Super. L’IA et ChatGPT s’infiltrent dans les jouets de nos enfants
🧸 Les jouets connectés envahissent la chambre des enfants ! 🤖 Des peluches et robots dotés d’IA. Mais pour quels résultats ?
IA, ChatGPT, enfants, jouets. Cherchez l’intrus
Vous ne devinerez jamais la dernière tendance en matière de jouets pour enfants ! Enfin, quand je dis « jamais », vous saviez que ça devait forcément arriver un jour ou l’autre. Eh bien voilà. On y est. Des poupées et des robots dotés d’intelligence artificielle conversationnelle, rien de moins.
Oui, vous avez bien lu – des IA comme ChatGPT sont maintenant intégrées dans des peluches et des gadgets, leur permettant de converser avec vos bambins. Incroyable, non ? J’aurais préféré garder ce sujet pour un article le 1er avril. Mais non. Quand la fiction dépasse la réalité, ou le contraire, je ne sais plus. Je vais demander à ChatGPT.
Miko, Grok et Fawn : une dream team high-tech
Ces joujoux high-tech sont le fruit de plusieurs startups qui surfent sur la vague de l’IA générative. L’idée est de créer des compagnons de jeu interactifs, à même de tenir des discussions complexes, raconter des histoires captivantes, et s(t)imuler l’apprentissage chez l’enfant.
Parmi ces nouveaux venus sur le marché, on trouve Miko, un petit robot expressif muni d’un écran-visage. Avec sa capacité à reconnaître les voix et les visages, ce gadget roulant peut jouer à cache-cache, résoudre des problèmes de maths, et répondre aux questions des enfants sur plein de sujets. Miko utilise des technologies maison couplées aux fameux GPT-3.5 et GPT-4 d’OpenAI.
Autre exemple, Grok la rocket en peluche. Inspiré par des classiques comme Toy Story, ce compagnon doux et interactif est alimenté par divers grands modèles linguistiques, lui permettant de discuter comme un vrai copain de jeu. Fun (?). Le caractère de Grok a été créé et doublé par nulle autre que la chanteuse Grimes, l’ex d’Elon Musk (qui, lui-même, a lancé Grok, son IA générative sur X), maman cherchant une expérience ludique sans écran pour ses enfants.
L’IA en thérapeute, futur ou folie?
Et que penser de Fawn, le faon robotique programmé pour aider les petits à exprimer leurs émotions ? Avec sa personnalité de bambin de 8 ans, il leur propose d’identifier et partager leurs sources d’anxiété. Les conversations sont modélisées d’après des techniques de thérapie cognitivo-comportementale – oui, une IA comme thérapeute, aussi fou que cela puisse paraître ! Cool. Plus besoin de parler à son enfant. Enfin !
Bien sûr, le must du genre reste Moxie, le robot turquoise de Embodied Inc. Vendu la « modique » somme de 799$, ce compagnon virtuel est censé vous aider à élever vos enfants à l’ère moderne. Oui, bon. 799$ pour un… jouet ? C’est un peu absurde. Pour ce prix-là, vous pourriez acheter à votre enfant toute une bibliothèque de livres ou un tas de jouets non connectés.
Outre son écoute active et ses exercices de pleine conscience, Moxie peut même prononcer des affirmations positives pour renforcer l’estime de soi des petits ! D’après son créateur, sa technologie de pointe justifie un prix qui pique. Forcément.
Les dangers du virtuel : attention aux données sensibles !
Alors, séduits par ces jouets ultra-futuristes ? Avant de vous précipiter pour en offrir un à votre progéniture, il y a certains points à considérer.
Tout d’abord, malgré leurs prouesses conversationnelles, ces IA ont encore du mal avec les questions factuelles simples, notamment les maths. On ne voudrait pas que nos bambins acquièrent des connaissances erronées ! Cela pourrait créer de sérieuses incompréhensions difficiles à corriger par la suite. Mais bon, qui s’y connaît vraiment, en maths (certainement pas notre rédac’chef. J’espère qu’il ne lira pas cet article).
Deuxièmement, la confidentialité des données reste problématique. Qui a accès aux enregistrements de nos chères têtes blondes ? Ces informations sensibles sont-elles vraiment protégées ? Les startups affirment avoir renforcé les garde-fous, mais la prudence reste de mise. Rappelez-vous l’affaire de la poupée Hello Barbie en 2015, dont les conversations privées pouvaient être écoutées et piratées par n’importe qui !
De l’IA dans les jouets pour enfants ? C’est ouvrir la boîte de Pandore. Les problèmes de confidentialité sont énormes. Voulez-vous vraiment qu’une entreprise écoute tout ce que votre enfant dit à son animal en peluche ? Et n’oublions pas le potentiel de dysfonctionnement de ces jouets. Imaginez les cauchemars quand Miko le robot commence à buguer en pleine nuit. Oui, on dirait le pitch de Rachel, Jack et Ashley Too, l’épisode 3 de la 5e saison de Black Mirror.
Troisièmement, est-il sage de déléguer des tâches cruciales comme le soutien émotionnel ou la thérapie à des machines, aussi avancées soient-elles ? Des humains spécialisés peinent déjà à aider les enfants vulnérables, comment faire confiance à des boîtes de métal dotées d’algorithmes… opaques ? Ce serait pour le moins irresponsable, d’après les experts (et moi).
Depuis quand avons-nous commencé à faire plus confiance aux algorithmes qu’à l’empathie humaine et aux thérapeutes professionnels ? C’est un peu… éclaté au sol.
Ceci dit, lorsque utilisés à bon escient, ces compagnons virtuels semblent jouer un rôle positif pour certains jeunes. Ils peuvent stimuler leur créativité, étendre leur soif de découverte, et même les aider à exprimer leurs émotions. À condition de rester vigilant et de bien encadrer leur utilisation, ces jouets futuristes pourraient devenir de précieux alliés éducatifs. Au fond, qu’est-ce qui est pire : planter son enfant devant un écran (au resto ou au salon), ou devant une peluche bourrée d’IA ? Prenez vos stylos, vous avez 4h.
Des alliés éducatifs à condition d’encadrer leur utilisation
Alors, est-ce que Sophie la poupée IA ou Miko le robot malin feront bientôt partie de l’univers ludique de nos chérubins ? Affaire à suivre, mais soyons optimistes lucides : avec prudence et discernement, ces prodiges de la technologie pourraient s’avérer être de chouettes nouveaux copains de jeu. Ou pas du tout. Qu’en pensez-vous ?
Selon moi, tout ça sent trop l’utopisme technologique. Genre, bien sûr, jetons encore plus de technologie sur nos enfants et espérons le meilleur. Parce que ça a toujours bien marché dans le passé.
Honnêtement, tout ce concept semble juste être une autre façon pour les entreprises technologiques de faire de l’argent sur le dos des parents qui pensent que donner des gadgets sophistiqués à leurs enfants équivaut à être… de bons parents.
Sur ce, je vous laisse méditer tout cela. N’hésitez pas à partager vos réflexions sur ces joujoux high-tech disruptifs, foufous et un peu concons (et chers).
Sources
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Article écrit par Andariel, chroniqueuse et rôliste (JDR, GN) queer qui se consacre au jeux de rôle, aux jeux narratifs et aux sujets LGBTQ+. Elle s’implique pour valoriser la présence des personnes marginalisées dans l’industrie du jeu.
Que pensez-vous de l'intégration d'assistants virtuels dotés d'IA dans les jouets pour enfants ? Est-ce une bonne idée selon vous ou cela soulève-t-il trop de préoccupations ?


