Un jeu moche, un jeu mort?

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Sur le site ludique américain The Game Aisle, Kim la journaliste se posait la question si l’esthétique de la boîte est un facteur importante pour le succès du jeu. Y a-t-il en effet un lien entre les deux?

Évidemment, aucune étude de marché n’a encore pu apporter de réponse claire à ce sujet. Ce qui est évident, c’est que le jeu se fera connaître grâce au buzz et publicité, bien entendu pour sa qualité ludique intrinsèque, mais également son auteur, son thème, le calendrier des sorties, etc. La boîte ne représentera pas l’aspect essentiel.

N’empêche, quand on tombe sur des boîtes hideuses, le client / joueur risque d’être quelque peu refroidi…

D’autant que je ne sais pas si vous aussi avez remarqué une nette tendance depuis quelques années à « lécher » les illustrations, à rendre l’esthétique et les illustrations de plus en plus en belles et riches. Et pour vous en convaincre, regardez l’évolution des boîtes de Twilight Imperium.

abyss
La superbe boîte d’Abyss
Les 3 éditions de Twilight Imperium, 1997, 2000 et 2005
Les 3 éditions de Twilight Imperium, 1997, 2000 et 2005
Les deux éditions de Caylus, 2005 et 2012
Les deux éditions de Caylus, 2005 et 2012

Et vous, qu’en pensez-vous?

7 Comments

  1. Je vote pour le premier choix. Pour moi, l’illustration est importante. Et c’est pareil pour les livres. Combien ai-je acheter de romans sans les connaitre auparavant et quand je tombais dessus dans des libraires réels, leurs couvertures était tellement belles qu’elles m’ont de suite attiré vers elle et après l’achat puis lecture, j’ai adoré le roman alors que si il y aurait eu une couverture pas belle, je ne serai jamais venu le prendre ? C’est débile, je sais, mais j’ai toujours été comme ça 🙂

  2. Pour Caylus, il manque l’illustration de boite de la première édition, qui a d’ailleurs ma préférence.
    Je pense que l’illustration d’une boite peut jouer sur les ventes du jeu. Hier par exemple, je précisais sur un autre blog que la couv’ de Suburbia n’avait pas dû jouer en sa faveur.

    Et il n’y a pas que la beauté, car certains jeux ont des couv’ donnant une impression de jeu familial alors qu’ils sont des jeux pour joueurs confirmés et inversement. Risquant de ne rater leur public et d’être achetés par ceux qui ne sont pas visés, ces jeux peuvent eux aussi devenir un fiasco en terme de ventes alors qu’ils sont bons et que leur couv’ est réussie…

  3. En fait. à mon avis « moche » ne veut pas dire grand chose dans l’absolu.

    En effet, en ce qui me concerne, l’esthétique de la boite et du matériel est très importante. En tant qu’auteur, je ne propose d’ailleurs pas de jeux à des éditeurs dont la charte graphique ne me plait pas. Je dis bien « ne me plaît pas », je ne dis pas « moche ».

    De plus, il faut aussi avoir conscience que cette notion de ce qui est beau est ne l’est pas est très lié à la culture locale. Par exemple, en francophonie, notre notion de l’esthétisme graphique est très impacté par la culture de la BD franco-belge, culture qui n’est pas du tout celle des pays germanique, par exemple.

    Ainsi, ce qui est naturellement agréable à l’oeil pour nous, ne l’est pas du tout pour eux. Et vice versa… il n’y a qu’à comparer la production allemande et la production francophone pour s’en rendre compte.

    Du coup, il sera très intéressant de voir les réactions, pays par pays, au sujet de la couverture d’Abyss, que j’adore. je salue le parti pris graphique de l’éditeur, rejetant TOUTES les mentions usuelles en côté / dos de boite, pour laisser la place à l’image, pure, brute, « violente ».

    Il y a fort à parier que ce parti pris va très bien fonctionner chez nous, et aussi aux US.. ailleurs, pas si sûr. Mais ce n’est pas grave. Au moins, le jeu a une identité et on n’est pas dans le consensus mou.

  4. Je suis pour ma part très sensible à l’apparence de la boîte et de l’ensemble du jeu mais ça ne m’empêche pas d’y jouer, par contre ça m’empêche de l’acheter. C’est pareil pour les BD, j’en lis beaucoup mais je n’achète que celles que je trouve graphiquement réussies.
    En plus d’avoir une belle ludothèque ça me permet de limiter (un peu) mes achats. 😉

  5. Puerto rico avait beau être en top jeu user depuis des années, le graphisme ne m’a jamais branché, heureusement que je l’ai pris grâce à un bon d’achat filosofia ! 😀

  6. Concernant le choix graphique d’Abyss (seulement une illustration sur la boîte et des informations limités sur les côtés), c’est aussi le choix de Koryo, sorti l’année dernière.

  7. D’après l’image « Abyss » ne fait pas l’impasse sur TOUTES les mentions classiques puisque je vois l’âge, le nombre de joueurs et la durée. Sans cela, le jeu est invendable en magasin ou presque.

    Sinon, le visuel de la boîte aide à vendre un jeu, c’est certain. Mais ce qui compte, c’est les illus intérieures d’après moi. Un plateau dég’ et illisible, c’est pas possible. La question est surtout à qui est destiné le jeu. Un jeu pour amateurs de gros jeux, comme Nations peut se permettre d’être moche (tout en étant lisible) car il vise des « gros joueurs ». À l’inverse, un jeu pour enfants doit être plutôt joli car il a une mécanique simple en général. C’est donc avant tout une question de public cible je dirais.

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