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Jeux de plateau

La bataille pour le mot « Meeple » a commencé

🎲 La marque « meeple » menacée ? Comment un simple pion en bois a déclenché une controverse juridique mondiale.


La bataille pour le mot « meeple » : Quand un symbole universel devient une propriété juridique

Est-ce que vous avez déjà compté le nombre de jeux que vous possédez, auxquels vous avez probablement joués qui incluent des meeples ?

« Meeple ». Si vous fréquentez le milieu du jeu de société, ce nom vous est familier. « Meeple » est un mot synonyme de convivialité, de créativité et d’imagination partagée dans l’univers du jeu de société.

Véritable phénomène incontournable dans le monde des jeux de société, les meeples sont ces petites pièces en forme de personnage qui sont utilisées pour représenter les joueureuses et d’autres éléments du jeu. Ils sont fabriqués dans une variété de matériaux et de tailles, et peuvent être colorés et décorés dans toutes sortes de façons.

Mais derrière cette simplicité apparente se cache une controverse juridique complexe qui secoue actuellement l’industrie du jeu de société.

La controverse a éclaté lorsqu’un projet de jeu de société a reçu une lettre de « cease and desist », « cesser et s’abstenir » en français du célèbre éditeur allemand Hans Im Glueck, réclamant ses droits sur le mot « meeple ». Notre article du jour explore les tenants et aboutissants de cette affaire qui oppose la communauté des joueurs et joueuses aux questions de propriété intellectuelle.

Origines du meeple : De Carcassonne à un phénomène global

Meeples

Une femme du nom d’Alison Hansel a inventé le terme « meeple » au cours d’une partie de Carcassonne en 2000. On dit que l’expression combine les mots anglais « my » et « people ».

Lorsque l’ami d’Alison, Dave Bernazzani, a partagé son invention sur BoardGameGeek dans un résumé de partie, elle s’est répandue comme une traînée de poudre dans la communauté des jeux de société. Le meeple est devenu bien connu des fans de jeux de société, et est même utilisé pour décrire toute pièce utilisée pour représenter un ou une joueuse.

Il est un peu difficile de savoir exactement ce qu’est un meeple. La définition officielle d’un meeple est un pion en forme d’individu utilisé dans les jeux de société. Cependant, de nombreux jetons de jeux de société représentent la nature, des animaux et des véhicules qui sont également considérés comme des meeples. Ils ressemblent plus ou moins aux pions classiques de Carcassonne – des formes en bois de couleurs vives et de tailles différentes. Plus ou moins, j’ai écrit.

Un meeple est en fait un petit jeton ou un pion utilisé dans un jeu de société. Il se présente sous différentes formes et vous le trouverez généralement sous la forme d’un humain ou d’un animal. Pendant la partie d’un jeu de société, le meeple représente votre pion de jeu. Vous pourrez utiliser cet objet pour effectuer diverses tâches ou actions en fonction du jeu auquel vous jouez.

Il existe plusieurs couleurs qui peuvent être utilisées dans la construction des meeples, notamment le bleu, le rouge, le vert, le noir et le jaune. Lorsqu’un jeu de société utilise des meeples pour représenter les joueurs, chaque joueureuse aura un meeple de couleur différente. J’ai un petit faible pour le meeple vert. C’est ma couleur préférée !

Il est important de noter que les meeples existent dans une variété de couleurs, de formes, de tailles et de styles, selon le jeu auquel vous jouez.

Le bois est le matériau le plus couramment utilisé pour fabriquer des jetons de ce type dans les jeux de société, mais d’autres matériaux peuvent également être employés. Une variété de meeples peut être fabriquée en plastique ou en carton. La stratégie que vous choisirez dépendra du type de jeu de société auquel vous jouez et de la richesse des règles et des composants du jeu. Mais si vous ne voulez utiliser aucun meeple fourni avec le jeu, vous pouvez toujours vous contenter de votre meeple de compagnie – votre chat ! Mais il risque peut-être de prendre un peu de place sur le plateau.

Le type de meeple le plus courant est un petit meeple de forme humaine, fabriqué en bois. Il ressemble à un petit humain avec des bras et des jambes, mais sans trop de détails non plus. Afin d’incruster plus de détails dans ce pion, certains éditeurs les décorent pour qu’ils aient des cheveux, des yeux, etc. Les types de jeux que vous pouvez trouver sur le marché incluent les meeples de l’âge de pierre, les meeples zombies, les meeples à thème western, les meeples aristo, et ainsi de suite.

En dehors de cela, est-ce que les figurines de Warhammer 40k et de Zombicide peuvent également être considérées comme des meeples, car elles ont généralement la forme d’une personne ? Pas vraiment. Elles ne sont pas faites de bois ou des mêmes formes simplifiées que les meeples traditionnels. Peut-être s’agit-il simplement de meeples qui se la raconte.

Aujourd’hui, le meeple est un symbole universel du jeu de société moderne, transcendant les frontières des marques et des éditeurs. Plus de 40 jeux comprenant le mot « meeple » dans leur titre ont été publiés entre 2019 et 2024, dont Pour une Poignée de Meeples (Super Meeple, 2019) et Meeple Land (Blue Orange Games, 2020).

L’affaire Meeple Inc : Le déclencheur de la controverse

En mars 2023, Meeple Inc, un jeu de placement d’ouvriers développé par Joe et Maddie Adams et financé via une campagne Gamefound, a récolté plus de 230 000 dollars auprès de 1 600 contributeurs. Cependant, en mai, le projet a reçu une lettre de « cesser et s’abstenir » de Hans Im Glueck, affirmant que le jeu enfreignait leur marque déposée « meeple ».

Cette intervention a obligé Meeple Inc à se renommer en Tabletop Inc et à remplacer leurs meeples par des avatars appelés « Mumans ». Les créateurs ont exprimé leur surprise face à cette action, notant que le terme « meeple » est utilisé fréquemment dans le milieu et semblait appartenir à tous les passionnés de jeux.

Joe Adams a écrit dans une mise à jour sur la page Gamefound ce 27 mai :

« We were a little surprised as the term is used so frequently in the hobby. We thought Meeples belonged to all board gamers, it appears they don’t. We of course have zero interest in using anyone else’s IP so we think the best option is to do as they ask. »

Traduction :

« Nous avons été un peu surpris car le terme est si fréquemment utilisé dans le loisir. Nous pensions que les meeples appartenaient à tous les joueurs de société, mais il semble que ce ne soit pas le cas. Nous n’avons bien sûr aucun intérêt à utiliser la propriété intellectuelle de quelqu’un d’autre, donc nous pensons que la meilleure option est de faire ce qu’ils demandent. »

Les marques déposées de Hans Im Glueck

Hans Im Glueck, fondé par Bernd Brunnhofer, a déposé le mot « meeple » en Europe en 2019, arguant que la figure originale de Carcassonne était le premier et véritable meeple. Leur demande de marque a rencontré une opposition de la part de CMON, un éditeur majeur, qui a fourni de nombreuses preuves de l’utilisation généralisée du mot pour contester la demande.

L’Office de la propriété intellectuelle de l’Union européenne (EUIPO) a finalement accordé la marque à Hans Im Glueck pour divers produits, mais pas pour les jouets et jeux. Néanmoins, l’éditeur détient également une marque allemande couvrant ces catégories, ainsi que le dessin de la silhouette du meeple.

👉 À lire également : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Meeples sans jamais oser le demander.

La réaction de la communauté

La lettre de « cesser et s’abstenir » envoyée à Meeple Inc a provoqué une onde de choc dans l’industrie. Les professionnels ont exprimé leur étonnement que le mot « meeple » soit protégé et que cette protection soit maintenant appliquée de manière aussi stricte.

Corey Thompson, co-propriétaire de la chaîne YouTube Above Board TV et co-animateur du podcast Board Games Insider, a décidé d’agir. Avec Marian McBrine, gestionnaire d’événements chez Gen Con, ils ont déposé une demande de marque pour « meeple » aux États-Unis. Leur objectif n’est pas de tirer profit de cette démarche, mais de protéger le terme des actions prédatrices et de permettre son utilisation gratuite par tous. Thompson a expliqué : « Marian et moi avons déjà décidé que nous n’avons aucun plan pour tirer profit de cette aventure. Nous avons décidé que quiconque peut utiliser notre marque gratuitement. »

La réponse de Hans Im Glueck

Moritz Brunnhofer, PDG de Hans Im Glueck et fils du créateur du meeple original, a reconnu que le ton de la lettre adressée à Meeple Inc était trop agressif. Il a présenté des excuses à Joe Adams et a promis de modérer leur approche à l’avenir.

Toutefoifs, il a défendu leur position juridique, soulignant que ne pas agir contre les violations potentielles pourrait conduire à la perte de leurs droits de marque. Il a également évoqué le respect du travail créatif derrière le meeple, estimant que la marque doit être protégée pour maintenir la valeur de l’innovation. « Si nous n’agissons pas, quelqu’un pourrait prétendre un jour que la marque (nom/forme) leur appartient. »

Perspectives juridiques et économiques

Ryan Dancey, COO de l’éditeur américain AEG, a exprimé sa préoccupation quant aux conséquences potentielles de cette affaire. AEG détient une marque déposée pour le jeu Meeples & Monsters depuis 2022, mais Dancey a déclaré qu’il serait désormais réticent à utiliser le terme « meeple » dans de nouveaux produits par prudence.

Dancey a également souligné que le mot et la forme du meeple étaient devenus génériques bien avant que Hans Im Glueck ne dépose sa marque en 2017. Selon lui, la popularité du jeu Carcassonne et l’adoption du terme par la communauté avaient déjà rendu impossible l’identification exclusive du mot ou de la forme au seul éditeur allemand.

Un mot, plusieurs enjeux

L’affaire « meeple » soulève plusieurs questions importantes :

  1. Propriété intellectuelle vs. créativité collective : La communauté du jeu considère le meeple comme un symbole appartenant à tous. Pourtant, Hans Im Glueck revendique ses droits en tant que créateur du pion original. Où se situe la limite entre la protection des droits d’auteur et l’appropriation d’un symbole collectif ?
  2. Risque de précédent juridique : Si Hans Im Glueck parvient à imposer sa marque, cela pourrait créer un précédent inquiétant pour d’autres termes et concepts largement utilisés dans l’industrie. Cela pourrait également encourager d’autres éditeurs à déposer des marques sur des éléments communs du jeu de société.
  3. Impact sur les créateurs indépendants : Les petits éditeurs et créateurs indépendants pourraient être découragés d’utiliser le terme « meeple », craignant des actions juridiques. Le coût des litiges serait prohibitif pour beaucoup, même si l’utilisation du mot pourrait être jugée légale.

L’équilibre entre marque et communauté

L’affaire « meeple » montre l’importance de trouver un équilibre entre la protection de la propriété intellectuelle et le respect de la créativité collective. Les marques déposées jouent un rôle crucial dans la reconnaissance et la valorisation des produits, mais elles ne devraient pas étouffer l’innovation ou créer des barrières inutiles.

Moritz Brunnhofer a déclaré que Hans Im Glueck continuerait de permettre l’utilisation du mot « meeple » aux organisations qui en font la demande. Cependant, il reste à voir si cette politique sera suffisante pour apaiser les inquiétudes de la communauté.

La bataille juridique autour du mot « meeple » illustre les défis complexes auxquels est confrontée l’industrie du jeu de société. D’un côté, les éditeurs comme Hans Im Glueck cherchent à protéger leurs créations et leur marque. De l’autre, la communauté des joueurs défend le caractère universel et partagé du meeple.

L’initiative de Corey Thompson et Marian McBrine pourrait apporter une solution temporaire aux États-Unis. Cependant, la question de la propriété du mot « meeple » reste ouverte en Europe et ailleurs. À long terme, il sera essentiel que l’industrie trouve un consensus pour permettre aux symboles du jeu de société de rester ouverts et accessibles à tous.

Perspectives futures

  • Initiatives Open Source : L’industrie du jeu pourrait s’inspirer des mouvements open source en informatique, en créant des licences communautaires pour des termes et des concepts populaires comme « meeple ». Cela permettrait de protéger la créativité collective tout en décourageant les actions juridiques agressives.
  • Dialogue entre éditeurs et auteurs-autrices : Un dialogue plus ouvert entre les éditeurs établis et les auteurs et autrices indépendantes pourrait contribuer à réduire les tensions. Des accords préalables d’utilisation du terme « meeple » pourraient être négociés pour éviter des conflits futurs.
  • Révision des règlements de marques : Les organismes de propriété intellectuelle devraient peut-être examiner plus attentivement les demandes de marques liées à des termes ou des symboles largement utilisés. Une définition claire de ce qui constitue un terme générique dans l’industrie du jeu de société pourrait aider à prévenir de futurs litiges.

L’affaire « meeple » a mis en lumière la tension entre la propriété intellectuelle et la créativité collective dans l’industrie du jeu de société. Ce mot, qui incarne l’esprit de communauté et de convivialité, est devenu un enjeu majeur. Mais au-delà de la question juridique, cette affaire soulève des questions plus profondes sur la manière dont l’industrie peut évoluer pour protéger la créativité tout en respectant les droits des créateurs originaux.

Le futur du meeple

L’avenir du mot « meeple » dépendra en grande partie de la manière dont l’industrie gérera cette affaire. Si Hans Im Glueck persiste dans ses actions juridiques, cela pourrait créer un précédent qui limiterait l’utilisation de termes communs dans le jeu de société. Cependant, une approche plus collaborative pourrait renforcer l’esprit communautaire qui fait la richesse de cette industrie.

L’affaire « meeple » pourrait également inciter d’autres éditeurs à examiner leurs propres marques déposées et à envisager des approches plus inclusives. L’industrie du jeu de société a toujours été un lieu de créativité et de collaboration, et il est essentiel que cette affaire puisse trouver une solution favorable pour que ces valeurs soient préservées.

Qui a raison dans l'affaire « meeple » ?

Perspectives internationales

Bien que cette affaire ait commencé en Europe et aux États-Unis, elle a des répercussions mondiales. Le meeple est devenu un symbole international, et toute tentative de restreindre son utilisation pourrait susciter des réactions de la part de la communauté mondiale des joueurs et des joueuses.

Les éditeurs de jeux de société en Asie, en Amérique latine et en Afrique pourraient également se retrouver concernés par ces questions de marques. Il est donc crucial que l’industrie développe des solutions qui transcendent les frontières et respectent la diversité des approches créatives.

Conclusion : Un symbole à préserver

Le mot « meeple » incarne bien plus qu’un simple pion en bois. Il représente l’esprit du jeu de société moderne, un esprit de partage, de créativité et de communauté. L’affaire « meeple » rappelle à quel point il est important de protéger cette créativité collective tout en respectant les droits des créateurs originaux.

À mesure que l’industrie du jeu de société continue de croître, elle fera face à de nouveaux défis en matière de propriété intellectuelle. Mais en adoptant une approche inclusive et collaborative, elle peut préserver l’esprit du jeu tout en encourageant l’innovation. Le meeple appartient à tous les joueurs, et il est essentiel de trouver une solution qui reflète cette réalité.

Sources

  1. BoardGameWire : « The word ‘meeple’ is being trademarked in the US in reaction to ‘cease and desist’ activity from Carcassonne publisher Hans Im Glueck.« 
  2. Gamefound Campaign : Meeple Inc – Tabletop Inc.
  3. EUIPO : European Union Intellectual Property Office.
  4. United States Patent and Trademark Office (USPTO) : Meeple, par Corey Thompson.
  5. Board Games Insider Podcast : Discussions avec Corey Thompson, Stephen Buonocore et Ignacy Trzewiczek.

L’industrie du jeu de société doit continuer à évoluer, en mettant l’accent sur la collaboration et le respect des droits de chacun, afin que des symboles comme le meeple restent des emblèmes partagés et inclusifs de cette passion mondiale.


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5 Comments

  • Zorro

    L’article est un peu répétitif, il mérite une relecture.
    Sur l’affaire elle-même, il y a pas mal de mauvaise fois de la part des gens, quand même. Tout le monde sait TRÈS BIEN, que le mot meeple a été inventé par Carcassonne, et son dessin aussi. Et on a déjà vu des créateurs ne rien faire, puis se faire voler, plus tard, leur création par des aigrefins qui déposaient avant eux. Donc un coup de semonce pour rappeler les choses est tout à fait normal, c’est la bonne marche des affaires.

    • Julien Guillaume

      Si l’article dit juste ce n’est pas le créateur du pion qui a inventé le mot meeple qui le désigne maintenant, il ne devrait donc pouvoir déposer que le design du pion et pas son appellation puisqu’il y a des preuves de cela ainsi qu’une utilisation antérieure.

  • Tony Light

    Je comprend pas qu’ils aient pu déposer le mot alors qu’ils n’en sont clairement pas à l’origine.. Tout le débat vient de là..

    • Pat Hataubeurt

      L’auteur et le dépositaire d’un brevet ou d’une marque ne sont pas nécessairement les mêmes personnes. Le droit d’auteur est un concept particulier au droit artistique, et encore, pas dans tous les pays (système de rachat, contrats de travail avec cession de droits intégrée, système de franchise), ce qu’on peut à nouveau nuancer par l’existence de prête-plumes (Dumas employait Maquet par exemple). C’est tout le débat de la propriété et du dépôt des marques. Le problème à mon sens n’est pas qu’ils aient déposé le mot, mais qu’on puisse déposer un mot, car le mot n’existe que s’il est repris par d’autres locuteurs, donc… volé.

  • Amaury

    Attention sur la remarque concernant l’open-source. Il n’existe pas de « licences communautaires pour des termes et des concepts populaires ».
    Les licences libres servent à encadrer la diffusion et l’utilisation d’oeuvres. Elles complètent le droit d’auteur et le droit des marques, elles ne s’y substituent pas.
    Par exemple, en informatique, la Linux Foundation est propriétaire de la marque « Linux », pour éviter que quelqu’un ne se l’approprie. Autre exemple, Pierre Rosenthal, créateur du jeu de rôle Simulacres, a inventé le terme « rôliste » quand il travaillait au magazine Casus Belli. Il en a fait une marque déposée, là encore pour éviter que quelqu’un ne se l’approprie.

    Pour en savoir plus sur les licence libre et les jeux (de rôle en l’occurrence, mais beaucoup de choses s’appliquent aux jeux de société) : https://www.rolis.net/publications/jdr-licences-libres

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