Jouer les petites paires au poker

On appelle communément petite paire les paires de 9 et en dessous. Les paires de 10 à reine sont des hautes (ou grandes) paires, alors que roi et as sont des paires royales (ou supérieures).

Comment jouer des petites paires ? Il existe plusieurs tactiques. En voici quelques-unes, étudiées lors du cours de poker.

Cas de figure 1 : petite paire en main.

a) pré-flop : si en pré-flop il n’y a pas trop d’agression, pas un all-in par exemple, on pourra relancer, et ceci dans n’importe quelle position, tant que les blinds ne seront pas trop élevées. Une relance en pré-flop pourrait signifier une paire haute, royale, ou un A-K. Dans ce cas-là, jouer une petite paire s’avérerait dangereux, à moins d’attendre un brelan ou un full, mais il faudrait attendre, espérer, rien de mieux…

b) flop I : si au flop on ne touche pas le brelan, il vaut mieux se coucher. Après tout, on ne joue qu’une petite paire, rien de mieux. On pourrait toucher le brelan au turn ou à la rivière, mais rien de sûr. Rappelons qu’après le flop, on a encore 8% de sortir un brelan, et après la rivière… 4% selon les règles de probabilités 4-2 (également étudiées pendant le cours) ; ce qui représente très / trop peu de probabilités.

c) flop II : si bien sûr au flop on a l’overpair (paire la plus haute possible) dans sa main et pas sur la table(ex : on a 8-8, et au flop il y a 2-4-7), on peut rester, en s’assurant toutefois qu’il n’y ait pas d’autres possibilités plus dangereuses telle qu’une suite (ce qui peut alors facilement arriver) ou une couleur. Il y a toujours le risque que quelqu’un d’autre vient de toucher un brelan ou une double paire, mais les chances sont assez faibles. Attention à l’agression, ou alors agressez vous-même pour vous débarrasser de vos adversaires, car vous avez, pour l’instant, la meilleure main.

Cas de figure 2 : petite paire au flop.

a) comme pour le point c) ci-dessus, qu’on est allé au flop et que l’on vient de toucher une petite paire à ce moment-là, encore faut-il à présent posséder l’overpair. Dans ce cas-là, et dans le meilleur des cas, s’il n’y pas mieux comme possibilités, couleur ou suite, on a la meilleure main du jeu. Si ce n’est pas le cas, on pourrait toujours avoir envie de suivre ou relancer, mais le danger serait que quelqu’un d’autre vient de toucher mieux, ce qui s’avérerait coûteux (et fâcheux). Il serait préférable alors de se coucher.

Il y a juste un souci de kicker qui pourrait poser problème. En effet, on a peut-être l’overpair, mais quelqu’un d’autre pourrait également l’avoir (les chances sont faibles, mais quand même). Il vaut mieux dans ce cas-là s’assurer d’avoir un kicker assez fort en cas de main pareille.

Au poker, la règle d’or veut qu’on minimise ses pertes et maximise ses gains. Se coucher avec une petite paire sera souvent douloureux, surtout en pré-flop, mais la paire n’est que la 2e combinaison la plus faible du jeu (après les cartes hautes = rien du tout). Espérer, prier ou agiter sa patte de lapin ne fera pas forcément de vous un gagnant, d’autres joueurs à la table pourront (aisément) le devenir. Vous pourriez toucher un brelan (voire même un carré) après le flop, mais jouer avec le hasard plutôt qu’avec de la tactique ne vous fera jamais gagner sur le long terme.

Laisser un commentaire