Jeux de rôle

Confinement : Tales from the Loop, la série à ne pas rater pour s’évader

Temps de lecture: 3 minutes

Tales from the Loop est sorti aujourd’hui 3 avril sur la plateforme Amazon Prime. Une série d’anticipation dans un univers surprenant inspirés de tableaux d’un artiste suédois. La série de ce printemps confiné !

Avant de devenir une série, Tales from the Loop est un jeu de rôle suédois sorti en 2017 en VO, puis une année plus tard en VF

Et avant de devenir un jeu de rôle, Tales from the Loop s’inspire des paysages bucolico-SF de l’artiste suédois Simon Stålenhag et de son livre d’illustration sorti en 2014. Six ans plus tard, nous voici devant l’adaptation en série

Tales from the Loop, de quoi ça parle ?

En 1954, le gouvernement suédois mit en chantier la construction du plus grand accélérateur de particules au monde dans les profondeurs du lac Mälar près de Stockholm. Les travaux s’achevèrent en 1969, et rapidement une communauté de scientifiques et de chercheurs se regroupa en créant un centre de recherche avancé au milieu du décor pastoral de l’île de Munsö. Les habitants de l’île appellent ce centre: le Loop.

Oui mais non. Ça, c’est le pitch du jeu de rôle suédois. Les américains ont détourné ce pitch pour l’intégrer dans leur propre « réalité » :

Un petit village de l’Ohio se trouve à proximité d’une machine nommée « The Loop » (« La Boucle »)

Le concept est… simple : de jeunes adolescents se retrouvent dans les années 80 dans un contexte où la robotique et une certaine forme de technologie existent, grâce à cette « Boucle », un accélérateur de particules (toute relation avec le CERN de Genève n’est que le pur fruit du hasard…) et aux recherches souterraines

D’ailleurs, en parlant de CERN et d’accélérateur à particules, la VF du jeu de rôle propose un supplément se déroulant dans et autour de Genève et dans l’Ain aussi

Mais ce n’est pas un passé bourré de technologie bling-bling pour autant. Les robots sont plutôt patauds, lourdauds, vétustes, aux relents rouillés, brouillés et ruraux. On est loin d’un Blade Runner et encore plus d’un Star Wars

Avec Tales from the Loop, ne vous attendez pas à de la SF qui ronronne et rutile. On est plutôt dans une ambiance retro-futur décati post-vintage

En parlant de série, de film inspiré de jeux de rôle, il y a aussi Onward / En Avant qui vient de sortir en streaming :

Comme Stranger Things, mais pas du tout

Si le pitch ou les premières images de Tales from the Loop vous font un peu penser à Stranger Things, oui, c’est normal. Les deux séries placent de jeunes ados évoluant un peu dans la marge et qui se voient confrontés à d’étranges manifestations qui chamboulent leur compréhension de la réalité. Rite initiatique par définition

Sauf que. Dans Tales from the Loop, les ados évoluent déjà dans une réalité étrange qui le devient de plus en plus. Et autre différence notable, si Stranger Things fait la part belle à l’action, au récit, à l’aventure, aux rebondissements, la série Tales from the Loop est plus… méditative, lente, léchée, plus proche de l’humain. C’est d’ailleurs bien pour cela que chacun des huit épisodes que compte cette (première ?) saison ne s’intéresse qu’à un seul personnage à chaque fois, telle une série-chorale inspirée

La musique signée par le compositeur Philip Glass relève bien ce désir de proposer une série enveloppante et mélodieuse :

Telle une oeuvre d’art, dont la série est inspirée, justement, Tales from the Loop se veut contemplative avant tout. Comme une balade féerique en territoire rural et robotique. En cette période de confinement, rester chez soi tout en s’évadant de chez soi par l’imaginaire est bon à prendre

Est-ce que vous comptez regarder la série et ses huit épisodes ce weekend ? Revenez-nous voir et dites-nous ce que vous en avez pensé

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