Cards Against Humanity répond enfin aux accusations

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Après que des employés se soient plaints d’un environnement de travail toxique, l’éditeur de Cards against Humanity réagit et publie un communiqué officiel.

Les éléments-clés :

  • Cards against Humanity a publié une déclaration publique.
  • L’éditeur lance une enquête interne.
  • Le co-fondateur du jeu a démissionné.
  • L’éditeur présente ses excuses.

Nous vous avons présenté l’affaire hier en détail. Theresa Stewart, une employée Afro-Américaine ayant travaillé pour l’éditeur du fameux jeu de cartes Cards Against Humanity a tout déballé sur Twitter de l’environnement de travail toxique auquel elle a dû faire face.

Pendant plusieurs semaines, l’éditeur n’a pas réagi aux accusations de son, de ses anciens employés. L’éditeur a enfin communiqué sur l’affaire. Il a publié une déclaration publique.

Dans sa déclaration officielle faite par les co-fondateurs actifs de la société, en réponse au site de jeu vidéo Polygon, l’éditeur de Cards Against Humanity a déclaré qu’ils avait immédiatement commencé une enquête interne à la suite des premières allégations formulées sous le hashtag #CAHisOver sur Twitter le 6 juin. L’éditeur affirme que certaines de ces accusations sont fondées, d’autres non. Ils continuent à mener leurs investigations.

Dans cette déclaration, en forme d’interview, on y apprend comment Cards Against Humanity traite ses employés, et comment il gère ses relations avec la communauté Afro-Américaine, au travail et dans son jeu.

On y apprend également que Max Temkin, l’un des co-fondateur du jeu, a démissionné le 9 juin suite à la série d’allégations de relations professionnelles toxiques à son encontre. Il n’aurait désormais plus aucun rôle actif auprès de l’éditeur, et il ne va plus toucher de salaire. Il reste toutefois actionnaire et va continuer à recevoir une part des bénéfices de la vente du jeu.

Pour faire face à toute cette affaire, Cards Against Humanity a donc ouvert une enquête interne. L’éditeur publie également des excuses officielles à ses employés qui n’ont pas été entendus ou auxquels on a manqué de respect.

À l’avenir, Cards Against Humanity a déclaré qu’il va embaucher une firme spécialisée pour examiner et améliorer toutes les pratiques de RH. Leur objectif est de rendre ces pratiques plus inclusives, transparentes et équitables.

Cards against Humanity, et maintenant ?

Comme le jeu propose des cartes plutôt… piquantes, avec des contenus qui flirtent parfois avec le racisme et le sexisme, c’est son fond de commerce, toute cette affaire place l’éditeur dans une certaine position inconfortable.

Le jeu, qui est l’un des plus… méchants sur le marché du jeu de société, n’a jamais hésité à ajouter des sujets tabous et qui pourraient déranger ou heurter certaines sensibilités.

Vont-ils décider d’arrêter de produire le jeu ? Est-ce qu’il vont retirer certaines cartes, certains contenus, certains thèmes ? Avec toute cette affaire de #CAHisOver, « Card against Humanity, c’est fini », en toute logique, les gens vont à présent scruter les prochaines trajectoires et décisions liées au jeu.

Vous pouvez consulter le communiqué-interview de l’éditeur en détail ici.