Il y a quelques jours nous avons fait une partie avec un joueur qui s’est méchamment fait attaquer au premier tour dans le jeu Kemet et qui l’a très très mal supporté. Il a passé alors toute sa partie à bouder seul sur sa chaise (d’habitude on est trois à se partager une chaise en Suisse. A cause de la neige).
Il y a près d’une année, fin mai 2012, nous avions dressé un portrait des types de joueurs de jeux de société, tel que le zappeur, la pieuvre, le tricheur, etc. La liste est longue.
Ça nous a donné envie de vous proposer ici 6 jeux à surtout ne pas jouer avec un mauvais perdant.
1. Kemet
Comme dit dans l’intro, Kemet est un jeu d’affrontement « violent » puisqu’on passe sa partie à tâcler sans vergogne le plus faible. Et si le plus faible c’est le mauvais perdant, vous risquez de morfler toute la partie. D’une manière ou d’une autre.
RC est un gros gros jeu d’enfoirés (comprenez par-là alliances et… trahisons). Y jouer avec un mauvais perdant serait une très mauvaise idée puisqu’on passe sa partie à manipuler, à faire des coups de p…, manigancer dans l’espace. Et le mauvais perdant apprécie très peu de se voir « rouler dans la farine ».
3. Robinson Crusoe.
En fait, j’ai mis Robinson Crusoe, mais j’aurais pu autant proposer n’importe quel jeu coopératif : Ghost Stories, l’Ile Interdite, la Galaxie Interdite, Pandémie, Zombicide.
Comment ça, le mauvais perdant n’aime pas perdre dans un jeu coopératif? Non. Tellement pas qu’il finira par tricher, car perdre à un jeu coopératif le rendra encore plus énervé. C’est bizarre mais c’est comme ça. Et tricher à un jeu coopératif c’est vraiment tout moisi.
Non, je ne jouerai plus à Small World avec un mauvais perdant. SW présente deux dangers potentiels pour un mauvais perdant : d’abord, les peuples ne seront jamais les bons, les combinaisons seront, pour ce joueur, toujours inopportuns et maladroits, il passera sa partie à râler et à plomber l’ambiance.
Ensuite, dans SW il y a le grand risque d’avoir un phénomène de « tir au pigeon », i.e. que tous les joueurs s’en prennent à celui qui est en tête. Même si les pv sont face cachée, il n’y a pas besoin d’être un génie en maths pour se souvenir des scores approximatifs de tout un chacun. Et pour peu que le mauvais perdant soit en tête, tous les autres vont vouloir lui mettre la pâtée. Et là, c’est le drame.
5. Loups-Garous
En fait j’ai mis LG, mais j’aurais pu mettre un peu tous les LG-like (notre comparatif ici). Ce n’est pas tant à la première partie que le mauvaise perdant se manifestera mais bien à la prochaine. Et à la suivante. Et à celle d’après. Encore et encore. Pendant des années. S’il (ou elle, hein) a été éliminé rapidement et pour aucune raison « valable » (?), le mauvais perdant s’en souviendra longtemps, très longtemps. Vengeance !
6. Citadelles
Ce jeu, un grand classique et un dinosaure, connaît toujours autant de succès aujourd’hui. Sauf chez les mauvais perdants. Il suffit que son personnage se fasse assassiner pour qu’il le vive très mal. Et qu’il s’en souvienne aux tours suivants Et plusieurs semaines / mois / années suivantes. Non, on n’assassine pas un mauvais perdant.
Mais au fait, pourquoi est-on mauvais perdant? Et surtout, est-ce que cela vaut vraiment la peine de jouer si on n’aime pas perdre? Est-ce que jouer, tout simplement, ne signifie pas aussi perdre que gagner?
Pour prolonger la discussion, le très bon site ludique Potion Rouge vient d’ailleurs de publier un article intéressant sur le fait de perdre en étant un bon loser.
Verriez-vous d’autres jeux à ne pas jouer avec un mauvais perdant? Une anecdote avec un mauvais perdant à nous raconter?





