Diamant d’Or 2026 : Symphonies, fourmis et bonbons
💎 Du sucre, de l’espace et des violons : la sélection folle du Diamant d’Or 2026 est là. Les 8 jeux expert qui vont marquer l’année.
Diamant d’Or 2026 : Les 8 finalistes
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L’essentiel en 3 points :
- Les 8 finalistes du Diamant d’Or 2026 sont dévoilés.
- Une diversité thématique folle (fourmis, bonbons, musique) et une domination des éditeurs indépendants.
- Résultats finaux annoncés le 8 février 2026.
Rangez les jeux d’ambiance et sortez les tableurs Excel : l’heure de gloire du cubenbois a sonné.
C’est le rendez-vous incontournable de ce début d’année, notre épiphanie à nous, les pousseurs de cubes. Oubliez la galette des rois (ou gardez-la pour le goûter), car le 4 janvier a marqué l’arrivée de la sélection officielle du Diamant d’Or 2026.
Pour ceux qui hibernaient dans une grotte sans WiFi depuis 2015, rappelons les bases. Le Diamant d’Or, c’est le « Goncourt » du jeu de société expert. Ce prix, né d’une frustration bienveillante face à des jurys grand public qui boudaient nos boîtes de 3 kilos, est devenu la référence absolue mondiale des Eurogames. Ici, on célèbre la complexité, la profondeur stratégique et les règles qui demandent un Master 2 en ingénierie ludique.
Après le sacre de monuments comme Ark Nova ou SETI en 2025, qui prendra la relève ? Sur 50 prétendants testés par un comité de forçats du meeple, 8 finalistes restent en lice. Le verdict tombera le 8 février 2026. En attendant, sortez vos tableurs Excel, on décortique la sélection !
Critères et processus de sélection
Le Diamant d’Or s’adresse exclusivement aux eurogames experts, c’est-à-dire des jeux de gestion/combinatoire exigeants, à la rejouabilité importante et destinés à un public aguerri. Pour être éligible, un jeu doit être sorti dans l’année écoulée (peu importe le pays ou la langue de la première édition). La sélection s’opère en plusieurs phases rigoureuses :
- Présélection (~50 jeux) – Vers la fin d’année, un vaste comité d’une cinquantaine de pré-sélectionneurs bénévoles, issus de différents pays, teste et évalue les nouveautés correspondant aux critères. Ces joueurs et joueuses expérimentés notent chacun des titres.
- Finale (8 jeux) – À la mi-décembre, les 8 jeux les mieux notés émergent du lot. Cette liste de finalistes est ensuite annoncée publiquement début janvier (c’est le cas pour 2026). Un jury final d’environ 20 experts – incluant plusieurs fondateurs du prix, des vétérans associatifs et des créateurs de contenu reconnus – rejoue intensivement ces huit jeux lors d’un grand week-end de délibération en janvier. Tous les aspects sont scrutés : équilibrage, profondeur stratégique, innovation, plaisir de jeu, etc.
- Vote et classement – Après discussions, chaque juré attribue un certain nombre de points (20 au total, répartis sur au moins 4 titres). Ces votes déterminent un classement final, couronnant le Diamant d’Or de l’année ainsi qu’un Diamant d’Argent (2ᵉ place) et un Diamant de Bronze (3ᵉ place).
- Annonce des lauréats – La révélation du palmarès a lieu lors d’une cérémonie en ligne, diffusée en direct sur les réseaux sociaux du Diamant d’Or (cette année, rendez-vous le 8 février 2026).
Notons que pour garantir son intégrité, le prix s’impose des règles strictes d’impartialité : par exemple, un jeu dont l’un des auteurs ou autrices est membre fondateur du Diamant d’Or est automatiquement écarté de la présélection afin d’éviter tout conflit d’intérêt (ce fut le cas en 2023).
Les 8 finalistes 2026 à la loupe
Cette année, la cuvée est particulièrement savoureuse. On note une explosion des thèmes (enfin !) et une prise de pouvoir des éditeurs indépendants.
Ada’s Dream : Coder l’histoire

Direction l’Angleterre victorienne pour épauler Ada Lovelace dans la conception du premier ordinateur.
- Pourquoi ça nous hype : C’est de l’uchronie scientifique signée Toni López. Le cœur du jeu repose sur une roue de dés (=une roue d’actions) et du draft. C’est mathématique, c’est historique, et ça promet des nœuds au cerveau dès le troisième tour.
- Le détail qui tue : Le thème du « moteur analytique » est rarement traité avec autant de sérieux mécanique.
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Fourmis : Microcosmos version brutal

Oubliez 1001 Pattes. Ce jeu de Cranio Creations est un 4X de jardin impitoyable.
- Pourquoi ça nous hype : Vous gérez une colonie : ponte, nourriture, guerre de territoire. Le système de phéromones pour contrôler les zones et la gestion des castes d’insectes apportent une dimension « biologique » fascinante.
- Le détail qui tue : C’est méchant. Très méchant. La lutte pour les miettes n’a jamais été aussi tendue. Bientôt notre critique.
Galactic Cruise : Tourisme spatial pour VIP

Devenez le PDG d’une agence de croisières spatiales. C’est beau (merci Ian O’Toole aux pinceaux) et c’est localisé par Super Meeple.
- Pourquoi ça nous hype : C’est du placement d’ouvriers lourd, mais avec un sourire en coin sur le capitalisme galactique. Construire des navettes, satisfaire des touristes capricieux, gérer la technologie…
- Le détail qui tue : La fluidité. Malgré la complexité, l’ergonomie est exemplaire.
Keyside : Le retour du roi

La légendaire saga des « Key » (Keyflower) revient. Richard Breese s’associe au stakhanoviste Dávid Turczi.
- Pourquoi ça nous hype : On retrouve nos chers « Keyples » dans un jeu de développement portuaire, mais avec un twist : des dés pour gérer les navires marchands.
- Le détail qui tue : Le mélange de la « vieille école » britannique (interaction, enchères cachées ?) et de la modernité des designs de Turczi.
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Luthier : Accordez vos violons

Probablement le thème le plus élégant de la sélection. Nous sommes au XVIIIe siècle, maîtres luthiers.
- Pourquoi ça nous hype : Illustré par le virtuose Vincent Dutrait, le jeu mélange pose d’ouvriers et « contract management ». Fabriquer un instrument améliore votre atelier (engine building).
- Le détail qui tue : La durée. 2 à 3 heures de symphonie ludique. C’est un jeu qui prend son temps, comme le vernis sur un Stradivarius. Bientôt notre critique.
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Philharmonix : Star Wars à l’opéra

Si Luthier est classique, Philharmonix est son cousin punk. Vous gérez un orchestre… spatial.
- Pourquoi ça nous hype : Le pitch est fou. Recruter des musiciens aliens, gérer son vaisseau de tournée, collectionner des symphonies. C’est un OVNI (littéralement) qui mélange gestion et set collection.
- Le détail qui tue : L’audace d’Archona Games de proposer un thème aussi décalé dans une catégorie souvent austère. Bientôt notre critique.
Recall : L’héritier de Revive

L’équipe norvégienne derrière le carton Revive revient avec un post-post-apo centré sur l’histoire.
- Pourquoi ça nous hype : Ce n’est pas une suite, mais une réinvention. Le système de « Recall » (choisir entre jouer une carte ou récupérer sa défausse pour produire) est un dilemme constant.
- Le détail qui tue : La campagne asynchrone. Via une app, votre tribu « archivée » peut devenir un PNJ dans les parties d’autres joueurs. Balèze. Bientôt notre critique.
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Sweet Lands : Le diabète cognitif

Gare aux apparences ! Sous ses airs de Candy Crush pastel, ce jeu est un monstre de cruauté (Pixie Games).
- Pourquoi ça nous hype : Le buzz d’Essen. La mécanique est chouette : des ouvriers communs, mais pour les poser, il faut défausser des cartes. Plus il y a de monde, plus c’est cher. La gestion de main est atroce (dans le bon sens du terme).
- Le détail qui tue : Le contraste total entre les lapins mignons et la violence de l’optimisation requise.
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L’analyse Gus&Co : 2026, l’année de l’audace ?
Cette sélection confirme une tendance lourde : les thèmes « clichés » (commerce en Méditerranée) reculent face à des propositions narratives fortes (SF, musique, nature). On note aussi la domination des indés et du financement participatif face aux « majors » habituels.
Le combat s’annonce rude entre l’efficacité spatiale de Galactic Cruise, la poésie de Luthier et le piège sucré de Sweet Lands. Rendez-vous le 8 février pour suivre le sacre des jeux expert.
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One Comment
Ben
Les auteurs de fourmis ne sont pas de tout les mêmes que ceux de rats of wistar !
Le thème et l’éditeur sont les mêmes certes, mais justement pas les auteurs (qui sont des petits nouveaux n’ayant pour ainsi dire jamais rien publié, par opposition au grand auteur Luciani qui est derrière les rats de wistar). Ça prête déjà suffisamment à confusion cette association du thème, inutile d’en rajouter, les deux jeux n’ont RIEN en commun stratégiquement parlant