Santa Clarita Diet. La Zombcom à ne pas rater

La série Santa Clarita Diet est sortie sur Netflix vendredi passée 3 février 2017. Les 10 premiers épisodes d’un coup. Et la série déchire. C’est le cas de la dire. Gros succès pour cette série malgré son interdiction aux moins de 18 ans. Une série à ne pas rater. Pourquoi?

Scénario

Sans ne rien dévoiler de la série, c’est l’histoire d’une famille californienne bien propre sur elle, vivant dans une maison dans une banlieue anonyme et banale de Los Angeles, avec jardin et sourire aux dents blanches. Oui, comme on en voit dans toutes les séries.

Sauf que très vite, la patine s’effrite. Au fil des épisodes, cette banalité crasse va prendre l’eau. Sheila, la desperate housewife rabat-joie et coincée se découvre un matin être devenue une… zombie. Mais une zombie consciente, tout à fait « normale », hormis peut-être un léger penchant pour la chair fraîche. Humaine. Son mari essaie alors de tout faire pour la soutenir dans son nouvel état. Mais vraiment tout.

Rajoutez à ce cocktail (sanguin) leur fille Abby, une ado révoltée très ado qui va peu à peu craquer un pont et devoir s’adapter à sa nouvelle situation familiale plus qu’insolite. La famille est littéralement coincée entre deux voisins relous. Et flics. Oui, les deux. Un voisin flic à droite, un voisin flic à gauche. Je vous laisse imaginer les ressorts dramatiques et comiques avec cette situation de voisinage. Un peu facile, certes, et pourtant extrêmement efficace pour relancer l’intrigue et offrir de succulents rebondissements.

Acteurs

La série a un casting de rêve. Drew Barrymore, excellente en fraîche zombie quarantenaire.

Timothy Oliphant, parfait en agent immobilier pété à la beuh, complètement dépassé par les événements mais surtout très, très amoureux de sa femme, au point de tout faire pour elle.

Liv Hewson, qui joue une ado de base niaise en apparence mais en réalité mûre et punchy.

Et toute une kyrielle d’autres personnages aussi riches que bien joués: les voisines frustrées forcément, leurs maris keufs et comiques. Le directeur du lycée, froid et inintéressant, mais pas vraiment. Des loubards latino ô combien surprenants. Des rencontres goûtues et goulues.

Humour

La série est vraiment drôle. Grinçante et glaçante à la fois. Un mélange détonnant et explosif qui parvient à arracher un rire par-ci, un dégoût par-là.

Une zombcom, une comédie de zombies.

D’ailleurs, on ne sait jamais si on doit prendre la série comme une série comique ou une série d’horreur. Et Santa Clarita Diet réussit extrêmement bien à marier ces deux genres, sans jamais tomber dans la facilité ou les très gros stéréotypes de genre. Le mot-clé: surprise. Tout est surprise. On ne rit pas des personnages, de situations grotesques faites pour faire rire, mais des surprises à chaque fois inattendues. Un shake protéiné par-ci, un chanteur folk acoustique motivé par-là. Et la durée de 25 minutes de chaque épisode rend la série addictive. Santa Clarita Diet se trouve à des kilomètres de l’humour potache d’un Shaun of the Dead.

Gore

Oui, la série est extrêmement gore. Et bien faite. Des prothèses en latex de membres arrachés et dévorés, en veux-tu en voilà. Surtout ne pas regarder la série juste après avoir mangé… Et tout ce flot de sang et de chair visqueuse (regardez les premières secondes de la bande-annonce pour vous en convaincre) parvient même à rendre le tout cocasse.

Shake

Santa Clarita Diet est un gros mélange entre The Walking Dead bien sûr, Desperate Housewives pour son décor, sa musique d’instruments à cordes d’ascenseur, iZombie pour son côté surprenant et léger, et Dexter pour ses justifications meurtrières. Cette zombie-ci ne tuera que des méchants. La morale cannibale est sauve.

Message

De là à se demander si la série n’essayerait pas de nous délivrer un message. L’actrice et productrice de la série, Drew Barrymore, est elle-même végétarienne. Et il y a un échange entre son personnage et son mari quand ils abordent le délicat sujet de la justification. Il lui demande comment elle fait pour vouloir manger, et elle lui répond que lui aussi mange des animaux, des êtres vivants, alors qu’il connaît la situation dramatique des abattoirs.

Santa Clarita Diet, un pamphlet contre nos sociétés voraces et carnivores reposant sur le meurtre pour un steak à midi? Ou juste une série déconne qui détonne? A vous de juger.

Jeu de rôle

La série est une bonne inspiration de scénario de jeu de rôle. Imaginez plutôt, vos personnages commencent avec des jobs et des vies tout à fait banales, quand tout dérape. Ils se retrouvent du jour au lendemain devenir des mangeurs de cervelle ambulants mais tout à fait fonctionnels. Ils vont devoir s’adapter à leur toute nouvelle condition et devoir affronter certains défis: la faim, la morale, l’entropie. Et s’ils n’étaient pas tous seuls? Et s’il y en avait d’autres comme eux? Un Z-Corps, mais inversé.

Je ne sais pas ce que vous faites encore à lire cet article et pourquoi vous n’êtes pas déjà en train de regarder le tout premier épisode. Santa Clarita Diet, une excellente surprise de ce tout début d’année.

C’est dimanche. Regardez la première saison (avant la prochaine en… 2018?), et revenez-nous voir pour nous dire si vous avez aimé.

 

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