Star Wars Kylo Ren, pour illustrer un article sur le jeu Star Wars: Unlimited
Jeux de plateau

Star Wars: Unlimited dévoile cartes et formats

💫 Nouvelles cartes dévoilées pour Star Wars: Unlimited ! Découvrez les fabuleux foil et hyperspace ainsi que les formats de jeu.


Star Wars: Unlimited se dévoile (un peu)

Non, il n’y a pas que Disney Lorcana dans la vie (c’est ce que j’essaie d’expliquer à mes kids), il y a aussi Star Wars: Unlimited qui va bientôt débouler dans nos boutiques (et à la rédac de Gus&Co). Il s’agit d’un jeu de cartes à deux, jedi vs sith. En mode TCG / JCC, donc jeu de cartes à collectionner se ruiner pour trouver LA carte rare qui nous manque dans notre collec.

La force est avec nous aujourd’hui ! Lors de la toute première diffusion en direct de Star Wars: Unlimited ce jeudi 4 janvier, Fantasy Flight Games nous a gâtés en dévoilant non seulement de sublimes nouvelles cartes à effets spéciaux, mais également des informations inédites sur les modalités de jeu Draft et Sealed => Scellé.

Les cartes foil et hyperspace

Commençons par ce que tous les collectionneuses et collectionneurs (comme moi) attendaient avec impatience : les cartes rares ! Les boosters Spark of Rebellion renferment 2 types de cartes premium absolument magnifiques :

  • Les cartes foil à effets irisés multicolores qui confèrent un aspect quasi mystique aux illustrations. Rien qu’en matière de style, c’est du pur délice !
  • Les cartes hyperspace avec un fond étoilé et des traces de passage en vitesse lumière. Un rendu si immersif qu’on a l’impression de voyager dans l’espace !

Lors de la vidéo YouTube que vous trouverez plus bas, la carte « Traitorous » m’a franchement tapé dans l’œil. Son effet sournois permet ni plus ni moins que de retourner n’importe quelle unité ennemie contre son maître ! Imaginez un instant voler le puissant Droïdeka de votre adversaire pour le retourner contre lui tel un perfide agent double… aucun Sith n’aurait osé concevoir pareille fourberie !

Mais Traitorous n’est que la partie émergée de l’iceberg. Parmi les multiples cartes rares du set Étincelle de Rébellion, certaines recèlent des effets si dévastateurs que même Dark Vador en ferait des cauchemars !

Ou encore Jedha Agitator, Agitateur de/sur Jedha, quand cette unité attaque, ignorez Sentinelle et défaites les boucliers du défenseur.) En Attaque : Si vous contrôlez une unité leader, infligez 2 dégâts à une unité au sol ou à une base. Une carte balaise, pour un jeu très aggro.

Et bien d’autres cartes, dévoilées par FFG :

Bref, en matière d’effets retors, ces cartes rares ne plaisantent pas. Elles ajoutent une extraordinaire dose d’imprévisibilité et de fun au jeu. Combinées aux magnifiques rendus foil et hyperspace, ces cartes semblent vraiment balaises.

Plongée dans les formats Draft et Scellé

Après cette orgie visuelle, attardons-nous sur le cœur même du jeu : les formats de parties Draft et Scellé que FFG a dévoilé sur son site. Plongeons dans l’hyperespace (des règles) !

Le format Draft (roi des tournois en boutiques)

Commençons par le format Draft, véritable pierre angulaire des tournois hebdomadaires organisés en boutiques spécialisées. Les joueurs et joueuses sont assises autour d’une grande table et reçoivent chacun 3 boosters. Un draft à l’ancienne en somme !

Après mise de côté des cartes Leader, le reste des cartes est placé faces cachées en 3 piles distinctes par personne. Chacun conserve 1 des 3 Leaders et passe les 2 autres à son voisin de droite.

On procède ensuite au draft à proprement parler. Chaque joueur et joueuse prend une de ses 3 piles, place la carte Base/Token commune au centre de la table et pioche la première carte. Suspense… quelle merveille technologique ou quelle redoutable unité va ainsi rejoindre notre main ?

Peu importe, il faudra la passer rapidement à son voisin et voisine de gauche. Et hop, rebelote pour les 45 cartes de la pile. Puis on invertit le sens pour la 2ème pile, avant de revenir à gauche pour la 3ème et dernière.

Pour finir, chaque joueur et joueuse se retrouve avec 45 cartes pour construire un deck d’au moins 30 cartes. La seule contrainte étant de posséder au moins 1 carte Leader et 1 carte Base. Pour le reste, tout est permis : doublons, triplons, quadruplons, votre imagination est la seule limite !

Le format Draft est ainsi le terrain de jeu idéal pour les vrais tacticiens. Son aspect imprévisible pousse à l’improvisation et les parties s’annoncent toujours palpitantes ! De quoi ravir les habitués des tournois en boutiques.

👉 À lire également : Star Wars Unlimited : Le deckbuilding entre ombre et lumière

Le format Scellé pour les pré-releases

Le format Scellé est quant à lui idéal pour les tournois de pré-release, ces événements souvent très attendus marquant la sortie d’un nouveau set d’extension.

Contrairement au Draft, le Scellé se joue en solo. Chaque personne ouvre 6 boosters qu’il utilise pour créer un deck d’au minimum 30 cartes, sous les mêmes contraintes de base que le Draft (1 Leader et 1 Base minimum).

L’ouverture des boosters revêt ici une importance capitale, puisqu’elle détermine les ressources dont vous disposerez pour construire votre deck. À vous d’optimiser vos chances en analysant méthodiquement chaque carte !

Le Scellé est ainsi plus stratégique et favorise les architectes de combos dévastateurs. Son côté impitoyable séduira les joueurs et joueuses en tournoi les plus aguerries en quête de défis toujours plus corsés !

En conclusion, le Draft et le Scellé sont deux expériences de jeu complémentaires offrant une profondeur stratégique peu commune. Quel que soit votre style de jeu préféré, Star Wars: Unlimited à de quoi nous captiver.

Et oui, triple oui, si vous êtes, comme moi, habitués à jouer à Magic, non, triple non, Star Wars: Unlimited n’invente strictement rien avec ces deux formats, puisque Magic proposent également les mêmes !

Petit rappel des règles

Pour Star Wars: Unlimited, FFG puise son inspiration à la fois dans des hits externes comme Lorcana et ses propres succès comme son JCE Star Wars (2012).

Le système de ressources faisant office de mana renvoie à Lorcana. Efficace : la plupart des cartes en main génèrent des ressources pour jouer des unités puissantes.

Mais le plus important reste les « aspects » associés aux héros et aux bases. Ces aspects définissent en effet styles de jeu et capacités des autres cartes de votre deck. Un peu comme les familles de couleurs dans Magic, Marvel Champions (également chez FFG) ou les encres dans Lorcana !

Les 6 aspects proposés sont :

  • Vigilance (bleu)
  • Commandement (vert)
  • Agressivité (rouge)
  • Ruse (jaune)
  • Héroïsme (blanc)
  • Vilénie (noir)

Côté gameplay nerveux, FFG cite l’influence de feu Star Wars: Destiny et de son système d’actions en ping-pong constant. Sensations garanties ! Véritables pierres angulaires, les héros et les bases disposent de capacités modifiant l’approche stratégique. Les aspects associés définissent styles de jeu et capacités des autres cartes.

Des decks entre 50 et 3 exemplaires maximum par carte, pour plus de variété. On retient aussi le concept des deux « arènes » de combat aux choix stratégiques cornéliens. Amener le bon ratio d’unités entre ces zones sera déterminant !

Ces révélations ne sont que la partie émergée de l’iceberg du sabre laser. Avec plus de 200 cartes dans le set Étincelle de Rébellion, nul doute que le 8 mars 2024 restera une date gravée dans notre mémoire (et notre porte-monnaie).

Conclusion : Star Wars: Unlimited va-t-il réussir à se démarquer ?

Après cette plongée dans les tréfonds de la Force, une question me brûle les lèvres : Star Wars: Unlimited parviendra-t-il à s’imposer face aux mastodontes du genre avec sa propre identité ?

Car soyons honnêtes 2 minutes, entre Magic, Pokémon et autres Lorcana, et Altered qui devrait débarquer en fin d’année, y a-t-il encore de la place (et du budget ???) pour un nouveau JCC ? Et quand ce petit nouveau s’appuie ouvertement sur des mécaniques existantes, on est en droit de se poser quelques questions.

Certes, le studio FFG est loin d’être un bleu dans le milieu (on dirait le titre d’un documentaire sur le foot). Avec des succès à son actif comme le Seigneur des Anneaux, Marvel Champions ou Arkham Horror, ils savent de quoi ils parlent question jeu de cartes (qui nous ruinent).

Mais Star Wars: Unlimited se paie quand même le luxe de mixer allègrement inspiration Destiny, ressources façon Lorcana, arènes annexes de Star Wars Deckbuilding… bref un gros gloubi-boulga à première vue !

Alors miracle ou coup de force marketing ? Est-ce que cet attirail de mécaniques parviendra à tirer son épingle du jeu (c’est le cas de le dire) pour s’octroyer une véritable identité ? Parce que je ne suis pas certain que la franchise Star Wars à elle seule puisse tenir sur la longueur. Si le jeu a une véritable âme propre et un solide intérêt ludique bourré de combos dévastateurs, alors dans ce cas, oui, clairement oui.

Une chose est sûre : FFG a mis le paquet niveau licence et qualité visuelle. Rien qu’avec ses illustrations et ses cartes collector foil/hyperspace, Unlimited risque de faire des ravages (dans nos portefeuilles).

Bilan : si le fun est au rendez-vous sur la durée et que le suivi éditorial assoit son identité, Unlimited a clairement le potentiel pour sabrer (laser) la concurrence !

Mais avant de sabrer (laser. OK je sors) le champagne, attendons de tester par nous-mêmes ces fameuses mécaniques. Rendez-vous le 8 mars pour le lancement de Star Wars: Unlimited ! En attendant, que la Force soit avec nous 😉


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Article écrit par PEF, alias Pierre-François pour les intimes. Maître incontesté des jeux de société qui durent une éternité. PEF s’est lancé dans les jeux de stratégie complexes dès qu’il a pu tenir un dé dans ses mains. Ses préférés sont ceux qui nécessitent de bâtir des empires et de comploter contre ses adversaires tout en sirotant une tisane. Devise : « Si le jeu dure moins de deux heures, c’est une pause-café ! »


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3 Comments

  • Thierry Lefranc

    Bonjour,

    Concernant la mécanique, et si effectivement on y trouve un mélange de choses connues, cela fonctionne vraiment très très bien. J’en suis à 27 parties avec simplement les deux decks de base et on en voit déjà tout le potentiel.

    En revanche je ne suis pas client de la révélation des cartes. Je trouve cela sympa d’ouvrir les boosters lors de l’achat et de découvrir les cartes en temps réel. J’ai le même sentiment qu’avec les bandes annonces au cinéma, je n’aime pas ça. J’ai décidé en conséquence de ne pas me gâcher ce plaisir et je vais attendre sagement le 8 mars (qui est en plus le jour de mon anniversaire).

    Quant aux ravages sur le portefeuille, c’est sûr que je vais y laisser quelques euros même si je me fiche bien des cartes foil et hyperspace. Et Lorcana me laisse totalement indifférent.

    Rendez-vous est donc pris pour dans deux mois. D’ici là que la Force de 2024 soit avec vous !

  • Madus

    Alors tous les goûts dans la nature mais la qualité des illustrations ?
    C’est non pour moi, ce style à mi chemin entre mangas et comics qui m’a fait quitter l’univers voilà plusieurs années ne me manque pas du tout. Je trouve cela très éloigné d’un Destiny par exemple.

    Quant au template des cartes vous l’avez bien regardé ? Des bords pareils, opaques avec aussi peu de places pour les illustrations (bon quand on les voit on comprend) mais tout cela est vu et revu. Je trouve que cela donne une impression très old school à ce jeu qui ne m’attire pas un brin.

    Et je vous trouve très tendre à ne pas souligner ces aspects.

    • Gus

      Merci pour votre retour et vos commentaires Madus. « beauty is in the eye of the beholder » comme on dit dans la langue de Taylor Swift. Des goûts et des couleurs…

      Mais vous avez raison de relever ces quelques aspects. Perso, comparé aux illus (somptueuses) de Lorcana, SW:U ferait presque… pâle figure.

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