Des extensions. Pourquoi?

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Il y a quelques jours est sortie l’extension pour Dice Town, le jeu de dés fun de mon ami Bruno Cathala et Ludovic Maublanc, et en attendant impatiemment Leaders pour 7 Wonders, parlons extensions.

Dans l’extension pour Dice Town, on y trouve : le fameux dé indien, le matos nécessaire pour rajouter un 6e joueur, plus des nouvelles cartes au General Store, plus de nouvelles options à chaque lieu, plus des hors-la-loi. Bref, le jeu en devient encore plus riche. Je regrette toutefois cruellement qu’ils n’y aient pas inclus ma variante du duel 😉

Oui, j’avoue, j’adore les extensions, je suis bon client. J’achète pratiquement à chaque fois toutes les extensions pour les jeux que je possède : les mille pour Alhambra, pour Carcassonne, pour les JCE (Trône de Fer, Cthulhu, Warhammer), pour Horreur à Arkham, pour Axis and Allies, pour Zooloretto, Aventuriers du Rail, Dominion, etc. Mon budget « extensions » équivaut presque à mon budget « nouvelles acquisitions ». C’est mon magasin habituel qui est content de m’avoir comme client…

Pourquoi des extensions?

Elles rajoutent de la richesse au jeu, de la profondeur, mais également de la diversité.

Et rien de tel qu’une petite extension pour relancer la durée de vie d’un jeu. En effet, si un jeu est quelque peu en perte de vitesse, plus « à la mode », comme c’est le cas de Dice Town qui a connu un succès phénoménal et justifié à sa sortie en 2009, lui offrir un ajout relance son intérêt et ses ventes, lui redonne une nouvelle « jeunesse » puisque de nouveaux joueurs pourront le découvrir et avoir envie de se le procurer. Bref, c’est tout bénéf.

Il paraît toutefois évident que certaines extensions sont anecdotiques, voire même quelques fois tout-à-fait inutiles.

C’est le cas pour la plupart des extensions pour Carcassonne. Au final, on a de nouvelles tuiles avec des pouvoirs spéciaux, mais cela ne change pas radicalement le jeu. C’est également le cas pour Alhambra, Zooloretto ou Aquaretto, et même dernièrement les mille boîtes de Dominion qui ne font que rajouter de nouvelles cartes aux capacités diverses. Bref, ces extensions n’apportent pas beaucoup de sang-neuf et peuvent même parfois s’avérer fort coûteuses.

Mon extension préférée ? Certainement Pegasus, la première pour le jeu de plateau Battlestar Galactica, qui rajoute des Cylons révélés à la table, ce qui change réellement la façon de jouer.

Et vous, êtes-vous plutôt extensions, ou pas? Laquelle est votre préférée? Celle que vous trouvez la moins intéressante?

5 Comments

  1. Ah l’extension de Pandémie est pas mal, les nouveaux rôles changent la donne, et la façon de jouer contre les épidémies. Les challenges qu’on y trouve sont également intéressants bien qu’un peu trop difficiles à mes yeux.

    Pour Dominion, je ne suis pas d’accord, la première extension (Intrigue) ne renouvelait pas le concept mais les suivantes ont toutes apporté quelque chose de plus.
    Rivages, c’était les cartes avec un pouvoir sur la durée (en plus du thème marin), Alchimie ajoutait une nouvelle monnaie, les potions, quant à Prospérité, elle ré-équilibre la façon de jouer, rendant moins efficaces les decks qui rush la fin de partie (leur contre c’est les cartes colonie et platine).
    Et il ne faut pas s’y tromper, la rejouabilité de Dominion est née avec ses extensions, et particulièrement aux cartes attaques qu’elles ont apporté. Parce qu’on a vite fait le tour des parties à Milice/Sorcière.

    Après si on attend d’une extension qu’elle modifie un jeu en profondeur, il est vrai que ce n’est pas le cas, mais parfois, offrir de nouvelles possibilités de jeu suffit à redonner l’envie de jouer. Aujourd’hui, les jeux sortent si vite et si nombreux qu’on a tendance à jouer une fois ou deux à un JdS avant de le ranger au placard.

    Sortir une extension permet de prolonger un peu la durée de vie d’un jeu, de lui donner une vrai chance d’exister et de se faire une place dans la ludothèque des joueurs. Parce que c’est aussi à ça que servent les extensions.

    Je te rejoinds par contre sur les extensions d’Alhambra et Carcassone qui n’ajoutent pas grand chose au jeu. Pour carcassonne ça ajoute des comptages de points à un jeu qui en a déjà beaucoup, pour Alhambra, la seule qui vaut le coup est celle qui minimise l’aspect chance à la limite.

    Enfin, je terminerai sur l’idée qu’il y a des jeux faits pour les extensions.
    Les aventuriers du rail par exemple, un simple changement du plateau et des cartes de destination et c’est tout l’équilibre du jeu qu’il faut ré-apprendre.
    Idem pour Megawatts, Steam /AoS, ou encore les 18XX.

  2. Pareil, j’achète souvent les extensions des jeux à extensions. Horreur à Arkham, Dominion, Small World, BSG…

    J’avoue que celles les moins jouées sont celles de HàA (trop de choix ? au final on joue un mélange de toutes les extensions), et les plus jouées ? SW et Dominion, sans contestation possible.
    😀

  3. Pour Horreur à Arkham, je conseille de faire les scénarios de la Ligue Officielle.
    Les scénarios s’enchaînent avec une trame sympa, et les extensions sont intégrées petit à petit.
    Tout est trouvable sur le site d’Edge normalement.

  4. Bruno Cathala au post par email. Voici ce qu’il en dit :

    « par contre… tu oublies une raison essentielle pour laquelle faire des extensions:
    Pour l’affectif !!!!!!

    C’est toujours ce moteur qui nous a animé. En effet, qd tu fais un jeu, et que plusieurs mois après sa sortie tu t’éclates toujours à le jouer, tu as envie de prolonger cette envie, de le partager un peu plus encore avec les joueurs passionnés.
    Et du coup, c’est un peu comme un enfant. Tu n’as pas envie qu’il quitte la maison.. alors tu continues avec un plaisir intense à le bichonner pour ne pas le quitter tout de suite..
    En tous cas, moi c’est comme ça que je travaille.

    amicalement
    bruno »

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