Pandemic est l’un des jeux coopératif les plus connus du marché. Depuis sa sortie il y a un peu plus de 10 ans en 2008, ce jeu a réussi à s’imposer comme l’un des grands classiques modernes
Et il faut avouer que les nombreuses extensions et stand-alone de tous poils qui sortent régulièrement continuent de le maintenir « en vie »
Entre les deux saisons explosives et narratives de Legacy, avec des itérations dans l’histoire pendant la Grippe Espagnole de 1918 (Iberia), une lutte contre la montée des mers aux Pays-Bas (Montée des Eaux), une incursion dans la Rome Antique (La Chute de Rome) et même une adaptation Cthulhu (Le Règne de Cthulhu), on peut vraiment dire que la gamme Pandemic est foisonnante

Tous les jeux reprennent, en gros, la mécanique coopérative similaires, des éléments dnagereux qui poppent sur le plateau et qui se répandent, aux joueurs et joueuses de se démener comme des fous pour endiguer la catastrophe
Et devinez quoi? L’éditeur américain Z-Man Games appartenant à Asmodée vient tout juste d’annoncer une toute nouvelle boîte, Pandemic: Rapid Response (Réponse Rapide, en VF, pas très compliqué)
Ce qui va changer avec Rapid Response c’est son aspect intense puisqu’il s’agit d’un jeu en temps réel, avec un système de minuterie qui tourne pendant toute la partie sablier
Quand le sablier s’arrête, et que les joueurs et joueuses ne disposent plus de jetons, la partie prend fin
L’objectif de Rapid Response est de rassembler des ressources en équipe, puis de les livrer dans des villes du monde entier. Et tout ce joue avec des dés, en mode frénésie, en espérant que le tirage soit bon
Pandemic Rapid Response, le pitch
« Alors que l’avion traversait l’espace aérien guatémaltèque et mexicain, Martina est sortie du cockpit. Elle avait besoin de faire l’inventaire une dernière fois, ne serait-ce que pour calmer ses nerfs fatigués. Alors qu’elle se dirigeait vers la soute, elle aperçut son analyste dans la salle de conférence. «Adjoua, veux-tu me donner un coup de main?» Demanda-t-elle.
«Bien sûr, directeur, je peux me permettre une minute», répondit Adjoua. « De quoi avez-vous besoin? »
«Juste un dernier check de la livraison. Les 24 dernières heures ont été mouvementées et je dois me mettre à l’aise. » Elles se frayèrent un chemin à travers les salles des fournitures pour se rendre dans la soute de l’avion. Martina attrapa le presse-papiers du mur et commença à réciter la liste des fournitures tandis qu’Adjoua inspectait les caisses pour trouver les étiquettes correspondantes.
«D’accord, Mexico a donc besoin de quatre caisses de fournitures. D’abord les vaccins?
« Check. »
« Une génératrice? »
«… Euh… oh, la voilà à l’arrière — check. Quoi d’autre? »
Martina poussa un soupir de soulagement. «Deux caisses de fournitures de premiers soins», dit-elle.

« … d’accord, voici une caisse … hum, je n’en vois pas une autre … » Adjoua se traîna entre les caisses de ravitaillement, essayant de trouver le coupable manquant. «Ce n’est pas ici, patron. En quittant São Paulo, nous achevions la commande de Mexico. Comment pouvons-nous être à court?
« Bogotá, c’est comme ça », répondit Martina. En route vers l’Amérique du Nord, Bogotá a été frappée par un tremblement de terre et l’équipe y a été détournée pour une livraison urgente de premiers secours. Le système d’interphone a redonné signe de vie avec la voix familière d’Antun, le planificateur de vol, qui leur a lancé: «ETA à 20 minutes de Mexico. Préparez la livraison.

Les pensées de Martina s’emballèrent. Si les fournitures pour Mexico n’étaient pas prêtes immédiatement, cela retarderait leur vol transatlantique vers le Royaume-Uni afin de fournir une aide au lendemain des inondations soudaines de Londres. Elle se tourna vers Adjoua , «Les meilleurs plans…» soupira-t-elle. «On dirait que c’est une course de dernière minute après tout. Allez, allons chercher ces fournitures », dit-elle avant de se diriger vers la salle du matériel de premiers secours.
C’est la cata
Les catastrophes naturelles touchent des villes du monde entier, et ces villes ont grave besoin de nourriture, d’eau, de vaccins et d’autres machins pour survivre
Votre équipe et vous-même appartenez à la Crisis Response Unit, (CRU), une organisation internationale qui fournit des secours humanitaires dans le monde entier
Avec un avion cargo affrété pour l’occasion, vous allez devoir vous balader dedans pour vous rendre dans les différentes salles et générer les cinq types d’approvisionnement: vaccins, nourriture, électricité, premiers soins et eau

Et évidemment, plus le jeu avance et plus de nouvelles catastrophes se produisent, on est dans Pandémie, alors forcément. Chaque ville aura des besoins différents, représentés par les symboles sur la carte de cette ville

Chaque joueur et joueuse dispose d’un ensemble de six dés personnalisés qui seront utilisés pour effectuer des actions à son tour. On joue à tour de rôle, pas en simultané, mais il va falloir le faire le plus rapidement possible car le sablier tourne (ou coule, plutôt)
Et comme d’hab dans les jeux de dés, à son tour, on peut relancer les dés trois fois, histoire de tomber sur les symboles nécessaires

Ces dés peuvent être utilisés pour effectuer diverses actions, telles que déplacer votre pion autour de l’avion, faire voler l’avion lui-même jusqu’à la ville suivante, générer évidemment des fournitures ou livrer du fret
Lorsque vous générez des fournitures, vous devez être dans la pièce pour placer les dés correspondants. Par exemple, Tokyo aura besoin de deux caisses de bouffe. Et si vous êtes justement sur cet emplacement, pouf, les dés peuvent être assignés là, mais ils restent alors bloqués le temps d’être utilisés. Pas glop

Une fois que vous avez généré suffisamment de caisses de ravitaillement pour répondre aux besoins d’une ville, vous pouvez effectuer une livraison de ravitaillement en pilotant l’avion jusqu’à cette ville
Et comment on gagne?
Si vous et votre équipe parvenez à livrer des fournitures dans toutes les villes avant la fin du temps imparti, c’est gagné
Evidemment, qui dit Pandemic dit aussi rôles avec des compétences spécifiques. L’analyste, la Directrice, le tech, etc. qui peuvent utiliser les dés de manière particulière

Cette toute nouvelle itération de Pandemic est prévue pour fin juin en plusieurs langues, oui, dont le français, pour une quarantaine d’euros. Et non, ce n’est pas Matt Leacok, l’auteur originel de Pandemic qui est aux commandes (de l’avion), mais Kane Klenko (un nom qui sonne comme un catcheur soviétique)
Nous nous réjouissons de mettre la main sur ce jeu pour vous en proposer une chronique
Vous pouvez consulter les règles en anglais ici
