Sans-Détour : Un éditeur de jeux en procès
⚖️ Procès : L’éditeur Sans-Détour accusé de détourner 600 000€ de crowdfunding ! Les dessous de cette affaire qui secoue le monde du jeu.
L’affaire Sans-Détour : Le scandale continue
En bref :
- Sans-Détour est jugé à Paris pour détournement de 600 000€ de crowdfunding.
- Les fonds ont financé des dépenses personnelles (escorts, cocaïne).
- Le procès, avec 1 388 plaignants, secoue l’industrie du jeu.
Au milieu d’une salle d’audience parisienne, l’histoire de Sans-Détour se déroule comme un scénario de jeu de rôle, mais avec des conséquences bien réelles.
Je m’appelle Andariel, chroniqueuse depuis quelques années (notamment) chez Gus&Co, et pendant des années, Sans-Détour a été une étoile dans mon ciel de fervente rôliste. Leurs jeux – L’Appel de Cthulhu, La Brigade chimérique, Les Lames du Cardinal – ont bercé mes soirées, nos soirées, mes fous rires avec mes potes, mes frissons face à des cultistes (imaginaires, je vous rassure).
Mais aujourd’hui, alors que le tribunal correctionnel de Paris juge cette affaire depuis le 17 février 2025, je ne ressens que de la déception. Une amère déception. Plus de 600 000 euros détournés, 1 388 contributeurs et contributrices trahies. Dont moi. Ce n’est pas juste un scandale financier : c’est une blessure personnelle, un rêve brisé, partagés avec plus de mille personnes ! Voici mon histoire avec Sans-Détour, et pourquoi cette affaire me touche autant.
Depuis ce 17 février 2025, le tribunal correctionnel de Paris résonne des échos d’une affaire qui secoue le petit monde des jeux de rôle et de société : celle de Sans-Détour, un éditeur français accusé d’avoir détourné plus de 600 000 euros collectés via des campagnes de financement participatif en 2017 et 2018.
Près de 1 400 contributeurs, passionnés de wargames et de jeux de rôle, ont porté plainte, réclamant justice après avoir vu leurs espoirs de jeux prometteurs réduits à néant. Ce procès, qui s’étend sur trois jours jusqu’au 19 février, met en lumière un système de fraude, une gestion chaotique et une trahison qui interroge, encore une fois, la confiance placée dans le crowdfunding.
Chronique d’une ascension fulgurante (et d’une chute dramatique)
Les Éditions Sans-Détour naissent en mars 2008 à Villeurbanne, fondées par trois passionnés : Piotr Borowski, Christophe Ployon et Samuel Tarapacki. Leur ambition ? Révolutionner le marché francophone des jeux de rôle en traduisant et adaptant des classiques internationaux, tout en développant des créations originales. Leur premier succès éclatant arrive en 2009 avec la publication de la 6e édition de L’Appel de Cthulhu, inspiré de l’univers horrifique de H.P. Lovecraft. Cette version, enrichie d’éléments originaux et de suppléments locaux, séduit immédiatement le public francophone, établissant Sans-Détour comme un acteur clé du secteur.
Quand Sans-Détour est fondé en mars 2008 à Villeurbanne, fondées par trois passionnés : Piotr Borowski, Christophe Ployon et Samuel Tarapacki, j’étais une jeune joueuse avide d’univers balèzes. Leur Appel de Cthulhu 6e édition, sorti dans la foulée en 2009, a été une révélation. Je me souviens encore de ma première partie : l’odeur des bouquins, les dés qui roulent, cette tension quand mon perso (une écrivaine et enquêtrice amateur des années 20) a frôlé la folie.
Au fil des années 2010, l’éditeur élargit son catalogue avec des titres emblématiques comme La Brigade Chimérique (2010), un jeu mêlant super-héros et steampunk adapté de la fameuse bédé, ou Les Lames du Cardinal (2014), un jeu d’intrigue historique adapté des célèbres romans. Plus de 60 publications dérivées de L’Appel de Cthulhu suivront, consolidant leur réputation auprès d’une communauté de rôlistes fervents, dont moi. Sans-Détour cultive une image d’éditeur passionné, proche de ses fans, renforcée par des collaborations avec des figures comme Mahyar Shakeri, auteur de nombreux jeux de rôle.
Le virage du crowdfunding

En 2015, face à des contraintes financières croissantes, Sans-Détour se tourne vers le financement participatif. Leur première campagne, lancée sur Ulule pour financer la traduction de la 7e édition de L’Appel de Cthulhu, devient un record national : 402 000 euros levés auprès de plus de 3 700 backers, dépassant largement l’objectif initial de 10 000 euros. D’autres projets suivent, comme Les Masques de Nyarlathotep (260 000 euros collectés), consolidant leur maîtrise du crowdfunding.
Mais c’est en 2017 et 2018 que l’entreprise franchit un cap avec deux campagnes phares : Aventures, le jeu de rôle (235 000 euros sur Ulule), et Confrontation Classic, un wargame nostalgique revisité (400 000 euros sur Kickstarter). Ces projets, présentés comme des rêves collectifs pour les fans, attirent des milliers de backers, souvent prêts à investir des sommes conséquentes – jusqu’à 299 euros (!) pour la version de base de Confrontation, quand même.
Pourtant, derrière ces chiffres impressionnants, des fissures apparaissent. Fin 2018, Chaosium, l’éditeur américain détenteur de la licence L’Appel de Cthulhu, met fin à son partenariat avec Sans-Détour, dénonçant l’absence de paiements de royalties depuis 2016. Cette rupture, perçue comme un signal d’alarme, coïncide avec des retards inquiétants sur les livraisons promises. Les mises à jour se sont espacées, les excuses se sont multipliées. En 2020, quand la liquidation a été prononcée, j’ai senti un vide. Les figurines promises ne viendraient jamais. En mars 2020, l’entreprise est déclarée en cessation de paiement, puis liquidée le 4 août 2020, abandonnant en chemin Aventures et Confrontation, ainsi que les espoirs de ses backers. Moi y compris…
Un système de fraude audacieux mis à nu
L’enquête, menée par l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), révèle une mécanique complexe : une cavalerie financière, où chaque nouvelle campagne servait à combler les dettes des précédentes. Christian Grussi, ancien salarié licencié en 2020, décrit sur son blog une entreprise « bicéphale », divisée entre une équipe créative à Nancy et des « grands pontes » focalisés sur une vision financière… opaque. Les fonds frais des backers, plutôt que d’alimenter les projets, étaient détournés pour éponger des arriérés auprès de fournisseurs, de charges sociales ou d’anciens créanciers.
Prenons Confrontation Classic : sur les 400 000 euros collectés en 2018, seulement 10 000 euros ont été utilisés pour le développement du jeu. Le reste ? Un détail glaçant émerge des relevés : 215 000 euros ont servi à rembourser des dettes passées, 35 000 euros ont été transférés sur le compte personnel de Piotr Borowski, 25 000 euros ont financé des séjours dans des hôtels de luxe et restaurants étoilés en France et à l’étranger, et 11 000 euros ont été retirés en espèces, sans justification claire.
Des dérives personnelles choquantes
Mais c’est l’aveu de Piotr B., le fondateur, qui glace le sang. Lors de ses auditions de cette semaine, comme le relève l’article du Monde, il a reconnu avoir utilisé une partie de ces fonds pour des dépenses personnelles que l’on pourrait qualifier de… scandaleuses : « J’ai eu recours à des accompagnatrices rémunérées, des escort-girls, et j’ai consommé de la cocaïne de manière régulière », a-t-il déclaré, évoquant une « addiction » incontrôlable. En 2018, ses 137 retraits d’espèces totalisent 34 000 euros, une somme qu’il déclarait parallèlement comme revenu fiscal, atteignant plus de 100 000 euros cette année-là. Ces révélations, corroborées par des preuves bancaires, ont choqué une communauté qui voyait en Sans-Détour un symbole de passion ludique. Pas de débauche.
Ses associés, dont Christophe Ployon et Samuel Tarapacki, sont également dans le viseur. L’un est accusé de recel sur des montants de 10 000 et 2 500 euros, tandis que l’ancien directeur financier est poursuivi pour blanchiment, notamment via une structure offshore à Hong Kong, soupçonnée d’avoir servi à dissimuler des fonds détournés. Chaud !
Les accusations portées
Depuis le 17 février, Sans-Détour et ses trois dirigeants comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour une série de délits graves : pratique commerciale trompeuse, abus de biens sociaux, banqueroute, recel et blanchiment. Ces chefs d’accusation reflètent l’ampleur des manquements : les prévenus sont soupçonnés d’avoir lancé des campagnes en sachant qu’ils n’avaient pas les moyens de les honorer, tout en cachant leur situation financière réelle aux contributeurs.
Les 1 388 plaignants, regroupés après un appel de la police judiciaire en 2020, forment une masse impressionnante de victimes. Leurs avocats insistent sur le préjudice : non seulement financier – des pertes allant de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros par personne –, mais aussi moral, face à une trahison qui a brisé leur lien avec une industrie qu’ils chérissaient.
Les débats et les stratégies
Les audiences, qui s’étendent sur trois jours, mettent en lumière des témoignages poignants. « J’ai investi 150 euros dans Aventures, pensant soutenir un projet qui me faisait rêver. Aujourd’hui, je me sens trahi, comme si on avait profité de ma passion », confie Marie L., une joueuse de 34 ans, lors d’une interview accordée à Le Monde. De leur côté, les avocats de la défense tentent de minimiser les faits, arguant que les difficultés financières étaient imprévues et que les dépenses personnelles de Piotr B. relevaient d’une « dérive individuelle » ne reflétant pas la stratégie globale de l’entreprise.
Mais les preuves sont accablantes. Les juges examinent des relevés bancaires, des échanges internes révélant une opacité croissante, et les témoignages d’anciens employés comme Christian Grussi, qui dénoncent une gestion « bordélique » et un décalage entre les promesses publiques et la réalité interne. Piotr B., visiblement marqué, a reconnu une partie des faits, mais ses excuses tardives peinent à convaincre les parties civiles.
Quels risques face à la loi française ?
En tant que rôliste, je ne suis pas juriste, mais je me suis penchée sur ce que la loi française pourrait réserver à Piotr, Christophe et Samuel. Et franchement, ça me rassure un peu – mais peut-être pas assez pour effacer ma colère.
D’abord, ils sont accusés de pratique commerciale trompeuse (article L.121-1 du Code de la consommation). Avec leurs campagnes sur Ulule et Kickstarter, ils ont promis des jeux qu’ils savaient ne pas pouvoir livrer. Ça peut entraîner des amendes salées – jusqu’à 37 500 euros par infraction – et des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans. Pour moi, c’est déjà un début, mais vu les 600 000 euros détournés, ça semble léger.
Ensuite, l’abus de biens sociaux (article L.241-3 du Code de commerce) pèse lourd. Piotr a utilisé les fonds pour ses dépenses personnelles – hôtels, restaurants, escort-girls, cocaïne. Là, on parle d’amendes pouvant atteindre 375 000 euros et de peines de prison jusqu’à cinq ans. J’imagine bien Piotr derrière des barreaux, tentant d’expliquer ça avec un jet de Charisme raté !
Il y a aussi la banqueroute (articles L.654-1 et suivants du Code de commerce), puisque Sans-Détour a été liquidé en 2020 après avoir caché ses dettes. Les dirigeants risquent jusqu’à 7 ans de prison et 500 000 euros d’amende pour avoir organisé cette chute financière. J’espère que les juges verront les preuves – relevés, témoignages – et ne se laisseront pas berner par leurs excuses.
Enfin, le recel et le blanchiment (articles 321-1 et 324-1 du Code pénal) touchent Christophe et le directeur financier, avec des peines potentielles de 5 ans de prison et 375 000 euros d’amende pour recel, et jusqu’à 10 ans et 750 000 euros pour blanchiment via cette structure offshore à Hong Kong. Ils ont non seulement trahi notre passion, mais aussi bafoué la loi.
Le verdict du 20 mars 2025 pourrait cumuler ces peines, surtout si les juges jugent les faits aggravés – comme le préjudice massif de 1 388 personnes. Piotr est déjà en faillite personnelle pour 10 ans, mais ça ne suffit pas. Il faut qu’ils paient, pas juste en euros, mais en responsabilité. Le verdict, mis en délibéré, est attendu pour le 20 mars 2025
Une communauté brisée, une industrie en question
Pour les fans comme moi, l’affaire est un électrochoc. Sur les forums ou les pages Ulule, les commentaires traduisent une colère mêlée de désillusion. « J’ai cru en un projet qui parlait à mon enfance, et on m’a laissé tomber », raconte Julien R., un contributeur de 42 ans qui avait misé 299 euros sur Confrontation Classic. Certains évoquent une perte de confiance envers le crowdfunding, tandis que d’autres espèrent que ce procès servira d’exemple pour protéger les futurs backers.
Cette affaire touche aussi les auteurs indépendants. Mahyar Shakeri, auteur d’Aventures, s’est retiré du projet en 2018 après avoir constaté des retards de paiement. « J’étais stupéfait par l’opacité de Sans-Détour. J’ai récupéré les droits de mon jeu, mais je pense aux milliers de joueurs qui ont cru en nous », confie-t-il à Le Monde. Chaosium, de son côté, avait déjà dénoncé en 2018 le non-paiement des royalties, un signal précurseur ignoré par beaucoup.
Un impact sur l’industrie ludique
Le scandale Sans-Détour jette une ombre sur le secteur des jeux de rôle et de société, souvent perçu comme un espace de passion et de collaboration. Des éditeurs concurrents, comme Asmodee ou Edge Entertainment, se distancient, craignant une contagion de la méfiance. C’est un cas isolé, mais il risque de ternir l’image du crowdfunding, qui est vital pour de nombreux éditeurs.
Les plateformes Ulule et Kickstarter, bien que non poursuivies, sont aussi sous pression. Elles rappellent ne pas être responsables de la gestion des projets, mais l’affaire relance les appels à une régulation plus stricte. En 2025, Kickstarter annonce des outils comme un Pledge Manager amélioré, des vérifications renforcées des créateurs et un système de paiement échelonné. « La confiance et la sécurité des contributeurs sont notre priorité », déclare Everette Taylor, PDG de Kickstarter, dans une déclaration récente.
Cette affaire salit tout. Les plateformes comme Ulule promettent des contrôles, mais ça ne change pas ce qu’on a perdu : la confiance. J’ai peur que mes prochains pledges soient teintés de méfiance.
Des propositions pour l’avenir
Face à ce scandale de Sans-Détour, plusieurs pistes émergent :
- Audits obligatoires : Imposer des vérifications financières pour les campagnes dépassant un seuil (par exemple, 100 000 euros).
- Mise sous séquestre : Réserver une partie des fonds collectés jusqu’à la livraison effective des produits.
- Statut juridique des backers : Créer un cadre légal pour mieux protéger les backers, peut-être en les considérant comme des créanciers prioritaires en cas de faillite.
- Certifications : Développer un label pour les créateurs respectant des standards de transparence.
Un legs amer, mais une opportunité de réforme
Alors que les juges délibèrent, l’avenir de Sans-Détour – ou plutôt, de son souvenir – reste incertain. L’entreprise, liquidée depuis 2020, ne pourra jamais honorer ses promesses. Les contributeurs, eux, espèrent des dommages-intérêts, bien que la solvabilité des prévenus soit douteuse. Mais au-delà des verdicts, l’affaire pourrait marquer un tournant pour le crowdfunding et les jeux de rôle.
Pour les éditeurs, elle rappelle l’impératif de transparence. Pour les plateformes, elle impose une autocritique sur leurs responsabilités. Et pour les joueureuses, elle sonne comme un appel à la vigilance, sans pour autant éteindre leur enthousiasme pour des projets collaboratifs. On ne doit pas laisser cette affaire tuer le rêve du crowdfunding. Mais il faut des garde-fous.
Sans-Détour, c’était ma madeleine de Proust ludique. Aujourd’hui, c’est un goût de cendres. Mais je refuse de laisser cette trahison tuer ma passion. Alors que le tribunal délibère, je range mes manuels Sans-Détour sur une étagère poussiéreuse. Ils me rappellent des aventures formidables, mais aussi cette amère déception. Pourtant, je ne jette pas les dés. Je les garde, pour de nouvelles parties, avec de nouveaux éditeurs, de nouvelles promesses. Le 20 mars, j’attendrai le verdict en espérant une justice qui répare, un peu. Le 20 mars, j’attends un verdict juste, et surtout, un sursaut. Pour que le crowdfunding redevienne un rêve, pas un cauchemar.
Le verdict, attendu le 20 mars 2025, pourrait bien poser les bases d’une nouvelle ère : celle d’un crowdfunding plus responsable, où la passion ne rime plus avec naïveté.
Sources
- Le Monde – « Les financements participatifs douteux d’une société de wargames en procès », 17 février 2025.
- Reddit – « Des nouvelles (judiciaires) des éditions Sans-Détour », 17 février 2025.
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12 Comments
Yaztromo
Merci pour cet article Andariel, même s’il réveille de tristes souvenirs… Le plus terrible : Sans Détour c’était surtout des passionné.es qui travaillaient sans compter leurs heures, pour des salaires bas. Afin de proposer des produits qualitatifs ! Mais avec des gestionnaires incompétents, voir malhonnêtes qui ont sabordé l’entreprise. Quelle tristesse !
Yan Freimann
Mythic Game doit suivre avec intérêt l’issue de ce procès… (même si ses deux co-fondateur doivent se sentir couvert par leur paradis fi… par leur domiciliation Luxembourgeoise !).
gilgamesh
j’ai une très belle édition (la 7eme) + les masques, vraiment une bonne qualité et un plaisir.
Après on tombe dans les travers du crowdfunding qui est pour moi le summum du capitalisme dévoyé. Même plus de prise de risque d’investir, le risque repose sur le consommateur et les bénéfs sont tout pour le monteur du projet. Au moins dans le commerce normal le vendeur court un risque, investit.
Et pourtant j’ai participé aussi à de nombreux projets.
Albus
Maintenant il faut faire la même chose avec Mythic games. A qui l’ont reprochait la cavalerie et qui ont continué malgré tout. Ils ont eu le culot de demander de l’argent en plus aux français en leur certifiant la livraison de leur jeu, alors que c’était pour livrer 6siege!! Et maintenant on les retrouve dans d’autres boutiques en ligne. C’est scandaleux. J’espère que Léo ira devant la justice !!
David Mallem
Ça me rappelle moi avec Mythic Game. Quelques jeux reçu, mais 1500euro pour d’autres partis en fumée….
Philippe Houdayer
je connais en ce moment des déboires
*de crowfunding avec une livraison du jeu atlantis rising toujours en attente depuis plus d’un an alors qu’il est déjà sorti en boutique
Mouais
Je suis content d’être pauvre et de ne pas avoir pu faire Confrontation, cela dit j’espérais une sortie boutique pour m’y mettre en douceur à coup de 30-50e par mois.
La moitié de ce qui les ont perdu ce sont les mensonges en tromperie commerciale, ils n’ont pas arrêtés de dire qu’ils étaient ok financièrement sauf que l’affaire Chaosium a démontré qu’il n’avait jamais eu de tréso pour les payer donc ils n’étaient pas si à l’aise malgré l’obtention de Ctulluh et d’Aventure où y’avait derrière les millions d’abonnés de la commu du Jdg. Puis l’affaire Aventures a renforcé le fait qu’ils étaient fauchés. Dommage que les affaires n’aient pas éclaté lors du KS Confrontation car ça aurait fait une affaire en moins.
Puis y’a eu encore les mensonges éhontés autour d’Aventures comme quoi l’auteur ne voulait pas travailler et qu’ils attendaient un papier disant que le joueur du grenier ne réclamait pas de droit, sauf que sur son compte twitter il a dit que ça appartenait à 100% à Mayhars. En plus ils n’ont pas payé la femme du jdg. Donc ça sonnait pas bon malgré la communication rassurante sur Confrontation.
Les avocats ont tenté de défendre mais y’a eu tromperie dans la loi de manière très claire.
D’ailleurs dans l’affaire y’a aussi les plaintes abusives sur les comptes facebook quand les gens se sont plaints.
La mauvaise gestion jette un œil suspect sur le travail des comptables, des experts comptables et du commissaire aux comptes tout de même.
Concernant les propositions ça n’a pas trop de sens :
– Mise sous séquestre : le but est de lever de l’argent pour mener à bien une création donc on peut pas car ça n’a aucun sens, on est pas dans une préco mais une création, donc le truc tient plus du pari de l’investisseur que de la préco, cela dit y’a quand même pas mal de ks qui ne sont que des précos et qui relèverait du droit normal de la consommation, il y’a chez les éditeurs de livres comme lela presse qui font des levées et qui rembourse si ça marche pas.
– Statut juridique des backers : Alors non ça sera pas non plus possible car l’état voudra pas, de plus il y’a le problème de la confusion des ks qui virevoltes entre la préco et la création pure, donc c’est soit un statut d’investisseur (comme à la bourse et vous avez droit qu’à pleurer) soit d’acheteur avec l’espoir d’un remboursement.
– Certifications : ça s’appelle les normes comptables en général, à l’heure où les boites dont les entrepreneurs se plaignent de l’ESG et du CRDS c’est pas vraiment dans l’air du temps.
– Audits obligatoires : KS fera rien, normalement ça devrait être le boulot du comptable avec les auditeurs du cabinet de vérification de fin d’année mais ça serait plus dans une grande boite.
Ma proposition sera plutôt d’augmenter le nombre d’inspecteurs et le nombre de juges pour poser une menace à ceux qui auraient envie de dériver et éviter d’avoir à attendre 15 ans qu’une affaire se règle, car il a fallut que l’éditeur entraîne une haine pour pousser les gens à faire une plainte, parce que c’est pas pour 100-400e que les gens en général font des plaintes pour avoir une résolution que plusieurs années plus tard.
Lex
Pour moi on devrait faire comme avec les constructeurs de biens immobiliers: un déblocage des fonds au fur et à mesure de l’avancée du projet, avec des étapes clés permettant après justification, de débloquer les fonds pour poursuivre. Les plateformes de financement devraient d’ailleurs jouer ce rôle d’intermédiaire de confiance en assurant le blocage des fonds et le déblocage progressif en fonction de l’avancée du projet et de ses besoins.
Jeune Cornu
Pas un mot sur les très nombreuses discussions sur des forums lors de la sortie du KS Confrontation et notamment sur les nombreux avertissements d’une partie de la communauté sur l’infaisabilité du projet (techniquement et financièrement), une partie de ces éléments vena t directement d’anciens membres du bureau de la Conf’fédération du dragon rouge qui avait bien connu Rackham et les problèmes liés à la gestion des moules. Avertissements qu’une bonne partie des souscripteurs ont choisi d’ignorer. Ça n’enlève rien à la crapulerie de Sans-detour mais ça doit interroger sur notre capacité à analyser une situation et une promesse avec moins d’oeilleres.
marc
Le verdict est tombé, 5000 € pour 2 accusés et 2500 pour le 3eme. Pas vu d’article de ta part sur ce verdict. Trop dégoutée ?
Gus
Merci pour votre retour Marc. Quelles sont vos sources ?
David M
Pas Christophe P, mais Christophe A d’après le délibéré. Attention a ne pas nommer la mauvaise personne dans une affaire judiciaire