Knights of Badassdom. Ouate de phoque?

Knights_of_Badassdom

Le film Knights of Badassdom vient de sortir au USA, enfin, après près de 2 ans de post production. Et je viens de le voir.

Pourquoi est-ce que je vous en parle ici, allez-vous me demander? Et bien parce que Knights of Badassdom parle de jeu de rôle grandeur nature. Et nous on aime le JdRGN, ou simplement appelé GN.

La trame (à deux balles)

Un groupe d’amis participe à un GN médiéval-fantastique en forêt, une histoire de guerre de territoires entre deux royaumes, avec des quêtes intermédiaires. Sauf que. Un des personnages a dégoté, on ne sait pas trop comment, un grimoire maléfique qui permet d’invoquer « pour de vrai » une entité démoniaque. Et paf. Vous imaginez la suite.

Par totale inadvertance, le « sorcier » invoque la créature qui s’amuse alors à trucider tout ce qui lui tombe sous les crocs. Une mise en abyme, donc, puisque les participants du GN sont alors réellement immergés dans une aventure fantastique.

Et ça vaut quoi?

En fait, pas grand-chose.

Si Knights of est l’un des seuls films qui parle du phénomène LARP, Live Action Role Playing, GN en français, il faut dire qu’il s’en moque beaucoup : décors de jeu crétin => une place de parking, costumes, scénar et personnages ridicules, bref, rien pour donner envie de se mettre à « larper » dans la joie et la bonne humeur. Knights est plutôt une grosse parodie du GN.

Le film soufre toutefois de plusieurs écueils :

1. Il ne sait pas vraiment sur quel pied danser : un film conique, pour parodier le GN? Un film d’horreur avec des scènes ultra-gores avec arrachages de tripes et autres organes vitaux à tire-larigot (j’adore cette expression)? Une comédie romantique avec un cheesy happy-end? Un film fantastique avec un déluge d’effets spéciaux miteux moisis pourris minables?

Dans Knights of, c’est un peu tout ça. Du coup, on est surpris, mais pas en bien, tous ces genres sont mélangés. Et n’importe comment.

2. Et les acteurs? Grosse brochette bien geek : Tyrion Lannister, Abed de Community, Terminator, Jason de True Blood. Il ne manque plus que Sheldon Cooper ou Rajesh Koothrappali. Les producteurs et directeurs de casting ont certainement dû trouver très drôle de réunir tout ce beau monde plein de références pour donner au film un aspect geek et jeune. Sauf que.

Sauf que les acteurs ont sérieusement l’air de s’ennuyer un max. Et nous avec eux. Ils suivent un scénario et un film plat sans intérêt. On les aura vus bien plus inspirés dans leur série respective (Game of Thrones, Community, Terminator the Sarah Connor Chronicles, True Blood).

Bref

Bref, Knights aurait pu être franchement plus drôle et réussi et parler du Larp de manière soit plus risible soit plus sérieuse, mais tous ces entre-deux ne finissent pas à convaincre et rendent le film plat et au final très amateur, comme l’image du Larp qu’il essaie de critiquer. Une mise en abyme, quoi.

Plutôt que de perdre un peu moins de deux heures de votre vie devant ce navet, Gus&Co ne peut que vous conseiller de chercher sur le net le prochain Larp / GN dans votre région et y participer (le nôtre aura lieu le 8 mars à Ludesco, The Panic Room Experience).

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