Critique de jeu: Yamataï. Mais pas en XXL

Yamataï, au final, c’est un peu l’auberge espagnole du jeu plateau. On y trouve ce qu’on y apporte. Notre vision du monde, de l’autre. Si le jeu manque de passion, de chaleur, il amène à une réflexion, essentielle. Comment est-ce que je considère ceux qui m’entourent?

Yamataï est un jeu de plateau pour 2 à 4 joueurs dès 13 ans sorti chez Days of Wonder slash Asmodée en mars 2017. Co-créé par Marc Paquien, dont c’est tout le premier jeu, et Bruno Cathala (faut-il encore le présenter?). Pour des parties de 60 minutes. Environ.

De quoi ça parle?

C’est confus. Et pas très cohérent. Une sibylline histoire de construction pour obtenir les faveurs d’une reine nippone historique. Pas très convaincant.

Autrement dit, un thème collé pour un jeu dont la mécanique est mise en avant. Le thème n’est ni important, ni exploité. Le tout manque d’immersion, de cohésion. De passion, aussi, surtout.

Comment on joue?

A son tour, chaque joueur a plusieurs actions à disposition.

Commencer par prendre un jeton « flotte », qui lui permet d’obtenir un pouvoir spécial et un ou trois bateaux de couleurs spécifiques.

Puis s’il veut, il peut vendre ou acheter un bateau.

Puis il peut ensuite poser un ou plusieurs bateaux sur le plateau soit pour poser un bâtiment, soit pour obtenir des jetons « culture » présent sur le plateau.

Puis, il peut acheter un spécialiste qui lui conférera un pouvoir spécial jusqu’à la fin de la partie.

Enfin, il doit se défausser de tous ses bateaux en stock sauf un.

Voilà. C’est ensuite au prochain joueur.

Ecrit comme ça, on s’imagine que le tour d’un joueur va durer une éternité. Mais non. En réalité le tout est plutôt fluide. Surtout qu’il n’existe que deux actions obligatoires, s’emparer d’une flotte et poser ses bateaux. Le reste est optionnel, les joueurs ne le feront pas souvent.

Et comment on gagne?

Dès qu’un joueur n’a plus de bâtiments à sa disposition, qu’il n’y a plus de jetons « bâtiment » ou « spécialiste », la partie prend fin et on passe au décompte:

PV accumulés pendant la partie en posant des bâtiments,

PV présents sur les bâtiments,

PV sur les personnages,

1 PV pour 5 pièces accumulées.

Pas compliqué.

Optimisation et Interaction sont sur un bateau

Dans Yamataï, l’interaction est très forte. Même si on ne peut pas directement s’en prendre aux autres joueurs, détruire leurs bateaux ou bâtiments par exemple, Yamataï est la quintessence du jeu opportuniste.

On obtient des PV supplémentaires si on construit adjacent à certains autres bâtiments, peut-être posés par d’autres joueurs avant. On peut construire en utilisant les bateaux présents sur le plateau, peut-être posés par d’autres joueurs avant.

Vous l’aurez compris. Il va falloir utiliser le jeu de ses voisins pour optimiser le sien. Observer pour mieux s’adapter. Donc oui, une très forte interactivité, même si plutôt froide et pas directe.

A combien y jouer?

A 4 joueurs, clairement.

Puisque Yamataï est un gros jeu opportuniste, à moins de 4 joueurs les possibilités seront moins étoffées. Le jeu ne sera moins bon pour autant, mais moins passionnant, moins tendu, moins captivant.

Mais il y a un hic. A 4 joueurs, c’est aussi là que le jeu perd en fluidité, en nervosité. A son tour, chaque joueur devra réévaluer sa tactique pour optimiser son prochain coup. Avec le risque de tomber dans l’analysis-paralysis. Ce qui ralentira la partie.

Yamataï est un pur jeu vaisselle. Pour autant qu’on le considère comme tel. Ce serait en réalité une grave erreur que de quitter la table ou aller lire de chatoyants articles sur Gus&Co sur son portable hors de son tour. Car le plateau va tellement évoluer qu’il vaut mieux surveiller le jeu de ses voisins plutôt que de s’absenter. Où et que construisent-ils? Quelle stratégie sont-ils en train de suivre? Il y a quelque chose de Via Nebula et ses ouvertures de mines, presque un semi-coop, mais en plus incisif.

Alors, Yamataï, c’est bien?

Oui.

Sans être le jeu de l’année non plus, Yamataï offre de beaux moments de brain-burner, pour autant qu’on apprécie ce genre de jeux extrêmement tactiques.

Extrêmement tactique et peu stratégique. A part avec les personnages qui peuvent venir orienter son jeu, on ne peut pas prévoir ses prochains coups puisque le plateau subit l’attaque de constantes modifications. Un bateau est placé par-ci, un bâtiment par-là. Les joueurs devront faire preuve d’acrobatie cérébrale à chacun de leur coup.
Pour rester dans le thème nipponisant, Yamataï est l’expression ludique de l’Aikido. Utiliser la force de son adversaire contre lui. Ou pour soi-même, plutôt. Un joueur pose un élément, qui aura pour effet de déclencher une série d’événements puisque les autres s’en saisiront. « Tu viens de poser ce bateau, ce bâtiment? Parfait, ça me permettra de poser ça. » Tout est rebondissement, corrélation, action-réaction.

Mais Yamataï est un jeu chaotique, tout change à une vitesse survoltée. Il va falloir s’adapter, se montrer flexible, puisqu’à chaque tour les joueurs devront « réinventer la roue » et tout reprendre à zéro. On avait prévu une action? Elle est peut-être à présent devenue impossible ou remplacée par une autre bien plus lucrative… Et qui dit tactique et optimisation dit aussi analysis-paralysis. Un travers à éviter qui pourrait déprécier l’expérience ludique. Mais comment?

Pour les allergiques à la tactique frénétique et qui préfèrent les jeux plus posés, plus stratégiques, Yamataï ne sera pas le meilleur des choix. Imaginez Yamataï comme un sprint. Chaque tour, chaque foulée devra être optimisée. Si vous préférez un marathon, une course au long cours, préparée, jugulée, temporisée, oubliez.

Tactique. Opportunisme. Optimisation. Ca ne vous rappelle pas quelque chose? Five Tribes bien sûr. Du même auteur, enfin, de l’un des deux. Du même éditeur, aussi. Si Five Tribes se révèle encore plus tactique, encore plus… bordélique, Yamataï joue alors le rôle de grand frère. De la même famille mais moins tourmenté.

Comme très souvent dans les jeux de Bruno Cathala, c’est la fête aux pouvoirs divers et variés. Chaque tuile « flotte  » est différente. Chaque spécialiste est différent. Et soyons honnêtes, les picto ne sont pas très clairs. Du coup, on passe sa partie le nez dans les règles. Mais autant ça coince dans certains jeux, plus courts, plus nerveux (ex le récent raté Adrenaline), autant dans Yamataï ce déluge d’exceptions ne dérange pas puisque le jeu dure suffisamment longtemps pour vouloir s’investir et faire preuve de patience. Et comme les tuiles « flotte » reviennent souvent, elles finiront par être reconnues. Non, au final, pas un gros souci. Pour une fois.

Ce qui déplaît le plus dans Yamataï, c’est son manque cruel d’émotions (tiens, ça me rappelle cet article). Si la mécanique fonctionne bien, le jeu est d’une froideur lisse et opaque. Pas franchement un appel à l’aventure…

Lecture culturelle

Si l’on ne devait retenir qu’un seul thème au jeu, ce serait l’opportunisme. L’opportunisme, cette attitude qui consiste à agir selon les circonstances du moment afin de les utiliser au mieux de ses intérêts et d’en tirer le meilleur parti, en faisant peu de cas des principes moraux. Selon la définition. En faisant peu de cas des principes moraux.

Autrement dit, faire tout ce qu’il faut pour arriver à ses buts. L’omelette, les œufs, tout ça.

Et la moralité, bordel? Une valeur peu valorisée dans Yamataï.

Faut-il en voir le stigmate de nos sociétés hyper-individualistes? Car tout objet culturel, et les jeux en font partie, est cristallisation physique d’un message, d’un contexte, de valeurs et de prises de position d’un (ou de deux, comme ici) auteur. D’un regard posé sur la société contemporaine.

Non.

C’est d’opportunisme dont il est question. Mais encore faut-il exploiter les autres pour s’élever. Seul, on n’arrive nulle part. Yamataï est la vitrine de l’adage qui veut que seul, on va vite, ensemble, loin.

Yamataï propose deux lectures lucides: la première, flagrante, cynique, utiliser les autres pour mieux s’élever. Ou une seconde, saine et sereine, collaborer pour (se) sublimer.

Yamataï, au final, c’est un peu l’auberge espagnole du jeu plateau. On y trouve ce qu’on y apporte. Notre vision du monde, de l’autre. Si le jeu manque de passion, de chaleur, il amène à une réflexion, essentielle. Comment est-ce que je considère ceux qui m’entourent?

Vous pouvez trouver Yamataï chez nos partenaires Philibert,

Ludibay,

Ludikbazar,

et si vous habitez en Suisse, sur Helvétia Games Shop.

Découvrez les jeux à ne pas rater en 2017

2017 s’annonce comme une bonne année ludique. Voici les jeux qui nous font déjà très, très envie.

Les nouveautés

Outlive

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Un jeu qui va faire du bruit à sa sortie. Financé à plus de 400’000 dollars sur KS en 2016. Sortie prévue pour février-mars chez La Boîte de Jeu. Aventure, exploration dans un superbe univers post-apo signé par Miguel Coimbra. Une grande claque ludique du début d’année.

Sbires

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En mars chez Gigamic. Un jeu de plateau fun et stratégique dans lequel on va pouvoir faire des crasses à ses voisins. Mais pas que. A l’univers déjanté. On se réjouit de découvrir ça.sbires

Great Western Trail

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La VF chez Gigamic de cet excellent jeu. L’un des meilleurs de 2016. Pour avril.

Mafiozoo

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Le prochain jeu Super Meeple (Tikal, Amun-Re). Le nouveau jeu de Rüdiger Dorn (Istanbul, Goa) basé sur la mécanique de son excellent jeu, Louis XIV. Qui était déjà très, très bien. Mafiozoo vous plongera au cœur de la mafia où chaque joueur va incarner un mafieux qui souhaite devenir un affranchi. Un (gros) jeu de placement et d’influence qui donne vraiment envie. Annoncé pour Cannes.

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Jetez un œil aux illustrations signées par Damien Colboc et dites-moi que le jeu ne vous fait pas aussi envie…

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Doggy Bag

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Le nouveau Blam! Sortie prévue fin mai / début juin. Un jeu de bluff, d’os et de chiens. Je l’ai testé à Essen, et il est vraiment sympa.

Twelve Heroes

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Twelve Heroes, le nouveau jeu des lyonnais de Catch Up Games (Freak Shop, SOL), annoncé pour février. Un jeu de cartes d’affrontement orienté combos uniquement pour deux joueurs de deux auteurs nippons, Masato Uesugi (Welcome to the Dungeon) et Takashi Sakaue. Le jeu tient en une trentaine de minutes avec des règles assez simples mais pas mal de réflexion. Un concentré minimaliste.

Nous l’avons découvert au Bar à Jeux de Genève en avant-première en novembre, et le jeu a rencontré un beau succès.

Paper Tales

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Aussi chez Catch Up Games. Pour Essen. La refonte (principalement visuelle) de Vorpals. Là encore un jeu de cartes (toujours orienté combo), également par Masato Uesugi (Welcome to the Dungeon). De 2 à 5 joueurs, un mélange de draft et de gestion de l’espace avec une mécanique de vieillissement des unités très intéressante. Tendu, profond. Franchement addictif.

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Grumpf

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En plus d’Outlive, la Boite de Jeu va publier Grumpf, un jeu de rapidité et d’observation familial vraiment très fun pour 3 à 6 joueurs d’une durée de 15 minutes.

Chaque joueur incarne une tribu qui va essayer de capturer les animaux de la faune locale placés sur six plateaux au centre de la table. Le but: avoir des séries d’animaux différents. Un excellent mélange entre placement, réflexion et temps limité. Sortie en juin.

Cottage Garden

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Patchwork était l’un des meilleurs jeux de 2015. Le voici de retour, en VF chez Blackrock, et avec Cottage Garden il peut se jouer jusqu’à 4 joueurs. Sortie prévue début janvier. Tout bientôt, donc.

Crazy Mistigri

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Chez Cocktail Games. De Bruno Cathala et Matthieu Lanvin. Le jeu du Pouilleux revisité. Un jeu de cartes de défausse dans lequel on doit se débarrasser de paires (de chats). Très familial et fun. Rien que les illustrations donnent envie.

Magic Maze

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Le nouveau Sit Down! (Rockwell), un jeu coopératif unique. Essentiellement silencieux, simultané et en temps réel qui bouleverse les ­habitudes! Frais, fun et original. Disponible à Cannes.

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Les Maîtres de l’Italie

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Non, Ystari n’est pas mort. De loin pas. Cyril est toujours motivé, même si les projets Space Cowboys (Unlock 1 & 2, Sherlock Holmes, Détective Conseil, Watson & Holmes) lui prennent du temps.

Ystari back en 2017? Peut-être. Avec deux sorties.

Les Maîtres de l’Italie, un jeu qui tourne depuis quelques années. Un deck-building dans l’Italie de la Renaissance créé par Pascal Ribrault. Hyper profond, hyper addictif. On croise les doigts pour 2017.

La Horde du Contrevent

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Chez… Ystari. Oui. L’adaptation de l’excellent livre d’Alain Damasio sorti en 2004. Un semi-coopératif plutôt balaise. Une adaptation très, très fidèle du roman.

Pour avancer, les joueurs activent les personnages de sa horde, avec, comme dans le roman, des personnage aux pouvoirs, aux objectifs de guilde spécifiques. Il faut réussir, mais il n’y a qu’un joueur qui gagnera. Semi-coopératif, donc. Avec le Vent à gérer bien sûr. Prévu pour 2017. Prévu. Sinon plus tard. Un gros carton ludique assuré. Ystari, revient!!!

L’Arbre

arbreLe nouveau jeu des éditions Asyncron annoncé pour Cannes. Un superbe jeu dans lequel on incarne des esprits de la forêt qui doivent faire pousser des… arbres. Oui, d’où le titre. Super écolo, super original. Un peu de poésie dans un monde de cubes.

Profiler

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Aussi chez Cocktail Games. Découvert en avant-première au Bar à Jeux de Genève. Vraiment excellent. Un jeu coopératif fun dans lequel il faut retrouver des personnalités selon des critères loufoques et une échelle de probabilité. Très bon. Sortie prévue pour mars.

Drôles de Zèbres

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Oui, c’est la réédition de ce « vieux » jeu de Bruno Cathala de 2004. Un jeu tactique à deux joueurs. Réédité par une toute nouvelle maison d’édition suisse, Ôz Editions. Prévu pour fin 2017.

Unlock

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Chez les Space Cowboys. Un Escape Game uniquement sur cartes et avec une appli très discrète pour rentrer des codes et faire un décompte du temps. Vraiment très balaise.

Le scénario d’intro et de démo peut d’ores et déjà être téléchargé ici. Sortie tout début février. La boîte comptera 3 aventures. Un gros carton de ce début d’année. Et un Unlock 2 avec trois autres scénarios prévu pour juin…

Victorian Masterminds

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Créé par un duo de choc, Antoine Bauza et Eric Lang. Chez Space Cowboys. Dans Victorian Masterminds, les joueurs incarnent des grands méchants façon Despicable Me, qui vont tenter de construire une méchante machine méchante pour dominer le monde. Placement, embauche, coups tordus. Et un matos 3D. Sortie prévue pour la Gen Con (août).

Serena

Un petit jeu de cartes malin des Valaisans d’Helvétia Games. Un petit jeu d’enquête et de déduction. Les joueurs incarnent des renards dans une soirée masquée pour retrouver la belle Serena. Pour avoir joué au proto, j’ai trouvé trèèèèès sympa. Sortie annoncée pour Essen.

Hope

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Sortie boutiques en mai de ce jeu tant attendu chez Morning. Conquête et exploration spatiale sur un plateau en (fausse) 3D. Vivement.

7e Continent

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Quelques petits mois de retard pour ce tonitruant KS. Exploration, aventure, le tout se jouant avec des cartes. Un énorme carton en 2017. Livraison prévue pour les backers du KS en mai.

Lisboa

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Gros jeu de gestion et de placement d’ouvriers sur l’histoire de Lisbonne. Par l’auteur lusitanien Vital Lacerda (The Gallerist, CO2, Vinhos, Kanban). Ca va envoyer du lourd.

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Charterstone

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Le nouveau jeu du talentueux auteur américain Jamey Stegmaier (Euphoria, Scythe). Pour une fois sans lancement sur KS. Un jeu de construction, de placement d’ouvriers, le tout en format Legacy (le jeu évolue d’une partie à l’autre). Classe.

Dice Forge

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Certainement l’une des sorties les plus attendues de 2017. Après Mysterium en 2015, Libellud revient en force cette année avec ce jeu original de dice crafting/dice building. Autrement dit, on change et améliore les face de ses dés. Créé par Régis Bonnessée, le patron des éditions Libellud qui a déjà créé Lords of Xidit (réedition de son Himalaya) et l’excellent Seasons.

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Un matos de dingue, aux illustrations signées par le talentueux Biboun. dice-forge-matos

Yamatai

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Premier semestre 2017 chez Days of Wonder, de Bruno Cathala et Marc Paquien. Le joueurs incarnent des architectes qui travaillent pour la reine pour lui construire une cité légendaire. Un jeu de construction « qui s’adresse au même public que Five Tribes » nous a assuré Bruno. Pour  2 à 4 joueurs. Le prochain carton chez Days après Five Tribes?

Curiosity

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Chez Bombyx, créé par Bruno Cathala (encore?!) et Florian Sirieix. Ambiance Steam-Onirique pour un jeu de gestion de ressources et de construction. Sortie prévue en… 2017.

Mountains of Madness

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Chez IELLO. Ambiance pulp pour ce jeu dans l’univers de Lovecraft. Créé par Rob Daviau (SeaFall, Pandemic Legacy). Et non, pour une fois pas du Legacy. Un coopératif en temps réel et de la folie (c’est du Lovecraft, après tout…). Les joueurs étant parfois affligés de certaines contraintes. Annoncé pour Essen. Un gros carton de fin d’année.

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Arena

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Toujours aussi chez IELLO, Arena for the Gods! le nouveau jeu de l’auteur de Big Book of Madness. Des enchères, de l’équipement, des dés et de la baston tactique. Mais pas que. Un jeu qui va cogner… fort. Forcément. Sortie en avril.

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Très attendu, aussi chez IELLO. De Richard Garfield (Magic, King of Tokyo). Prévu pour 2016, le jeu a été repoussé en 2017. Richard Garfield. Des lapins dans un univers fantastique. Du draft. Du contrôle de territoire… Sortie prévue en septembre. Bunny Kingdom:

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Le coin des extensions

En vrac, voici les extensions que nous attendons le plus:

Une grosse et excellente extension pour fêter les 10 ans de Jamaica. The Crew. Chez Gameworks (qui ne fait malheureusement plus rien depuis longtemps 😢). Vous voulez en savoir plus? Nous vous l’avions déjà présentée ici. Sortie annoncée pour juin.

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Une extension pour Kingdomino.

Deux extensions pour V-Commandos qui donnent vraiment, vraiment envie (déjà que le jeu de base est excellent!)

Une Xe extension pour Colt Express: Indiens & Cavalerie.

Une nouvelle extension pour Room 25: Room 25 Escape Room. Une extension qui peut se rajouter au jeu de base ou qui peut être jouée en stand-alone comme escape game sur plateau.

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La saison 2 de Pandémic Legacy. Une toute nouvelle boîte. Une toute nouvelle aventure. Plus ambitieuse. Un univers post-apo dans lequel les joueurs devront se battre pour leur survie.

Dice Town Cowboys pour Cannes. Une nouvelle extension pour Dice Town. Avec la possibilité d’utiliser ses as pour récupérer du bétail qu’on va pouvoir mettre sur ses terrains pour les protéger et augmenter leurs PV. Extension qui accompagnera la toute nouvelle boîte du jeu avec un matos pimpé.

Une extension annoncée pour Splendor. Annoncée pour juin.

Une extension pour Not Alone. Une extension qui boostera la créature pour la rendre plus puissante, et également pour booster les Traqués qui pourront chercher des survivants aux pouvoirs particulier. Sortie prévue pour le deuxième semestre.

Time Stories. 3 scénarios pour 2017 (si tout va bien). Lumen Fides. Un scénario qui se passe au début du 15e siècle. Dans lequel les joueurs incarnent des espions envoyés en Andalousie par le Pape pour enquêter sur les agissements de l’Eglise espagnole. Avec un ancrage historique extrêmement important. Et cette fois, le temps ne sera pas LE facteur déterminant. Suivi par deux autres scénarios aux ambiances très très différentes. Estrella Drive en juin, un scénar plutôt « adulte », sex drogue et rock n’roll (interdit aux moins de 16-18 ans). Puis un autre en septembre-octobre. Pirates.

Sherlock Holmes Détective Conseil. La réédition de Queen’s Park+Carlton House+La Piste Tordue pour juillet. Rien de neuf. Mais fin 2017, 10 scénarios inédits et originaux écrits par un anglais. Donc du tout neuf!

Et pendant ce temps, chez Gus&Co?

NIFFF 2017

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De nouveau en juillet 2017 nous allons collaborer avec le Festival de Films Fantastiques de Neuchâtel, du 30.6 au 8.7 pour proposer un événement grandeur nature… inquiétant et immersif.

Le Bar à Jeux saison 2017

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Le Bar à Jeux de Genève sera de retour en 2017. Pour rencontrer des gens et découvrir des jeux. Avec toujours des invités et des avant-premières en exclusivité.

Nuit des Musées, 20 et 21 mai, Genève.

Sherlock Holmes Live – Nemesis

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Le retour de Sherlock Holmes Live. Pendant la Nuit des Musées, samedi soir 20 mai et dimanche 21. Pour vivre une aventure intense dans la peau d’un détective, plongé dans une affaire mystérieuse. Et en grande avant-première l’affiche. Ouverture des inscriptions en février-mars.

Et vous, quels sont les jeux que vous attendez le plus en 2017?

Découvrez tous les prochains jeux de Bruno Cathala

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Faut-il encore présenter Bruno Cathala? L’auteur de jeux français de 52 ans le plus prolifique de l’Hexagone. Voire du monde (avec Reiner Knizia, Roberto Fraga et Bruno Faidutti)?

Bruno est en effet le poids lourd (pourtant il fait du sport) du marché du jeu de société, avec 90 jeux à son actif depuis 2002.

Nous avons pu interviewer Bruno sur ses prochaines sorties pour la fin de l’année 2016 et 2017. Spoiler Alert: il y en a une palette.

Pour Essen (si tout va bien)

Kingdomino

Chez Blue Orange

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Un jeu de domino avec une petite mécanique taquine de sélection de tuiles de départ. « Super familial » nous a dit Bruno.

Kanagawa

Chez Iello

Avec Charles Chevallier

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Ambiance zen. Dans lequel les joueurs incarnent des apprentis peintres qui suivent des cours pour peindre une estampe. Avec un système de cartes à jouer pour leur partie de droite (l’estampe) ou de gauche (améliorations de l’atelier). « Magnifiquement illustré » dit l’auteur, extrêmement satisfait du travail visuel qui a été apporté par la Suissesse et Lausannoise Jade Mosch.

Pocket Madness

Chez FunForge

Avec Ludovic Maublanc

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Un petit jeu de cartes de défausse dans lequel on joue des cultistes dans l’univers de Cthulhu et illustré par le talentueux Matthieu Leyssenne.

Dice Stars

Chez Matagot

Avec Ludovic Maublanc

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Un jeu de dés abstrait, dans lequel il faut réaliser des combinaisons, « avec finalement assez peu de hasard pour un jeu de dés », nous a confié Bruno.

Cyclades Monuments

Chez Matagot

Avec Ludovic Maublanc

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Une nouvelle extension pour Cyclades sorti en 2009. 10 figurines qui correspondent à 10 cartes. En début de partie, on tire autant de cartes que de joueurs. Ce sont les objectifs. « Une super-carotte à la construction » nous a révélé Bruno. Objectifs qui permettront de construire des bâtiments qui confèreront ensuite de (gros) avantages. Une extension qui va relancer Cyclades sur le devant de la scène!

7 Wonders Duel Pantheon

Chez Repos Prod

Avec Antoine Bauza

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Une extension (la première. Y en aura-t-il d’autres?) pour le blockbuster ludique 7 Wonders Duel. Les dieux vont faire leur apparition et « ils ont des pouvoirs bien badass » raille Bruno. Des dieux qui offrent une action supplémentaire. De quoi temporiser la partie pour éviter de devoir piocher et révéler les cartes de la pyramide.

Clairement un gros carton à venir à Essen 2016 (comme déjà 7Wonders Duel en 2015 qui s’est déjà vendu comme des petits pains bio sans gluten).

Et après Essen?

Hand of the King

Chez FFG

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Fin 2016 ou même 2017. Petit jeu de cartes dans l’univers du Trône de Fer. OMG. Une VF par Edge dans la foulée?

Crazy Mistigri

Chez Cocktail Games

Avec Matthieu Lanvin.

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Prévu pour le FIJ (mars 2017). Le jeu du Pouilleux revisité. Un jeu de cartes de défausse dans lequel on doit se débarrasser de paires (de chats). Très familial et fun. Rien que les illustrations donnent déjà le ton.

Dice Town Cowboy

Chez Matagot

Avec Ludovic Maublanc

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Prévu pour le FIJ 2017. La nouvelle extension pour Dice Town. « Les as ont enfin un rôle dans le jeu. On va pouvoir récupérer du bétail grâce à eux ». Car oui, les as n’avaient pas un rôle spécifique précédemment, à part améliorer sa main. Bétail qu’on va pouvoir mettre sur ses terrains pour les protéger et augmenter leurs PV.

Yamatai

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Chez Days of Wonder

Avec Marc Paquien

Premier semestre 2017. Le joueurs incarnent des architectes qui travaillent pour la reine pour lui construire une cité légendaire. Un jeu de construction « qui s’adresse au même public que Five Tribes » nous assure Bruno. Pour  2 à 4 joueurs. Le prochain carton chez Days après Five Tribes?

Curiosity

mcol_closed_boxChez Bombyx

Avec Florian Sirieix

2017. Début? Fin? « Ambiance Steam-Onirique » relève Bruno. Pas Steampunk, Steam-Onirique. Nous comprendrons quand sortiront les premières illustrations, nous souligne-t-il dans ce jeu de gestion de ressources et de construction.

Le mieux encore est de laisser parler Bruno: « Dans Curiosity, les joueurs incarnent des ingénieurs cherchant à devenir le grand machiniste du Royaume. Comme dans tout jeu à base de gestion de ressources, on peut les acheter, ou les produire. Mais ici, on va aussi pouvoir récupérer de précieuses ressources en réparant et/ou démontant des machines cassées issues du bric à brac de l’ancien grand machiniste.

Et des machines, il y en a des tas.. des machines de production, de transformation, d’attaque, de protection et… même des spéciales qui font bien envie parce qu’elles sont… spéciales 😉 Ajoutons encore qu’il s’agit d’un jeu nerveux, pour 2 à 5 joueurs, puisque l’objectif va être d’atteindre avant les autres la limite de 20 points de victoire ouvrant les portes au titre suprême.

Et que le tout va être servi dans un univers graphique aussi étonnant que poétique. » Steam-Onirique, qu’on vous dit.

The Crew

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The Crew, l’extension pour Jamaica, chez Gamewoks, en proto au BàJ de Genève

Chez Gameworks

Avec Sébastien Pauchon et Malcolm Braff

Une extension pour Jamaica. Oui, vous avez bien lu, Jamaica, le meilleur jeu de pirates, sorti en 2007. Pour fêter les 10 ans du jeu, Gameworks, en hibernation depuis un (trop long) moment sortira The Crew. Nous avons eu la chance de pouvoir découvrir cette extension à Genève. Et elle cartonne. Elle change le jeu, mais pas vraiment non plus.

Quand on peut payer la somme demandée à un port, on peut désormais engager un membre d’équipage qui prendra une place dans la cale mais qui offrira une action spécifique. La méthode d’engagement est très intéressante, avec un système d’adjacence un peu à la Patchwork si vous connaissez.

Prévue pour Cannes en mars 2017.

« Colony »

mcol_closed_boxChez Matagot

Avec Charles Chevallier

2017. Mais quand? Un jeu avec des fourmis au titre pour l’instant provisoire, « juste parce qu’il était hors de question de laisser seul Yoann Levet sur la question formique » badine l’auteur.

Merci Bruno pour toutes ces présentations!

Et après? En 2018?

Si vous croisez Bruno dans les salons, vous ne pouvez vous empêcher de remarquer sa célèbre besace. Un sac bourré à craquer de protos. On peut s’attendre à ce que le bougre haut-savoyard commette encore de nombreuses pépites.

Et vous, quel jeu de Bruno Cathala attendez-vous tout particulièrement?