
Vous connaissez cette sensation de lancer « juste une dernière partie » à 23h et de voir le soleil se lever ? Super Fantasy Kingdom est exactement ce genre de piège.
Alerte pépite vidéoludoque (et danger pour votre sommeil) ! On a mis la main sur ce jeu indépendant développé en solo par Feryaz Beer (oui, un seul mec !) et édité par Hooded Horse. Disponible en accès anticipé depuis le 24 octobre 2025 (sur PC et inclus dans le Game Pass), c’est le cocktail improbable qu’on n’attendait pas.
Imaginez un city-builder mignon, un tower defense stressant et un roguelite impitoyable, le tout emballé dans un pixel art coloré qui sent bon les années 90. C’est coloré, c’est exigeant, et c’est incroyablement addictif.
Alors, faut-il craquer pour cette pépite pixelisée ? Et surtout, la question qui nous brûle les lèvres chez Gus&Co : ferait-il un bon jeu de société ? On décrypte tout ça.

Le jour, on bricole. La nuit, on serre les fesses
Le pitch est simple : vous revenez d’une petite partie de chasse pour découvrir votre royaume en ruines. Pas de bol. Votre mission : le reconstruire. Le twist ? Chaque nuit, des vagues de monstres de plus en plus féroces viennent taper à la porte.
Super Fantasy Kingdom adopte une structure roguelite impitoyable. Si vous mourez – et vous allez mourir, souvent – vous êtes piégé dans une boucle temporelle. Chaque partie vous fait repartir de (presque) zéro. Mais chaque défaite vous rend plus fort, car vous débloquez des bonus permanents et de nouveaux héros pour la prochaine tentative. C’est le fameux syndrome du « allez, juste une dernière run ».
Le génie du jeu réside dans son rythme.
Le jour, c’est la phase de gestion. On collecte du bois, de la pierre, de l’or. On construit des bâtiments, et on agrandit le territoire en traçant des routes grâce à la « Gloire » gagnée en massacrant des monstres. Chaque décision compte : où placer cette ferme ? Dois-je m’étendre au risque d’attirer plus de menaces ?
La nuit, le jeu bascule en mode autobattler. Vos héros, positionnés stratégiquement (on l’espère), combattent automatiquement les ennemis. Vous devenez spectateur d’un chaos que vous avez vous-même orchestré. La tension est palpable. Une seule erreur de planification, oublier de stocker assez de nourriture, négliger un flanc, peut ruiner une partie prometteuse en quelques secondes.
Dinosaures, vampires et gastronomie
L’une des grandes forces du jeu, c’est la variété de son casting. Et là, c’est festival. Vous pouvez recruter parmi plus de 50 unités différentes : archers, paladins, mais aussi des vampires gothiques, des génies et même… des dinosaures cuirassés ! Voir un T-Rex défendre votre château aux côtés d’un halfling farceur, ça n’a pas de prix.
Et le détail qui tue : le système de repas. Oui, vous avez bien lu. Pour que vos héros montent en niveau efficacement, il faut leur servir leur plat favori à la taverne chaque soir. C’est absurde, stratégique, et c’est vraiment coooooool.
Charme rétro et accès anticipé
Visuellement, le jeu assume pleinement son esthétique pixel-art à l’ancienne. C’est chatoyant et ça permet de garder une excellente lisibilité de l’action, même dans le chaos des batailles.
Malgré son statut d’accès anticipé, l’accueil est dithyrambique (86% d’avis positifs sur Steam). Bien sûr, tout n’est pas parfait. L’équilibrage de la difficulté est parfois abrupt, la progression peut sembler un peu lente (« grindy »). Le jeu propose même une deuxième faction, les Morts-Vivants, qui utilise des squelettes à usage unique – un véritable casse-tête de micro-gestion intense ! Mais le potentiel est immense.

Du pixel au carton
Chez Gus&Co, on ne peut pas s’empêcher de se poser la question : Super Fantasy Kingdom ferait-il un bon jeu de société ? La réponse est un grand OUI.
Son concept rappelle des jeux coopératifs comme Kingdom Rush : Faille Temporelle ou même Ghost Stories. On imagine parfaitement un jeu de plateau où l’on gère des ressources (des petits cubes en bois !), on place des bâtiments sur un plateau modulaire (phase de jour), et on repousse des monstres gérés par une pioche d’événements (phase de nuit).
La dimension roguelite pourrait être retranscrite par une campagne évolutive ou un mode legacy léger. Chaque défaite permettrait de débloquer de nouvelles cartes ou compétences pour la tentative suivante, simulant la progression persistante du jeu vidéo (un peu comme Aeon’s End).
Le défi serait de condenser certaines mécaniques pour ne pas alourdir le jeu. Mais l’expérience globale, i.e. défendre un royaume en coopérant sur la meilleure stratégie, est tout à fait dans l’esprit ludique. Bref, le passage du pixel au carton serait une évolution naturelle, et on adorerait voir ça arriver sur nos tables ! Bientôt ?
On a aimé :
- Le mélange des genres improbable mais génial.
- Le syndrome du « Allez, juste une dernière run » (notre sommeil, lui, n’a pas aimé).
- Le charme fou du pixel art coloré et lisible.
- Devoir cuisiner le plat préféré de nos héros pour qu’ils daignent se battre correctement.
- Les dinosaures. Parce que tout est mieux avec des dinosaures.
On a moins aimé :
- L’équilibrage parfois brutal qui nous fait hurler sur notre écran.
- La progression qui peut devenir un peu « grindy » sur le long terme.
- La faction des Morts-Vivants qui demande un doctorat en micro-gestion de squelettes.
C’est plutôt pour vous si…
- Vous aimez les roguelites et le concept de mourir en boucle pour apprendre.
- Vous cherchez un jeu de stratégie original qui ne se prend pas au sérieux.
- Vous n’avez pas peur des défis relevés.
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
- Vous êtes allergique aux pixels.
- Vous voulez un jeu de gestion tranquille sans stress nocturne.
- Vous tenez absolument à respecter vos horaires de sommeil.
Super Fantasy Kingdom est une pépite addictive qui réussit son pari fou de mélanger les genres, prouvant qu’on peut être mignon et impitoyable à la fois.
👉 Le jeu est dispo sur Steam ici
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One Comment
Gilles
Hey, c’est en gros le gameplay de Rampart, un vieux dinosaure datant de l’âge d’or des jeux vidéos d’arcade. Bizarrement je n’avais jamais vu son équivalent. Jusqu’à aujourd’hui !