Cette critique vous est proposée par Clément, le spécialiste des jeux solo sur Gus&Co
- Date de sortie : 2015 pour la VO, février 2018 pour la VF
- Auteur : A.J. Porfirio
- Illustrateur : Kristi Harmon
- Editeur : Don’t Panic Games pour la VF
- Nombre de joueurs : 1
- Age conseillé : dès 14 ans
- Durée : 30 minutes
- Thème : Policier
- Mécaniques principales : Dés, stop-ou-encore
Un forcené, des otages, et un négociateur, vous. Il vous faudra parlementer avec le preneur d’otage pour obtenir leur libération.
Mais il faudra aussi gérer le stress, le vôtre et celui de votre interlocuteur, le temps, et la confiance.
Comment ça marche ?
En haut, le preneur d’otage, et ses revendications. Au milieu, le plateau de gestion des otages, de la tension, et du bavardage, ainsi que les cartes Terreur, qui représentent le temps. En dessous, les cartes actions, qui seront achetables avec le bavardage.
La joueuse débute le tour avec des cartes d’actions en main (moins de 10). Ces cartes lui permettront de parlementer avec le terroriste, et d’essayer de réduire la tension (ce qui permettra de lancer plus de dés), d’augmenter le niveau de bavardage (pour acheter des cartes actions pour le tour suivant), et, finalement, de libérer des otages.
Sur chaque carte action, trois effets, en fonction du nombre de réussites (un 6 ou un 5) sur les dés, qui seront jetés lors de l’action. Plus la tension est basse, plus on peut lancer de dés, et donc augmenter ses chances. Mais si on échoue, il y a des effets négatifs.
Une fois que la joueuse a fini ses actions (soit par choix, soit parce qu’elle a échoué à un test et que le forcené a mis fin à la conversation), elle peut dépenser des points de bavardage pour acheter des cartes (mais pas celles qu’elle vient de jouer). Tout point non dépensé est perdu.
Elle retourne ensuite la carte Terreur du haut du paquet, et applique son effet. Et c’est reparti pour un tour, jusqu’à la fin.
La fin ? Soit les otages sont morts, soit le terroriste s’est échappé, auquel cas vous avez perdu, soit vous avez sauvé au moins la moitié des otages et capturé le forcené, et c’est gagné.
Alors, c’est bien?
On va commencer par le mauvais. La boite et la mise en place sont trop grandes. C’est un jeu de cartes pour une personne, et on a l’impression d’avoir un jeu pour 4.
Les dessins sont … moches. Les lunettes de soleil et le bouc font série allemande du dimanche soir sur France 3. Et ce n’est pas un compliment.
Mais.
Mais le jeu et le thème sont bien imbriqués. On se prend au jeu, on fait face à des choix compliqués (sacrifier deux otages pour gagner, ou prendre le risque de perdre sans les tuer ?), la pression monte…
La mécanique est bien conçue, on ne peut pas (trop) stacker pour tout balancer, il faut construire, monter son plan à plusieurs coups. Mais en sachant que tout peut se perdre sur un mauvais jet de dé, ou sur une carte Terreur mal anticipée.
J’ai vibré avec mes otages, je les ai sauvés (presque), j’ai gagné, j’ai perdu. Oui.
Et encore une dernière chose
Depuis sa sortie remarquée en VO en 2015, le jeu a connu plusieurs extensions, dont plusieurs mini-boosters avec de nouvelles cartes. Nous ne les avons pas essayées. Elles doivent en toute logique apporter du renouveau au jeu. A tester, donc.
Vous pouvez trouver le jeu chez Philibert




