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Sunderfolk : Le chaînon manquant entre donjons et smartphones

🏙️🕯️🗺️ Explorez la cité d’Arden, affrontez des monstres : Sunderfolk transforme votre salon en terrain d’aventure fantastique !


Sunderfolk

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En bref:

  • Sunderfolk fusionne jeux de société et smartphones pour simplifier l’expérience.
  • Il promet accessibilité et profondeur stratégique via une interface mobile.
  • Le concept soulève des questions sur l’authenticité de l’expérience par rapport aux jeux traditionnels.

Vous en avez assez de passer plus de temps à installer votre jeu de société qu’à y jouer ? Sunderfolk pourrait bien être la solution que vous attendiez.

Les jeux de société ! Ces moments magiques où l’on se retrouve autour d’une table, prêts à en découdre avec des cartes, des dés et des meeples. Mais avouez-le, combien de fois avez-vous renoncé à une partie par manque de temps ou par peur de la complexité des règles ?

Sunderfolk : La promesse d’une nouvelle ère ludique

Imaginez un instant : vous et vos potes, confortablement installés dans votre salon, smartphone à la main, prêts à plonger dans une aventure épique digne des meilleurs jeux de plateau. Non, ce n’est pas un rêve, c’est Sunderfolk ! Ce nouveau jeu, développé par Secret Door (une filiale de Dreamhaven, la société fondée par l’ex-PDG de Blizzard, Mike Morhaime), promet ni plus ni moins que de réinventer les soirées jeux. Oui je sais, c’est ambitieux.

Mais comment compte-t-il s’y prendre ? En tentant de marier la profondeur stratégique d’un Gloomhaven avec l’accessibilité d’un Jackbox TV. Avouez que ça donne envie ! Ou pas ?

Un mariage improbable mais prometteur

Sunderfolk, c’est un peu comme si votre jeu de rôle préféré et votre appli mobile favorite avaient eu un… bébé. D’un côté, vous avez la richesse tactique et l’immersion d’un jeu de plateau. De l’autre, la facilité d’accès et l’intuitivité d’une interface tactile. Le résultat ? Un cocktail explosif qui pourrait bien séduire aussi bien les vétérans des donjons que les novices en quête de sensations ludiques.

Mais concrètement, comment ça marche ? C’est simple comme un lancer de dé (enfin presque) :

  1. Vous allumez votre TV ou votre moniteur
  2. Vous lancez le jeu sur votre PC ou votre console
  3. Vos amis et vous scannez un QR code avec vos smartphones
  4. Et hop, vous voilà partis pour l’aventure ! Ensemble

Plus besoin de se prendre la tête avec des règles compliquées ou un setup interminable. Sunderfolk se charge de tout. Classe !

Dans les coulisses de Sunderfolk

Alors, on enfile notre cape d’invisibilité et on se faufile dans les couloirs de Secret Door pour en savoir plus ?

Chris Sigaty, le grand manitou du studio, s’est confié sur Kotaku : « On a réalisé qu’on ne voulait pas commencer par un jeu compétitif. Même si on adore ça et qu’on a beaucoup d’expérience dans ce domaine, on voulait se concentrer sur quelque chose de connectif et collaboratif. » Et quoi de mieux que les jeux de société pour créer du lien ?

Mais attention, ne vous y trompez pas : Sunderfolk n’est pas qu’une pâle copie numérique de vos jeux préférés. Non, c’est une véritable réinvention du genre. Comment ? En s’attaquant aux trois principaux obstacles qui empêchent, parfois, les gens de se lancer dans les jeux de plateau :

  1. La courbe d’apprentissage abrupte
  2. Le temps de mise en place
  3. Le stigmate que ce n’est pas pour tout le monde

Et croyez-moi, ils semblent avoir mis le paquet pour relever ce défi !

Une immersion totale, sans prise de tête

Vous vous souvenez de la dernière fois où vous avez essayé d’expliquer les règles d’un jeu complexe à vos amis ? Ces regards vides, ces soupirs d’exaspération… Avec Sunderfolk, c’est de l’histoire ancienne !

Le jeu vous guide pas à pas, avec une interface intuitive sur votre smartphone. Vous voulez déplacer votre personnage ? Glissez simplement votre doigt sur l’écran. Lancer une attaque ? Sélectionnez une carte et hop, c’est parti ! C’est comme si vous aviez un maître du jeu virtuel qui s’occupait de toute la partie technique, vous laissant vous concentrer sur le plus important : l’aventure et le plaisir de jouer ensemble.

Et parlons-en, de cette aventure ! Sunderfolk vous plonge dans un monde fantastique peuplé d’animaux anthropomorphiques. Vous incarnez l’un des six héros disponibles, chacun avec ses propres compétences et son style de jeu unique. Envie de jouer les gros bras ? Optez pour l’ours polaire berserker. Plus du genre stratège ? Le corbeau arcaniste est fait pour vous. Et si vous préférez soutenir vos alliés en musique, la chauve-souris barde n’attend que vous !

Une mécanique bien huilée

Mais ne vous y trompez pas : derrière cette apparente simplicité se cache un système de jeu profond et stratégique. Chaque tour est une opportunité de coordination avec vos coéquipiers. Faut-il attaquer maintenant ou se positionner pour le prochain tour ? Utiliser cette compétence puissante ou la garder en réserve ? Les possibilités sont nombreuses, et c’est là que réside tout le sel de Sunderfolk.

Et comme si ça ne suffisait pas, le jeu intègre un système de cartes de destin, sorte de version numérique du dé à 20 faces si cher aux rôlistes. Mais attention, ici pas question de s’en remettre uniquement à la chance ! Au fil de votre progression, vous pourrez personnaliser votre deck de destin, ajoutant une couche supplémentaire de stratégie à vos actions.

Un pont entre deux mondes

Sunderfolk, c’est un peu comme ce pote qui arrive à faire discuter votre grand-mère fan de Scrabble avec votre neveu accro aux jeux vidéo. Il crée un pont entre le monde tangible des jeux de plateau et l’univers virtuel des jeux vidéo.

D’un côté, on retrouve cette sensation unique de jouer ensemble, dans la même pièce, de pouvoir lire les expressions de ses partenaires, de débattre stratégie en pointant l’écran du doigt. De l’autre, on profite de la fluidité et de l’accessibilité d’un jeu vidéo, sans avoir à se soucier de ranger les pions ou de compter les points.

C’est un peu comme si on avait pris le meilleur des deux mondes pour créer une expérience unique. Pas mal, non ?

Les défis de l’innovation

Mais attention, tout n’est pas rose au pays de Sunderfolk. Comme toute innovation, le jeu fait face à certains défis.

Première question : arrivera-t-il vraiment à convaincre les néophytes ? Certes, le jeu simplifie grandement l’accès aux mécaniques complexes des jeux de plateau. Mais avec une campagne qui promet un minimum de 20 heures de jeu, on est loin du petit jeu casual qu’on lance entre deux binches. Réussira-t-il à fidéliser des joueureuses peu habitués à ce type d’engagement ?

Deuxième point : quid de l’aspect tactile des jeux de société ? Pour beaucoup de joueurs et de joueuses, le plaisir de manipuler des cartes, de lancer des dés physiques, fait partie intégrante de l’expérience. Sunderfolk pourra-t-il vraiment remplacer cette sensation ? Surtout qu’on le sait bien, les joueurs et joueuses de jeux de société peuvent parfois être… allergiques au numérique, pour préférer une pure expérience analogique.

Enfin, n’y a-t-il pas un risque de perdre une partie de la magie des jeux de société en les transposant dans le monde numérique ? Après tout, une bonne partie de l’attrait de ces jeux réside dans leur capacité à nous déconnecter des écrans, ne serait-ce que le temps d’une soirée. Qui a vraiment envie de passer sa soirée entre potes à jouer, la moitié du temps scotché à son portable (on l’est déjà le restant du temps !) ?

Sunderfolk : un avenir prometteur ?

Malgré ces interrogations, force est de constater que Sunderfolk a de sérieux atouts dans sa manche. L’équipe de Secret Door, forte de son expérience chez Blizzard, sait comment créer des jeux addictifs et durables. Et avec le soutien de Dreamhaven, ils ont les moyens de leurs ambitions.

De plus, dans un monde où le temps est devenu une denrée rare, l’idée de pouvoir profiter d’une expérience de jeu de société sans toute la logistique habituelle a de quoi séduire. Et qui sait ? Peut-être que Sunderfolk servira de porte d’entrée vers le monde merveilleux des jeux de plateau pour toute une nouvelle génération de joueurs et de joueuses.

Une vision plus… critique

Sunderfolk se présente donc comme un pont entre le monde des jeux vidéo et celui des jeux de société. Mais comme vu plus haut, cette fusion est-elle vraiment souhaitée ?

Forcer les gens à utiliser encore plus d’écrans, ce n’est pas exactement la magie des jeux de société. Ça ne remplacera jamais le plaisir de lancer des dés réels ou de manipuler des cartes.

Et quid de la complexité ?

Au cœur de Sunderfolk se trouve un système de jeu qui se veut à la fois simple d’utilisation et stratégiquement profond. Chaque joueureuse incarne l’un des six héros disponibles, chacun doté de capacités uniques. Le système de cartes de destin ajoute une couche supplémentaire de stratégie.

Mais cette complexité ne va-t-elle pas à l’encontre de l’objectif d’accessibilité ? Avec une campagne principale estimée à plus de 20 heures, on est loin du jeu casual. Qui a 20 heures à perdre pour un jeu qui se veut « accessible » ? Soyons lucides, ce n’est clairement pas un investissement de temps qu’on associe avec des jeux faciles d’accès.

Le truc, c’est que les jeux de société nous éloignent des écrans. C’est l’un de leurs principaux attraits ! Malgré ses ambitions, Sunderfolk fait face à de nombreux défis. Le premier est de convaincre les puristes (comme vous, comme nous) des jeux de société, pour qui rien ne peut remplacer l’expérience tactile et sociale d’une vraie table de jeu.

Sunderfolk vous intéresse-t-il comme alternative aux jeux de société traditionnels ?

En conclusion : une révolution en marche ?

Sunderfolk va-t-il vraiment révolutionner nos soirées jeux ? Il est encore trop tôt pour le dire. On le verra à la sortie du jeu. Mais une chose est sûre : il bouscule les codes et nous force à repenser notre rapport aux jeux de société.

En attendant sa sortie prévue pour 2025 sur Nintendo Switch, PlayStation 5, Windows PC, and Xbox Series X, on ne peut que saluer l’audace de Secret Door. Car au fond, n’est-ce pas là l’essence même du jeu ? Oser, innover, repousser les limites de ce qu’on croyait possible. Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, on regardera Sunderfolk comme le pionnier d’une nouvelle ère ludique.

Alors, Sunderfolk représente-t-il vraiment l’avenir des jeux de société ou n’est-il qu’une tentative mal avisée de numériser une expérience fondamentalement analogique ? Le débat reste ouvert. Prenez vos stylos, vous avez 4h.


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7 Comments

  • patrikcarpentier

    Bonjour.

    Je suis TRÈS réticent à jouer sur ordi ou smartphone, car quid de l’avenir ?
    Les jeux sur informatique sont souvent trop kleenex, on y joue quelques mois, puis on jette/oublie ou on ne peut plus y accéder car le service online est en rade/obsolète/fermé etc.

    Je possède chez moi des jeux de société qui sont plus vieux que moi (trois d’eux dépassent les 100 ans) mais je peux tjrs jouer avec. Je suis peut-être passéiste, mais j’aime bien toucher la figurine qui se déplace sur un plateau (parfois avec un peu de relief). Et si ça bogue, nous pouvons tjrs adapter les règles, et ne pas se retrouver bloqués à jamais dans une grotte pcq l’instruction 123.456 du code de la bibliothèque 789 a mal calculé son coup avec un arrondi mal placé.

    Bonne continuité à G&C 🙂

    • Mr Mudo

      Il s’agit tout simplement d’un jeu vidéo, non ? La présentation que vous faites ne montre aucune singularité qui le différencie avec bon nombre de jeu vidéo et ce média à depuis longtemps pioché dans le jeu de société pour s’en nourrir (Monopoly pour ne citer que lui…) s’en inspirer (Mario Party pour ne citer que lui) voir proposer un jeu de société… en jeu vidéo (Armello pour ne citer que lui ou simplement Slay the Spire). J’avoue avoir du mal à saisir votre enthousiasme…

  • Arno Boubou

    un jeu vidéo en tour par tour sur ta télé en coop en fait…..je ne vos pas bien la révolution là….Ah si tu joues sur ton téléphone et pas avec une manette !!!! Ah merde ça existait déja….

  • chris

    Ca ressemble beaucoup à gloomhaven sur PC ou ps5 en multijoueur.
    Du coup ca s’apparente plus a un jeu vidéo multijoueur coop qu’à un véritable jeu de société.
    Je suis quand même curieux de voir ce que ca donne car je joue pas mal à Gloomhaven en solo sur PS5.

  • Cronox

    Oh mon dieu une véritable révolution, un jeu qui ce passe sur un écran où tu contrôle un personnage . On devrait trouver un nouveau nom à ce média du genre jeu télé. Ah non ça sonne pas bien heuuu à mais oui un jeu vidéo ça c est bien . C est pas par ce que tu as des carte et des jet de dés que tu es un jeu de société pour ma part si il n y a aucune manipulation physique de matériel c est du jeu vidéo point . Après le jeu est peut-être bien je ne sais pas mais je vois pas le rapport avec du JDS .

  • pacocoboy

    Pas tout à fait une nouveauté puisqu’il y a un jeu très similaire (écran commun, smartphone en guise de contrôleur et de fiche de personnage) qui existe déjà : EON ALTAR. Ce fonctionnement de jeu marche très bien. C’est intuitif, sans longueur puisque toutes les règles sont gérées par le jeu. A mon sens, ça ne rentre pas en concurrence direct avec le JdR papier ou bien même le JdR en ligne. C’est une nouvelle expérience différente de ses illustres prédécesseurs.
    Malheureusement, ce projet a été abandonné. Alors VIVE Sunderfolk qui s’il réussi son pari va nous faire passer d’excellentes soirées jeux en compagnie de ses ami(e)s sans avoir à digérer de longues règles !

À vous de jouer ! Participez à la discussion

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