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Geralt sur Tinder : Faut-il swiper Reigns: The Witcher ?

🐺 Geralt sur Tinder ? On a testé Reigns: The Witcher ! Quand le swipe rencontre le rogue-lite narratif, c’est dingue (et très drôle).


Reigns: The Witcher. Le Sorceleur au bout du pouce

⚠️ Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.


Vous pouvez écouter cet article sous forme de podcast ici, généré par IA. Et nous sommes également sur Apple Podcast & sur YouTube Podcast ici :

L’essentiel en 3 points :

  • Le concept « Tinder » : On swipe à gauche ou à droite pour prendre des décisions, tout en gérant l’équilibre très fragile de 4 factions.
  • Jaskier raconte (et invente) vos aventures, ce qui justifie l’humour noir cinglant et vos morts les plus honteuses.
  • Un mini-jeu de combat rythmique et des batailles de rimes géniales viennent casser la routine de la formule classique.

Je viens de mourir noyé dans un tonneau d’hydromel, juste parce que j’ai swipé du mauvais côté.

Je vous avoue un truc. Quand on m’a dit : « Tiens, ils sortent un jeu vidéo Reigns dans l’univers de The Witcher« , j’ai un peu soufflé du nez. Le mashup de la mécanique Tinder (je swipe à gauche, je swipe à droite) avec le monde ultra sombre de Geralt ? Franchement, ça sentait le spin-off mobile commandé à la va-vite.

Mais voilà le truc. Ça marche de ouf. Et c’est même d’une logique implacable.

Le coup de génie absolu de Nerial (le studio britannique derrière le jeu), c’est d’avoir filé les clés de l’histoire à Jaskier. Oui, le barde insupportable qui en fait toujours des caisses. Parce que dans Reigns, on meurt. Souvent. En boucle. Et Geralt de Riv, c’est pas vraiment le genre à clamser toutes les cinq minutes juste parce qu’un paysan l’a regardé de travers.

Du coup, l’astuce est toute crétine : on ne joue pas la « vraie » vie du Sorceleur. On écoute Jaskier, complètement beurré dans une taverne, raconter (et inventer) ses exploits. Oui, Jaskier est un gros mytho. C’est JoCo dans sa série YouTube mais en mode The Witcher.

Ce petit décalage « méta » change tout. Geralt meurt noyé dans un tonneau d’hydromel pendant un concours de boisson ? Pas grave, c’est juste le barde qui s’est gouré dans ses rimes. On repart pour une boucle ! C’est malin, ça décomplexe totalement la narration, et ça autorise un humour noir vraiment savoureux.

Swipe, crève et recommence

Sur l’écran, c’est du Reigns pur jus. Une carte tombe, vous avez deux choix. Chaque décision fait bouger quatre jauges en haut : les Humains, les Non-humains, les Mages, et la fameuse « Voie du Sorceleur ». Le but ? Maintenir l’équilibre. Videz une jauge complètement, ou remplissez-la à ras bord et bim. Exécution immédiate. Vous ne pilotez pas qu’un destin, vous jouez les équilibristes de l’extrême.

Sauf que cette fois, ils ont balancé deux grosses nouveautés.

D’abord, un mini-jeu de combat. Quand la jauge « monstres » déborde, vous basculez sur une grille où il faut esquiver les attaques en rythme. Honnêtement ? Ça amuse cinq minutes. À la longue, ça casse un peu le rythme frénétique des swipes. Heureusement les devs y ont pensé : on peut carrément désactiver ces affrontements dans les options. Merci.

L’autre idée est largement plus cool : les « song puzzles ». Par moments, Jaskier doit séduire un public hyper exigeant (genre un troll littéralement sous un pont). Vous devez alors sélectionner les bonnes cartes pour composer un poème qui fait mouche. Ça rappelle les duels d’insultes de Monkey Island. Un pur régal.

Une cour de récré super bien gardée

Faut pas s’y tromper. Même si le jeu part parfois dans des délires absurdes, CD Projekt RED veillait au grain. Chaque blague a été validée. Le casting est blindé de têtes connues (Triss, Yen, Vesemir…) et de clins d’œil obscurs qui feront hurler de rire les fans du jeu de base. Mention spéciale à la quête débile du fromage de tyromancie.

Et parlons du son. Ils ont directement repris la BO de The Witcher 3. Se faire lyncher par une foule en colère sur fond de violoncelles épiques de Novigrad, ça n’a pas de prix.

En bref, Reigns: The Witcher ne réinvente pas la roue. Passé les 10 premières heures, on commence à revoir un peu les mêmes cartes, et le système d’objectifs peut devenir un poil laborieux si vous cherchez à débloquer les 51 fins. Mais pour 6 pauvres euros sur Steam ou smartphone ? C’est le petit bonbon cynique parfait en attendant The Witcher 4.

Et oui, Jaskier est toujours aussi relou. Donc parfait.

On a aimé : L’excuse de Jaskier au scénario (c’est top et ça autorise toutes les folies), la BO épique de The Witcher 3, et les duels de rimes face aux trolls.

On a moins aimé : Le mini-jeu de combat vite laborieux, et le petit côté « farming » en fin de partie où l’on joue les jauges au pif pour forcer l’apparition des fins secrètes.

C’est plutôt pour vous si… Vous prenez souvent les transports en commun, vous avez un Steam Deck greffé aux mains, ou vous adorez rire des situations ridicules de Geralt.

Ce n’est plutôt pas pour vous si… Vous espériez un vrai monde ouvert en 3D, ou si la mécanique « je swipe, je meurs, je recommence » vous donne de l’urticaire.

Nerial a réussi l’impossible : transformer le grand Geralt de Riv en roi du swipe. Toss a coin to your swiper. 🪙

Très bon !

Note : 4 sur 5.

👉 Reigns: The Witcher sur Steam


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