Jeux de plateau

Un éditeur de jeux de société se lance dans la distribution de masques

Temps de lecture: 2 minutes

Avec la pandémie de coronavirus, les masques se font rares ! Mayday Games, un éditeur de jeux de société, se lance dans leur distribution

Avec la pandémie mondiale de coronavirus, les masques de protection faciales se font extrêmement rares ! Entre masques de plongée recyclés et couture, les initiatives locales fleurissent de par le monde pour en produire plus, vite, beaucoup

Artisanat personnel et production industrielle se relaient pour produire le plus de masques possible. On assiste à un véritable effort mondial pour remédier à cette situation périlleuse et préoccupante : sans masque, la transmission du virus peut se faire beaucoup plus rapidement et facilement. Certaines villes françaises ont d’ailleurs décidé hier de rendre le port du masque bientôt obligatoire (Nice, Cannes…)

Avec une production ludique en berne, entre télétravail qui rend le développement des jeux compliqué et les boutiques « en dur » fermées, la pandémie affecte également le marché du jeu de société :

Mayday Games, un éditeur engagé qui avance masqué

Dans des circonstances habituelles, l’éditeur américain Mayday Games dans l’Utah expédierait des jeux aux boutiques. Sauf que. Avec les boutiques « en dur » fermées, l’éditeur se retrouve un peu le bec dans l’eau. Pour faire sa part dans la lutte contre la pandémie, l’éditeur a alors décidé de prendre « le taureau le virus par les cornes masques ». Depuis quelques jours, Mayday vend des masques certifiés KN95 !

Mayday Games, si vous évoluez dans le « monde » du jeu de société, vous devez connaître. Et encore plus si vous « pratiquez » les jeux de cartes à collectionner / évolutifs, comme Magic, Marvel ou Keyforge. Mayday Games, ce sont eux qui produisent et vendent les fameux sleeves. Les pochettes de protection pour les cartes, pour les empêcher de s’écorner, de se plier, bref, de s’endommager. Et comme certaines cartes peuvent parfois coûter très cher, ces sleeves peuvent s’avérer fort utiles

Avec la fermeture des magasins de jeux à travers les US, et ailleurs, la source de revenus la plus importante pour Mayday Games connaît une baisse substantielle. Déjà en contact rapproché avec la Chine avec sa fabrication de sleeves / pochettes en plastique pour cartes, l’éditeur américain est devenu depuis quelques jours un revendeur officiel de masques chinois KN95

À peine le premier stock arrivé, ils en ont écoulés 2’000 en 15 minutes ! L’éditeur s’engage de plus à reverser 10% du chiffres d’affaires aux professionnels de santé de l’État

Ces masques sont vendus sur sleevekings.com pour 2,50 $ pièce, et l’éditeur les réserve pour les services de santé

Une belle initiative pour un éditeur de jeu de société qui a su pivoter…

4 Comments

    • Gus

      Est-ce que vendre des jeux est une action totalement désintéressée ou pas ? 😉

      Vendre des masques, comme n’importe quelle boîte qui en produit, permet à la boîte de… survivre

  • M FRANCOIS H

    Quand on constate le manque cruel de masques pour les personnes en contact avec du public : caissières, assistantes à domicile, éboueurs, etc. on peut s’étonner qu’on glorifie un distributeur qui vend à 2,5 $ des masques qui valent normalement quelques cents, au lieu de les offrir à des personnes à qui ils pourraient sauver la vie.
    Ils seraient pas américains, par hasard ? Business avant tout…

    • Gus

      Si si, c’est indiqué dans l’article, l’éditeur est américain en effet

      Il ne faut pas y voir de la glorification, mais d’un… pivot. Les éditeurs de jeux de société, comme de très, très nombreux secteurs souffrent de la situation (la preuve ici). Vendre des masques, et reverser un pourcentage des ventes aux hôpitaux ne m’apparaît pas comme une honte, perso. Bien au contraire. C’est du win-win-win : l’éditeur peut continuer d’employer son staff plutôt de le mettre au chômage et le précariser, des gens peuvent obtenir des masques, trop rares, et enfin, le système de santé (américain, donc pas au top, soyons honnêtes) reçoit une partie de la vente

      Faut-il vraiment faire un procès d’intention à l’éditeur ? Je ne crois pas François

      Merci pour ta vive réaction engagée François ! J’espère que toi et toute ta famille vous vous portez bien ! À très vite dans ton ludo-gîte (vive le déconfinement…)

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