
Pas facile d’être critique de jeux.
Et pire, pas facile d’être auteur et éditeur de jeux avec un parterre de critiques sur le net qui peuvent démonter votre travail en quelques mots. Notre critique de Concordia a fait quelques remous sur la toile, alors que nous n’avons même pas dit que le jeu était mauvais, loin de là, je dis juste que c’est pas le jeu de l’année! Mais certains twittos l’ont trouvée virulente. Relisez-la, et dites-moi si j’y ai été un peu fort.
Mais bien pire que ma critique, la critique d’Unita par Tom Vasel est juste… odieuse. Le jeu, édité par Helvetia Games et non par Asmodée comme Tom l’annonce par erreur, se fait méchamment démonter, alors que Vasel n’en a vraisemblablement fait qu’une seule partie et que sa critique n’est absolument pas construite. On peut dire qu’un jeu est mauvais, pour autant qu’on apporte des arguments intéressants et pertinents, mais sa critique est juste gratuite et… sadique.
Facile de critiquer, ne trouvez-vous pas?
Il aura fallu pour l’auteur des heures et des heures de création, de tests, puis pour l’éditeur des heures et des heures de recherche d’illustrations, graphismes, développement, production, etc. Sans parler de l’argent investi, souvent les bas de laine pour les petits éditeurs. Et toutes ces heures potentiellement cassées en quelques mots assassins par les critiques.
C’est finalement assez dommage que les éditeurs ne réagissent que trop rarement aux critiques. Leur réaction habituelle? S’énerver en privé, éviter le critique sur les salons, ne plus lui envoyer de jeux. Trop rarement les éditeurs prennent le temps de répondre aux critiques d’un critique, et c’est bien dommage.
Vous avez vu l’excellent film Chef, de et avec Jon Favreau? Ca parle d’un cuisinier qui se fait (injustement) démonter par un blogueur et qui décide ensuite de monter son propre food truck. Une belle leçon d’humilité pour nous, critiques de jeux. Comme dirait le personnage principal, « it hurts, it fucking hurts ».
Vous souvenez-vous de cette petite infographie, comment écrire la critique de jeu parfaite? Tom aurait peut-être dû s’en inspirer au préalable.
Que pensez-vous de tout ça, collègues critiques?


