Cerveau, jeux, article bannière
Analyses & psychologie du jeu,  Jeux de plateau

Pour votre cerveau, poussez de la fonte (et du pion)

🧠 Notre cerveau est un muscle et le jeu est sa salle de sport ! Comment le jeu de société booste nos neurones et réduit les risques de démence.


Cerveau : Quand le meeple devient votre coach sportif

Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • Apprendre de nouvelles règles crée de nouvelles connexions neuronales, contrairement à la routine.
  • Jouer à plusieurs protège le cerveau bien mieux que les jeux solitaires.
  • Sans sommeil, pas de consolidation. Dormir, c’est valider ses XP de la journée.

Imaginez votre cerveau enfiler un petit bandeau éponge fluo et des jambières en spandex. Ridicule ? Peut-être. Mais biologiquement, c’est exactement ce qui se passe quand vous ouvrez une boîte de jeu.

Oubliez les haltères, la magnésie et les shakes protéinés au goût vanille-huître-pistache. Et si le meilleur abonnement à la salle de sport se trouvait… dans votre ludothèque ? (Oui, on sait, c’est l’excuse parfaite pour justifier ce Kickstarter à 150€ auprès de votre moitié).

C’est officiel, et c’est la science qui le dit : notre cerveau est un muscle qui ne demande qu’à faire des pompes. Mais pas n’importe lesquelles ! Fini le mythe du cerveau figé à l’âge adulte qui décline lentement vers l’oubli des prénoms. La neurologue Joanna Fong-Isariyawongse, dans un papier passionnant pour The Conversation ce 23 janvier, nous confirme ce que nous, pousseurs et pousseuses de cubes, pressentions depuis toujours : jouer, c’est se sculpter la matière grise.

La routine, c’est la rouille (et c’est nul)

Vous connaissez ce sentiment de confort douillet quand vous lancez votre 200ème partie des Aventuriers du Rail avec la même stratégie ? C’est agréable, certes. C’est confortable, certes. Mais pour votre cerveau, c’est la sieste. Comme un biceps qui ne force plus, un cerveau qui ronronne ne se développe pas.

Le secret de la « gonflette » neuronale ? La nouveauté et le défi.

Rappelez-vous la première fois que vous avez ouvert le livret de règles d’un gros jeu Expert (au hasard, un « petit » Galactic Cruise bien touffu). Cette sensation de légère migraine ? Ce « brouillard » mental ? C’est l’équivalent de la brûlure musculaire à la salle de sport. C’est le signe que ça bosse ! Sortir du pilote automatique oblige vos neurones à créer de nouvelles connexions (la fameuse neuroplasticité). Apprendre une nouvelle mécanique, c’est littéralement tisser de la fibre cognitive.

-15% de risque de démence

C’est là que ça devient sérieux. Une étude française menée sur 20 ans a lâché une bombe : les joueurs et joueuses de jeux de société ont 15% de risque en moins de développer une démence. Bam. Prends ça, Sudoku solitaire !

Pourquoi ? Parce que le jeu de société moderne est un cocktail Molotov de bienfaits :

  1. Défi cognitif : Planification, stratégie, adaptation.
  2. Lien social : On discute, on rit, on bluffe, on s’engueule (gentiment).

Contrairement à votre appli d’entraînement cérébral sur smartphone qui vous isole, une soirée jeux inonde votre cerveau de sérotonine et de défis sociaux complexes. C’est l’arme ultime pour garder une « réserve cognitive » au top.

Le repos du guerrier (ou l’art de la sieste stratégique)

Oui, mais attention. On vous voit, celles et ceux qui enchaînent les scénarios d’Unlock! jusqu’à 3h du mat’in’ un mardi. L’article de The Conversation nous rappelle un point crucial : le muscle se construit au repos.

Le sommeil n’est pas une option, c’est le moment où le cerveau « sort les poubelles » (via le système glymphatique, son karcher interne) et cimente ce qu’il a appris. Sacrifier sa nuit pour « une dernière partie », c’est contre-productif. Vous reviendrez plus fort demain si vous dormez. Le cerveau a besoin de reset pour résoudre ce casse-tête qui vous bloquait la veille.

Bougez vos fesses (de meeple)

Enfin, le combo gagnant, c’est jeu + mouvement. Comme on dit en anglais, « motion is lotion ». L’exercice physique booste une protéine (le BDNF) qui agit comme de l’engrais pour vos neurones. L’idéal ? Varier les plaisirs. Une soirée jeu de gestion assise, suivie le lendemain d’une balade ou d’un jeu d’extérieur. Ne laissez pas votre corps s’anchyloser pendant que votre esprit voyage sur Mars.

Jouez, dormez, bougez

Chaque nouvelle règle apprise, chaque stratégie inédite tentée est un investissement pour votre futur. Le jeu est une gymnastique joyeuse. La prochaine fois qu’on vous reproche d’acheter ENCORE un nouveau jeu, dites-lui simplement : « Je ne dépense pas, j’investis dans ma santé cognitive ». Imparable. Un esprit sain dans un corps sain », c’est bien. « Un meeple malin dans une boîte pleine », c’est mieux.


Rejoignez notre chaîne WhatsApp


Gus&Co : 100% Indépendant, 0% Publicité

Vous avez aimé cet article ? Depuis 2007, nous faisons le choix difficile de refuser la publicité intrusive pour vous offrir une lecture confortable. Mais l'indépendance a un prix (hébergement, temps, achat de jeux).

Pour que cette aventure continue, vous avez deux moyens de nous soutenir :

Le soutien direct : Rejoignez nos mécènes sur Tipeee pour le prix d'un café par mois.

☕ Soutenir Gus&Co sur Tipeee
Votre réaction sur l'article ?
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0
+1
0

À vous de jouer ! Participez à la discussion

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Gus & Co

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture