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Analyses & psychologie du jeu,  Jeux de plateau

Peut-on séparer l’art de l’artiste, un jeu de son auteur ?

🎨 Aimer un jeu sans cautionner son auteur ou autrice ? Au cœur d’un débat esthétique et éthique qui bouscule l’univers du jeu de société.


La beauté d’un jeu peut-elle survivre à l’ombre de son auteur ?

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En bref :

  • Comprendre le dilemme de séparer l’œuvre de son créateur, entre valeurs morales et plaisir esthétique.
  • Explorer l’exemple des jeux de société, où l’expérience ludique semble parfois indépendante de l’auteur.
  • Prendre position de façon nuancée, selon sa conscience et son rapport personnel à l’art.

Vous aviez enfin réuni vos potes autour d’un nouveau jeu de société, mais à peine la première manche lancée, une question vous taraude : est-il moral de séparer l’œuvre de son auteur ?

La question de savoir s’il est possible d’apprécier une œuvre tout en méprisant ou rejetant son créateur ou créatrice traverse l’histoire de l’art et refait surface à chaque scandale. Peut-on admirer un tableau, un film, un album musical ou un jeu de société en faisant abstraction de la personnalité et des actes de son auteur ou autrice ?

Cette interrogation, d’apparence simple, cache un dilemme philosophique, éthique et esthétique plus complexe. Entre celles et ceux qui prônent l’autonomie de l’œuvre d’art et celles et ceux qui soulignent l’impossible dissociation entre l’artiste et sa création, le débat est vif, ancien, et riche en nuances.

L’art pour l’art

L’idée de séparer complètement l’art de l’artiste s’appuie sur une longue tradition esthétique. D’un côté, nombre de penseurs estiment que l’œuvre doit être jugée pour elle-même, en tant qu’entité autonome, sans considération pour la biographie de son créateur. Le slogan « l’art pour l’art », popularisé au XIXe siècle, exprime cette conviction que la valeur d’une peinture, d’un livre ou d’un jeu réside avant tout dans ses qualités intrinsèques et l’émotion qu’il procure, non dans la moralité de son auteur.

Le philosophe Immanuel Kant, par exemple, soutenait que le véritable jugement esthétique est « désintéressé », c’est-à-dire affranchi de nos désirs pratiques et considérations morales. On apprécie le beau pour ce qu’il est, pas pour son utilité ni pour la vertu de celui qui l’a produit.

Dans cette veine, le sémiologue Roland Barthes a marqué un tournant en 1967 avec son célèbre essai « La mort de l’auteur ». Barthes y affirme que « le sens d’un texte n’est pas déterminé par l’intention de l’auteur », car « c’est le lecteur, et lui seul, qui décide de la signification ». En clair, une fois l’œuvre créée et livrée au public, la personne de l’artiste devient inimportante dans l’expérience esthétique. Qu’importe, par exemple, ce qu’un poète voulait vraiment dire par la métaphore du corbeau : si le lecteur y voit le symbole d’autre chose, alors c’est cette lecture personnelle qui prime. Cette thèse, étendue à toutes les formes d’art, revient à émanciper l’œuvre de son créateur. Le public est roi dans l’interprétation et le plaisir qu’il retire d’une création, indépendamment des intentions – ou des turpitudes – de l’artiste.

Cette conception apporte un certain réconfort à l’admirateur confronté à un artiste immoral. Elle permet de continuer à aimer l’art tout en condamnant l’homme. Après tout, se dit-on, le tableau ou le jeu de société en lui-même n’a pas à payer pour les fautes de son auteur. On peut estimer que l’œuvre a « sa propre vie » une fois diffusée, et qu’elle appartient autant au regard du public qu’à l’artiste qui l’a créée. Apprécier une belle œuvre sans cautionner la personne de son créateur serait donc non seulement possible, mais légitime dans cette optique.

Quand la vie de l’artiste s’invite dans l’œuvre

Pourtant, d’autres voix – et peut-être notre conscience – s’élèvent pour nuancer, voire contester, cette séparation radicale. À l’opposé du « tout esthétique », un courant de pensée insiste sur le lien inextricable entre l’œuvre et le contexte de sa production, incluant la personnalité de l’artiste. Difficile en effet, arguent-ils, de faire abstraction de ce que l’on sait du créateur : nos émotions face à l’art ne naissent pas dans le vide, elles se nourrissent aussi de nos valeurs et de nos connaissances.

De nos jours, la biographie de l’artiste s’invite partout. Comme l’explique l’essayiste Claire Dederer dans son ouvrage Monsters: A Fan’s Dilemma, nous vivons « dans un moment biographique »« tout le monde finit par avoir des casseroles : si l’on creuse assez, chacun a sa part d’ombre ». À l’ère d’Internet et des réseaux sociaux, il est devenu presque impossible d’ignorer qui est l’auteur derrière l’œuvre.

Un mélomane curieux pourra en quelques clics connaître les moindres frasques d’un musicien. Un cinéphile lira tôt ou tard des révélations sur la vie privée d’un réalisateur ou d’un acteur. Cette surabondance d’informations a un effet direct sur notre façon de percevoir les œuvres. Les détails sur la vie d’un artiste viennent colorer notre expérience esthétique : il est difficile d’écouter une chanson ou de regarder un film sans que plane l’ombre des actes (héroïques ou odieux) de leurs auteurs. Claire Dederer parle à ce propos d’une « tache » qui contamine le regard du public. Une fois au courant qu’un chanteur adulé a commis des abus, comment ne pas sentir un malaise en entendant sa voix ? Cette tache morale trouble le plaisir artistique, tel un arrière-goût amer qui nous rappelle sans cesse la part d’ombre derrière la beauté de l’œuvre.

Sur le plan philosophique, cette approche rejoint en partie la position traditionnelle du critique littéraire Sainte-Beuve (XIXe siècle), pour qui on ne peut dissocier une œuvre de l’homme qui l’a écrite. Plus près de nous, elle fait écho à une réflexion post-romantique : autrefois, on pardonnait tout aux génies créateurs – l’artiste maudit était presque un stéréotype romantique –, mais aujourd’hui le « génie » n’est plus au-dessus du jugement moral.

Nos héros culturels tombent de leur piédestal, rattrapés par des normes éthiques plus strictes. Ainsi, certains estiment qu’il faut regarder de près qui est l’artiste, pour des raisons non seulement morales mais aussi esthétiques. Car le sens même de l’œuvre peut changer selon ce qu’on sait de son créateur : on ne lit plus un roman de manière naïve en sachant que son auteur a commis un crime, on ne regarde plus une peinture de la même façon en apprenant qu’elle véhiculait consciemment des idées toxiques. L’art n’est jamais totalement « pur » ou isolé du monde ; il s’inscrit dans une culture, une époque, une vie humaine. À ce titre, l’artiste et l’œuvre forment un tout, qu’il est artificiel de vouloir démêler complètement.

Un dilemme entre éthique et esthétique

Entre ces deux visions – l’œuvre autonome d’un côté, l’œuvre indissociable de l’artiste de l’autre – se joue une véritable tension, à la fois éthique et esthétique. Faut-il privilégier le plaisir artistique coûte que coûte, ou bien refuser de le dissocier de nos valeurs morales ? En réalité, chacun de nous trace sa propre ligne de crête sur ce sujet délicat. Comme le note Claire Dederer, nous sommes confrontés à un spectre de gris plutôt qu’à une réponse binaire : « Il y a un baril entier de zones grises entourant cette question », reconnaît-elle. Certains publics parviendront à apprécier une œuvre en occultant presque totalement l’existence de l’artiste – surtout si l’on parle d’un créateur éloigné dans le temps ou peu médiatisé. D’autres, au contraire, ressentent une forme de trahison ou de malaise insurmontable : impossible pour eux de « passer outre » les actes de l’auteur, tant le goût de l’œuvre en est irrémédiablement altéré dans leur esprit.

Ce dilemme prend aussi une dimension pratique et culturelle. Doit-on continuer à diffuser, acheter ou célébrer des œuvres dont les auteurs sont moralement douteux ? Ou faut-il, d’une certaine manière, les « détrôner » en sanctionnant l’artiste via son art ? L’exemple de la « cancel culture » illustre ces choix cornéliens : retirer un film du catalogue, boycotter un album, déprogrammer une exposition. Est-ce une nécessaire prise de position éthique de la société, ou bien une censure excessive privant le public d’œuvres qui pourraient être appréciées indépendamment des erreurs de leur créateur ? Il n’y a pas de réponse simple.

Bannir toute œuvre entachée par la vie de l’artiste réduirait considérablement notre patrimoine culturel (quel auteur ou autrice peut se prétendre irréprochable ?), mais faire fi de toute considération morale reviendrait à fermer les yeux sur l’impact bien réel que les artistes – et les histoires qu’on raconte à leur sujet – ont sur notre société.

Peut-être faut-il alors envisager, comme le suggère Dederer, une voie médiane, consciente et personnelle. Chacun de nous, en tant que spectateur, auditeur ou joueur, peut s’interroger : jusqu’à quel point puis-je tolérer la « tache » sans gâcher mon plaisir ? Il s’agit d’un choix intime, presque d’un contrat moral individuel entre l’œuvre et nous. On pourra accepter de lire tel roman dont l’auteur ou l’autrice est controversée, parce que le message de l’œuvre nous semble par ailleurs émancipateur ou parce qu’on estime que l’art dépasse l’homme. À l’inverse, on refusera catégoriquement de regarder tel film en se disant que l’émotion esthétique ne vaut pas la complaisance envers un crime. Entre l’amour de l’art et la conscience morale, chacun négocie son propre équilibre.

Notons enfin que, paradoxalement, la face sombre d’un artiste peut aussi participer du mythe de l’œuvre. L’aura du « créateur maudit », rebelle ou immoral, a souvent fasciné le public. L’histoire de l’art regorge de ces personnages sulfureux dont les frasques ont presque nourri la légende : on admire leur œuvre et on est étrangement captivé par leurs excès.

Comme le remarque Dederer, « il y a parfois un frisson particulier à savoir que l’œuvre jaillit d’une part d’ombre ». Ce n’est sans doute pas un hasard si la figure du génie torturé – de Caravage à Picasso en passant par tant d’autres – occupe une place si romanesque dans notre imaginaire. Preuve que la relation entre l’art et l’artiste est complexe : tantôt on voudrait les séparer pour préserver la pureté de notre plaisir esthétique, tantôt on les voit intimement liés, pour le meilleur et pour le pire.

Dans le jeu de société, l’auteur en retrait ?

Cette question n’épargne pas le domaine des jeux de société, bien que celui-ci soit rarement mis sous les projecteurs médiatiques pour des polémiques artistiques. Un jeu de société est-il une œuvre d’art comme les autres ? Et si oui, le dilemme « l’œuvre vs. l’auteur » s’y pose-t-il dans les mêmes termes ? On pourrait penser qu’un jeu, en tant qu’objet ludique et commercial, est plus facilement dissociable de son créateur. En effet, un jeu de plateau ou de cartes résulte souvent d’un travail collectif (auteur, illustrateurs, éditeur, etc.), et l’expérience finale dépend aussi énormément des joueurs eux-mêmes.

Par exemple, vous pouvez adorer jouer à un jeu sans avoir la moindre idée du nom de son auteur ou autrice – ce qui est fréquent chez le grand public. Le jeu existe par lui-même à travers ses mécaniques et le plaisir qu’en tirent les participants, indépendamment de celui ou celle qui l’a inventé. Peu importe les éventuelles « casseroles » de l’auteur, autrice ou de l’éditeur, on devrait pouvoir évaluer le jeu sur ses seuls mérites ludiques. Cette façon de voir rejoint l’idée d’une autonomie de l’œuvre ludique, où le nom de l’auteur ou autrice passerait au second plan.

Cependant, la communauté des joueurs et joueuses est elle aussi traversée par le débat éthique. Imaginons qu’un auteur ou autrice de jeux de société soit publiquement mis en cause pour des comportements répréhensibles, comme des VSS par exemple : la réception de son nouveau jeu pourrait alors s’en trouver bouleversée.

Certains clubs ou influenceurs ludiques pourraient refuser de promouvoir ce jeu, estimant qu’on ne peut faire abstraction du contexte. À l’inverse, d’autres joueurs ou joueuses diraient : « Ce jeu est excellent en soi, pourquoi le boycotter à cause des erreurs, des comportements répréhensibles de son auteur ou autrice ? ». Ce scénario hypothétique rappelle des cas réels dans d’autres arts, et montre que les amateurs de jeux ne sont pas immunisés contre ce type de cas de conscience.

Le rôle de l’auteur ou autrice dans le jeu de société, bien que moins médiatisé, n’en demeure pas important : les connaisseurs suivent de près leurs auteurs favoris, tout comme un cinéphile suit ses réalisateurs fétiches. Le nom de l’auteur sur la boîte est un argument de vente pour les passionnés, signe que, là aussi, l’artiste (ou du moins le créateur ou la créatrice) compte. Dès lors, apprendre qu’un auteur ou qu’une autrice que l’on admire est en faute peut provoquer la même déception et les mêmes dilemmes que pour un écrivain ou un cinéaste.

Néanmoins, par nature, le jeu de société est une œuvre interactive où l’empreinte de l’auteur ou de l’autrice peut s’effacer derrière l’expérience de jeu. Une partie devient l’affaire de ceux qui y jouent – ils en sont en quelque sorte les co-créateurs de l’instant, à travers leurs stratégies, leurs rires, leur imagination.

Cette dimension participative peut aider à détacher le jeu de la personne de l’auteur : on s’approprie le matériel ludique pour vivre un moment convivial, souvent sans penser à l’individu qui l’a conçu. En ce sens, le jeu de société illustre peut-être l’idée qu’une œuvre peut transcender son auteur, son autrice. Mais si l’on porte un regard plus analytique, on reconnaîtra que le design d’un jeu reflète aussi une vision, des choix, et donc une part de la personnalité de son auteur ou autrice. Le débat reste donc ouvert, même autour d’une table de jeu.

Si vous découvrez que l’auteur ou l'autrice d’un jeu a des antécédents problématiques, comment réagissez-vous ?

Un équilibre personnel à inventer

En fin de compte, aimer l’art sans aimer l’artiste est possible, mais pas toujours facile ni automatique. C’est un équilibre délicat, fait de compromis intérieurs. Chaque amateur d’art – ou de jeux – doit tracer sa propre frontière entre son appréciation esthétique et ses principes éthiques. Il n’existe pas de doctrine unanime sur la question, seulement des cas particuliers et des réflexions en constante évolution.

D’un côté, l’art a cette vocation universelle de dépasser les individus : une œuvre peut toucher au sublime et parler à l’humanité entière, quel que soit le caractère de son auteur. De l’autre, l’art ne naît pas dans un vide moral : il est le produit d’êtres humains, avec toute leur grandeur et leur misère, et il influence ceux qui le reçoivent.

Séparer ou non l’artiste de son art, un auteur ou autrice de son jeu, restera donc un dilemme tant que perdurera notre attachement passionné aux œuvres. La réponse n’est ni tout blanc ni tout noir, mais se loge dans cette zone grise qu’est notre propre conscience. À chacun, en définitive, de décider jusqu’où il peut aimer l’art « pour lui-même » – et où commence ce que Claire Dederer appelle la tache qui brouille l’amour du beau.

Comme dans une partie de jeu complexe, nous sommes amenés à faire des choix nuancés, en espérant jouer au mieux entre la beauté de l’œuvre et la vérité de l’artiste. Ainsi, aimer l’art sans aimer l’artiste est peut-être possible, à condition d’accepter que notre regard sur l’art soit une danse subtil entre notre sensibilité esthétique et notre jugement moral.


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7 Comments

  • Tata

    Si l’on pose la question d’aimer l’art en détestant l’artiste, je vais poser la question dans l’autre sens.

    Peut-on adorer l’artiste et ne pas aimer certaines de ses oeuvres?

    Et pourquoi la réponse doit ou ne doit par avoir la même logique?

    Plus globalement si on sort de l’art, Peut-on apprécier les réalisations professionnelles de certains en détestant les méthodes de la personne?

  • Raidden

    Très bel article. Il y a en effet 2 écoles : ceux qui ne voient que l’œuvre et ceux qui voient plus loin.
    Les 2 ne peuvent pas toujours être éloignées l’une de l’autre

  • patrikcarpentier

    Beaucoup de personnes aiment les œuvres de certains artistes sans même connaître leur nom, et encore moins ce qu’ils ont pu faire dans leur vie. Il existe plein de personnes imbues d’elles-mêmes mais dont le versant artistique est admirable.

    Il existe aussi des personnes très bien sous tout rapport dont l’œuvre est nulle.

    Si on commence à se pencher sur la biographie d’un créateur avant de décider si on aime ou pas, ça va être le massacre, surtout quand les personnes se comportaient normalement à leur époque, mais qu’on ne trouve plus ça bien actuellement car les mœurs ont changé entretemps.
    Certains auteurs des temps passés ont investi dans la traite des Noirs, le fameux triangle Europe-Afrique-Amérique. Pourtant leurs œuvres sont de (très) haute qualité. À l’époque, c’était considéré comme normal, car plus la peau était foncée, plus on revenait vers l’animal…

    Picasso était un gros salopard avec les femmes. Doit-on enlever ses créations des musées et faire un gros autodafé ? Charlie Chaplin n’était pas triste, côté vie privée. On interdit à tout le monde de regarder ses films, y compris le Dictateur ? Michel-Ange avait un caractère pourri, mais ce qu’il a créé force l’admiration à travers les siècles.

    Ma conclusion est qu’on peut apprécier une œuvre sans connaître les détails de son/sa créateur/trice. Oui, c’est plus bon meilleur si ce/cette dernier/dernière est sympa.

  • tchobello

    Les auteurs de jeux bénéficient d’un relatif anonymat et n’ont pas encore attiré les vautours qui cherchent à nuire, salir tout personnage public.
    Ce sondage est pour le moins déplacé.

    • Gus

      Ce n’est pas un sondage, mais une véritable interrogation et réflexion. Imaginez qu’un ou une autrice de jeu soit accusé de faits répréhensibles par la loi. Que feriez-vous ? Boycotteriez-vous son jeu ? C’est toute la question que soulève cet article.

      • Tata

        Encore faut-il bien définir:

        Des faits répréhensibles par la loi.

        Parce que c’est très large.
        Griller un feu? Frauder le fisc ? Tuer des gens?

        Je note que des idées ou actes qu’une certaine morale réprouve, ne sont pas forcément répréhensibles par la loi, car pas forcément « hors la loi »

  • SamD

    J’ai beaucoup aimé le jeu Okko chronicles, j’ai regardé les vidéos sur le sujet par l’un des créateurs, Frédéric Condette, et puis j’ai découvert les chaines youtube qu’il recommandait : Eric Zemmour, Marion Maréchal, notre Marine… Même si je connais dans la vraie vie des gens vraiment sympas qui ont un peu les mêmes orientations politiques que lui, je n’ai plus vu le jeu de la même façon (ce qui est, je le reconnais bien volontiers, très bête).
    Après, moralement, ça m’a un peu réconforté quand il a disparu avec l’argent du KS du cycle de terre, comme quoi on peut défendre la France éternelle et avoir une morale élastique concernant ce que vous devez à des gens qui vous ont fait confiance…

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