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Tangram City : Ennui géométrique

Tangram City article banniĂšre

đŸ—ïž Comment le nouveau Tangram City d’Uwe Rosenberg a transformĂ© un puzzle millĂ©naire en expĂ©rience glaciale ? đŸŒĄïžâ„ïž


Tangram City

Tangram City

⚠ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communautĂ©, nous tenons Ă  prĂ©ciser que cet article reflĂšte notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testĂ© le jeu de façon indĂ©pendante, sans lien commercial avec son Ă©diteur. Les avis prĂ©sentĂ©s ici reprĂ©sentent notre analyse honnĂȘte et impartiale du jeu, basĂ©e sur notre propre expĂ©rience.


En bref :

  • Un casse-tĂȘte gĂ©omĂ©trique Ă©lĂ©gant mais sans Ăąme, qui transforme l’hĂ©ritage du tangram en une expĂ©rience multi-solitaire glaciale.
  • Une mĂ©canique parfaitement calibrĂ©e par Uwe Rosenberg qui ne parvient jamais Ă  dĂ©coller, condamnĂ©e Ă  l’oubli aprĂšs quelques parties.
  • Un investissement de 20€ difficile Ă  justifier pour un jeu qui finira plus vite sur l’Ă©tagĂšre que dans vos souvenirs.

Clairement, on peut dire que depuis 20-30, le monde du jeu de sociĂ©tĂ© Ă©volue. Exit les vieux Monopoly poussiĂ©reux qui traĂźnent dans nos greniers ! Aujourd’hui, les auteurs et autrices rivalisent d’ingĂ©niositĂ© pour nous proposer des expĂ©riences toujours plus raffinĂ©es, sophistiquĂ©es. Le placement de tuiles, autrefois cantonnĂ© Ă  quelques classiques comme Carcassonne, s’impose dĂ©sormais comme un genre Ă  part entiĂšre. Et croyez-moi, non, ce n’est pas prĂšs de s’arrĂȘter !

Tangram City : quand l’urbanisme devient un jeu d’enfant

Parlons justement de la derniĂšre crĂ©ation en date : Tangram City. Imaginez un instant que vous ĂȘtes un urbaniste, mais pas n’importe lequel. Oubliez les contraintes administratives et les permis de construire ! Ici, votre seul outil est votre crĂ©ativitĂ©, et vos matĂ©riaux sont des formes gĂ©omĂ©triques dignes d’un Kandinsky en plein dĂ©lire crĂ©atif.

La force de Tangram City, c’est sa capacitĂ© Ă  transformer des concepts complexes en un systĂšme accessible. Chaque tour de jeu est un ballet parfaitement orchestrĂ© oĂč les joueureuse manipulent simultanĂ©ment leurs tuiles. Et croyez-moi, quand vous rĂ©ussissez Ă  placer ce fameux triangle qui complĂšte votre quartier rĂ©sidentiel tout en crĂ©ant une zone verte, c’est une pure satisfaction !

L’Ă©quilibre : le vĂ©ritable nerf de la guerre

Dans ce jeu, comme dans la vie par ailleurs (oui, instant philo), tout est question d’Ă©quilibre. D’un cĂŽtĂ©, vous avez vos bĂątiments qui vous rapportent des points prĂ©cieux. De l’autre, la nature, indispensable pour crĂ©er une ville vivable. C’est un peu comme essayer de faire un rĂ©gime tout en travaillant dans une chocolaterie : il faut savoir rĂ©sister aux tentations !

En effet, dans Tangram City, dans l’idĂ©al si on veut exploser les scores, non seulement on doit poser des piĂšces de
 tangram, oui, d’oĂč le titre, mais Ă©galement tenter d’Ă©quilibrer les deux couleurs de tuiles : les vertes, vĂ©gĂ©tales, et les brunes, minĂ©rales. Car oui, dans une ville idĂ©ale, il faut un peu de deux. Dans l’idĂ©al.

Tangram City plateau

L’hĂ©ritage Rosenberg : entre tradition et modernitĂ©

Uwe Rosenberg n’en est pas Ă  son coup d’essai. AprĂšs avoir rĂ©volutionnĂ© le genre avec Agricola (ah, ces petits moutons !), puis nous avoir fait tricoter avec Patchwork, le voilĂ  qui s’attaque Ă  l’urbanisme. On pourrait presque le comparer Ă  un chef Ă©toilĂ© qui s’essaierait Ă  la street food : mĂȘme talent, mais dans un format plus accessible.

Mais parlons un peu esthĂ©tique. Les tuiles de Tangram City sont un vĂ©ritable festin pour les yeux. C’est colorĂ©, c’est moderne, c’est
 vivant ! Bon, d’accord, le reste du matĂ©riel est un peu plus sage. Et plat. Et trĂšs « jeu allemand des annĂ©es 90 ». Comme dirait ma grand-mĂšre : « On ne peut pas avoir les tuiles et l’argent des tuiles ! (ça marche aussi avec le beurre).

Tangram City tuiles

La question qui fĂąche : oĂč est l’innovation ?

Vous pensez peut-ĂȘtre que le placement de tuiles, c’est simple comme bonjour ? DĂ©trompez-vous ! C’est un genre qui ne cesse de se rĂ©inventer. Entre Carcassonne qui nous fait construire des chĂąteaux depuis vingt ans, Patchwork qui nous transforme en couturiers du dimanche, et maintenant Tangram City qui nous propulse urbanistes, le genre a de beaux jours devant lui !

Soyons honnĂȘtes un instant : Tangram City est-il vraiment rĂ©volutionnaire ? Non. HabituĂ© des tuiles polyomino, l’auteur Uwe Rosenberg leur fait un Ă©cart de fidĂ©litĂ© pour tenter le tangram. C’est pareil, mais diffĂ©rent. Et parlons-en, du tangram, justement.

Le tangram : un héritage millénaire chinois

Le choix du nom « Tangram City » par Uwe Rosenberg n’est pas anodin : il fait rĂ©fĂ©rence au tangram, ce cĂ©lĂšbre puzzle gĂ©omĂ©trique chinois vieux de plus de 1000 ans. Apparu sous la dynastie Tang (618-907), ce jeu de rĂ©flexion, connu en Chine sous le nom de Â«Â äžƒć·§æżÂ Â» (qÄ« qiǎo bǎn, « sept planches d’habileté »), a traversĂ© les siĂšcles pour inspirer aujourd’hui les auteurs et autrices de jeux modernes.

Le tangram représente la quintessence du génie mathématique chinois : avec seulement sept piÚces simples, il offre des possibilités quasi infinies.

Le tangram en chiffres

  • 7 piĂšces (tans) : 2 grands triangles, 1 triangle moyen, 2 petits triangles, 1 carrĂ©, 1 parallĂ©logramme
  • Plus de 6500 figures possibles
  • ExportĂ© en Occident vers 1800
  • Un des puzzles les plus vendus au monde (100 millions d’exemplaires/an)

Cette riche histoire culturelle donne Ă  Tangram City une profondeur supplĂ©mentaire, l’inscrivant dans une tradition millĂ©naire tout en la rĂ©inventant pour notre XXIe siĂšcle. Le jeu ne se contente pas d’emprunter un nom : il perpĂ©tue l’esprit d’innovation et de crĂ©ativitĂ© qui a fait le succĂšs du tangram Ă  travers les Ăąges.

Les limites d’un concept

Comme tout jeu, Tangram City a ses dĂ©fauts. La rejouabilitĂ©, notamment, peut poser question. C’est un peu comme votre sĂ©rie prĂ©fĂ©rĂ©e : les premiers Ă©pisodes vous passionnent, mais Ă  force de les revoir, vous connaissez les dialogues par cƓur. Si les 2-3 premiĂšres parties peuvent ĂȘtre (plus ou moins) intĂ©ressantes, au bout de quelques parties le concept, le jeu s’essoufle.

AprĂšs quelques parties, certains joueurs et joueuses pourraient ressentir une certaine routine s’installer. Les stratĂ©gies optimales Ă©mergent, les surprises se font plus rares. On y joue, mais sans passion.

L’Ă©lĂ©phant dans la piĂšce : un jeu multi-solo glacial

Si Tangram City se distingue (un peu) par son Ă©lĂ©gance mĂ©canique, il souffre d’un dĂ©faut majeur que nous ne pouvons plus ignorer : son manque cruel d’interaction. Appelez cela du « solo-multi », du « parallĂ©lisme ludique » ou, soyons honnĂȘtes, du « chacun dans sa bulle », « chacun sur sa ville », le constat reste le mĂȘme.

Quand la table de jeu devient un open space silencieux

C’est comme ĂȘtre dans une bibliothĂšque universitaire pendant les examens : tout le monde est concentrĂ©, mais personne ne se parle.

Imaginez la scĂšne : quatre joueurs et joueuses, penchĂ©es sur leurs plateaux individuels, manipulant leurs tuiles dans un silence monastique, levant occasionnellement les yeux pour vĂ©rifier
 quoi au juste ? Car oui, mĂȘme les phases de jeu simultanĂ©es, censĂ©es crĂ©er une Ă©mulation, se transforment en sĂ©ances de mĂ©ditation collective.

Une mĂ©canique qui tourne le dos Ă  l’esprit du jeu de sociĂ©tĂ©

Le problĂšme va au-delĂ  du simple manque d’interaction :

  • ImpossibilitĂ© d’influencer les choix des adversaires
  • Absence de tension compĂ©titive directe
  • StratĂ©gies dĂ©veloppĂ©es en vase clos
  • Sentiment d’isolement paradoxal en situation de groupe

Dans Tangram City, vous pourriez tout aussi bien jouer seul et comparer vos scores par email. Attention, je ne dis pas que les jeux solo c’est le mal incarnĂ©. Ne me faites pas dire Ă©crire ce que je n’ai pas dit Ă©crit. Non, bien au contraire (coucou Eila). C’est juste qu’ici, dans Tangram City, on se demande bien ce qu’on fait assis avec les autres si au final, on fait un casse-tĂȘte en solo.

La solitude au milieu de la foule

Cette approche multi-solo soulĂšve une question fondamentale : pourquoi rĂ©unir des joueurs autour d’une table s’ils ne vont pas rĂ©ellement interagir ? C’est comme organiser un dĂźner oĂč chaque convive apporterait son casque audio et son plateau-repas.

Les conséquences sont palpables :

  1. Parties manquant de dynamisme
  2. Faible rejouabilité en groupe
  3. Discussions post-partie limitées
  4. Expérience sociale appauvrie

Un mode solo qui révÚle le paradoxe

Ironie suprĂȘme : le mode solo de Tangram City offre une expĂ©rience quasi identique au mode multijoueur. Cette similaritĂ© troublante ne fait que souligner le problĂšme central du jeu. Quand votre partie Ă  quatre ressemble Ă  s’y mĂ©prendre Ă  une partie en solitaire, il y a matiĂšre Ă  s’interroger.

AprĂšs trois parties, mon groupe a rĂ©alisĂ© que nous aurions pu jouer chacun chez soi et partager nos scores sur WhatsApp. Ça aurait donnĂ© exactement la mĂȘme expĂ©rience. Mais bon, clairement, depuis la pandĂ©mie, c’est une tendance qu’on constate dans le jeu de sociĂ©tĂ©. De plus en plus de jeux de sociĂ©tĂ© propose une telle dynamique solo-multi. Ça plaĂźt, ou pas.

Une occasion manquée

Ce choix de design questionnable est d’autant plus frustrant que le thĂšme de l’urbanisme se prĂȘtait parfaitement Ă  des mĂ©caniques interactives :

  • Projets communs entre villes
  • CompĂ©tition pour des ressources
  • Zones d’influence partagĂ©es
  • Échanges commerciaux

Au lieu de cela, nous nous retrouvons avec des villes-états hermétiques, des micro-royaumes isolés qui se développent en parallÚle sans jamais vraiment se rencontrer.

Un casse-tĂȘte sans Ăąme : l’ennui gĂ©omĂ©trique

L’enthousiasme des premiers instants : une flamme vite Ă©teinte. Avouons-le : la premiĂšre partie de Tangram City provoque un certain Ă©merveillement. Les tuiles colorĂ©es s’emboĂźtent harmonieusement, les quartiers prennent forme, et l’on se surprend Ă  sourire devant sa crĂ©ation. Mais comme un soufflĂ© qui retombe, cette magie initiale s’Ă©vapore aussi vite qu’elle est apparue.

C’est comme ces applications de puzzle sur smartphone : on y joue avec enthousiasme pendant deux jours, puis on les oublie complĂštement.

Les signes qui ne trompent pas (observés pendant nos parties ) :

  • Regards qui se perdent pendant la partie
  • BĂąillements discrets Ă  la troisiĂšme partie
  • « On fait autre chose ? » dĂšs la fin de partie
  • BoĂźte qui, depuis, prend la poussiĂšre sur ma kallax

Un exercice mathématique déguisé en jeu

Car c’est lĂ  que le bĂąt blesse : Tangram City n’est au final qu’un exercice de gĂ©omĂ©trie grimĂ© en jeu de sociĂ©tĂ©. Une fois la nouveautĂ© passĂ©e, que reste-t-il ? Des choix mĂ©caniques plutĂŽt qu’Ă©motionnels, absence totale de moments mĂ©morables, aucune histoire Ă  raconter aprĂšs la partie, et au final, un sentiment de « dĂ©jĂ -vu » permanent. Tangram City, c’est propre, c’est net, c’est bien conçu
 et c’est terriblement ennuyeux. Un jeu qui ne laisse aucune trace.

Faites l’expĂ©rience : demandez Ă  quelqu’un de vous raconter sa meilleure partie de Tangram City. Vous obtiendrez au mieux un haussement d’Ă©paules gĂȘnĂ©, au pire un regard vide. Comment un jeu peut-il ĂȘtre si
 oubliable ?

Ce qui manque cruellement à Tangram City : des moments de tension mémorables, des choix tendus comme un slip qui font débat, des stratégies à discuter passionnément, des parties qui laissent des souvenirs. Une ùme, tout simplement.

Le syndrome du plat réchauffé

Tangram City, c’est comme manger un plat surgelĂ© dans un restaurant gastro (nomique, pas entĂ©rite) : techniquement correct, mais sans aucune personnalitĂ©.

À force de vouloir tout optimiser, tout lisser, tout Ă©quilibrer, Uwe Rosenberg a créé un jeu parfaitement
 insipide. Une performance technique, certes, mais dĂ©nuĂ©e de cette Ă©tincelle qui transforme un simple divertissement en expĂ©rience mĂ©morable.

Tangram City, verdict

Arrive ce moment dĂ©licat oĂč il faut trancher. AprĂšs de nombreuses parties et des discussions au sein de la rĂ©daction, une vĂ©ritĂ© s’impose : Tangram City est l’incarnation parfaite de l’indiffĂ©rence ludique. Un jeu qui ne suscite ni amour ni haine – juste un haussement d’Ă©paules. Poli.

Dans un an, Tangram City rejoindra cette longue liste de jeux dont on se dit : « Ah oui, je l’ai
 quelque part ». Ni assez mauvais pour ĂȘtre mĂ©morable, ni assez bon pour ĂȘtre inoubliable, il incarne cette mĂ©diocritĂ© dorĂ©e qui est peut-ĂȘtre le pire dĂ©faut pour un jeu de sociĂ©tĂ© : l’insignifiance.

La vĂ©ritable tragĂ©die ? Ce n’est pas tant que Tangram City soit un mauvais jeu. C’est qu’il ne soit
 rien du tout. Un exercice de style sans passion, un passe-temps sans saveur, une expĂ©rience sans empreinte. Dans un monde ludique qui regorge de pĂ©pites mĂ©morables, c’est peut-ĂȘtre lĂ  le plus grand Ă©chec.

On a aimé :

  • La qualitĂ© des composants (au moins, les tuiles feront de jolis dessous de tasses Ă  espresso)
  • Les rĂšgles claires (comme quoi, mĂȘme l’ennui peut ĂȘtre bien expliquĂ©)
  • Le temps de partie court (merci de ne pas faire durer le supplice)
  • La signature d’Uwe Rosenberg sur la boĂźte (ça impressionne les invitĂ©s)
  • La boĂźte qui s’intĂšgre parfaitement dans la bibliothĂšque (oĂč elle restera)

On a moins aimé :

  • L’absence totale d’interaction (autant jouer avec son reflet dans le miroir)
  • La rejouabilitĂ© inexistante (comme regarder 50 fois le mĂȘme Ă©pisode de « Plus Belle la Vie ». Mes respects Ă  « Plus Belle la Vie »)
  • Le manque de passion (moins excitant qu’une rĂ©union de copropriĂ©tĂ©)
  • Le prix de 20€ (ou « comment transformer un billet en regrets »)
  • Le syndrome « multi-solo » (ou « la solitude Ă  plusieurs, nouvelle Ă©dition »)

C’est plutĂŽt pour vous si


  • Vous collectionnez les jeux comme d’autres les timbres : sans jamais les utiliser
  • Votre groupe prĂ©fĂšre le silence monastique aux Ă©changes animĂ©s
  • Vous cherchez une activitĂ© pour mĂ©diter en groupe sans se parler
  • Vous aimez expliquer Ă  vos amis pourquoi ils devraient jouer Ă  autre chose
  • Vous avez besoin d’un cadeau passif-agressif pour quelqu’un que vous n’aimez pas trop

Ce n’est plutĂŽt pas pour vous si


  • Vous pensez que « jeu de sociĂ©té » implique une forme de « sociĂ©té »
  • Votre dĂ©finition du fun inclut un minimum d’interaction humaine
  • Vous prĂ©fĂ©rez les jeux qui laissent des souvenirs (autres que des traumatismes)
  • 20€ reprĂ©sente plus qu’un don Ă  la recherche sur l’ennui ludique
  • Vous ĂȘtes allergique aux soirĂ©es jeux qui se terminent par « On fait un Uno ? »

Tangram City, ou quand la plus belle dĂ©monstration qu’avoir toutes les bonnes piĂšces ne suffit pas Ă  crĂ©er un bon jeu. Le verdict final : Ă  prendre ou Ă  laisser (plutĂŽt Ă  laisser
).

Bof bof.

Note : 2 sur 5.

  • Label DĂ© Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label DĂ© Vert, c’est ici.
  • CrĂ©ation : Uwe Rosenberg
  • Illustrations : Atalia Jeux
  • Édition : Atalia Jeux
  • Nombre de joueurs et joueuses : 1 Ă  4 (tourne « bien » Ă  toutes les configurations)
  • Âge conseillĂ© : DĂšs 8 ans (bonne estimation)
  • DurĂ©e : 30 minutes
  • ThĂšme : Ville
  • MĂ©caniques principales : Tuiles. Pour en savoir plus sur les diffĂ©rentes mĂ©caniques de jeux, c’est ici.

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