Critiques de jeux,  Jeux de plateau

3 nouveaux jeux de société, étranges

Découvrez Mariposas, Vikings Saga et Spy Connection, 3 nouveaux jeux de société étranges.


Mariposas, Vikings Saga et Spy Connection, 3 jeux de société récents qui proposent des règles, des expériences plutôt… étranges. Vous allez comprendre pourquoi.

Mariposas

Un jeu attendu au tournant. Mariposas est le deuxième jeu de plateau de l’autrice Elizabeth Hargrave qui a créé le surbuzzé Wingspan il y a deux ans, ce blockbuster de gestion et de collection d’oiseaux qui se repose sur un contenu scientifique très cohérent. Mariposas, c’est donc son deuxième jeu, sorti en français en tout début d’année 2021 chez Gigamic. Est-ce que l’autrice américaine allait réussir un deuxième carton ?

Mariposas est un jeu, un objet étrange. Encore une fois, comme Wingspan, l’autrice s’intéresse à un aspect scientifique, biologique ancré dans le réel. Dans Mariposas, vous gérez une colonie de monarques, ces papillons majestueux et gracieux qui font le voyage entre le Mexique et la Côte Est des États-Unis en printemps, pour faire l’aller-retour une fois les températures en baisse à l’automne.

Vous allez devoir vous poser et trouver des fleurs pour y butiner et développer votre colonie, et vous placer dans différents endroits pour remporter des points.

Mariposas s’appuie sur un système d’objectifs par saison : en printemps, soyez ici. En été, là, et en enfin, en automne, ici. Ces trois saisons, ces trois objectifs vous obligent à vous aventurer de plus en plus en loin sous des latitudes septentrionales. En fin de partie, vous gagnez des points supplémentaires pour tous les papillons que vous aurez réussi à faire revenir au point de départ. Un aller-retour, donc. Et le tout n’est joué qu’avec deux cartes en main. À vous tour, vous n’en jouez qu’une pour déplacer vos papillons sur le plateau et choisir sur quelles fleurs les placer pour les y faire butiner, les collectionner.

Le jeu s’explique en quelques minutes, à peine. Un jeu fluide, instinctif, qui réussit à intégrer, présenter, exploiter le thème de manière cohérente et scientifique.

Trop !

Mariposas réussit à nous proposer un jeu à contenu, à valeur scientifique, mais oublie un aspect majeur : nous captiver. Dans Mariposas, on choisit sa carte, on déplace ses papillons, au petit bonheur la chance, en tentant de remplir le plus d’objectifs tout au long de la partie. C’est bien. C’est peu. Ce n’est pas suffisant pour nous intéresser, nous amuser, nous passionner.

On y joue une, deux, trois fois, au plus, et puis la lassitude nous gagne. Mariposas est un jeu, un objet étrange. À faire jouer à ses étudiantes et étudiants en biologie pour leur faire comprendre les migrations de papillon, mais c’est tout ! Après le carton intersidéral que fut Wingspan, pas facile de signer un autre carton à la suite. Il faudra attendre le prochain jeu de l’autrice pour la voire renouer, peut-être, avec le succès.

Mariposas, verdict

Bof bof !

Un jeu à valeur scientifique qui oublie un aspect critique : nous amuser

Note : 2 sur 5.
  • Autrice : Elizabeth Hargrave
  • Éditeur : Gigamic
  • Illustrateurs : Indi Maverick, Matt Paquette
  • Nombre de joueurs et joueuses : Pour 2 à 5 (tourne « bien » à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 14 ans (possible dès 10 ans)
  • Durée : 45′
  • Thème : Papillons
  • Mécaniques principales : Déplacement, collection, objectifs

Vikings Saga

Un autre jeu étrange. Vikings Saga nous propose un multitude de cartes narratives, nous plongeant dans la saga… vikings, comme le titre l’indique. Nous partons pour un périple épique, à coup de drakkar et de rencontres fantastiques et mythologiques. On se croirait dans un jeu narratif, immersif. Mais en réalité, il n’en est rien !

Vikings Saga est un jeu pur jeu de stop-ou-encore. On déplace ses jetons sur des cases, et on doit tenter d’atteindre un ou plusieurs emplacements finaux pour obtenir des pièces d’argent, et ainsi pouvoir acheter de nouvelles cartes, en mode deck-building. Les points de victoire s’obtiennent en « sacrifiant » ses cartes pour les transformer en points en fin de partie.

Les cartes sont le cœur du jeu. À son tour, on en joue une pour faire avancer, ou reculer son pion sur le plateau, pour le faire atteindre la ou les cases les plus lucratives. En gros, pour résumer, on se déplace, on achète de nouvelles cartes, on le transforme en points.

Un autre jeu, un autre objet étrange, car incohérent ! Vikings Saga nous fait croire en de riches aventures narratives, à une épopée épique, au croisement du jeu de rôle, alors que non ! On déplace son pion, on gère ses cartes. C’est tout. C’est peu ! C’est rageant, même. Cette incohérence, étrange, finit par nous décevoir. On en attendait, on en espérait plus.

Vikings Saga, verdict

Bof bof !

Un jeu qui nous vend des rêves, mais qui se prend les pieds dans le drakkar. Répétitif, insipide, malgré des cartes narratives, inutiles

Note : 2 sur 5.
  • Auteurs : Christian Fiore, Knut Happel
  • Éditeur : Schmidt
  • Illustrateurs : Michael Menzel
  • Nombre de joueurs et joueuses : Pour 2 à 4 (tourne « bien » à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 12 ans (possible dès 10 ans)
  • Durée : 60′ pour jouer toute la campagne. Long et répétitif
  • Thème : Vikings
  • Mécaniques principales : Deck-building, déplacement, stop-ou-encore

Spy Connection

Dans Spy Connection, tout est dans le titre. On contrôle un espion qui se balade aux quatre coins de l’Europe, et on doit construire un réseau d’agents et se déplacer en suivant les routes connectées, et tout ça en résolvant des cartes objectifs indiquant les villes à relier.

Ça ne vous dit rien ? Si vous avez répondu Les Aventuriers du Rail, vous avez bien vu ! Spy Connection est un jeu étrange. Signé par deux auteurs connus sur le marché du jeu de société, Matthew DunstanBrett J. Gilbert, Elysium et Professor Evil et la Citadelle du Temps, entre autres, Spy Connection pompe dans les mêmes mécaniques que le jeu culte de 2004 qui continue, 17 ans plus tard, à se vendre par palette.

Spy Connection est une « réinvention » des Aventuriers du Rail, froid, creux et sans intérêt. Spy Connection fait très jeu des années 90. Une esthétique dépassée et obsolète, des règles peu, pas captivantes. On dirait un jeu de commande, peu inspiré. Un jeu étrange, car avec ce duo d’auteurs, on aurait pu s’attendre à un titre percutant. Au final, on a un jeu plat.

Spy Connection, verdict

Sans intérêt !

Une pâle réinvention des Aventuriers du Rail. Plat et inintéressant. Préférez l’original à la copie

Note : 1 sur 5.
  • Auteurs : Brett J. Gilbert, Matthew Dunstan
  • Éditeur : Pegasus Spiele
  • Illustrateur : Dennis Lohausen
  • Nombre de joueurs et joueuses : Pour 2 à 4 (tourne « bien » à toutes les configurations)
  • Âge conseillé : Dès 8 ans (bonne estimation)
  • Durée : 30′
  • Thème : Espionnage
  • Mécaniques principales : Connexion, objectifs

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