5 manières de rendre votre blog ou podcast ludique plus transparent


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Situation

Si vous suivez régulièrement notre blog, vous savez que depuis quelques semaines nous nous intéressons à un sujet épineux, le paiement de blogueurs pour la rédaction de critiques et annonces.

Depuis plusieurs années, le nombre de blogs et podcast ludiques ne fait qu’augmenter, vu la (quasi)facilité technique pour y parvenir: WordPress, Blogspot, Facebook, Audacity, etc. De nombreux passionnés, dont nous, se sont lancés dans l’aventure journalistique: critiques, compte-rendus de parties, d’événements, annonces de sorties, analyses et dossiers en tous genres.

Et non seulement nous observons une augmentation, mais également une (semi)professionnalisation et amélioration de la qualité rédactionnelle.

Pourquoi une charte?

Pour que les choses soient plus claires et transparentes pour tout le monde, lecteurs, rédacteurs et éditeurs, pourquoi ne pas lancer une charte pour les blogueurs ludiques?

Avec une telle charte, les lecteurs et auditeurs pourront connaître l’origine des jeux et autres arrangements avec les éditeurs. Avons-nous quelque chose à cacher? Avons-nous honte de recevoir du matériel promotionnel pour faire vivre nos blogs et podcast? Est-ce mal d’accepter de faire financer son site par de la pub?

Pourquoi ne pas « jouer le jeu » et proposer un code déontologique de notre métier passion? Que tout devienne ainsi transparent?

Voici 5 manières de rendre votre blog ou podcast ludique plus transparent :

  1. Indication : cette charte devrait clairement figurer quelque part sur le site.
  2. Pour les critiques : les blogueurs annoncent pour chaque critique d’où proviennent les jeux critiqués: cadeau reçu de l’éditeur / auteur? Achat personnel?
  3. Pour les événements : quels sont les frais pris en charge par les organisateurs? Voyage, hôtel, entrées?
  4. Pour les annonces et avant-premières : quelles sont les sources? Newsletter des éditeurs, autre site, auteur?
  5. Pour le financement : quel est le modèle financier du blog? Pub, 100% bénévole, partenariat?

Qu’en pensez-vous? Avec-vous d’autres propositions?

Alors, qu’en dites-vous, on la lance cette charte Ludigaume, Mon Petit Ludigaume, BoitecastJedisJeux, Geeklette, Proxijeux, Le Repaire des Jeux, La Taverne du Jeu, Merlindumesnil, Potion Rouge, Jeux à DeuxJumanji, Un Clic un Jeu, Meeple toi-même!Les Dessous du Troll, JeuxSoc, Ludo le Gars, Vin d’Jeu, Le Blog du Lord, Martin Vidberg (quand il parle de jeux), Fjord et Jeux,  Jeux et Flammenkueche, Videorègles, et j’en oublie énormément, mes plus plates excuses !!!

J’attends vos réactions.

32 réflexions au sujet de « 5 manières de rendre votre blog ou podcast ludique plus transparent »

  1. Sujet épineux surtout en ce moment effectivement.
    On a une bonne parade avec les dessous du troll, ayant fait des critiques assez incisives et négatives (peut être trop des fois) on ne reçoit que très très peu de chose et puis on cherche pas vraiment à en avoir…
    Après pour ce qui est de transparence, je préfère que ce soit dans les faits et les dires que cela soit mis en place et non une charte qui à tendance à aggraver le sujet et créer des pseudos clivages.

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  2. Hum, l’idée de la charte est pas mal, mais je ne sais pas si elle doit être aussi détaillée que ce qui proposé ci dessus. Déjà, si il était indiqué, pour chaque article, si il était sponsorisé ou pas, ça serait un pas en avant. Certains articles le font déjà.

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      1. Non, effectivement, je pensais plutôt à des blogs hors jeux de société. Ma compagne étant une blogueuse (sur le tourisme, notamment), elle est de temps en temps sollicitée par des offices du tourisme ou des entreprises pour promouvoir une région, un produit. Dans ces cas là, elle indique clairement « Article sponsorisé par xxxx ». C’est une règle dans sa communauté de blogueuses. Mais dans le jeu, effectivement on ne le voit presque pas. C’est en cela que je pense que ça serait un pas en avant.

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      2. En fait, à part sur TT qui propose (et vend???) une vitrine purement publicitaire aux éditeurs, et c’est alors clairement et honnêtement mentionné, la démarche est alors bien différente ailleurs.

        Tous les blogs et podcast francophones sont gérés par des passionnés qui proposent de partager leur passion, expérience et connaissance, il n’y a donc pas (encore?) d’articles sponsorisés.

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  3. De mon point de vue de « petit » blogueur mais adepte convaincu de la transparence totale, je reste mitigé.

    D’un point de vue transparence, je n’ai rien à cacher. Si on veut savoir ce que j’ai, ce que je gagne, ce qu’on me donne, j’ai envie de dire : « demandez et je vous dirai ». J’ai négocié un partenariat sur la base de tests produits dans une boutique de loisir créatif, mais je n’ai pas attendu leur produit pour étaler les produits dont je me sers (scalpel, etc …). Pour le coup, j’ai fais des articles qui pourraient s’apparenter à du sponsoring et qui ne le sont pas (pour l’instant, j’achète tout ce qui me sert à faire du #PnP et #DIY). Et pour le coup, je ne vais pas explicitement rappeler tous les paragraphes qu’on m’offre 10 pains de pâte FIMO pour faire des figurines alors que dans ce cas c’est du sponsoring.

    Le point compliqué, est que tout le monde n’a pas le même rapport aux reviews par exemple. Geeklette par exemple disait récemment ne plus vouloir parler des jeux qu’elle n’a pas trop aimé, position aussi claire chez le Gobelin Rose … Pour ma part, si je travaille une review, j’y passe du temps, et je publierai la review quoi qu’il en soit. Position différente mais pas meilleure. C’est la mienne. J’estime que mon travail mérite d’être publié quelqu’en soit le résultat. Je n’aime pas travailler dans le vent.

    Le situation est plus compliquée si les jeux sont fournis par les éditeurs, mais là aussi, la politique est différente selon les éditeurs. Certains disent clairement ne pas vouloir de review négative. « Si vous n’aimez pas, ne publiez pas ». D’autre fournissent et prennent les remarques telles quelles … Difficile de faire une charte. On dit quoi : Jeu untel reçu de untel contre publication positive ou pas de publication ? Donc tu n’as pas publié, donc t’as pas aimé ? Bref … la transparence, d’accord, mais jusqu’à quel niveau ? Parce que pour les éditeurs aussi il faut être clair dans ce cas.

    Et c’est là où je suis mitigé. Parce que l’information de transparence ne doit pas polluer le contenu. Que j’ai ma fimo gratos ou que je paie mes scalpels, on s’en tappe le coquillard (dans 95% du temps). Ce qu’on veut savoir c’est avec quoi je fais mes cartes et si c’est pratique. Si on est honnête, ben que ce soit donné ou pas, ben j’ai envie de dire, on s’en tape puisque l’information utile c’est la review. Maintenant, si certains font des reviews colorées, genre bon, allez, là on m’a fait un cadeau alors j’ajoute du jaune, ben c’est ça qu’il faut dire … non ? Et puis là, ben je suis pas sûr que tout le monde ait envie de dire : lui je l’aime, lui je l’aime pas, lui il fait des reviews en bleu et lui il est toujours gentil.

    Et puis si c’est polluer avec un travail de titan à lister les jeux reçus, ceux revendus, à combien, etc … enfin je tiens déjà un blog de contenu, alors une déclaration d’impôts ludiques … Donc si on me demande, oui, je peux :
    * j’ai reçu un micro d’une valeur de 100€ via ProxiJeux pour mes chroniques chez eux, qui ira à un autre si j’arrête mes chroniques mais dont je me sers aussi pour enregistrer des chansons avec ma fille
    * j’ai reçu des jeux par JeDisJeux pour des reviews, mais ne fait plus de reviews avec eux
    * je ne fais pas de review sur mon blog car ça me fait chier, que j’ai souvent pas le temps de tester
    * j’ai reçu un smash-up de jeremy de proxi-jeux qui l’a eu pour review et qui me l’a donné et que je n’ai pas eu l’occasion encore de tester mais qui me tentait bien en familial
    * je dois recevoir une bombe de peinture et 10 pains de fimo du site créavéa mais j’ai pas encore répondu et ils risquent de me prendre pour un mariol pas sérieux
    * je dois allez chez matagot pour tester leur poinconneuse et leur faire des protos voir comment ils travaillent mais depuis le temps ils ont peut être oublié ou se disent que je suis pas sérieux d’attendre autant
    * je fais des relectures de règles pour plusieurs éditeurs par ce que j’aime les petits éditeurs
    * j’ai reçu un jeu dédicacé avec la biggest dédicace ever pour un prototype fait sur commande
    * j’ai fait d’autres protos gratos parce que c’est l’occasion pour moi de travailler sur des outils et de commencer à toucher sur la réalisation de cartes
    * toutes l’équipe de Moonster Game m’a signé mon exemplaire de Koryo Nain Zombies à Essen, mais un certain autre auteur n’a pas voulu
    * j’ai fait un second exemplaire du même Koryo Nain Zombies dédicacé pareil qui doit se trouver au bar à jeu car c’est grâce à Gus que j’ai eu mes entrées le mercredi sur le salon d’Essen

    Mais à lire cette liste, il manque vachement de trucs, mais surtout, c’est l’intérêt de la chose. Enfin, non, je vais mitiger mon propos et le dire autrement. C’est la forme de la chose qui me semble délicate. La transparence, je suis pour, et si vous voulez savoir même mon salaire, si ça vous fait plaisir, pas de souci … Mais la forme, parce qu’il faut que ce soit utile … et c’est là que c’est compliqué.

    Untel aime bien tel éditeur parce qu’il bouffe avec untel ? On le dis ? On le dis pas ? J’ai mangé à Essen avec Matthieu Bonin, il est super sympa, et j’ai trainé avec l’équipe Iello. Est-ce que ça influence un review de King of Tokyo ? Ben forcément un peu, et en même temps, pas forcément. Ca dépend des gens. Suis-je influençable ? Dois je le dire ? Comment ?

    Donc en résumé (oui, je résume plusieurs fois, après m’être longuement répété) : la transparence, je veux bien, mais sous une forme pas chiante, je vois pas trop … voilà, oui, j’aurai pu faire court … mais comme je commente rarement, j’en profite …

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  4. En ce qui me concerne, je parle des jeux auxquels j’ai joué et que j’ai aimés.

    Sur l’année 2014, je n’ai eu de contact spécifique qu’avec Asmodée qui envoie volontiers des jeux ce qui m’a permis d’organiser 2 concours. Evidemment, il est clairement indiqué que le concours est organisé par Asmodée, je ne fais que l’intermédiaire.
    L’an dernier, Gigamic a également souhaité organiser un concours. Ces deux distributeurs sont les seuls qui vont un peu au devant des sites web car pour le reste, si je connais forcément un peu les éditeurs (le monde du jeu de société est tout petit), je ne vais pas les embêter avec mon site et je ne réclame rien.
    C’est une question de principe : si je réclame, c’est que je m’engage à parler des jeux et je ne veux pas le faire : je fais du conseil, je ne parle donc que de ce que j’aime bien.

    Il arrive (assez rarement) qu’un éditeur ou qu’un auteur m’écrive pour me proposer de m’envoyer son jeu. Je lui explique à chaque fois que je ne refuse pas d’en recevoir (faudrait être con) mais que je ne m’engage à rien que de jouer à son jeu.
    La plupart du temps, les éditeurs qui m’ont écrit choisissent, en recevant ma réponse, de ne pas envoyer leur jeu.

    Je fais également partie du jury de Cannes mais je ne récupère pas de jeux non plus par là.

    Au final, j’achète des tonnes de jeux comme tout bon passionné et c’est très bien comme ça 🙂

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  5. D’abord, être critique de jeu, ça coute de l’argent. Ca n’en rapporte pas. Si on n’était pas passionné, qu’on n’achetait pas de jeux, qu’on n’allait pas dans les salons : on ne le ferait pas !

    Ensuite, je ne suis pas journaliste. Je donne mon avis sur des jeux, je parle des éditeurs, j’échange avec des auteurs dans le but de partager ma passion et de divertir mes auditeurs. (Et accessoirement de passer du temps avec mon compère et de rencontrer tout un tas de gens sympas).

    Et je ne connais personne en France qui soit même proche d’être semi-professionnel. On n’a juste rien a cacher : Les critiques de jeux francophones sont des passionnés et sauf erreur de ma part, mais j’en connais un certain nombre, les éditeurs français ne payent pas pour qu’on parle d’eux. Note bien : les éditeurs ne font pas de cadeau. Ils t’utilisent : ils se serve de toi comme un support de pub. Si tu mets le doigt dans cet engrenage (je dis du bien des jeux pour qu’on me donne des jeux tu finiras par être contraint à faire des critiques de jeux auxquels tu ne veux pas jouer et qui ne te plairont pas.

    D’autre part, la transparence elle est là : http://www.patreon.com/proxijeux On demande de l’argent aux auditeurs (comme beaucoup) justement parce qu’il n’y a actuellement aucun autre modèle économique qui nous permet d’être à l’équilibre. Personne ne donnera de l’argent à un média qui de toute façon parlera de lui ! Et pour le coup on est super transparents sur pourquoi on demande de l’aide. Tout l’argent qu’ont pu nous donner Ludikbazar et Philibert a été réinvestit dans le podcast. En totalité. Note qu’on est déjà très clairs sur ce sujet là et qu’on annonce notre partenariat : mais … qui ferait autrement ?

    Pour résumer, tu tires sur des ambulances. Entre les auditeurs qui disent qu’on est bien assez riche comme ça, qu’on se paye des jeux et qu’on n’a pas besoin de sous pour le podcast et les éditeurs qui ne te donnent pas les jeux qui se vendent, et qui te disent de ne pas parler des jeux si tu ne les aimes pas, on n’a pas besoin de s’imposer une transparence qui n’a pas lieu d’être.

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  6. L’histoire de dire « je ne publie que sur ce que j’aime », ça me fait penser aux sites d’avis sur les produits, les campings…

    Il faut partir du principe que la majorité des gens qui ont passé un bon séjour dans un camping ne vont pas publier d’avis alors que ceux qui ont passé un mauvais séjour vous avoir plus tendance à publier.

    Dans les blogs en général, c’est plutôt le contraire, on a tendance à parler de ce qu’on aime et ça me paraît logique.

    Du coup, est-ce que tu vas te mettre à dire « oui, j’ai joué à ce jeu et celui-là et cette autre là mais bon je vous en parle pas parce que j’ai pas envie »…

    Et même si tu le faisais, le pire de tout, c’est que du coup ça aurait tendance à donner l’impression que les jeux en question ne sont pas bons alors qu’en fait peut être que tu n’as juste pas envie d’en parler…

    Je résume simplement : si un blog nous plaît pas on le lit pas, si on le lit c’est soit qu’on aime les articles, soit qu’on lui fait confiance. Enfin bref le lecteur est responsable des interprétations qu’il fait de ses lectures.

    Le bloggueur, je pense, n’est responsable que de se faire plaisir

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    1. J’aime bien cette phrase : « Le bloggueur, je pense, n’est responsable que de se faire plaisir ».

      Je ne l’aurai pas dis forcément comme ça, ou du moins ça ne me serait pas venu en tête comme ça. Mais quand j’ai lancé mon blog, c’était pour moi, pour me faire plaisir, pour parler des trucs dont j’avais envie. Et objectivement, j’en avais absolument rien à foutre d’être lu ou pas. C’est une démarche initialement très personnelle voire très égoïste.

      Bon, les choses ont ensuite évolué, car on commence à être un peu lu, à croiser des gens, à avoir des retours. Du coup, on entretient des relations et on a aussi envie de faire plaisir. Mais ça vient après, en « récompense » en quelque sorte.

      Et puis ça flatte l’égo aussi. Tiens, j’ai parlé de ça, j’ai deux fois plus de visite, j’ai eu des commentaires. Et puis un jour, on vous référence pour ceci ou cela. Aujourd’hui, il y a des gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam qui me citent dans leur publication #DIY. Ben c’est extrêmement plaisant, même si à chaque fois je me demande si c’est bien légitime ?

      Bref, tout ça pour dire que la transparence, c’est aussi pourquoi on fait un blog, nos raisons. Moi, ben j’ai pas de magasin en ligne, pas de magasin en dur et je ne cherche pas le hit car ne fais pas de publicité. Comme je n’ai rien à vendre, ben je le fais parce que ça me fait plaisir. Mes chroniques chez proxi-jeux, parce que c’est nouilles m’ont dit « pas-cap » et que je suis un gros mégalomaniaque que donc que j’étais forcément cap … Et que tout seul, j’aurai tenu deux chroniques mais que j’ai croisé Ghislain et que les enregistrements à deux, c’est trop cool …

      Et puis j’aime bien cette phrase aussi  » Enfin bref le lecteur est responsable des interprétations qu’il fait de ses lectures. » (oui, ce sont les deux dernières, d’où l’importance de toujours lire jusqu’à la fin … même les pipelettes comme moi …)

      Quant vous lisez des informations (et j’en ai parlé suffisamment sur l’Ukraine), le contexte est toujours important. Qui le dit ? Quelle est sa position politique ? Sa relation à l’économie ? A t-il des intérêts ? Quel profit ? Quels avantages ? Quelles accointances ?

      Prenons un exemple simple. Je côtoie en ligne quasi quotidiennement Yann de Matagot. Dois-je le souligner si je fais un article sur Matagot ? Dois-je dire qu’il est venu me livrer à la gare la figurine de panda géante juste avant le départ de mon train pour les vacances, et que sans ça, je n’aurai pas pu participer au concours photo Matagot ? Car certains en déclareront qu’en fait, c’est sûr, j’ai du tricher, je méritais pas de gagner, ou j’ai gagné parce que je connaissais une personne. Mais du coup, dois-je déclarer les noms de certains autres participants qui connaissent aussi des gens ?

      Parce que dire avant de faire une critique : « j’ai reçu un jeu gratos de … untel », ok. Mais objectivement, je serai plus influencé en faisant une critique d’un jeu Matagot que d’un éditeur quelconque qui m’envoi un jeu gratuitement. Et en même temps, je serai aussi plus vigilent, car les gens le sachant, je ne voudrai pas que ma critique soit reçue comme bidon car « il connait matagot ».

      Donc pour moi, la grosse difficulté, c’est qu’être transparent, d’accord, mais il faut être absolument transparent. Untel a couché avec untel. Et ça, ça n’a absolument aucun intérêt. Les gens le savent ou pas, parce que les gens se cachent ou pas … Au lecteur aussi de croiser les informations et d’identifier leurs sources :
      * Alexis fait du #DIY et ne pourra que promouvoir des initiatives en ce sens
      * Alexis aime pas faire de chroniques de jeu, donc s’il en fait ben … je sais pas, on l’a payé ou il a vraiment vraiment aimé
      * Alexis fait des prototypes, donc s’il parle d’un jeu pas publié, il a du tester et bien aimé et soutien le projet

      Mais ça, je ne le cache pas, et en même temps, je vais pas en faire des commentaires à chaque post. On m’a dit que je pouvais faire un article général, ou genre une page « A propos ». C’est pas faux, mais pour y mettre quoi ? Si vous me suivez, vous savez. Là, je suis transparent. Si vous croisez les sources : commentaires chez Gus + le blog du Lord, ben voilà, vous l’avez la transparence.

      Que voulez vous de plus ? Et sous quelle forme ?

      PS : envoyez moi plutôt du matériel pour découper, ou mieux, une poinconneuse … ah, et si vous avez des plans sur du matos Dremel … ah, et puis je vais récupérer de l’outillage de bijouterie, donc si vous avez de l’or, de l’argent et des pierres, je risque de me mettre à faire des bijoux dans mon atelier … Et je dirais partout que vous êtes trop gentil et tout et tout (enfin avec un note : attention, cette information est sponsorisée …)

      PPS : je rajoute que fondamentalement, je suis pour la transparence, mais que sur la forme, je ne vois pas trop ce que les gens veulent de plus, que dire qu’un jeu est donné, c’est un effet d’annonce et que ça n’apporte que très peu à la transparence (ah oui, et j’aime beaucoup matthieu bonin de Iello … et je lui ai fait une 30aine de photos à Essen pendant l’apéro Iello mais c’était avec son matériel, pour qu’il puisse continuer à servir les gens)

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    2. Sur Le Monde, clairement, parler de ce que je n’aime pas n’aurait aucun sens. Le public connait peu le jeu de société, il a besoin de conseil par de mise en garde 🙂

      Après, je gère maintenant le blog « la sélection du dimanche » qui devient collectif et pour lequel nous avons prévu des note « négatives » et où il est possible de dire qu’on a pas aimé un jeu. Dans ce cas, on insiste sur le côté subjectif car même si l’on écrit sur Internet, même si on se prend parfois pour des critiques, il ne faut pas perdre de vue qu’on reste des joueurs avec des goûts différents les uns des autres.

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  7. Je ne pense pas que le monde du jeu soit assez pourri pour nécessiter de telles chartes. Si des blogs étaient « soudoyés » pas des éditeurs pour dire du bien de leurs jeux, alors là, peut être qu’une telle charte serait utile, mais je ne pnse sincèrement pas que ce soit le cas. Le monde du jeu est encore bonenfant 🙂

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    1. La charte que je propose n’est pas là pour « laver » les blogs de toute suspicion car je partage entièrement ton avis.

      Toutefois, elle permettrait aux lecteurs de prendre conscience du fonctionnement global du site. Transparence, justement.

      C’est étrange, la plupart des commentaires ne trouvent pas notre initiative intéressante ni fondée. Laisser le lecteur libre-arbitre, certes, mais juste une clarification ne nuit en rien, bien au contraire. Mais visiblement, à lire la plupart de vos commentaires, pas grand-monde n’est intéressé… Tant pis. J’aimais la démarche déontologique, d’autant que je suis justement enseignant en journalisme et en littérature, ça tombe sous le sens pour moi.

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      1. Moi je ne suis pas contre une ligne « déontologique » : quand on parle d’un jeu qu’un éditeur nous a envoyé ou auquel on a participé, c’est mieux de le dire en intro. L’écrire ou l’afficher dans une charte, ça me semble très accessoire.

        Sur le Monde.fr, à chaque fois qu’un article mentionne Xavier Niel, les journalistes ajoutent entre parenthèses : « actionnaire à titre personnel du Monde » même quand ça n’a rien à voir avec le sujet. Ce n’est pas écrit dans une charte, c’est juste un point déontologique : il faut mettre toutes les cartes sur la table car ça peut influencer l’avis du lecteur surtout s’il le découvre ensuite par lui-même.

        Cette honnêteté ne doit donc pas être imposée par une charte, par rapport à d’autres blogs ou site, je le fais par rapport à moi pour apporter de la valeur à ce que j’écris. Et peu importe si d’autres ne le font pas,

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      2. « peu importe si d’autres ne le font pas » +1 Martin. Pareil, du coup. Une ligne déontologique me semble également véritablement nécessaire, pour le lecteur et la « crédibilité » du média.

        Même si cette idée ne semble pas plaire à tout le monde, et que nombreux blogueurs et podcasteurs ne se sont pas exprimés parce qu’ils n’ont pas senti le besoin de le faire, l’article a eu au moins le mérite de poser une (courte) réflexion sur notre travail et passion.

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      3. Je pense tout simplement que la réponse n’est pas comprise ou pas celle que tu souhaiterais. Dans le fond, est-ce que les bloggeurs et/ou podcasteurs ludiques sont prêt à la transparence ? Pour moi, la réponse est oui, car la transparence est déjà de mise. A part rajouter une photo de mes appendices génitaux et ma dernière déclaration d’impôt, j’ai déjà du tout dire partout … Que voulez vous savoir de plus ?

        Le problème c’est la forme de cette transparence. Le cas de Xavier Niel de Martin illustre bien mon problème. Jusqu’où doit-on aller dans la transparence ? Je cotoie Matagot et je les aime bien. Toi, Gus, tu es en colère depuis Room 25. Est-il nécessaire de le répéter à chaque article où je/tu les cites ? Pour moi non, car tu l’as déjà dit et moi aussi. Si les gens me suivent, ils savent. Pareil pour toi …

        C’est comme pour la littérature. Tu lis Céline, « oh mon Dieu c’est un antisémite misogyne ». Euh … ouais, enfin à l’époque, faut replacer le contexte, Dreyfus, etc … c’était pas un cas isolé. Plus visible que les autres et avec certaines responsabilités en tant qu’auteur. Mais j’ai envie de dire, avant de lire un livre, on peut se renseigner sur un auteur. C’est aussi au lecteur de faire la démarche de contextualisation d’une œuvre.

        Tu parles de journalisme, c’est exactement la même chose. Avant de publier un truc à l’arrache, tu recroises les informations ? Mais le lecteur aussi dois le faire, car ton objectivité est nécessairement teintée par tes idées, positions politiques, engagements, intérêts. Un exemple simple : « Bientôt un évènement Sherlock sur Genève ». On se doute bien que tu ne vas pas dire que c’est de la merde, puisque c’est toi qui le fait … C’est au lecteur de voir que c’est toi qui l’organise (et c’est généralement explicite, je ne suis pas allé vérifié, mais même si tu l’avais oublié une fois, le lecteur peut chercher …). Ca ne t’empêche pas d’être objectif, car j’ai eu par ailleurs de très bon retours sur ces évènements. Mais faut-il préciser à chaque fois Sherlock « organisé par moi même d’où forcément une promotion positive sur mon site » ?

        Concernant la transparence et/ou une charte, je ne suis absolument pas contre. J’ai déjà mes lignes éditoriales et critères de publication. Alors pourquoi pas rajouter quelque chose d’intelligent si c’est demandé par les gens. Mon problème est juste : « sous quelle forme » ?

        Dire j’ai reçu tel jeu de Iello, ça n’a pour moi aucun poids face à je connais personnellement untel et j’ai mangé avec lui à Essen ou partagé une bière. Et le lecteur, je pense qu’il s’en bat le steack de savoir avec qui je prends des bières, et que Olivier de proxi-jeux, je connais plein de trucs sur lui que pas vous, et inversement …

        Donc en résumé. D’accord, mais sous quelle forme qui soit efficace ?

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  8. Qu’est ce qui se passe chez Gus and Co pour réclamer cette charte.? Si les lecteurs ne sont pas stupides, ils peuvent recroiser tous les avis sur un jeu et faire leur déduction eux même.

    On me demande des comptes ? De signer avec mon sang ?
    J’interviens sur deux blogs. Ma création est « le grimoire de L’Alchimiste »…

    Vous voulez tout savoir ? Et bien, j’achète les jeux avec mes sous sous… Tiens je viens juste d’en acheter un justement. Je les achète toujours dans la même boutique et je fais un lien avec eux parce qu’ ils pratiquent des prix sympas, parce qu’ils sont prêt de chez moi, parce que ça fait des années que je vais là bas et ce sont presque des amis.

    De plus, Je fais partie d’une association de joueur : Le clan Myrmidon et oui, j’ai une remise.

    D’ailleurs, si votre association va chez eux vous aurez droit aussi à une remise comme tous les membres d’associations.

    Ensuite, je rédige un article sur les jeux que j’ai envie et je revends ceux auxquels je ne joue plus ou qui ne m’ont pas intéressés (plus rares vu que je choisis ce que je veux)

    je ne reçois aucun jeu d’éditeurs hélas… Mais je ne serais pas contre. En revanche, la politique restera la même : Si le jeu me plait, alors je ferais peut être un article, s’il ne me plait pas ou ne m’inspire pas, alors pas d’article … J’ai pas envie de me forcer et tous ceux qui me connaissent, le savent.

    Je présente les jeux à ma façon, avec l’idée de faire entrer le joueur dans le jeu et ça plait …
    Dois je rendre des comptes, ai je commis une infraction ? Non !

    Ensuite, je donne mon point de vue. il est rarement négatif vu que je rédige des articles que sur des jeux qui ont réussi à me plaire… CQFD

    Les jeux que j’ai gratuitement et ce sont des cadeaux (Noël, Anniversaire, cadeau d’invitation à une soirée …) et bien …. Mais mais qu’est ce que je fais ? … Est ce que ça regarde quelqu’un après tout ? Non mais…

    Ah oui, puisqu’on veut de l’intimité, je viens de m’acheter un full metal planet neuf à 200 euros et un space hulk neuf de 2009 à 279 euros… Oui Môssieur, je me la pète !

    Résumons : je fais des articles sur les jeux qui me plaisent pour partager mon bonheur. Je présente d’une façon qui plait et c’est ça qui compte, non ? Comme je le dis, si le lecteur recoupe les informations, il saura si le jeu est bien ou pas… Mais de là à mettre à chaque fois, « hé ho, j’ai acheté le jeu avec mes sous » …

    Moi personnellement, je laisse le lecteur ressentir ma présentation et si’il n’a pas eu un frisson à la lecture ou une envie subite de le tester … alors peu importe d’où vient le jeu, je me dis plutôt qu’il n’a pas aimé mon article… ou le jeu… ou pire, les deux.

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    1. Qu’est-ce qui se passe chez Gus&Co? En fait juste l’envie de poser cartes sur table (super expression pour nos blogs sur le jeu). Pas besoin de montrer « patte blanche » comme tu le dis, juste de préciser d’où proviennent nos sources : jeux, financement.

      Pas besoin de mal le prendre. D’où dépend en fait comme on considère notre blog / podcast. S’agit-il « juste » d’un petit plaisir / passion personnel, ou le considère-t-on comme service public à but d’informer et de toucher le plus de monde? Parce que dans ce dernier cas, nous nous devons de suivre un code déontologique comme tout média.

      Dire, comme Alexis, « Si les lecteurs ne sont pas stupides, ils peuvent recroiser tous les avis sur un jeu et faire leur déduction eux même » ne me suffit pas. Bien entendu je fais entière confiance au lecteur, et j’espère bien qu’il fasse preuve de discernement pour toute critique et article, qu’il garde son objectivité et tout, mais comment pourrait-il seulement savoir d’où proviennent les jeux testés? Le financement exact du site? Est-il censé le deviner, ou plutôt l’ignorer, si rien n’est indiqué nul part.

      @Alexis : « Donc en résumé. D’accord, mais sous quelle forme qui soit efficace ? » Par exemple, mais c’est un exemple, pour chaque critique, indiquer si possible l’origine du jeu testé, et quelque part sur le site, dans la partie « présentation » par exemple, fournir les grandes lignes du fonctionnement du site. Comme ça tout est plus clair.

      Mais c’est marrant ça que la communauté préfère éviter la transparence… Je ne m’attendais pas à autant de lever de bouclier. Je comprends bien que personne n’a rien n’à cacher du tout, et tant mieux. Mais alors il ne devrait pas avoir de souci dans ce cas-là, non?

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      1. Ce que je dis, c’est que dire d’où vient un jeu, c’est un geste de façade qui ne garanti en rien la transparence. Le fait que je cotoie Matagot influence plus mes critiques (enfin si j’en faisais) que le fait qu’on me donne un jeu … D’où ma question « quelle transparence souhaite-t-on ? ». Et du coup, qu’est ce qu’il faut dire et quelle est la limite ? (qui cotoie qui ? qui aime qui ? qui n’aime pas qui ? etc …)

        Et cette page de présentation, je veux bien la faire, mais objectivement, le mec qui me lit régulièrement, il le sait déjà, puisque je le dis ici ou là, que ce soit sur mon blog, sur twitter ou dans des commentaires ici. Les gens ne suivent pas une source comme référence unique. Le monde #j2s est très petit, et les gens croisent les sources. Du coup, ce que je dis, c’est qu’ils ont déjà l’information.

        Autrement dit, la forme que tu proposes en l’état, pour moi, c’est un pur effet d’annonce qui ne change fondamentalement rien. Ca ne peut pas nuire, donc ce n’est pas grave. Mais pour moi, l’intérêt pour le lecteur est absolument nul (dans le sens vide). Donc m’embêter pour que personne n’y gagne rien, je ne suis pas convaincu sur la forme. Et le débat ici est plus un débat de forme que de fond.

        Mais je répète que pour moi, la transparence, sans souci. Non, même, je suis sur le fond d’accord avec toi. Tous debout pour la transparence … avec tout plein d’enthousiasme. Dans le principe par contre, je serai plus dans le style : vous avez une question ? bah posez la moi, et je ferai une page où j’y répondrai. Et j’ajouterai toutes les questions et mes réponses. Encore faut-il que les gens me posent des questions …

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      2. Voilà, plutôt que de débattre 20 ans sur la forme en pouvant laisser croire que je suis contre la transparence, un article à ma sauce et avec mon (peu de) tact sur ma transparence à moi … http://annealexis.wordpress.com/2014/04/24/de-labsolue-transparence-chez-le-lord-ou-presque/
        On appréciera ou pas la forme. Toujours est-il que si vous avez des questions, n’hésitez pas … Ce sera la semaine de la transparence (merde, dépêchez vous, il ne reste que demain … le week-end, je ne m’occupe que de ma famille …)

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  9. « Charité bien ordonnée commence par soi-même » (dicton célèbre) ou encore « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » (Gandhi).
    J’ai cherché sur ce site et n’ai pas trouvé ta fameuse charte… 😦

    Pour ma part, je précise quand le jeu m’a été offert par l’éditeur (ce qui n’arrive plus car je ne leur demande plus leurs jeux et préfère être libre de mes choix).
    Idem pour les salons, à part Essen où j’ai l’entrée gratuite comme tous les bloggeurs de toute façon.

    En ce qui concerne le financement de mes sites, les bannières de pub sont clairement affichées, c’est grâce à cela que mes sites existent. Okkazeo ou Knapix n’existeraient pas s’il n’y avait pas derrière un minimum de rétribution.

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    1. Je vois que monsieur est d’humeur taquine ce soir. Ou que t’as un très mauvais moteur de recherche. Laisse-moi t’éclairer ta lanterne, tout est là:

      Article du 4 avril : https://gusandco.net/2014/04/04/scandale-des-blogueurs-payes-100-euros-pour-ecrire-des-critiques-de-jeux-et-gusco/

      Article du 21 avril : https://gusandco.net/2014/04/21/critique-de-jeu-russian-railroads/

      Donc comme tu peux le voir, juste quelques jours avant cet article-ci, comme quoi ça me trottait bien dans la tête.

      Mais en même temps G, je te remercie pour ton commentaire, si tu ne l’as pas vu c’est que ce n’était pas assez clair et visible pour les lecteurs, je vais donc rapidement corriger le tir et améliorer la visi. Merci !

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  10. @Gus: à titre personnel, je te rejoins totalement sur la transparence concernant les critiques de jeu. A mon sens, le web ludique francophone, globalement, manque de transparence. Un journaliste n’est pas censé accepter une quelconque gratification contre publication d’une information. On me dira que les bloggeurs ne sont pas des journalistes et c’est bien vrai, mais parfois le positionnement est très proche (et les éditeurs en tirent leur partie, alors que le lecteur n’est informé de rien).

    Quand on surf sur le web ludique on est souvent dans un mélange entre le publi-communiqué et l’information. Quand un éditeur arrose les différents sites et qu’on retrouve « partout » des critiques dithyrambiques, ne me dites pas que le lecteur sait « lire entre les lignes » et va « recouper les informations » : c’est le travail d’un journaliste et dans le cadre de l’info et du conseil au joueur, le lecteur devrait être en droit d’attendre une parfaite transparence, surtout avec la multitude de jeux qui sortent.

    Quand j’entends un éditeur dire « prends ma boite mais tu n’en parles pas si tu n’aimes pas » je n’ai pas l’impression d’être du côté des lecteurs, et perso, je ne veux pas avoir à négocier avec ma liberté de parole. ( Cela n’empêche pas que je trouve les gens sympas humainement, mais à un moment, il ne faut pas tout mélanger… ! )

    Parlons de l’expérience Jedisjeux par exemple, où ont été mis en place des contrats « moraux » avec les éditeurs, la plupart du temps il s’agit du deal suivant : un jeu contre un test s’il n’est pas trop mauvais, sinon un article plus neutre de présentation du jeu, façon « c’est dans la boite ». Quand nous avons été plus négatifs dans nos propos dans le passé, certains éditeurs ont coupé toute communication.
    Or, recevoir des boites permet de continuer à être à la pointe de l’info, tester un max de choses, et les bénévoles qui passent beaucoup de temps à écrire ont bien le droit à une compensation s’ils la souhaitent. Par ailleurs, on ne peut pas faire un article de fond complet sans un minimum de parties ce qui oblige à posséder le jeu et acheter toutes les nouveautés est impossible.
    En outre, pas sur que les éditeurs qui t’envoient leur jeu « A » apprécieront que leur jeu « B » qu’ils n’ont pas envoyés soit descendu sur le même site.
    Le testeur qui reçoit des jeux se retrouve donc un jour où l’autre face à un dilemme un peu insoluble. Voilà pourquoi partout (ou presque) on ne parle que des jeux « qu’on aime »…voilà aussi peut-être pourquoi certains chroniqueurs ne sautent pas de joie devant la charte que tu proposes…

    A mon avis, la communauté des amateurs et des passionnés produit un certain nombre de contenus de qualité et il est tout à fait normal de fournir une contrepartie à cet effort qui participe à l’évolution et à la professionnalisation du milieu, mais d’un point de vue déontologique, et avec tout le respect que j’ai pour leur travail, ça ne devrait pas être aux éditeurs de le faire.

    Ces réflexions (entre autres) m’ont amenée à vouloir développer un nouveau site dont l’objectif est d’être plus pro, plus indépendant tout en étant ouvert à des rédacteurs de plusieurs profils avec un système de rétribution juste, basée sur l’appréciation des contenus par les lecteurs. Sans entrer dans les détails, une des idées de ce site c’est de donner un espace d’expression libre (et argumenté et respectueux) où les rédacteurs seront récompensés pour leurs contributions. Le site est en construction, mais vu le sujet débattu ici, je ne pouvais pas rester sans en parler !

    Je reviens à ton article sur la rémunération de bloggeurs par des éditeurs : cette démarche d’acheter du contenu textuel s’apparente à de l’écriture de contenu commercial / marketing. Dans un domaine parallèle qu’est le jeu vidéo, cette pratique est extrêmement répandue et seuls les gros sites qui vivent de la publicité et du trafic peuvent en faire fi en développant un modèle de rétribution qui est basé sur l’audience et non les contrats éditeurs.« Mon dernier jeu a eu 7/20 sur JV.com mais tu me génères quand même 10000 vues et 500 clics par mois, je continue ».

    Dans le web ludique français et même Européen, il existe peu de sites de référence et certains, comme Tric Trac qui ne s’en cache aucunement, ont un positionnement éditeur fort.
    Malgré tout, ce positionnement n’est visible que de personnes déjà averties dans le milieu, et ne sautera pas aux yeux des nouveaux arrivés, ni des nombreux visiteurs « de passage ».

    Partant de ce constat, je pense que ton idée de charte est intéressante mais plus dans le sens d’une sorte de « déclaration d’indépendance journalistique ».
    Je crois que sur un site, il serait assez étrange d’un point de vue rédactionnel de dire « attention cet article a été subventionné » et « celui-là c’est de la vraie liberté de parole ».

    En ce qui concerne le dévoilement des sources pour les annonces et avant-premières, il revient au rédacteur de choisir de le faire même si je perçois l’intention qui serait de trier le message « pur marketing éditeur » de la véritable rédaction personnelle. (Après, un journaliste n’est pas tenu de dévoiler ses sources…).

    Pour le financement, je ne suis tout à fait d’accord. Chaque site se doit d’avoir des mentions légales précisant le périmètre de son activité, ses objectifs clairs et l’organisation à laquelle il est rattaché mais selon s’il s’agit d’une association, d’une société, où d’un site personnel, les obligations légales ne sont pas les mêmes et il faut en tenir compte.

    Concrètement, cette charte risque d’être difficile à appliquer à tous, elle ne pourra être assumée que par ceux qui sont prêts à prendre le risque de se passer du soutien des éditeurs…Mais en tout cas, toute cette réflexion est à mon sens à la fois très saine et fondamentale pour la « crédibilité du média » (pour reprendre tes mots).

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    1. J’ai rarement lu un commentaire aussi riche, profond et puissant que celui-ci. Sincèrement. Il est tellement riche que j’aimerais bien le publier en article en soi, tellement là perdu au milieu d’autres commentaires il ne reçoit pas autant de visibilité et de lectures. Dis-moi si ça te va et / ou si tu veux modifier des éléments. Mais vraiment, superbe. 1. tu as pris le temps, ton temps à toi de ta vie pour répondre aussi longuement 2. ton commentaire est extrêmement réfléchi. Plutôt de sortir des arguments partisans et / ou nombrilistes, genre moi j’aime moi j’aime pas, ou moi je fais moi je fais pas, je constate que tu poses véritablement les choses à plat et de manière posée. Merci.

      Perso, l’argument de dire « le lecteur est assez intelligent pour faire la part des choses », je suis comme toi, j’aime faire confiance à nos lecteurs, mais c’est encore mieux d’être transparent et d’éviter tout malentendu. Ou manipulation. Refuser de parler d’un jeu qu’on n’a pas aimé n’est, à mon avis, pas une solution, au risque de se mettre un éditeur à dos. Car dans ce cas-là on est juste une vitrine publicitaire, et tout le monde il est beau tout le monde il est gentil tous les jeux ils sont juste incroyablement incroyables. Ouais mais non. Comme tout site / magazine de films / livres / bédés, c’est aussi important de sortir les points négatifs des œuvres, pour peu qu’il y en aient bien sûr et qu’elles soient objectives (jeu répétitif, thème NAC, règles mal écrites etc.) Mais tout ça fera le sujet d’un prochain article agendé, faut-il publier des critiques négatives. Autre sujet. En ce qui concerne notre sujet, oui, en tant que journalistes, si nous voulons nous considérons ainsi et pas juste pourvoyeurs de comm et de pub, il est nécessaire que nous embrassions un certain code déontologique.

      Après, je crois que le terme de charte a passablement ému et dérangé la communauté, j’aurais dû choisir un autre terme, genre code, ou règles. Pas sûr que ça soit mieux en fait.

      En fait la plupart des commentaires des confrères, et je les remercie tous pour cela, raconte leur fonctionnement ici. Mais ce n’est pas ici qu’il faut le faire, c’est sur leur site à eux.

      Bref, tout ça pour te dire un grand MERCI Shanouillette, et vraiment, vraiment, encore une fois, j’aimerais pouvoir publier ton commentaire en tant que tel. J’attends ton autorisation, ou pas.

      Content de voir que le sujet passionne la communauté. Comme tu le dis et je continue à le penser, toute cette réflexion est très saine et fondamentale. En fait, comme professeur de journalisme et de littérature, je trouve tout à fait nécessaire de se regarder un peu soi-même aussi et de se montrer auto-critique. La poutre, la paille, tout ça.

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  11. merci pour ce retour. 🙂 pour ma part, je ne vois aucun inconvénient à ce que tu le publies. Peut-être pourrais-je approfondir encore.. Là, j’ai tenté de faire synthétique, mais le sujet est complexe.

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  12. Je me décide à répondre à ton article, car ce que je lis me surprend. Tout d’abord je me présente, je suis un simple lecteur de blogs et sites ludiques (Bgg, Trictrac, JedisJeux, les blogs : Geeklette, vindjeu , Le tien )
    A la lecture de ton article, la seule réaction qui m’est venue, c’est : « Encore »…..
    Et oui encore, la transparence, ce besoin ….. Même sur des blogs de jeux de société (et là j’ai ris) ….
    La transparence (rien que le terme me fait sourire) : je crois plus à un effet de mode, de masse et un besoin perpétuelle de tout savoir et tout connaître. L’envie d’être une sorte de Big Brother, alimentée par une curiosité maladive, voire malsaine parsemée d’un effet du « tous pourri »……On veut tout savoir quelles sont les relations d’un tel, que fait-il dans sa vie, une bonne grosse dérive des sites de réseau social. Autant je comprends ce besoin de transparence dans des milieux tel que la politique et le journalisme mais il faut remettre dans le contexte, on parle de blog et de jeux de société….. Bref, tu auras compris que ce besoin de transparence sur tout n’est de mon point de vue pas forcément nécessaire.

    Pour en revenir au monde du jeu et aux blogueurs ou site pro/semi-pro, je crois qu’il ne faut pas prendre les lecteurs pour des abrutis, le monde ludique ne se résume pas entre les «mecs qui connaissent rien» et les ultra geek. Il y a bon nombre de personne qui sauront faire une différence entre une pub déguisée pour un jeu et une vrai review digne de ce nom.

    Tout d’abord, une critique (je n’aime pas ce mot) est forcément partiale, qu’il y ait eu un ‘cadeau’ de l’éditeur ou non. En effet, la review est tout d’abord influencé par le profil du joueur. Je suis un joueur plutôt eurogames, si je vais faire une review sur « Descent » ou autre améritrash je serai, même si je veux être objectif, influencer par cela…
    Ensuite, l’histoire de l’auteur, je me demande si tu serais capable d’être réellement objectifs sur la crowd funding par exemple, compte tenu des problèmes que tu as rencontré avec le participatif.

    Le rôle du rédacteur est de rester le plus objectif possible, en quoi recevoir un jeu devrait l’influencer ? En quoi cela concerne le lecteur ?

    Il faut faire des reviews sur les bons jeux, et aussi les moins bons, même si cela peut froisser. Il faut avant tout rester objectif et respectueux et argumenter correctement.

    Que les éditeurs n’apprécient pas que l’on critique un jeu, cela me semble normal, maintenant c’est aussi aux blogueurs de peser les mots qu’ils emploient car derrière un jeu c’est aussi de la création, du boulot…. Ce genre de terme par exemple devrait être clairement oublié pour des reviews de jeu : https://gusandco.net/2013/12/03/nomenclature-des-jeux-moisis/.

    Concernant la charte, tu l’auras compris je la juge inutile. Inutile car c’est un manque de confiance envers les personnes qui te lise. Nous sommes aptes à savoir si cela est de la pub déguisée ou réellement objectifs, et Madame Michu aussi….
    Si tu veux afficher plus d’information sur tes critiques, l’idée de Guillaume de JeuxADeux de semble bien meilleure et ton profil joueur, tes goûts ludiques.

    Et puis quand bien même tu auras signé ta charte, qu’est-ce qui prouvera que tu respectes tes engagements, que tu restes relativement objectifs…… RIEN
    Qu’est-ce qui prouvera que ce ne soit pas un de tes potes éditeurs qui ne t’a pas demandé l’article. RIEN

    Ca sera un peu comme le label Eco-responsable sur une entreprise Rhone poulenc ^^, il faudra avoir confiance..

    Il faut faire confiance en ses lecteurs, laisser les commentaires ouverts, et la fréquentation, les retours sur ce qui est écrit sera une charte en soit.

    @shanouillette: Je n’aime pas trop l’idée de mélanger Blogueur et journalisme…

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    1. Merci pour ce long et riche commentaire.

      D’habitude je préfère laisser les commentaires ouverts, et ne pas « casser » les participants, mais là j’ai très envie de revenir sur certains aspects. J’espère utiliser le bon ton pour ne pas vous donner l’impression de vouloir troller.

      1. » je crois plus à un effet de mode ». Trop subjectif. Sur quelles données vous reposez-vous pour baser votre conclusion? D’autant qu’aucun de nos collègues blogueurs ludiques n’a encore avancé une telle réflexion, donc la mode n’est pas implantée. Et ensuite, la transparence n’est pas une mode mais bel et bien requise comme code déontologique. Dire que la transparence n’est pas forcément nécessaire est refuser qu’il est important de suivre une certaine charte éthique, même sur nos blogs.

      2. « Tout d’abord, une critique (je n’aime pas ce mot) est forcément partiale ». J’espère que non. Le « forcément » dans votre commentaire me donne le tournis. Vraiment forcément? « la review est tout d’abord influencé par le profil du joueur » alors là clairement, mais c’est à nous, critiques, de rester objectifs. Par exemple, tout le monde sait que je suis un core gamer (logique, vu ma ludothèque). Et pourtant, je rédige quand même des critiques de jeux plus lights (ex Concept), tout en cherchant les points positifs ET négatifs du jeu. Je vous renvoie si jamais à une petite infographie qui résume un peu tout : https://gusandco.net/2014/04/25/infographie-comment-rediger-la-critique-de-jeu-parfaite/

      3. « Inutile car c’est un manque de confiance envers les personnes qui te lise. Nous sommes aptes à savoir si cela est de la pub déguisée ou réellement objectifs ». Mais là alors clairement j’ai envie de faire confiance aux lecteurs. Mais comment peuvent-ils être aptes à le savoir? Je devrais vous poser une colle et vous demander de le reconnaître dans un ou l’autre article sur l’un ou l’autre blog, je ne suis pas certain que vous soyez à même d’en être capable. Pas que je n’aie pas confiance en votre capacité de discernement ni en votre intelligence, mais encore une fois, le préciser et être clair, transparent éthique permet juste de clarifier les choses, c’est tout.

      4. « Et puis quand bien même tu auras signé ta charte, qu’est-ce qui prouvera que tu respectes tes engagements, que tu restes relativement objectifs…… RIEN
      Qu’est-ce qui prouvera que ce ne soit pas un de tes potes éditeurs qui ne t’a pas demandé l’article. RIEN » Euh, c’est un peu le principe de la charte, justement. Après, comme il y n’y a pas de contrôle interne, évidemment on ne pourra jamais vérifier. Quoique si, on pourrait contacter l’éditeur / auteur et demander.

      5. « @shanouillette: Je n’aime pas trop l’idée de mélanger Blogueur et journalisme… » Et pourquoi pas??? Nous faisons bien du journalisme aussi, non? Quelle est la différence? Où mettre la limite? Avec des médias « traditionnels » qui sont obligés de s’ouvrir au numérique et renforcent leur position sur le net, qui est quoi? Un journaliste qui parle de jeux dans un média « traditionnel », c’est du journalisme, mais pas les blogs? Ça me rappelle la discussion entre un bon chasseur et un mauvais chasseur… (ami des Inconnus, bonsoir).

      Bref, merci beaucoup pour votre commentaire, surtout qu’il apporte votre opinion fort intéressant. Comme vous avez pu le lire dans ma réponse, je ne suis pas d’accord sur beaucoup de points, mais votre commentaire me fait encore une fois véritablement comprendre que le monde du blogs / podcast ludique n’est pas encore prêt à se voir comme de réelle identité journalistique. Car qui dit journalisme dit alors forcément code déontologique obligatoire. A moins bien sûr que vous trouviez que les journaux ne devraient pas en avoir non plus, tout simplement, car les rédacteurs devraient faire entièrement confiance aux lecteurs? Un tel code est justement là pour « protéger » le lectorat. De toute façon, glisser dans l’une ou l’autre critique que le jeu a été offert par l’éditeur ne gâche en rien le contenu. A moins bien sûr que cela gêne certains confrères qui préfèrent justement le cacher. Pourquoi, ça je l’ignore.

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      1. 1°/Concernant la transparence, et l’effet de mode, c’est plutôt au sens global, entre les articles et les stratégies d’entreprise, la politique, les journalistes, on nous sert de la transparence dans tous les articles. Je ne parlais pas que du monde ludique…
        2°/ Renvoyer à un de ces propres articles pour une review parfaite est assez énorme en soit… et c’est partial, car entre une review entre ici et ailleurs (JdJ par ex ) ca ne sera pas les mêmes points positifs et négatifs et la vérité sera surement entre les deux et le fait que le jeu soit bon ou non, dépendra de celui qui l’achète. Si je prends votre review d’Hawaii et celle de Tom Vassel, qui des deux est objectifs ? Qui des deux a raison…….
        3°/ » Je devrais vous poser une colle et vous demander de le reconnaître dans un ou l’autre article sur l’un ou l’autre blog, je ne suis pas certain que vous soyez à même d’en être capable. »
        vous ( le vouvoiement est de rigueur ? ) émettez donc un doute sur la capacité de vos lecteurs, OK
        4°/ Donc en gros, une charte que l’on déclare sur l’honneur de respecter, ( youpi ) et que de toute façon personne ne saura si c’est respecter ou non ? l’intérêt est toujours discutable

        J’ai pu lire que nous étions en désaccord mais c’est trop compliqué de débattre par commentaires, bonne journée….

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        1. Ha non non, désolé pour le malentendu pour le point 3. J’ai bien écrit dans mon commentaire que je faisais entièrement confiance à votre capacité de discernement et intelligence, mais franchement, soyez honnêtes, êtes-vous TOUJOURS capable de dire quels jeux ont été achetés et lesquels ont été offerts par les éditeurs sur TOUS les blogs?

          C’est marrant, j’essaie juste proposer un code éthique et tout le monde me tombe dessus. Je ne parle pourtant pas de tuer des poussins à la pince à épiler. OK je vais aller chercher ma coquille d’œuf (ami de Caliméro bonsoir).

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  13. Pour commencer, je trouve Gus que tu te contredis.
    Je crois que l’éthique consiste à simplement fournir aux lecteurs lors de l’écriture du billet toutes les informations utiles à la compréhension de l’avis formulé ainsi que ses tenants et aboutissants. Je crois que le pire ennemi de cela est l’objectivité. Car sous couvert d’une analyse objective d’un jeu, il est possible de se dédouaner des particularités de son avis. « Non, je n’ai pas besoin d’expliquer que je connais bien l’auteur, je suis objectif ». Tu défends pourtant les deux points de vue. Ça me titille.

    Pourtant, je trouve ton initiative plus que louable, dans le fond plus que dans la forme. Il doit bien exister quelque part sur la toile un blogger qui a cette activité de blog juste pour recevoir des jeux (je le connais). Mais en quoi la charte changera quelque chose ? Comme beaucoup l’ont dit, il peut comme toi très bien afficher la charte et faire comme si. Je crois que la solution est ailleurs.

    Primo, elle est dans la qualité du rédactionnel. Et là, j’avoue que pour ma part, je suis sceptique sur la plupart de ce que je peux lire sur le web. Les analyses de jeux sont vraiment faibles, manquent souvent de recul concernant le genre et les ancêtres ludiques, indiquent peu souvent la pratique du jeu en question de l’auteur (nombre de parties, configurations), tentent trop souvent de gommer la subjectivité de celui-ci…et surtout sont bien trop succinctes. En clair, j’ai trop souvent la sensation de voir des billets sans plus d’intérêt qu’un avis TT. Notre blogger indélicat a trop de faciliter à se planquer dans ce web ludique. S’il faut commencer à sortir des billets riches et bien écrits pour chaque jeu, notre quidam en quête de boiboites sera pourtant vite démasqué voire écœuré de passer quelques heures à rédiger chaque fois qu’il reçoit un cadeau d’éditeurs.
    Donc, en résumé : il faut déjà de l’exigence, du travail et de l’honnêteté.

    Deuxio : les sites qui sont sur cette longueur d’ondes, celle d’un internet ludique non commercial de passionnés et de qualité, n’ont qu’à parler les uns des autres par au moins des liens sur leur billet. Quand j’étais webmaster, j’organisai annuellement le concours du web ludique (début 2000’s repris par Ludigaume en 2004) qui élisait le meilleur site de la toile. C’était un peu bidon mais très bien pour faire connaitre tout un tas de sites et mettre en avant ceux appréciés des internautes et fournir au webmaster des retours. Cela pouvait donner ça par exemple : http://gorthyn.over-blog.com/article-1594205.html. L’autre possibilité est de créer un label « web ludique indépendant non commercial de qualité » avec juste un nom plus fun et une charte derrière sur l’exigence en matière de rédaction des avis/critiques comme expliqué dans le « primo ». Le web ludique a besoin de reconnaissance quelque soit sa forme.

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